‹ Anatomie descriptive / (volume 3)Chapitre 169 sur 238 · NERFS SPINAUX. EXTRÉMITÉ CENTRALE · texte numérisé non relu

NERFS SPINAUX. EXTRÉMITÉ CENTRALE

mpossible de débrouiller ce qui appartient aux racines rieures de ce qui appartient aux racines postérieures ent trois ordres de branches: 1°. Les branches spinales érieures, qui fournissent aux muscles et aux tégumens région spinale postérieure j 2®. Les branches spinales véritable conlinuation du nerf, destinées à fournir parties latérales et antérieure du tronc et aux extrémités Heures et inférieures j 3°. Les branches spinales ganmaires, qui vont se rendre aux ganglions du grand symique. ^

s branches gangliofinaires seront décrites à l’occasion ganglions du grand sympathique.

s branches postérieures présentant une grande analogie istribution, et pouvant être mises à découvert par une aration commune, seront décrites dans un seul et mêrticle.

s branches antérieures destinées à des parties dissemes présentent individuellement une distribution à la fois ariée et très-compliquée, qui nécessite une description culière, sinon pour chaque paire au moins pour plus groupes de paires.

Is sont les caractères communs à toutes les paires spiconsidérées à leur extrémité centrale , dans le canal dien et à leur sortie du trou de conjugaison. Etudions tenant les caractères propres à chaque région.

aractères propres k l’extrémité centrale des' nerfs de chaque région.

Caractères propi’es des paires cervicales. Ce sont, i°une uité des racines bien moindre que dans les autres ré- 1. La première paire est légèrement oblique en haut et hors, à la manière des nerfs crâniens, dont elle se rap- (le sous ce point de vue ; la seconde paire est transver- Les paires suivantes sont obliques en bas et en dehors ,

Des trois ordres de branches qni terminent les nerfs spinaux.

Branches

ganglionnaires

Branches

postérienres.

Branches

antérieures.

Rapports de volume entre les racines antérieures et les racines postérieures.

Caractères propres à la première paire cervicale.

Caractères propres ans paires dorsales

Nombre des filets.

Uniformité.

Intervalle.

766 NiivROLOGIE.

et cela d’autant plus qu’on les examine plus inférieuremt mais cette obliquité ne dépasse jamais la hauteur d’une tèbre. *

2°. Le rapport entre le volume des racines postériei et celui des racines antérieures est de 3 à i, et ce rapport est de beaucoup supérieur à celui des autres régions, s plique non- seulement à l’ensemble des filets, mais enco: chaque filet en particulier.

3® Les paires cervicales vont en croissant rapidemenj volume depuis la première jusqu^ la cinquième paire, t maintiennent aussi volumineuses jusqu’à la huitième.

La première paire cervicale, si bien décrite par Ash, j sente des caractères propres; elle a des racines postériei bien moins nombreuses que les racines antérieures , le :i spinal ou accessoire de Willis semble suppléer à l’insi sance des racines postérieures de cette pàire qui est som| dépourvue de ganglion (i). i

B. Caractères propres aux paires dorsales. A l’exceptior* 1.1 première paire dorsale, qui présente tous les caract des paires cervicales, les paires dorsales présentent les ca| tères suivans : *

1°. Petit nombre de racines ou de filets; aussi, à l’exi tion des paires sacrées, les paires dorsales sont-elles les ni volumineuses.

2®. Uniformité du nombre et du volume de ces filets, nerfs dorsaux sont à peu près égaux en volume , la douzi paire offre seule une augmention légère de volume. '

3°. Intervalle considérable qui sépare les filets et -

(i) D’après les principes de classification des nerfs que j’ai plus haut , je devrais placer le nerf spinal partui les nerfs C(j eaux, puisqu’il prend son origine à la portion cervicale c| moelle ; en le classant parmi les nerfs crâniens, je cède à un U généralement adopté.

■Volume,

Proportion.

Direetien.

Longneor.

Caractères

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de régularité de cet intervalle. Souvent une colonne de |;lle de huit à dix lignes de hauteur est destinée à l’inserd’une petite paire de nerfs.

Gracilité des filets plus prononcée que dans toute autre on.

Disproportion légère de volume entre les racines antéres et les racines postérieures comparées filet à filet.

Direction de ces racines, qui avant de se détacher de oelle restent couchées sur elle dans une certaine lonir , circonstance bien propre à induire en erreur sur le jrécis de leur origine.

Longueur du trajet qu’elles parcourent dans le canal idien. Cette longueur est mesurée par une hauteur de vertèbres au moins.

