‹ Anatomie descriptive / (volume 3)Chapitre 151 sur 238 · DU BULBE RACHIDIEN · texte numérisé non relu

DU BULBE RACHIDIEN

l 'ituation. Le bulùe rachidien^ou bulbe crânien est ce renfle- Uit conoïde qui couronne à la manière d’un cliapiteau la liulberachînîlle épinière doiitil constitue l’extrémité supérieure : il ocjie la gouttière basilaire de l’occipital, et unit la moelle jjîière au cerveau et au cervelet; ce renflement porte aussi \i'On\àe moelle Haller), plus généralement celuide

%'iede lamoelle alongée , terme qui a pris son origine dans e comparaison' qui assimilait la protubérance, les quatre -leoncules et le bulbe rachidien supérieur à un animal dont irotubérance serait le corps, les pédoncules antérieursles ki, les pédoncules postérieurs les cuisses, et le bulbe ra ilien , la queue.

A. Conformation extérieure du bulbe rachidien.

Situation du bulbe rachidien

I* e bulbe rachidien est reçu dans une gouttière profonde |È présente en avant la circonférence du cervelet; en sorte n’est à découvert que par sa partie antérieure.

es limites du bulbe rachidien en haut et en avant sont waitement établies dans l’homme et dans les mammifères tbla saillie de la protubérance. Mais en arriéré et en haut, péiieures. ce imites sont purement artificielles, car le bulbe se prolonge («dessus la protubérance, ainsi que nous le verrons plus Les limites inférieures sont tout-à-fait arbitraires; le ^ie,en effet, ne se rétrécit pas brusquement, ainsi que |bleraitle faire pressentir le nom de collet dubulbe^ qui a i^donné à son extrémité inférieure , mais bien d’une malû'e graduelle, pour se continuer avec la moelle.

■ In plan tangent à la face inférieure des condyles de i’oc-

luférieures.

WÈVROLOGIE.

do balbe.

cipital, établit cette limite Inférieure (i). Je pense qu’il plus rationnel de déterminer cette limite d'après le po précis où la moelle subit de notables modifications : or point siège immédiatement au-dessous de l’entrecroiseiiK des pyramides.

Dimensions La hauteur du bulbe est de quatorze à quinze lign^ sa largeur de neuf lignes, son épaisseur de six. Ces de dernières dimensions surpassent , comme on voit, de be; coup celles de la moelle épinière.

Sa direction direction est oblique comme le plan incliné de la go' tlère occipitale,* en sorte que le bulbe forme avec la raoe' un angle très-obtus, rentrant en avant, saillant en arrièn Sa figure, qui est celle d’un cône aplati d’avant en i rière, dont la base est en haut et le sommet en bas, pemj de lui considérer quatre /aces, une antérieure, une pos rieure, deux latérales, une base et un sommet. I

Sa figure.

Face antérieure du bulbe.

Face antérieure du bulbe.

Sillon médian.

Elle est inclinée en bas , et nommée pour cela face in ■ rieure par quelques anatomistes : convexe , logée dans i gouttière basilaire de l’occipital , cette face ne peut être b étudiée que lorsqu’elle a été débarrassée de son névrilèn préparation facile, vu la densité du bulbe rachidien, tj est bien supérieure à celle de la moelle.

On y remarque’: un sillon médian , dans lequel péii

trent de nombreux, vaisseaux : ce sillon, bien plus superfit que celui de la moelle, avec lequel il se continue, est int rompu à dix ligues au-dessous de la protubérance, par entrecroisement et se termine supérieurement par une f

(i) J’ai fait sur plusieurs sujets une expérience qui établit que rapports du bulbe avec le trou occipital varient suivant que la t est verticale, portée dans la flexion ou bien portée dans l’extensi un instrument horizontalement enfoncé porté entre l’atlas et l’oc^ pital, divise le bulbe à diverses hauteurs dans ces différentes al tudes.

assez profonde (trou borgne de Vicq d’Azyr) qui ocle point d’intersection de ce sillon avec la protubé- :ne. Il n’est pas rare de voir au lieu du sillon médian, es fibres transversalement dirigées , qui donnent à ce antérieure du bulbe le même aspect qu’à la pro- 4 rance; quelquefois ces fibres transversales n’occupent Initie partie de la hauteur du bulbe rachidien.

