‹ Anatomie descriptive / (volume 3)Chapitre 152 sur 238 · II 1 ■> I · texte numérisé non relu

II 1 ■> I

nrdans 1 épaisseur du bulbe, derrière la pyramide ante- paisseur du ,e»e (i).

Face postérieure du bulbe rachidien.

c tte face, en partie cachée par le cervelet, qui présente .wgouttière pour la recevoir, ne peut être mise à découïdans toute son étendue qu’en renversant fortement le lie rachidien. j)e eil avant, ou même en divisant par une coupe verti- 4‘le lobe médian du cervelet. On voit alors qu’à la partie prieure de cette face la moelle semble s’ouvrir , se ren- :<-:ren dehors, pour laisser à nu la substance grise. De écartement des faisceaux postérieurs de la moelle, il calamus

, ,, , scriptorius ap.

$ te un espace anguleux, ou en maniéré de V, lisse, lege- partient à la pnt excavé, qui forme la paroi antérieure du quatrième face posteneu- :3tricule,et qu Herophile a désigné a raison de son aspect, rachidien.

■ule nom de calainus scriplorius. Un sillon médian vertiieprésente la tige; les barbes de la plume sont reprén es par des stries blanches médullaires, très-varialiles ;H le nombre, non symétriques, dont les unes se perdent nés parois du ventricule et dont les autres contournent 4(|ceslatéralesduhulbe,pouraller constituer quelques-unes tpacines du nerf auditif. Le bec de la plume est formé par ^le inférieur très-aigu qui se tei’uiine par un cul-de-sac Wcite du quatrième ventricule).^ qu’on a gratifié du titre

( Sur une femme morte à la Maternité, la pyramide et l’olive lUies n’avalent que la moitié de leur diamètre transverse aceou- ‘ïï On pouvait croire aune atrophie; mais la malade n’avait ■jjnté aucun symptôme qui dénotât une lésion aussi grave et isonsblite. Avec un peu d’attention, Il me fut facile de voir que ,]i'amlde était divisée en deux moitiés, une antérieure occupait I pce accoutumée, et une postérieure recouvrait la moitié posriire de l’olive.

NEVROLOGIE.

Fossette dn quatrième ventricule.

de ventricule d' AranÜus. D’après quelques auteurs, cet f i inférieur serait l’orifice supérieur d’un canal qui règne | toute la longueur de la moelle; mais ce canal n’existe pal il est produit par les moyens même qu’on emploie po

Renflemens mamelonnés des cordons médians postérieurs.

Corps resti formes du bulbe.

démontrer, tels que l’insufflation, le stylet, le poids t colonne de mercure. Constamment on rencontre un pe de substance cornée inscrit dans le V qui résulte de la l]|j cation du bulbe. Entre les deux branches du V se trou | prolongement de substance grise qui fait suite à la subsl j grise de la njoelle. |f

Les colonnes médullaires qui bornent de chaque cc l' calamus, et qui résultent de la bifurcation de la moelle, ! formées, i® par les cordons médians postérieurs déjà déi l qui s’élargissent un peu pour se renfler en mamelon, au | ment de la bifurcation, et se terminer comme en moi) sur la partie postérieure du corps restlforme; nous app rons la partie supérieure de ces cordons, renjlemcns wJ lonnés des cordons médians j)ostérieurs , et non point / mides postérieures. !

En dehors des renflemens mamelonnés, se voient les d restijormes^ que nous verrons se porter au cervelet, do constituent en quelque sorte la racine; on les appelle erlî pédoncules inférieurs du cervelet., processus ceiehelli aà dullam oblongatam. Ridley les a nommés corps restifé^ (semblables à une corde) ; d’autres les désignent encore |r le nom de pyramides postérieures. !”

Faces latérales du bulbe.

Elles présentent, en avant, les olives que nous avons) Tubercules antérieure. Derrière les olives, sont les (

cendrés de Ro- pestifornies ; enfin , sur les côtés du bulbe , trois 1 au-dessous du niveau de l’extrémité inférieure des ol se voit une saillie oblongue’, qui tient le milieu, po couleur, entre la substance blanche et la substance

lando.

