NERFS CRANIENS. EXTREMITE CENTRALE
i Extrémité centrale du nerf moteur oculaire commun.
il nerf moteur oculaire commun^ ou troisième paire ^ a origine apparente pénicillée; il naît, par une série lire de filamens très-déliés, des cordons intermédiaires pédoncules cérébraux , dans l’espèce de fossette inter- .aire à la protubérance et aux tubercules maniillaires. :lques filets émanent des pédoncules cérébraux eux-mêî(x). Cette origine se fait linéairement dans une direction [ue en dedans et en avant , et dans l’étendue d’une ligne ;mie environ. Les filets d’origine les plus internes atteint la ligne médiane , si bien que Varole et Vieussens ont is la continuité entre le nerf moteur commun du côté tet celui du côté gauche, et expliquent par cette dispon anatomique la simultanéité d’action des deux yeux. rigine réelle. Sur un cerveau durci par l’alcool, et mieux re sur un cerveau de fœtus, on suit assez bien ces filamens l’épaisseur des faisceaux médians intermédiaires aux pé-
iules cérébraux, et nous avons vu que ces faisceaux mé-
. avait déjà fait cette observation sur le nerf optique de certains ons. Desmoulins qui a beaucoup mieux étudié cette disposition, montré qu’elle était en rapport avec la perfection de la vue. ! loi s’observe encore dans la rétine : ainsi dans l’aigle , 'la e présente deux , trois , quatre plis superposés ; en sorte que ue rayon lumineux agit sur seize surfaces au lieu d’agir sur
I On voit assez souvent en effet, les filamens les plus externes e du bord interne, et même de la face inférieure du pédoncule )ral, à une certaine distance du bord interne; dans ce cas, ils aissent pas des pédoncules ; mais ils se bornent à les traverser, i est sans doute de même des filets d’origine que Ridley et inelli disent avoir vus provenir de la protubérance. Je n’ai ja- I rencontré celte origine à la protubérance , ni ce nerf acces- I que Malacarne dit venir de la partie supérieure des jambes [ervelet, et qui contournerait le bord de la protubérance pour [grossir la 3^ paire.
Origine apparente pénicillée.
Elle a lien en dedans des pédoncules cérébraux.
Origine
réelle.
NÉVROLOGIE.
dians étaient le prolongement des faisceaux innominéi réell^de 'ÎT 3e On voit les filamens d’origine du nerf traverser ei
pafre. vergeant cesfdisceaux, et se porter de haut en bas au nivea'
la protubérance, où ils m’ont échappé à raison de leur téii et de leur divergence. Je n’ai vu aucun de ces filets se dii vers les tubercules mamillaires, et atteindre les paroû ventricule moyen ou la commissure antérieure, ainsi q> Ta dit. Je ne les ai pas vus se renforcer, d’après l’idée de (j dans la substance noirâtre qui sépare les pédoncules t braux proprement dits du prolongement des faisceaux il
. . minés du bulbe.
Trajet crânien. Trajet crânien. NéS' de cette manière , les moteurs es
nés convergent en un faisceau aplati qui passe entre l’ai cérébrale postérieure et l’artère cérébelleuse supérieure, laquelle il se rélléchlt: aussitôt qu’il a franchi l’inten compris entre ces artères il s’arrondit, se porte en haut dehors et en avant, plongé dans le tissu cellulaire réli sous-arachnoïdien de la base du cerveau, et gagne les c de la selle turcique pour s’engager dans un canal que fournit la dure-mère. 1
Extrémité centrale du nerf pathéjlque.
Sa destination.
Son origine apparente.
Le plus grêle des nerfs crâniens, le nerf pathétique trièmepaire , nerf du grand oblique de Vceil, nerf trochlsai nerf oculo-inuscidaire interne et supérieur^ n’est pas molnsf marquable par sa destination exclusive au muscle grand c| que de 1 œil que par son origine et par le long trajet qu’il i court dans le crâne. Le nom de nerf pathétique vient d< qu’on a considéré le muscle grand oblique comme spéci ment destiné à l’expression de l’amour et de la pitié. D’aj Ch. Bell, ce nerf serait le nerf respiratoire de l'œil. \ U origine apparente de ce nerf a lieu immédiatement dessous des tubercules quadrijumeaux, de chaque côté dj valvule de Vieussens, tantôt par une, tantôt par deux, tl ou même quatre racines. Quelquefois les racines sont mi pies d’un côté, tandis qu’il n’y en a qu’une seule du côté I
NERFS CRANIENS. EXTRÉMITÉ CENTRALE. 8g3
î. Souvent le nerf du côté droit et celui du côté gauche ' unis par des stries blanches qui constituent une commis- rîgine da nerf transversale ; d’autres fois ils ne naissent pas au même P^t^etKjae. au.
