HUITIEME PAIRE
Première division. — Nerf glosso-pharyngien. f
Préparation. Emporter par une coupe triangulaire la moi* postérieure du trou décliiré postérieur; détacher avec précauti' la veine jugulaire au-devant de laquelle les nerfs se trouvent p f cés. Étudier les connexions du glosso-pharyngien avec le pneuml gastrique et le spinal.
Le nerf glosso-pharyngien ( phaiyngo-glossien ) , portî\ antérieure delaS^ paire, (f paire de quelques modernes, (
• destiné au pharynx et à la langue.
Né du corps restiforme au dessus et sur la ligne du pne mo-gastrique par une série de filets qui fait suite aux racin de ce dernier nerf (i), le glosso-pharyngien sort du Ji(
(i) Plusieurs physiologistes modernes ayant admis que le n< glosso-pharyngien était un nerf mixte, présidant à la sensibil' dans sa portion linguale et à la contractibilité dans sa porlii pharyngienne, ont cru trouver au glosso-pharyngien deux racin distinctes; l’une plus grande, qui avoisine le. nerf vague; Faut
gSi
écliiré postérieur par un canal fibreux qui lui est propre qui est situé au devant de celui du pneumo-gastrique et 1 spinal réunis, en dedans de la veine jugulaire interne, ant il est séparé par une lame cartilagineuse et quelquefois Mseuse.
Dans son passage à travers ce canal, il présente un renfleent ganglionnaire décrit par Andersh sous le nom de^rt/i- Hon pétreiix^ et plus généralement connu aujourd’hui sous i. nom de ganglion d' Andersh.
, Du ganglion qui occupe une dépression osseuse du ro- ••ler (receptaculuni gangUi petrosi)., part un cordon arrondi ^li se porte verticalement en bas , derrière les muscles sty- 1ns, au devant de la carotide interne, puis entre le muscle sfdo-pharyngien et le stylo-glosse, se porte d'arrière en avant < décrivant une courbe à concavité supérieure, passe au «vanl du pilier postérieur du voile du palais, derrière l’al(rgdaleetva se rendre à la muqueuse de la langue.
. Dans ce trajet, il fournit i° le rameau deJacobson, a* un aaieau anastomotique avec le nerf facial, 3” il communique ec le spinal et le pneumo-gastrique, 4° d fournit un ra- ;au musculaire au digastrique et au stylo-pharyngien, 5“ s filets carotidiens, 6° des rameaux pharyngiens, 7° desra- >;ai!x tonsillaires.
1° Rameau de Jacobson. Pour en faciliter l’intelligence, je |îs d’abord décrire les canaux par lesquels il passe :
JiSur la crête de séparation qui se voit entre la fosse j'tgulire et le canal carotidien, en dehors de l’aqueduc du limaça, se voit un pertuis qui est l’orifice inférieur du canal de Irobson. Ce canal se porte en arrière et en haut, pénètre las l’épaisseur de la paroi interne de la caisse au devant de jtfenêtre ronde : là, il se divise en trois embranchemens, i® il descendant qui s’ouvre dans le canal carotidien; 2“ deux
ÿ s petite, qui avoisine le nerf faci.il, et l’analogie a fait ad-
• ttre que l’une de ses racines présidait au sentiment et l’autre
• mouveraent.
Sortie da glosso-pharyngien par le trou déchiré postérieur.
Ganglion
d’Andersh.
Trajet du nerf glossopharyngien.
Rameaux qu’il fournit :
i” Rameau de Jacobson.
Description du conduit par leqitel ce rameau pénètre dans le tympan, et de ses embranchemens.
ascendans, savoir, l’un antérieur qui se porte en avant et 1 haut et va s’ouvrir dans la gouttière du rameau crânien ( nerf vidien, l’autre postérieur qui se porte d’abord vertica ment en haut, en arrière de la fenêtre ovale, se coude bn quement pour devenir horizontal, et s’ouvre sur la face su{j rieure du rocher dans une gouttière parallèle et interne à gouttière du nerf vidien. ^
C’est dans ce canal que pénètre le rameau de Jacobson q rain^Tde Ja^ détache du ganglion d’Andersh. Ce rameau, chez un suj< cobson. était formé par deux filets, l’un venu du pneumo-gastriqu l'autre venu du glosso-pharyngien (i). I
Ce nerf se divise bientôt en trois filets çorrespondans a i Sa dmsion trois cmbranchemens : le descendant va se ieter dans j plexus carotidien j des deux ascendans, l’un va s’anastoni|| ser avec le rameau crânien du vidien ou grand nerf pétre j superficiel, l’autre (petit nerf pétreux) va gagner la fa supérieure du rocher au-devant du précédent, et se termi à ce tissu rougeâtre qui est connu sous le nom de gangli Otique (2).