CENTRÏ CÉPHALO-EACHIDIEW. MOELLE. SSg

Dfce saillie fait suite à la substance grise du sillon d’origine tkracines postérieures des nerfs spinaux , et Rolando qui a premier fixé l’attention sur elle l’a désignée sous le nom jutubercule cendré.

'est surtout sur les plans latéraux que se voient les fibres „ . , , ,, ... 1 ' • T» Fibres arcî-

rr formes signalées par bantorim, mieux décrites par Ko-

ailo; ce sont des filaraens médullaires , infiniment variables

«r le nombre et pour l’arrangement, qui semblent naître

jiillon médian antérieur du bulbe , entourent comme une

eture les pyramides et les olives, et, parvenus aux corps

«formes , se portent obliquement en haut et en dehors

«r se terminer sur la partie latérale de ces corps. Quelque-

oices fibres arciformes paraissent manquer entièrement.

Iktres fois elles sont réunies en deux faisceaux, l un supé-

/ • ^ ârîctcs ^6

«[*, qui entoure la pyramide antérieure au moment où disposi-

iva se plonger dans la protubérance 5 l’autre, inférieur,

«.couvre et cerne l’extrémité inférieure de l’olive. Enfin,

i;3St pas rare de voir les pyramides et les olives entière-

let et régulièrement couvertes par une couche mince de

iss circulaires; nous verrons plus tard que ces fibres s’en-

jient dans le sillon médian antérieur du bulbe, et attei-

•iit le sillon médian postérieur (i).

B. Conformation intérieure du bulbe rachidien.

Il conformation intérieure du bulbe rachidien doit être usiée, 1® par des coupes; 2° par la dissection ordinaire;

* irla dissection à' l’aide du jet d’eau ; 4“ par la dissection ÎÏI3 durcissement dans l’alcool ou décoctioh dans Ihuile.

Coupes horizontales.

. Coupes horizontales. A l’exemple de Rolande , nous «ierons quatre coupes pour le bulbe rachidien.

(1 Devons-nous considérer comme dépendance des fibres arci- '^rcs un petit cordon grêle qui entoure la partie supérieure des wnides antérieures et qui se comporte d’aiUeurs comme ces

Ml?

^9*^ NKVBOLOGIE.

Une première , immédiatement au-dessous de l’entre(

Elude de« , . . , ^

quatre coupes semeiitdes pyramidesj une deuxieme, sur le mdieu de horizontales trecroisement ; une troisième, au niveau delà partie movt

du bulbe. , , i • • . . , . *

des corps olivaires; une quatrième, immédiatement ausous de la protubérance.

Première ^3 première coupe est identiquement la même que i coupe. de la moelle.

deuxième coupe présente une diposition bien diffère

coupe

^^'^praTi- faisceaux entrecroisés des pyramides sont très-consi(

quée sur le bles, et Occupent les deux tiers antérieurs de l’épaissein’

milieu (le l’en- ii i . .-ri i i

trecroisement coupe est un triangle dont la base est en æ

des pyramides et dont le sommet tronqué est en arrière. La substance

n’est plus circonscrite, comme dans la première co

mais semble pénétrer irrégulièrement la substance bla qui forme le reste de la moelle. La substance blanche même n’offre pas la blancheur pure de la substance mi laire ; la substance grise n’est plus celle du reste de la me sa couleur est gris jaunâtre ^ et sa densité plus grande. La troisième coupe pratiquée sur la partie moyenm Troisième corps olivaires , présente, i° la coupe triangulaire des

coupe sur la pyramidaux ; 2“ lar coupe festonnée des olive

partie moyenne des corps donne une idée exacte de la figure et duvolumede ces d obviiires. j^Jsque sur les cotés de la ligne médian

leur direction , qui est oblique de dehors en dedans, et d’i en arrière; des couches successives qui les constituent, sont une lame jaunâtre incomplète, une deuxième la^ blanche, qui tapisse la surface interne de la lame jaul On voit que les olives sont interrompues, ou, si l’on' ouvertes en dedans du côté de la ligne médiane, pourrefij des fibres blanches qui les remplissent. La dispositiolj tonnée de leur coupe résulte de ce que la lame jaunâtre F plusieurs fois en dedans d’elle-même, d’où le nom de festonné^ qui a été donné aux olives par quelques 9{ mistes. Tout le reste du bulbe est constitué par une sub« de couleur café au lait, qui, à la coupe, paraît plus den»|