figine réelle. On a pensé que quelque^ filets venaient des ^ renies testes, que d’autres venaient du cervelet, que réelle, ques-uns avaient leur origine réelle bien plus bas que - ^ine apparente : tout ce qu’on voit, c’est que ces nerfs îtachent de la valvule de Vieussens, à laquelle ils adbèsi faiblement que la moindre traction suffit pour les déer.
rajet crânien. Immédiatement après leur origine , les
5 pathétiques se contournent d’arrière en avant et
liaut en bas autour de l’isthme de l’encéphale, au
nt de la circonférencie antérieure du cervelet, arri- Le pathétî-
ainsi à la base du crâne, accompas;nés par l’artère cé- î”®
. ^ T, ^ . ., tonrne sur
lieuse supérieure, entre la cinquième et la troisième l’isthme de
mais beaucoup plus rapprochés de la cinquième, et se l’«ncephale. ent directement en avant sur les côtés de la sellé turci- , pour traverser la dure-mère, bien au-dessous de la ième paire. Dans tout ce trajet, ils sont situés entre l’anoïde et la pie-mère, au milieu du tissu cellulaire réti- ,qui se voit dans cette région.
^risberg dit que le nerf pathétique droit est plus volumli que le nerf pathétique gauche. Æluysch dit avoir vu le Vanétés. pathétique double , ce qui est bien difficile à, croire , à lis que Ruysch n’ait voulu parler d’un nerf bifurqué à origine. Vésale considérait ce nerf comme une racine de ^ paire; d’autres anatomistes l’ont regardé comme une iîndance de la 5®.
Extrémité centrale des nerfs trijumeaux.
rigine apparente. Le nerf trijumeau., cinquième paire., trifacial, sympathique moyen, est le plus volumineux des [S crâniens après le nerf optique ; il naît des côtés de la
Point (l’émergence de la grosse et de la petite racine de la cinquième paire.
De la grosse racine ou racine ganglionnaire.
De la petite racine ou racine non ganglionnaire.
Origine
réelle.
894 NÉVROLOGIE.
protubérance sur la limite qui sépare ce renflement du doncule cérébelleux, précisément dans le lieu où les fi moyennes de la protubérance viennent croiser, en seplai au devant d’elles , les fibres inférieures , pour constitue! pédoncules cérébeHeux, en sorte que ces faisceaux semb sortir par une fente étroite du sein de la protubérance. C origine est constituée par deux racines, l’une l’ai
petite^ que sépare un petit relief. 1° La grosse racine racine ganglionnaire ^ est une grosse masse fasciculée, est comme étranglée au point d’émergence, se renfle ira diatement, et s’aplatit en un gros faisceau, dans lequel on compter jusqu’à 100 filets : Lorsqu’on arrache ce faisc^ la déchirure des filets n’ayant pas lieu au même niveau en résulte une espèce jde mammelon que Bichat considt comme un mammelon d'origine, appartenant à la proti rance, et ayant pour avantage, à raison de sa convexité multiplier les surfaces.
2”. La petite racine^ racine non-ganglionnaire ^ se comj de petits faisceaux bien distincts les uns des autres, qui 11 sent de la protubérance en haut et en arrière de la gr racine, par plusieurs filets: ils émergent de la protubéra par une fente distincte de celle de la grosse racine q croisent pour venir se placer le long de son bord supéri»
On verra plus tard que la petite racine ne participe nt ment à la formation du plexus gangliforme connu sou nom àe ganglion semi-lunaire ^ ou de Gasser, et va excl vement former le nerf crotafhjto-buccàl.
