‹ Anatomie descriptive / (volume 3)Chapitre 168 sur 238 · NERFS SPINAUX. EXTREMITE CENTRALE · texte numérisé non relu

NERFS SPINAUX. EXTREMITE CENTRALE

[lE L’EXTREMITE CENTRALE DES NERFS SPINAUX.

''réparation. même que celle de la moelle épinière. Caractères communs. — Il y a de très grandes analogies et différences peu tranchées entre les différens nerfs spi- X sous le point de vue de leur origine et de leur trajet s le canal rachidien ; cette circonstance , jointe à ce c’est par la même préparation que sent mises à dévert toutes les origines des trente-une paires spinales, paru un motif suffisant pour les réunir dans une destion commune. Une méthode qui a pour but d’étudier parativement des dispositions analogues , est infiniment érable à celle qüi consisterait à décrire séparément l’oride chaque paire, es nerfs spinaux émanent de la moelle par une double 3 linéaire de Jilets ou racines. On distingue les racines antérieures.) ce sont celles qui.se détachent des parties raies de la face antérieure de la moelle, et en posté- ’-es , lesquelles se détachent des parties latérales de la postérieure. Ces dernières sont encore désignées sous le i de racines ganglionnaires , parce qu elles aboutissent particulièrement aux ganglions spinaux (1). e ligament dentelé établit la ligne de démarcation entre mes et les autres.

nmédiatement après s’être détachées de la moelle, les aes , tant antérieures que postérieures , se réunissent en lombre de groupes proportionnel au nombre des paires aies : les filets qui constituent chaque groupe conver-

) Cette origine des nerfs spinaux par deux ordres de racines est nune à tous les animaux vertébrés, à l’exception des serpens l'S lamproies, qui ne présentent qu’un ordre de racines : ce fait Existence d’un seul ordre de racines chez quelques animaux, in argument bien puissant contre la distinction physiologique Jf racines en racines de sentiment et racines de mouvement.

Motifs de la description .collective des origines des nerfs spinaux

Double racine des neifs spinanx.

Convergence des filets de chaque groupe

HÉVROLOGIE.

gent; pour cela, les supérieurs descendent à la rencoi - . des inférieurs, dont l’obliquité moindre leur permet d’i

Inclinaison 7 t. r

des filets ner- bientôt atteints. Il en résulte que ces filets, situés les

port à^raxe*dë autres, largement espacés en dedans et i

la moelle, prochés en dehors, représentent un triangle dont l’inclii son générale, par rapport à l’axe de la moelle, varie suh la région. Il n’est pas rare de voir les filets (surtout les a rieurs de chaque groupe) former deux groupes secondai] Au moment où elles vont s’engager dans le canal fibr

Oatianx fi" 1 n ii ^l • f •

brcux des ra- lorme la cliire-mere, les racines anterieures,

cines antérieu- niêrne que les racines postérieures de chaque groupe,

rfeurL *’°**^" réunissent en un cordon applati. Il y a un canal fibr

pour le cordon des racines antérieures, et un canal fibr!

pour le cordon des racines postérieures. L’arachnoïde,

a formé à chaque paire, spinale une gaine infundibulifori

commune aux deux ordres de racines, les abandonn»

moment où elles pénètrent dans les canaux fibreux auxq

les cordons nerveux sont assez intimement unis.

Bien que le groupe des racine» antérieures et le gro , ,, . des racines postérieures convergent l’un vers l’autre p

Independaü** r o 1

ce des racines traverser lès canaux fibreux de la dure-mère, jamais il n

anterieure:, et gp,j^^ |jp moindre Communication. Il est curieux de

des

racines postérieures

ces longs et nombreux filets, qui constituent la queutj cheval, marcher parallèlement sans jamais s’anaslomo^ tandis qu au sortir du canal vertébral , les communicati seront en quelque sorte continuelles. /

Les communications de filet à filet dans la même sé

Divers goit antérieure , soit postérieure, ne sont pas rares: ia ricsdecommu* ' ^ ^ ^ ^ ^ ^ j

nication des SC font Suivant plusieurs modes; ainsi, tantôt elles ont entre deux filets de la même paire, tantôt elles ontjj entre des filets appartenant à deux paires différentes. Dj très fois, c’est un filet intermédiaire à deux paires qui se furque pour se partager entre elles.