Coupe du

CENTRE CÉPHALO-RACHIDIEN. MOELLE. 5gl

iste de la moelle, et qui n’est précisément ni de la subite blanche ni de la substance grise , mais une espèce de iblnalson de ces deux substances,

'a quatrième coupe, celle faite immédiatement au-dessous pi protubérance, présente une surface triangulaire sur bulbe |elle on remarque i° aux angles postérieurs, un gi'os beau blanc, presqu aussi volumineux que la pyramide , protubérance, beau que nous verrons constituer le nerf de la cinquième ji: : ces faisceaux existent aussi sur les coupes pratiquées t iveau des olives, mais sont beaucoup plus petits; 2° les ^ pyramides antérieures, dont la coupe est circulaire |i ce point. Tout le centre de la coupe est constitué par I ssu gtis-blanc ou café au lait, recouvert par une écorce il'îhe assez mince. Le tissu gris-blanc appartient en propre t .ilbe. L’écorce blanche est la continuation des cordons » moelle (i).

Is coupes obliques donnent des résultats analogues aux ftjes horizontales.

^nipe verticale. Une coupe du bulbe fort Intéressante , est :^;oupe verticale antéro-postérieure qui tombe sur la ligne Conpe veré*ane. Je préfère à la coupe avec le scalpel, l’écartement ft des deux moitiés du bulbe. On volt, au moyen de ce iÇédé , qu’il existe sur la ligne médiane du bulbe des fibres 4»o-postérieures , qui m’ont paru plus ou moins multijp? suivant les sujets : ces fibres se dirigent d’arrière ^ranî, et mesurent toute l’épaisseur antéro-postérieure du parvenues au sillon médian antérieur, elles se portent ai ontalement en dehors pour recouvrir les pyramides et vives, et constituer les fibres arciformes. Les fibres an- •ipostérieiires du bulbe sont limitées en bas par l’entre- téro- posté- •■emeht des pyramides. neures me^a-

( Le bulbe d’un enfant de sept à huit ans est bien plus favo- ■fc.' à l’étude des coupes que le bulbe de l’adulte et du vieillard, tise de la confusion des deux substances. Un filet d’eau,

®.:é sur les coupes , facilite singulièrement l’intelligence de ces U s, en aviT.ant leur couleur.

ticale dn bulbe

Fibres an-

Sga

NEVROLOGIE.

Du bulbe étudié à l’aide du scalpel, du jet d’eau et du durcisse) par l’aicool.

Séparation du bulbe en deux luoiliés latérales.

Disposition prismatique et triangulaire des pyraiüides antérieures.

Enlrecroiseluent des pyramides anté-

Diverses opinions émises à ce sujet.

Pf7-amides antéricuriis, A l’aide du scalpel, on peut parer les pyramides et se l’aire une idée assez exacte de entrecroisement; on peut, en outre, diviser le bulbe en ( moitiés latérales, et dissocier les principales parties de ce flement. L’étude du bulbe durci à l’aide de l’alcool, de la lion dans I huile ou dans l’eau salée, conduit à des résu plus importans, en rendant cette partie susceptible d disséquée fibre par fibre et en permettant de suivre les £ au-dessus et au-dessous de l’entrecroîsement. A ces d moyens d’investigation ,j’ai ajouté l’action du jet d’eau, on varie à son gré la force et le diamètre, et dont les gO' lettes, s’insinuant entre les fibres, en opèrent la dissi tion (i).