Il suit de là que le rameau de Jacobson établit une coj
Commnni- . . , , , .
cation qu’il éta- munication entre le glosso-pharyngien d une part et
maxillaire supérieur ( plus spécialement avec le ganglij
sphéno-palatin par l’entremise du nerf vidien), le gangli)
otique du maxillaire inférieur et le ganglion cervical sut
rieur du grand sympathique , d’une autre part. |
(1) Chez un autre sujet il était formé par l’anastomose d’unlj émané du nerf auriculaire du pneumo-gasirique avec un filet ém|
' du glosso-pharyngien. '
(2) M, Arnold admet six filets pour le rameau de Jacobson, • par conséquent six petits conduits qui émanent du canal de Jae<
son , savoir : les trois filets indiqués plus haut, le filet de la fené ronde, le filet de la fenêtre ovale et le filet' de la trompe d’Eufi chi. J’ai manifestement vu le filet de la fenêtre ovale, c’est -à-diï 1° le filet qui arrive sur le pourtour de la fenêtre ovale, s? qu’on puisse le suivre au-delà 5 2° le filet qui se porte à la troxn' d’Eustachi : je n’ai pas encore pu voir le filet de la fenêtre ron|
NEEFS CRANIENS. HOÏTIÈME PAIRE. g53
2® Le rameau anastomotique avec le nerf facial naît du g'iglion d’Andersli, immédiatement au-dessous du rameau jîcédent, il se porte en bas et en dehors, derrière l’apophyse || loïde , se réfléchit ensuite de bas en haut en décrivant anse à concavité supérieure pour s’anastomoser avec le feial immédiatement après sa sortie du trou stylo-mastoï- ^!n. Ce rameau me parait être le vestige d’un rameau con- ^érable du nerf facial que j’ai vu remplacer en partie le
!ÎlSSO-pharyngien. ( Voy. t, 3, p. 124 : de la langue. )
3" Anastomose du glosso-pharyngien , aoec le spinal et le 2umo-gast7'ique. Le plus ordinairement, le glosso-pharynn s’accole au pneumo-gastrique ou plus exactement au neau anastomotique du spinal. Quelquefois il est complè; |nent isolé de ces nerfs, avec lesquels il ne communique (|e par ses rameaux pharyngiens.
' 4“ Rameau du digastrique et du stylo-hyo'idien. Ce rameau •détache du côté externe" du nerf, et se bifurque pour se iidre par une de ses divisions, dans le ventre postérieur digastrique, et par une autre, dans le muscle styloaryngien et dans le muscle stylo-hyoïdien. Nous l’avons s’anastomoser avec le nerf facial, dans l’épaisseur du preér de ces muscles.
Filets carotidiens. Très-nombreux, ils longent l’artère l’otide interne, et parvenus à l’embranchenient de la calide primitive, ils s’anastomosent avec les filets carotidiens ganglion cervical supérieur, et concourent à la formation plexus artériel. Je n’ai pas pu les suivre au-dessous de la ision de l’artère carotide primitive ; on décrit quelquesîs de ces filets comme allant s’unir aux nerfs cardiaques. jS® Rameaux pharyngiens. Au nombre de deux ou trois, ils nt de suite s’anastomoser avec les rameaux pharyngiens du rf pneumo-gastrique , pour constituer le plexus pharyn- |!n. Ces rameaux fournissent manifestement au constric- ^ir moyen et au constricteur supérieur. Les filets .de ce Srnier muscle se réfléchissent de bas en haut, sur la face fstérieure du pharynx. *
2» Ramean .anastomotique avec le nerf facial.
3» Anastomose dngiossopharyngren avec ie spinal et ]e pneumogastrique.
4» Rameau du digastrique et du . stylohyoïdien.
5" liilets carotidiens.
6° Rameaux pharyngiens.
7» Rameaax tonsUlaires.
8° Rameaux linguaux du glosso-pliaryn" gien.
Destination du pneumogastrique.
Son trajet.
<j54 NKVROLOGIE.
7” Les rameaux tonsUlaires soTRt très-multipliés, etform» une espèce de plexus.