Origine réelle. Jusque dans ces derniers temps, l’orq de la cinquième paire n’avait pas été suivie au-delà du pi d’émergence. Les auteurs modernes ont donné sur c origine réelle des détails qui laissent bien peu à désirer. G en étudiant la 5® paire, chez les mammifères d’abord, j chez l’homme, a très-bien vu que, chez ce dernier, l’orij du nerf est masquée par des faisceaux transverses de la J tubérance qui n’existent pas chez les animaux. Ayant suiv
NERFS CRANIENS. JENTR^MITÉ CENTRALE. SgS
|rf en raclant à travers les fibres de la protubérance, a cru ^r que la grosse racine se divisait en trois faisceaux prinjjaux, qu’il a fait naître successivement de la substance se de la protubérance, et qu’il a pu suivre jusqu’au côté lerne des corps olivaires (i).
lolando , par des coupes successives faites de la protu- orig'ne ance vers la moelle, a parfaitement démontré qu’il n’existe, réelle de la lir la grosse racine de la 5® paire, qu’un seul faisceau;
ce faisceau se porte de haut en bas et d’avant en ère, sous la forme d’un gros cordon, dans l’épaisseur de rotubérance, ou plutôt sur les limites de la protubérance i» Par des lu pédoncule cérébelleux, parallèlement aux faisceaux coupes j la pyramide antérieure , et qu’il va progressivement en linuant de volume jusqu’au niveau de l’angle inférieur du 2® Sur un
Étudiée ,
ventricule, ou il disparaît. L etude de cette origine sur un cerveau durci [^eau durci par l alcool , et mieux encore sur un cerveau ^ean de fœtus, ■■œtus , confirme toutes ces données , et établit que la grosse 4ne de la cinquième paire vient de la partie postérieure bulbe rachidien, dans l’épaisseur du faisceau innominé lülbe (2). Quant à la petite racine, on ne peut pas la Suivre fl lelà de la surface de la protubérance.
'rajet crânien. Sortie de la protubérance, la 5® paire se ,e en haut, en dehors et en avant, sous la forme d’un nîen delà 6® ;eau aplati, gagne le bord supérieur du rocher, qui lui
ente une dépression convertie en canal par un repli de
J ) Chez l’homme , l’origine de la 5® paire est aussi profondé-
l’oi
lu]
:er.
Otji,
t placée que possible ; elle est moins profonde chez les carnas- , moins encore chez les ruminans. Chez les ovipares qui n’ont rotubéraiice , ni lobes latéraux du cervelet, ni pyramides, ni !s, on volt à découvert, sans préparation, l’origine des neffs 5® paire.
) Vicq d’Azyr dit que les racines de ce nerf s’étendent jusqu’au elet; mais cette assertion n’a pas été vérifiée. Le même anatoe dit avoir vu souvent la 5® paire du côté droit, plus volumiinfle que celle du côté gauche.
;ii. 57
896 NÉVROI.OGIE.
la dure-mère, se réfléchit sur ce bord supérieur, et se ci porte comme je le dirai plus bas.
Extrémité centrale du nerf moteur oculaire externe.
, Exclusivement destiné au muscle droit externe ou
Nerf moteur
oculaire ex- ducteur de l’œil , le nerf moteur oculaire externe ou «.ri pl'irè ' paire , si remarquable par sa communication avec le syst
du grand sympathique, est la moins volumineuse de to les paires crâniennes, après le nerf pathétique.
Origine ap- Origine apparente. Les auteurs ont singulièrement :* parente. au sujet de cette originelles uns, avec Morgagni, fai naître ce nerf à la fois de la protubérance et des pyn des antérieures, les autres, avècVieussens, de la protubér. seulement , ou avec Lieutaud, des pyramides antériei Winslow le faisait naître entre la protubérance annulai] le corps olivaire, et Haller du sillon de séparation delà j mide antérieure et delà protubérance.
Le fait est que ce nerf, au milieu de quelques variétés riglne, présente deux racines bien distinctes: l’une inU plus petite, qui naît de la protubérance, soit au nlvea bord inférieur, soit au voisinag^e de ce bord ; l’autre exU plus volumineuse, qui semble émerger en dehors de la p supérieure de la pyramide antérieure. Ces deux racines fasciculées : il n’est pas rare de voir quelques filets naîtl l’olive, ou du sillon qui sépare les deux pyramides.
Origine réelle. Plus facile à voir chez les mamnd que chez l’homme. Chez les premiers, Gall l’a suivie le et à côté des pyramides. Herbert-Mayo les fait travers protubérance pour se rendre à la partie postérieure moelle alongée. La ténuité des filets de ce nerf, leur coi blanche, ne m’ont pas permis de les poursuivre en deç leur point d’émergence.
Il présente deux racines distinctes.
Origine
réelle.
Trajet
nieu
Trajet crânien. Qe. nerf se porte de bas en haut, < peu de dedans en dehors, de chaque côté de la gou' basilaire, et traverse la dure-mère au niveau et au dessi sommet du rocher pour pénétrer dans le sinus caverj