Projeté sur les pyramides antérieures, le jet-d’eau déi tre la disposition lasciculée de leurs fibres qui sont l(| parallèles ; on volt en outre que ces pyramides ne sonl deux bandes médullaires, mais deux faisceaux prismall| et triangulaires qui remplissent l’espèce de gouttière si leuse que forment derrière eux les corps olivaires. |

JJ entiecYoisement des pyramides antérieures mérite de notre attention , comme un des points les plus importai l’anatomie du cerveau. |

Si on examine le sillon médian antérieur du bulbel verra à dix lignes environ de la protubérance (Gall dit I pouce et quelques lignes), les pyramides antérieures se ser en trois ou quatre faisceaux, qui s’entrecroisent rçgti ment et successivement en forme de tissu natté, ayant d deux jusqu’à quatre lignes de hauteur. Cet entrecroise

(i) Le jet d’eau s’employant sur un bulbe frais, on conçoi les résultats auxquels il conduit sont bien plus concluans encoJ ceux que donne l’étude du bulbe préalablement soumis à dil préparations qui ont pu en altérer la substance.

CENTRE CÉPHALO-RACHIDIEN. MOELLE. Sgi

sil une simple apparence ? cette apparence est-elle, comme jjl’a dit, le résultat de la traction en sens opposé, exercée il des fibres parallèles, ou bien , les pyramides naîtraientslspardes faisceaux alternes de chaque coté de la ligne ■liane, et cette disposition alterne en imposerait-elle pour «J entrecroisement .î’ ou enfin les faisceaux pyramidaux èit et gauche, se croisent-ils en X?

' ii l’on consulte les auteurs, on ven-a que cet entrec.>'oi- «lent des pyramides indiqué par Arétée, reproduit par farice de Hiklen, démontré parMistichelli (i) et par Pourifcr Dupetit (a), a été admis par Santorini, Winslow, fautaud, Duverney, Scarpa, Sœmmeringj que l’opinion Of traire est soutenue par Morgagni , Haller, Vicq d’A'/yr, Jatier, Boyer, Cuvier, Chaussier et Rolando (3). Quant à 1*1 et Spurzheim, ils ne paraissent pas avoir d’opinion Oitée sur ce point, et après avoir paru l’admettre dans <Hlques passages de leur ouvrage, ils disent ailleurs que les Tj(ts cordons des pyramides ne forment pas un véritable «recroisement, qu’ils ne font que s’entrecouper et passent itjns sur les autres dans une direction oblique.

Opinions favorables et opinions contraires à l’entrecroisementi

t) Trattato dell’ apoplessia, 1709.

») Lettres d’uu médecin des hôpitaux, 1710.

>) De tous les antagonistes de l’entrecroisement , Rolando me i»iit être celui qui l’a combattu avec le plus de force. Il a exaîBélefait avec la plus grande attention; il a soumis le bulbe à lit coupes horizontales : il n’a jamais vu autre chose qu’une naissai:e alterne des faisceaux qui constituent les pyramides antén. res; jamais il n’a vu les faisceaux de droite passer à gauche, et «proquement. Que si on lui objecte l’impossibilité d’expliquer entrecroisement l’effet croisé des affections cérébrales , il réptdque cet effet s’explique jtar l’union intime entre les deu.v etches optiques, les tubercules quadrijumeaux, les deux moitiés dta protubérance annulaire et les deux moitiés du bulbe rachidien, L Teur de Rolando vient évidemment de l’importance exclusive fvla donnée aux coupes, comme moyen de détermination de U ‘.taire du bulbe.

^ÉVl\OLOG^E.

Entrecroisement des pvramides démontré par le jet d’eau.

Les olives se prolongent jusqu à la ligne médiane.

Déplisseœeui des olives

Pour résoudre la question de l’entrecroisement , j’ai || jeté le jet d’eau et sur la face antérieure du bulbe et su i face postérieure. Or, l’étude du bulbe d’arrière en a'!; m’a permis de constater : i“ que les faisceaux pyraniid ! droit et gauche s’entrecroisent de la manière la plus ir feste ; 2® que cet entrecroisement a lieu, non-seulen d’un côté à l’autre , mais encore d’avant en arrière ; 3° j Je faisceau pyramidal droit se porte à gauche et en arri j traverse la substance grise de la moelle , pour aller se cc i nuer avec les faisceaux latéraux gauches de la moelle eti i proquement J 4° que les pyramides antérieures ne soniij aucune façon continue aux cordons antérieurs de la moe)

Olives, Les pyramides antérieures ayant été enlevéesii volt que lesollves ou corps ollvalres ne sont pas seulei | formés par la saillie qui déborde en dehors les pyran antérieures, mais qu’ils se prolongent derrière les pyran jusqu’à la ligne médiane, et présentent une concavité lé en avant pour les recevoir. Cette disposition est trcs-lï feste sans préparation aucune chez les enfans qui nai; anencéphales ou bien avec un cerveau très-pgu dévelo] les pyramides atrophiées sont alors remplacées par deux nées de substance grise, et on voit les olives, plus l lôppées que de coutume, atteindre la ligne médiane.