De chaque côté de la ligne médiane se voient deux SB ences qui sont en quelque sorte sculptées sur le bulbe, ant deux plans successifs et comme étagés de dedans en ü^irs; les plus internes de ces éminences s’appellent pyraiks antérieures ; les plus externes s’appellent, en raison de il forme en olives, corps oliaaires.

Pyramides antérieures.

î uées de chaque côté de la ligne médiane, en dedans des olivaires, les pyramides antérieures (yienssQns) sont faisceaux blancs pyramidaux (bandes médullaires^ Maëme), qui mesurent toute la longueur du bulbe rachidien ; iînt relief sur le corps de la moelle, et semblent s’en défl:r au niveau du collet du bulbe, en écartant les cor- # antérieurs de cette moelle dont ils sont bien distincts ; rèts et rapprochés à ce point d’émergence, où ils ont ^Kigne et demie de largeur, i !s se porten t un peu obliquement ^'aut et en dehors, deviennent plus saillans, acquièrent lignes de largeur , et , parvenus à la protubérance , !|r)ndissent en cylindre, et sont comme étranglés pourpé- ** r dans l’épaisseur de la protubérance où nous les suiplus tard.

|tjiand on écarte les deux pyramides, on dirait qu’au fond '■|vjllon qui les sépare des fibres transversales passent de ■Ù à l’autre; on dirait même qu’il y a entrecroisement; if ce n’est qu’une simple apparence, et, à cette occasion, saurais trop prémunir contre les illusions auxquelles -tent donner lieu, d’une part; des trous vasculaires, d’vin«

Fibres transverses qaL le masquent.

F,m!nences antérieures du bulbe.

Pyramides antérieures du bulbe.

Leur émer* gence.

Leur direction, leur forme et leur volume.

Du sillon qui les sépare.

NEVROLOGIE.

autre part, le tiraillement des fibres écartées par une trac sement derpy'- transversale. On verra bientôt qu’il n’y a là ni fibres trani ramidesn’a lien sales, ni cet entrecroisement à angle aigu admis dans t qu’au point longueur des pyramides par Petit, Winslow, Santori: autres • il n’y a vraiment que juxtà-posilion et agglutina des deux moitiés du bulbe rachidien. L’entrecroiseï

emergence.

n’existe qu’au point d’émergence des pyramides.

Des corps olivaires.

hau-

Corps olivaires.

En dehors des pyramides antérieures , et sur un plai peu plus postérieur, se voient, sur la face antérieurt bulbe , deux éminences ovoïdes (co/^ora of^ata), blanc quelquefois bosselées, propres au bulbe rachidien de l’b me, plus saillantes chez le fœtus et chez l’enfant nouvea que chez l’adulte: elles ont été décrites pour la première par Eustachi, et mieux encore par Vieussens, qui, à raisc leur forme , leur a donné le nom de corps olivaires : b ■coup plus courtes que les pyramides antérieures , car n’ont que six lignes de longueur, elles sont obliquemen rigées en bas et en dedans; leur extrémité supérieure teint pas la protubérance, dont elle est séparée par une mire profonde. Leur extrémité Inférieure , moins pro nente que la supérieure, est bridée par un trousseau deS disposées en arcades à concavité supérieure {^fibres formes): le bord interne des pyramides, la série des nerveux qui constituent le nerf grand hypoglosse, établii Limites des leurs limites en dedans. Une rainure profonde, vertî

olives* • / 4

ment dirigée , les sépare en dehors des pédoncules inferi du cervelet ou corps restiformes (i).

Une remarque importante, c’est que la portion de e

Leur

leur.

Fibres arciformes.

(i) Je ne dis pas, avec quelques auteurs, que la série des glosso-pliaryngien et pneumo-gastrique limite en arrière les i

olivaires, car cette série naît des pédoncules inférieurs ducei ou corps restiformes, et non du sillon de séparation des pyraï èt des corps olivaires.

CENTRE ciPHALO-RACHiniEN, MOEELE.

, i ire qui déborde en dehors la pyramide, ne constitue

T . , , . . , , Une moitié

ij^a totalité de 1 olive, mais seulement la moitié externe de ju corps oli-

i; lorps , dont la moitié interne se prolonge en s’exca- ca-

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