‹ Anatomie descriptive / (volume 3)Chapitre 199 sur 238 · NEUFS CRANIENS. EXTRÉMITÉ CENTRALE · texte numérisé non relu

NEUFS CRANIENS. EXTRÉMITÉ CENTRALE

uvent les deux racines se sont reAinies avant de traverser dure-mère, plus souvent, elles la traversent isolément et se réunissent que dans le sinus.

Extrémité centrale de la 7® paire.

Extrémité centrale du nerf facial^ portion dure de la Origine appaire. Le nerf facial naît dans la fossette profonde qui duie'^

tare le pédoncule cérébelleux de la protubérance, au ?ant du nerf auditif: de la partie antérieure du corps restime, il émerge sous la foi'fne d’un ruban fasciculé , dont ielques filets d’abord situés à distance du ruban, viennent ntôt s’y rallier, contourne le bord inférieur du pédone cérébelleux sur lequel il est appliqué, et devient libre ir se porter en dehors et en haut. 11 est complètement J lourvu de névrilème jusqu’au moment où il devient libre.

'origine réelle de ce nerf est bien plus profonde 5 on it la suivre à travers l’épaisseur du corps resüforme jue dans l’épaisseur du faisceau innominé , au voisinage w sillon médian du calamus.

1°. Extrémité centrale du nerf auditif Le nerf auditifs

Oiigîne

réelle.

Origine de

fasciculé

raolle.

[Dll

le

luie

arc

J de cavi^

iion molle de la f paire, est rubané et non

on origine : il naît dans la même fossette que le nerf

al et derrière ce nerf, au niveau du corps restiforme : il Deux racîues

sente deux racines bien distinctes; l une antérieure qui

emporte comme le nerf facial; l’autre postérieure quicon-

rne horizontalement la partie postérieure du corps resti- qui

'• 1111 1-1 anivent jus-

ne, apparaît sur la face postérieure du bulbe rachidien , qu’au sillon arpille en filets qu’on suit jusqu’au sillon médian Ju duca-

*■ .„■*■ 1111 lamus.

mus et qui forment quelques-unes des barbes de la Tie du calamus scriptorius. On admet assez généralement r les nerfs' auditifs une commissure transversale , mais e commissure en forme de bandelette ne me paraît pus l'démoiitrée.'

projet crânien. La portion dure et la portion molle, si tprochées à leur origine, ont un trajet crânien commun

Point de commissure transversale

Trajet

nien.

NEVROLOGIE.

pneiirao - gas trique

Trajet crA- elles se détachent du bulbe au même niveau, se portent nien Oe la 7e gj gj, haut,au devant du lobule du cervelet gu

paire. ' a

appelle lobule du pneumo-gastrique pour gagner le, cond auditif interne. Dans ce trajet, la portion dure est toujo située au-devant de la portion molle.

Le nerf auditif est le plus mou de tous les nerfs; c’est Le nerf an- grande partie à l’opposition qui existe sous ce point de t mou fous nerf facial et lui, que ne rapporte la distinction

les nerfs, nerfs en mous ou sensitifs et en durs ou moteurs.

Extrémité centrale de la 8® paire.

Des trois nerfs superposés qui par leur réunion con tuent la 8® paire, le glos?>o -pharyngien est le plus élevé pneunio-gastrique est au-dessous, et après lui Vaccessoiri spinal.

ne^s”^"losso- Extrémité centrale des nerjs glosso-phàryng,

pharj'ugiens et et pneuino-gastrique. Les nerfs glosso-pharyngien et pnext, gastrique ont une origine commune. Ils naissent à la man' des nerfs spinaux par une série linéaire de filets qui se d client, non point du sillon de séparation des corps oliva et des corps restiforraes , mais des corps restiformes £ mêmes, au niveau des nerfs auditifs. Sœmmering dit vu quelques uns de ces filets naître de la paroi antérûl du quatrième ventricule.