Le jet-d’eau projeté sur la ligne médiane entre les ol! rencontre un tissu blanc, très-dense, sur lequel l’eau qu’une faible prise (i).

Aussitôt que ce tissu a été entamé, le jet d’eau s’ini dans l’épaisseur de l'olive que les coupes nous ont mo| ouverte par son côté interne j l’olive s’étale , sa ib antérieure se renverse de dedans en dehors et se préi

(1) J’ai été souvent conduit à regarder la moelle blanche, 1 médiaire aux olives et s’enfonçant dans leur épaisseur, comSli 1 commissure transversale, qu’on pourrait appeler commissUf: olives. ,

6, JS l’aspect d’une lame jaunâtre , dense , plissée sur es-mêrae, à la manière d’une feuille contenue dans son burgeonj quelques lamelles blanches ayant été enlevées D^piissement s'aide du jet d’eau , on arrive à la moitié postérieure de de l’olive, iive, qui présente la même configuration que la moitié a;érieure. Rolando compare la disposition de la lame jaunie et plissée des olives à une bourse aplatie , dont le col , overtet un peu rétréci, est dirigé vers la ligne médiane et e arrière.

jall et Spurzheiin considèrent les olives comme des gan- 3 fDns ; mais ces anatomistes me paraissent avoir singulière- déré les olives

, , . . .... comnie des

ont abuse de ce mot de ganglions, quils ont applique a d; parties aussi disparates que les olives, les corps striés et liarotubérance annulaire.

înfin le jet d’eau dirigé sur la ligne médiane, aidé dans Belle prépa- Mi action par un léger effort d’écartement opéré avec les dgts, divise le bulbe rachidien en deux moitiés parfaiteant semblables, excepté au niveau de l’entrecroisement, lie belle préparation consiste à présenter la séparaîiorf en d IX moitiés latérales de la moelle et du bulbe rachidien en cintenant l’entrecroisement des pyramides antérieures.

*fous venons de voir, d’une part, que les pyramides antéritres ne sont pas constituées par les faisceaux antérieurs dla moelle ,■ d’une autre part, nous avons vu qu’au niveau d bulbe rachidien, les faisceaux postérieurs de la moelle J( t écartés en arrière. Que deviennent les faisceaux blancs i la moelle au niveau du bulbe ?

Parvenus au collet du bulbe, ils se partagent en deux fais-

. ,, , . , , . , , . , ceaax de la

taceaux , 1 un anterieur , c est la pyramide anterieure^ qu on moelle se parpirrait appeler faisceau cérébral, destiné au cerveau ; l’au- tagent entre

‘ . U . / 7 7 les pyramides

ti postérieur, corps restijormey qu on appelle aussi pédoncule antérieures et 'Aihelleux ^ parce qu’il est entièrement destiné au cervelet; loreniler est constitué par des faisceaux qui émergent de la ptfondeur de la moelle; le second par les faisceaux anténars elle reste des faisceaux de cette même moelle. Entre deux ordres de faisceaux se voient les olives.

NÉvnOLOGIE,

Lorsqu’à l’aide du jei d’eau on a enlevé successivemi

les pyramides antérieures et les corps restiformes, on v

que chacune des moitiés du bulbe est essentiellement con

tuée par un noyau très-dense, qui semble résulter d’un r

lange de substance grise et de substance blanche. Ce no''

Faisceaa de faisceau de renforcement du hulhe ^ que nous appellen

renforcement faisceau imiominè ^ naît au niveau de l’entrecroisement ou faisceau . , , . , , ■ . .

innominé du pyramides par une extrennte étroite, va grossissant de bulbe.

en haut pour passer au-dessus delà protubérance, et se c tinue, comme nous le verrons plus tard, avec la cou optique correspondant.il y a un faisceau de renforcem pour cbatpie moitié de bidbe. Ss. face interne o\\ médi plane répond à celle du côté opposé, dont elle est sépr par les fibres antéro-postéi’ieures que nous avons déci sur la ligne médiane du bulbe. Sa face postérieure const la paroi antérieure du quatrième ventricule. Le pédon^ du cervelet ou corps restiforme l’embrasse en dehors el forme une espèce de gouttière.