Du reste, ^a direction oblique des racines splnides trajet plus ou moins long quelles parcourent dans le à|

filets de la même série,

'[ lîEKFS SPINAUX. EXTR:ÉMITÊ CENTRALE. 763

thidien, sont une consécpience nécessaire de la brièveté de aoelle qui, s’arrêtant au niveau de la première vertèbre libaire, ne pouvait donner naissance aux nerfs spinaux , ilveau des trous de conjugaison qui devaient leur livrer ;age (i).^

,es différences que présentent les racines antérieures et

. ^ , Différences

racines postérieures peuvent se résumer dans les carac- des ratùnes an*

s suivans : ténearesetdes

^ racines poste-

Les racines anterieures naissent à une distance de la rieures. e médiane moindre que les racines postérieures; elles t même se rapprochant de cette ligne médiane , à mesure •n les examine plus inférieurement; si bien qu’à la parinférieure de la moelle, elles se détachent de chaque du sillon médian.

i'. Tandis que les racines postérieures partent toutes d'un n linéaire de substance grise, dont elle ne se dévient is, les racines antérieures partent assez irrégulièret et comme confusément d’une petite colonne blanche e demi-ligne de largeur.

. Sous le rapport du volume, les racines postérieures ,

'S une à une , sont beaucoup plus volumineuses que les les antérieures; en outre, les racines postérieures l’ement pour le nombre, en sorte que l’ensemble des racines irieures jest généralement plus considérable que l’en- )le desracines antérieures, ainsi que l’ont très-bien établi iimering, Cliaussier et Gall. On a peine à concevoir l’omde quelques auteurs, qui admettent un rapport inverse loins pour certaines régions; cette erreur vient sans

Gall croit donner une solution de cette question en disant l'obliquité des nerfs spinaux et le long trajet qu’ils parcourent line conséquence nécessaire de la station bipède de l’homme. Il fertain que les nerfs sont moins obliques, et parcourent un intra-rachidien moins considérable chez les animaux ; mais (différence s’explique par la longueur plus grande de la moelle ‘les animaux, et n’est nullement liée au mode d’attitude.

NÉVROLOGIE.

■Variétés de proportion en-

tre le voluiije des raeines antérieures et celui des racines postérieures.

vertébraux.

Les racines antérieures ne sont pas complètement é- Iran gères aux ganglions.

Nombre.

Volume des ganglions vèrtébraux.

doute des variétés de proportions qui existent, suivantjl régions, entre les racines antérieures et les racines po Heures, variétés qui ne vont jamais jusqu’au point de d ner l’avantage, sous le rapport du volume, aux racines ai Heures.

Arrivés aux trous de conjugaison, le cordon formé la réunion des racines antérieures et celui formé pai réunion des racines postérieures , se comportent d’ manière différente.

Le cordon des racines postérieures se renfle immédn ment et forme un ganglion olivairé qu’on appelle gang vertébral ou spinal. Haase le premier, Scarpa ensuite, parfaitement établi cette vérité que les racines postériei seules se rendent en général aux ganglions vertébraux ; là le nom de racines ganglionnaires affecté aux racines j térieures des nerfs .spinaux : ces ganglions occupent trous de conjugaison, ceux de la région sacrée sont ren mes dans le canal sacré. ^

C’est généralement au cordon qui émerge de ce gangj que vont s'accoller, s’amalgamer en quelque sorte les raci antérieures, je me hâte d’ajouter que les racines antériet ne sont pas aussi étrangères qu’on le dit généralement, î formation des ganglions rachidiens ; ainsi il n est pas r de voir les filets antérieurs s’unir soit à l’extrétpité exterj soit à la partie moyenne du ganglion. Bien plus, aux régi lombaires et sacrées on trouve un demi-ganglion pour chai ordre de racines. ^

Il y a trente paires de ganglions spinaux et même trer et une paires, quand il en existe un pour la première p; cervicale; le volume du ganglion n’est nullement en rapp avec le diamètre des trous de conjugaison, mais bien ave"i nombre et le volume des racines qui y arrivent , et le-nom! et le volume des nerfs qui en partent.

Le cordon qui fait suite au ganglion est cylindrlq'j plexiforme , comme crevassé : de ce cordon dans leque*

Page 1