Dlsposîtîoa -ir>k 1 P • 1

respeciive des reste, commc pour les nerts spinaux , chaque

racines de ces nei'veux résulte de la réunion de deux on trois filan

convergens ; les filets du glosso-pharyngien , qui son!

plus élevés et qui naissent immédiatement au-dessous

nerf auditif, ne sont nullement distincts à leur origint

filets du pneumo-gastrique; nous verrons ailleurs que les i

du pneumo-gastrique ne sont pas non plus distincts des

de l’accesSoire. La distinction entre ces nerfs ne peut

On ne peut établie qu’après leur gvouppement définitif. ^

pas les suivre On- a avancé, mais sans preuve, que les filets des, i

au-del;i de la .

surface du cer- glossü - pharyngien et pneumo-gastrique pouvaient veau. suivis à travers les corps restiformes jusqu’à la partlcj

NERFS CRANIENS. EXTRÉMITÉ CENTRALE. 8gg

rîeure du bulbe. Ces filets qu’enveloppe le névrilème moment où ils se détachent de la moelle sont telleint grêles, que leur arrachement laisse à peine sur le lieu l’implantation une trace sensible à l’œil armé de la )e.

y. Extrémité centrale de V accessoire de IVillis , oi>. spinal. as le rapport de l’origine, X accessoire ou spinal est un nerf art qui a singulièrement fixé l’attention des anatomistes Origine ap-

dernes. V parente de l’ac-

-l'i 11/. "111 cessoires de

naît des parties latérales de la région cervicale de la -çvillis. elle entre les racines antérieures et les racines postérieures nerfs cervicaux derrière le liofament dentelé. Charles Bell, le classe parmi les nerfs respiratoires insiste beaucoup sur Heu à un faisorîpine du faisceau de la moelle , intermédiaire aux fais- ‘^«^““ediande

^ ^ ^ ^ la moelle,

ux antérieurs et aux faisceaux postérieurs , sur la même

le que les nerfs pneumo-gastrique et facial, faisceau médian 1 considère gratuitement comme consacré aux nerfs respi- )ires. Les filets d’origine de l’accessoire varient beaucoup, îombre et en volume et sont largement espacés; les filets )lus inférieurs , de même que les plus supérieurs , me pasent faire suite aux racines postérieures des nerfs spinaux ; le autre part, les plus supérieurs font suite en haut aux filets lerfpneumo-gastrique, et me paraissent établirla transition ece nerf et les racines postérieures des nerfs spinaux. Limites ine filet le plus inférieur ne dépasse pas en général le ni- férieures de i de la 5® paire cervicale ; on l’a vu naître au niveau de la ^ origine. t même au niveau de la 7*^ paire; cette dernière disposiest normale chez le bœuf.

, , , Connexions

importe de remarquer la connexion qui existe entre les entre les filets

3 de l’accessoire et ceux de la i'® paire cervicale. Presque *^® l’accessoire

^ et ceux de le

ours un ou deux filets, et souvent tous les filets posté- première paire rs de cetto i''® paire viennent s’ajouter au nerf accessoire, est pas rare de voir un filet d’origine du nerf spinal émade la 2® paire cervicale. Au niveau de ses connexions ;la i*^® paire, le nerf spinal présente quelquefois un ren-

ioi ; «il

da

,eni

NlivROLOGIE.

flement gangliforme bien décrit par Huber ( in gangli vixhorcleaceum intumescit nenms accessorius J. De ce gangli^ part, dans quelques cas, un filament qui va s’unir auxracir antérieures de la i*'® paire. Winslow avait admis que les fil d’origine du nerf spinal, communiquaient avec te grand 1; poglosse. C’est une erreur. On a vu le plus grand nombre même la totalité des filets de la première paire se rendre nerf accessoire , et, dans ce cas, des filets toujours émanés Trajet crâ- nerf accessoire remplacent ceux qui sont ordinairement fo

dien des nerfs jjjg première paire cervicale ("i).

glosso - pua- LL l \ /

ryngien et Trajet Crânien des nerfs glosso-pharyngien et pneunio-g

uiqu™° ' Us se portent horizontalement en dehors, accc

la lamelle fibreuse latérale du 4* ventricule, en formant d< groupes à peine séparés par un léger intervalle. Les dei trois ou quatre petits faisceaux qui constituent le glosso-p ryngien sortent delà partie supérieure du trou déchiré j térieur par une ouverture particulière. Les filets qui chu tuent le pneumo-gastrique se rapprochent les uns des au| pour sortir par le même trou déchiré postérieur, mais à

Trajet ver- i- • i n

tébral da nerf Ouverture distincte de celle qui appartient au

accessoire de cèdent.

Willis.