Si on étudie à fond la face interne ou médiane de<

Bandelettes

verticales de faisceau de renforcement du bulbe, on verra qu’il eï

la face interne c 1 1 1 1 • 1 i- - • ^

du faisceau in- sur cctte lace deux bandelettes verticales : l une anterieijl

nomme. l’autre postérieure, et que c’est entre les bandelettes du droit et celles du coté gauche que sont comprises les fij antéro-postérieures médianes du bulbe déjà décrit (|

Le faisceau de renforcement, ou faisceau innominf bulbe, se divise supérieurement en deux parties, l’unf forme le centre du corps restiforme, l’autre qui se con| au-dessus de la protubérance avec la couche optique Je n’ai point parlé des faisceaux olivâtres admis par ^ ques anatomistes, car les faisceaux blancs dits olivain Il n’exibte viennent nullement de l’olive, mais sont la continuât!

point de fais,- latéraux de la moelle, qui embrassent l’olive d

ceaax ouvaires ^ t. |

proprement hors, sans éprouver le moindre renforcement parl’add

dits.

CENTRE CEPHALO-RACHIDIEN. MOELLE. • 5gj

ti faisceaux venus directement de l’olive, et vont concourir il a formation des pyramides antérieures.

Développement de l.i moelle.

Du moment ou la moelle commence à être autre chose (t.’une pulpe presque transparente , elle se présente sous la <rme d’une lame qui se recourbe en cylindre d’avant en

-1 '' sente sous 1 as-

•'ière, et qui intercepte un canal , lequel se continue avec pect d’une lai'cavité du quatrième ventricule, qu’on peut considérer se re-

^ ^ ^ i courbe en cy-

<‘mme son épanouissement. Ce canal s’étrangle à sa partie lindre. nyenrie , par la réflexion de la pie-mère ; il en résulte deux fiaiix dont les parois, d’abord minces, vont en s’épaissistit, et diminuent d’autant leur calibre, qui finit par dispartre à six ou sept mois. Une écorce bkmche , mince, «ouvre #ite la moelle: les cordons médians postérieurs sont très- ^reloppés et blancs, alors que les cordons antéro-Iatéraux *it encore demi-transparens; la substance grise est molle, ifluente, et s’enlève à la manière d’une pulpe. L’insuffla- |ta la plus légèrd creuse un canal au centre de chaque moide moelle.

yîous le rapport de la longueur, la moelle remplit la tota- je la moelle.

du canal vertébral jusqu’au troisième mois; mais à partir écette époque, elle semble s’élever, et à la naissance, son èréraité inférieure répond à la deuxième vertèbre lom- ^re.

ious le rapport du volume, la moelle épinière est clans les limiers temps plus considérable relativement au cerveau (j elle ne le sera par la suite. Mais plus tard, le développemit, proportionnellement beaucoup plus considérable du «veau , donne l’avantage à ce dernier organe.

; Tiedemann infère de l’éludedu développementdela moelle, la substance blanche préexiste à la substance grise , en «K séquence, que cette dernière ne saurait être la substance • irricière, la matrice de la substance blanche, ainsi que iîiait avancé Gall. Ce qu’il y a de certain, c’est que les pai’ti blanches du canal médullaire ont un développement an- .eeur à celui de la substance grise .

Volume.

NÉTKOLOGIK.

Développement du bulbe rachidien.

Dans les trois premiers mois de la vie intra-ute'rine , limites supérieures du bulbe rachidien ne sont pas marqué Dn bnlbc l’absence de la protubérance annulaire. Le cerveau dans les trois fœtus esl donc, SOUS ce rapport, dans les mêmes conditu premiers mois. ceux des oisoaux, des reptiles et des poissons. Au q| trième mois apparaissent les fibres transversales de la pro bérance et la ligne de démarcation est établie.