Caractères propres aux paires lombaires et sacrées. Ce 1°. le nombre des racines qui est bien plus considé-

/. 1 1 ^ 1.1/, paires lombii-,

qu a la région dorsale et meme qu a la région cer- sacrées.

Le’ rapprochement extrême de leurs filets lesquels forune série non interrompue.

Le rapport de nombre des racines antérieures aux rieures; rapport qui est : : 2 : i.

L’uniformité de volume de leurs racines 5 les racines ieures prises individuellement étant aussi volumineuses es racines postérieures.

. Les racines postérieures restent fidèlês à leur sillon, s que les racines antérieures se rapprochent de la ligne ane à la partie inférieure de la moelle et arrivent presusqu’au contact avec celles du côté opposé.

. Les racines antérieurês concourent tout aussi bien (les racines postérieures à la formation des ganglions ux.

La direction presque verticale des racines lombaires, fî racines sacrées. - s

NÉVROLOGIE.

L’origine réelle des nerfs spinaux diffère de leur origine apparente.

Opinions diverses des auteurs à ce sujet.

8°. La longueur considérable du trajet que parcou ces racines avant de sortir du canal rachidien.

De l’extrémité centrale réelle des nerfs spinaux.

extrémité centrale' apparente des n'erfs spinaux est distincte de {'extrémité centrale réelle. Si, pour résoudre question importante, on étudie la moelle de l’adulte, o fa tenté d’admettre que le point de contact du nerf et moelle est la véritable origine du nerf, tant est grant facilité av.ec laquelle se séparent les nerfs de la moelle si laisser de traces évidentes. On a même été jusqu’à dirt les nerfs spinaux naissaient du névrilême de la moelle r dienne. ^

Chaussier admettait pour l’origine de chaque sér racines, deux sillons latéraux , l’un antérieur, l’autre térieur, sillons que Gall a regardés avec raison conn résultat de l'arrachernent des racines.

D’autres ont considéré avec les anciens la moelle épi comme un gros nerf qui résulterait de la réunion dej les filets nerveux, lesquels se détacheraient successlvcj de la moelle. Mais cette idée est repoussée par te fait tomique que la moelle ne va pas en diminuant progrès ment de haut en bas, comme cela devrait être si elle formée par la réunion de toutes les racines nerveuses.| L’observation aussi ingénieuse que vraie de Vicq d’ sur la substance grise, laquelle se trouve toujours en gi quantité au niveau des parties d’où naissent un ^ nombre de nerfs et qui est comme proportionnelle nerfs ; les observations confirmatives de MM. Gall et S: heim semblent établir que les nerfs viennent de la subs grise. Cette présomption est encore fortifiée par cette ( dération, que la substance grise centrale de la moell plus considérable au niveau des racines postérieures, à-dire des racines les plus volumineuses, qu’au nivea racines antérieures, Si on étudie la moelle de l’a

moyen du jet d’eau , on voit qu’après l’avuîsion'des ;s U reste un petit creux conoïde répondant à chaque

arraché , que

la véritahle origine

des filets n’est

at dans ce creux , mais quelle siège bien plus prodément, Ici se bornent les résultats auxquels on peut ver chez l’adulte; il n’en est pas de même chez le foetus jppt à huit mois, vu la demi-transparence d’une bonne tie de la moelle, demi-transparence qui permet de suivre filets d’origine déjà blancs dans son épaisseur. Si l’on une section verticale transversalement à la moelle épie du fœtus, au niveau de la commissure, et si oh soula coupe à un rayon solaire, on verra que les filets ner- X très-nombreux et très-déliés qui constituent les racines Irieureset postérieures des nerfsspinaux traversent la subçe grise centrale, sont disposés à la manière des dents d’un ne, et peuvent être suivis jusqu’aux cordons médians érieurs : ces petits filets sont d ailleurs tous p rallèles. On it tenté de considérer la commissure blanche comme la missure de ces nerfs.

y a loin de cette manière de voir à celle de Bellingeri préoccupé de certaines idées physiologiques, suppose uitement que les racines antérieures, de même que les nés postérieures des nerfs spinaux' sont constituées par 5 ordres de filets , qui viendraient, les uns delà surface 1 moelle, d’autres de l’épaisseur de la substance blanche, t les derniers enfin traverseraient cette substance blanpour atteindre l’extrémité de l’arc de la substance grise, nfin quelques anatomistes admettent avec Santorlnl 1 y a entrecroisement des nerfs à leur origine; mais ils e sont pas donné la peine de le démontrer.

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