2”. Le trajet crânien ou plutôt vertébral da nerf aci soire de Willis est remarquable. Ce nerf, très-ténu bas, où il est formé par un ou deux filets, se porte vert lement en haut, sur les côtés de la région cervicale d( moelle à laquelle il est accolé inférieurement derrière 1 gainent dentelé, et dont il s’éloigne supérieurement, au vant des racines postérieures des nerfs cervicaux; i grossissant à mesure qu’il reçoit de nouveaux filets quiv nent se confondre avec lui ; parvenu à quelques lignei dessous du trou déchiré postérieur, il se porte en hau en dehors pour s’engager dans la même ouverture qr

(ij Lobstein , de nervo spinali. Voy. Scriptor. nevrol. ni] de Ludwigs t. IL

NERFS CRANIENS. EXTRÉMITÉ CENTRALE. gOI

eumo-gastrique au-dess,ous duquel il est placé, et avec leid il sort du crâne.

Extrémité centrale du grand hypoglosse ou 9® paire.

|Le grand hypoglosse ou neuvième paire naît du sillon qui |are les éminences olivaires des éminences pyramidales, à la inière des nerfs spinaux, c’est-à-dire par une série linéaire Blets superposés.

je sillon d’origine des filets de la 9® paire fait suite à la ligne rigine des racines antérieures des nerfs spinaux : aucun t ne vient de la ligne des racines postérieures. On doit erles rapports de ces filets d’origine avec l’artère vertébrale passe au devant d’eux,etlesramifications vasculaires, qui acent ces filets d’origine.

J origine réelle ne peut pas être suivie au-delà 'du point rigine apparente. Il est constant qu’aucun filet ne vient pyramides; il m’a semblé que ces filets pénétraient dans aisséur des corps olivaires où il n’est pas possible de les ?re profondément.

Vrajet crârden. Les nombreux filets d’origine du grand loglosse, qui commencent tous par deux ou trois filaas, lesquels sont immédiatement revêtus par le névrilème, [raupent en deux ou trois faisceaux qui se portent horitalement en dehors pour gagner le trou condylien antéir, qu’ils traversent presque toujours séparément. Ainsi trouve deux et quelquefois trois canaux fournis par la e-mère pour le nerf grand hypoglosse, ai

Sou origine par une série linéaire de filets.

Les filets du grand hypoglosse font suite aux racines antérieures des nerfs spinaux.

Origine

réelle.

Trajet crânien.

Kt

DES NERFS CRANIENS

ÉTUDIÉS DEPUIS LEUR ENTRÉE DANS LES CANAUX ET LES TROl DE LA BASE DU CRANE, JUSQu’a LEUR TERMINAISON.

l*"® PAIRE OU NERFS OLFACTIFS.

Préparation. Solidifier ce nerf au moyen de l’acide nihri( étendu. Étudier la membrane pituitaire, non par sa surface lib; mais par sa surface adhérente au périoste. C’est entre le périosh la pituitaire qu’a lieu la distribution du nerf. '

Avant Scarpa, on ne connaissait que les pédicules ou bans olfactifs et le bulbe ou renflement etbmoïdal ; le f sage des nerfs olfactifs à travers les trous de la laine cribl leur distribution dans l’épaisseur de la pituitaire, étaiec peine indiqués.

i”. Passage des nerfs olfactifs a travers la lame crib Trous et ca- J® rappellerai ici que la lame criblée de l’ethmoïde naux des nerfs percée de trous, ou plutôt de divers ordres de canaux krarèriblél ^ ramifient dans l’épaisseur même de cette lame cribl que les uns se terminent directement à la voûte ou ps supérieure des fosses nasales, que les autres se divisent internes qui se portent le long de la cloison et dégénèr en gouttières; et en externes, qui sont creusés sur les < nets supérieur et moyen et sur la lame quadrilatère sit au-devant d’eux.