Les deux moitiés du bulbe sont parfaitement distini Division de et cliaque moitié se divise en trois cordons : l’un, qui du^^bnlbT*en destiné au cerveau proprement dit , c’est le faisceau pyra trois faisceaux dal J un autre qui est destiné aux tubercules quadrijumca et qu’on peut appeler , avec Tiedemann , faisceau olivaire se rappelant toutefois que cette dénomination aune accep tout autre que celle que Galllui donne, et un troisième 1 ceau cérebelleux qu’on appelle corps restiforme.

Les faisceaux pyramidaux aplatis dans le principe, cor Faisceaux ceux des mammifères, acquièrent dans les derniers mo pyramidaux, volume et le relief qui les caractérisent. L’étude du bulbe(î un fœtus de sept à neuf mois montre que les faisceaux p i midaux ont une couleur gris-rose, tandis que les faisc< antérieurs de la moelle ont toute la blancheur qu’ils doi présenter par la suite. Ces pyramides ne font donc pas i aux faisceaux antérieurs de la moelle.

L’entrecroisement des pyramides est on ne peut marqué dès la quatrième semaine de la vie fœtale.

Les faisceaux dits ollvaires, situés en dehors des précél Faisceaux traversent comme eux la protubérance et vont gagne parties latérales des tubercules quadrijumeaux au-deS desquels ils se recourbent en voûte pour former la jj supérieure de l’aqueduc de Sylvlus. Les corps olivairès manquent chez les oiseaux , les reptiles et les poissons , : paraissent qu’à la fin du sixième mois de la vie fœtale 0' commencement du septième.

CENTRE CÉPHALO-RACHIDIEN. MOELLE. 5gg

Is faisceaux cérébelleux, ou corps restiformes, sont par- ;Ltnent détachés des précédons. On distingue aussi dans le )jt5 les petits faisceaux mamelonnés qui bordent de chaat-ôté le sillon longitudinal postérieur.

» î moelle épinière étudiée dans les quatre classes d’animaux vertébrés.

hmmifères. La moelle épinière ressemble exactement à celle î lomme chez les mammifères: sa longueur j son volume, ses ■jiîmens, sont exactement proportionnels à la inyotilité et à nsibilité des organes , avec lesquels elle cojnmunique par ar emise des nerfs.

tseaux. La moelle épinière est proportionnellement beaucoup 10 longue et beaucoup plus volumineuse chez les oiseaux que ti les autres animaux ; ce qui est en rapport avec la dépense atme de force musculaire que nécessite le vol. Elle présente deux Hdsrcnfleraens : l’un qui répond à l’aile; l’autre, plus consiénle, qui est creusé d’un ventricule, et répond aux extrémités ’d ieures; ce ventricule était connu de Sténpn, qui l’a décrit sous .«m de sinus rhomboidal,

i'après Nicolaï [Dissertatio de meduïla spînali aviiim. Halle, 9. ) et Tiedemann, la moelle épinière des oiseaux est creusée canal central, que tapisse une couche mince de substance ri , non-seulement à l’état embryonnaire , mais encore à l’état

dte.

eptiles. Dans tous les reptiles, la moelle est composée d’un '«1 que tapisse, d’après Tiedemann, une couche mince de •itance grise: 1° chez les batraciens (crapaud, grenouille), ) loelle n’occupe que la partie antérieure du canal vertébral. Â Desmoulins dlt( t. i, p. i57 ) que la substance grise dans cette i-pce, est circonscrite à la substance blanche. Celte opinion me î^ât erronée.

Chez les ophidiens ( serpens ) , la moelle remplit le canal ^ébraldans toute sa longueur; il y a absence complète de sub- Jtice grise, qui est remplacée par de la sérosité: en sorte que i3:iue moitié de la moelle épinière est creusée d’un canal.

”. Chez les sauriens (crocodiles, lézards), la moelle, à peu près •i forme et grêle , occupe toute la longueur du canal vertébral ;

NÉVROLOGIE.