Les nerfs olfactifs qui naissent du bulbe ethmo’idal, par nombre considérable de faisceaux blancs, pénètrent imj Expressiott (Jiatement à travers la lame criblée , en se divisant el

des nerfs olfac-

tifs à travers ramifiant comme les canaux osseux eux-mêmes; la dure-m ces trons et fournit à chacune des divisions une gaine qui soutient!

mollesse; tous ces filets nerveux se partagent entre la cloi et la paroi externe des fosses nasales ; les antérieurs se { tent d’arrière en avant, les moyens verticalement en I les postérieurs d’avant çn arrière. Quelques-uns seulere

I NERFS CRANIENSé PREMIERE ET DEUXIEME PAIRES. 903

^ Rtrecroisent au sortir de la lame crible'e. Tous s’épanouis- ) lil; en pinceaux extrêmement déliés. C’est entre le périoste pa pituitaire que sont reçues les divisions des nerfs olfacdont aucune n’atteint ni le cornet inférieur, ni les sinus ïdllaire, sphénoïdal et ethmoïdaux : en dedans, ils ne lassent pas la partie moyenne de la cloison; en dehors, i^ie dépassent pas le cornet moyen (i).

|;)ûantà la terminaison définitive des filets olfactifs; a-t-elle i par des papilles analogues aux papilles cutanées ? a-t-elle. H ^ par un épanouissement en membrane, à la manière du oj f optique dans la rétine, du nerf auditif dans le labyrinthe : nbraneux.** Je n’ai vu rien autre chose que la terminaison )i|pinceaux à filamens extrêmement déliés très rapprochés.

sages. Les nerfs olfactifs sont les organes de l’olfaction. i||ir distribution établit que la faculté olfactive réside esleitieilement et exclusivement à la voûte des fosses nasaïet à son voisinage.

fj I 2® PAIRE ou NERFS OPTIQUES.

Je .Vous avons suivi les nerfs optiques depuis leur origine, it qu’au chiasma, et depuis le chlasma jusqu’aux trous opil aes; ils traversent le trou optique, en même temps que f 'tère ophthalmique qui leur est subjacente; une gaine de îj dure-mère et un prolongement de l’arachnoïde qui se i( léchit Immédiatement, les accompagnent, si ûpplati jusques-là, le nerf optique s’arrondit au sortir si : trou, et est reçu dans un anneau fibreux, formé par les erdons postérieures des muscles de l’œil ; là , il change Il peu de direction ; d’oblique en avant et en dehors qu’il Il it jusqu’à ce point, il se porte presque directement d’ar-

® 'i) Chez les mammifères , et en particulier chez le cheval, on voit ■* I cordon émané du nerf olfactif se porter en bas et en avant long de ^lIP cloison , parallèlement au nerf naso-palatin , au

Îvant duquel il est situé , et se terminer dans cette petite cavité inive située dans l’épaisseur de la voûte palatine des animaux , et e M. Jacobson croit être le siège d’un fi® sens.

Disposition pénicillée des divisions da nerf olfactif.

Extrémité terminale de ce nerf.

Entrée des nerfs optiques dans les trous de même nom.

NÉVROI.OGIE.

rière en avant jusqu’au globe de l’œil, qu’il pénètre, par

de^" postérieure un peu inférieure et Interne. Un étrang

gement

rection.

Trajet orbi-

ment circulaire bien manifeste se voit au point d’immersi du nerf optique dans l’œil (i).

Dans son trajet orbitaire, le nerf optique est entoi par une très grande quantité de tissu adipeux, qui le sép des muscles et des nerfs. Le ganglion ophtalmique , les ni taire des nerfs et les vaisséaux ciliaires lui sont immédiatement appliqi: optiques. , Une gaine fibreuse, fournie par la dure-mère, l’accompaj jusqu’à la sclérotique, en sorte que par une exception to spéciale, les nerfs optiques sont pourvus de deux gaines || tectrices: i“ de leur névrilème; 2° d une gaine fournie Leur double la dure-mère. Du reste, le nerf optique présente dans to gaine fibreuse longueur cette Structure en moelle de jonc, que n» avons vue commencer au chiasma. (y ojez Extrémité centî du nerf optique.)

, , Au moment où il pénètre dans le oflobe de l’œil, le ri

[Continuité , , , -Il •

du nerf opti- SC depouiile de ses deux gaines, qui semblent se contim

que avec la ^ygo jg sclérotique, et se trouve ainsi réduit à sa pulpe , rétine. , , . ^ . i . • .-,1 1 •

S épanouit pour constituer la retine. Chez quelques sujets rétine présente une disposition radiée, très-prononcée ,auti< de l’extrémité tronquée du nerf.(Voyez Globe de l'œil., rétif Usages. Le nerf optique est le nerf de la vue ; cet usage, î dé sur sa continuité avec la rétine, ne saurait être contesti

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