4®. La moelle épinière des chéloniens (la tortue), est la pi ] marquable de toutes dans sa forme, qui est bien propre du jour sur la loi qui préside aux dimensions de la moelli jj nière. Trois renflemens fusiformes sont séparés par deux élr;;|| mens: le renflement moyen répond aux extrémités supérieuii} renflement inférieur aux extrémités inférieures ; le premier glement répond au coul , le deuxième au thorax.

Poissons. Chez tous les poissons , la moelle épinière c toute la longueur du canal vertébral. Le calibre de la moe; uniforme dans les cinq sixièmes anléîicurs; il dimînuCj termine en cône dans le sixième postérieur. Chez tous, 1; stance grise manque : en sorte que la moelle est canal! D’après Arsaki Dissert, de piscium cerebro) et Tiedema cànal médullaire est tapissé par une couche mince de sub grise.

La baudroie [lophius piscatorius') eï \e tétrodon mâle pi tent une disposition remarquable: dans la baudroie, la i épinière perd de son calibre au niveau de la troisième vertèbi vicale jelle devient tout à coup extrêmement grêle, et se te en pointe à la Jiuitième vertèbre cervicale. Eh bien ! vin paires nerveuses naissent de la partie volumineuse, et cinq paires seulement de la portion filiforme. Dans le tétrodon, a pas de moelle, à proprement parler , ou plutôt elle est r au bulbe rachidien. Trente-deux paires de nerfs naissent du tour de ce bulbe. I

De ces notions d’anatomie comparée, il suit, 1° que la loi! et le calibre de la moelle sont rigoureusement proportionné force contractile et à la sensibilité des parties auxquelles elli respond ; a° que la substance grise n’est pas , à beaucoup aussi importante que la substance blanche, puisqu’elle manqui un grand nombre d’espèces.

Bulbe rachidien dans la série des animaux vertébrés.

Chez les mammifères , le bulbe rachidien est construit a même modèle que chez l’homme , mais les pyramides anlélî sont beaucoup plus petites , les olives semblent complétenid facées. On ne volt les tubercules cendrés de Piolando qu^' l’homme. Chez l’homme seul se voient ces tractas médullaires

CENTRE ClÉPHALO-RACHIDrEN. MOERLE. 6ol

roanlérieure du quatrième ventricule, qu’on regarde comme sjs uant au moins en partie les racines du nerf auditif, ii^bulbe rachidien ne présente rien de particulier chez les oiet chez les reptiles. Dans les diverses espèces, son volume • tijours proportionné à celui des nerfs de la cinquième et surlîtie la huitième paire, qui y prennent leur origine.

3! Z les poissons, on voit correspondre à ce bulbe une paire de 'îéi particuliers , qu’on a prise à tort pendant long-temps pour > lies latéraux du cervelet, et qui ont jeté beaucoup d’obscurité r natomie de l’encéphale de ces animaux. Desmoulins les apikobes du quatrième ventricule , nous les appellerons lobes de » ième paire. Dans la raie , dans l’esturgeon , ce lobe est tellecjp'flcvcloppé, qu’il l'orme la moitié delà masse encéphalique, îiia carpe, indépendamment des lobes latéraux que parcourent igîies libres blanches , il y a un lobe médian. Aussi, généralem toutes les fols que la moelle épinière doit fournir des nerfs, t! un renflement ou un lobe. Ainsi dans la torpille, chez lales nerfs de la huitième paire , énormes , vont fournir à l’or- ■Atlcctrique , le lobe de la huitième paire a un volume cxtraorîéie. Dans les trigles , il y a derrière le cervelet une série de lÉiis qui répondent à des prolongemens digitiformes particuliers !#iés à la progression de ces animaux.

olives existent à leur summum de développement chez l’homme; l^:xlstent aussi , mais petites, chez les mammifères; elles dispai^ut chez les oiseaux , les reptiles et les poissons. Je considère ^‘ives comme des espèces de lobes à l’état rudimentaire.

Ce qu’il faut entendre par isthme de l’encéphale.

Sa face inférieure.

Sa face supérieure.

Ses faces latérales.

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