8° Rameaux linguaux. Après avoir fourni ces divers | meaux , le glosso-pharyngien , réduit à la moitié de j volume , s’engage dans l’épaisseur de la base de la lang j parmi ces rameaux , les uns se placent immédiatement si 1 la muqueuse , les autres traversent les couches les plus l périeures du noyau lingual, pour se porter à la muque^ linguale , mais plus avant que les précédons ; tous sont c | tlnés à la muqueuse,- les plus internes se portent de deh j en dedans, sur les côtés de la ligne médiane; les plus exterl longent les bords de' la langue; je n’ai vu aucun filets .perdre dans l’épaisseur des fibres musculaires. j
Action. A raison de sa distribution , ce nerf doit être c( sidéré comme un nerf de contractilité pour le pharynx, eti nerf de sensibilité, pour la base de la langue. j
Deuxième division de la huitième paire. *
Nerf pneumo-gastrique. I
Préparation. Ouvrir le trou déchiré postérieur par sa pa postérieure, étudier successivement le nerf dans les diverses p lions de son trajet.
Le nerf pneumo-gastrique , appelé aussi nerf 'vague , : j paire des auteurs modernes, branche principale de la paire, est un des nerfs les plus remarquables de l’éconoBd à raison de l’étendue de sa distribution et de l’importai des organes auxquels il est destiné. Il fournit, d’une pa au larynx, aux poumons et au cœur, et d’une autre pa au pharynx, à l’œsophage, à l’estomac et au plexus solai Nous avons décrit son origine au bulbe rachidien su| rieur, sur les corps restiformes, dans la ligne des raciil postérieures des nerfs spinaux, la convergence de ces fil^j leur réunion en sept ou huit faisceaux d’abord, puis I un seul cordon qui se dirige vers le trou déchiré postérieii| par lequel il sort du cr.âne. Le pneumo-gastrique se po'i ensuite verticalement le long' de la colonne cervicale, i
NERFS CRANIENS. HUITIÈME PAIRE. gSS
:tre dans la poitrine, marche le long de l’œsophage, avec , uel il traverse le diaphragme , pour se terminer dans htomac et dans le plexus solaire. ''
, N^ous allons examiner successivement ce nerf: i° A son |iisage par le trou déchiré postérieur ; 2° au sortir du trou hhiré postérieur; 3" le long du cou ; 4° le long dn thorax;
(dans l’abdomen.
IL Du pneumo- gastrique, à son passage par le trou déchiré J postérieur.
iu trou déchiré postérieur , le pneumo-gastrique sort par
,, Du pneumo-
nerae ouverture que le nerf spinal qui lui est accole; une gastrique au ison fibreuse, cartilagineuse ou osseuse le sépare du glosso- trou dédMré iiryngien qui est au-devant de lui. Une cloison cartllagiuse et souvent osseuse, le sépare de la veine jugulaire in-
fae.
) i. son passage dans le trou , il présente une disposition glionnaire bien prononcée; je veux dire une substance ie au milieu de laquelle existent des filets nerveux, mais ”
;S renflement notable; ce qui a fait rejeter, par beaucoup latomistes , l’existence d’un ganglion en ce point.
L ce ganglion , ^angà'on du pneumo-gastrique ^ qu’on peut
Iiparer au ganglion de Gasser et aux ganglions inter-ver- commn-
, , , P . , . , . nication avec
taux, s accole le nert spinal ou accessoire de VV illis , qui imunique avec lui par plusieurs filets très-déliés. J’ai déjà qu’il n’était pas rare de voir les racines les plus élevées Il nerf spinal, venir se jeter directement dans le nerf umo -gastrique.
)e ce ganglion part; 1° Un filet anastomotique, qui se
;iJ au ganglion pétreux du glosso-pharyngien (je n’ai pas
r,ijours trouvé ce filet) ; 2° un rameau anastomotique avec
^ • 1 • n \ 1 Anastcinose
\:erj facial (rameau auriculaire de M, Arnold), qu’on avec le glosso- Érrait appeler rameau delà fosse jugulaire et que l’on voit pharyngien, l-bien à travers la veine jugulaire interne ouverte. Ce ra- .^,u, appliqué contre la partie antérieure de la fosse juguentre la veine jugulaire interne et cette fosse, fournit
Dispositiou plexiforn^e du pnenmo - gastrique à sa sortie du trou déchiré postérieur.
I* Il reçoit la branche interne ou anastomotique du spinal.
2° Il s’anastomose avec le grand hypoglosse.
3° Il s’anastomose avec le glosso - pharyngien.
956 NÉVROI.OGIK.
un filet anastomotique au filet de Jacobson, pénètre da l’os temporal par un pertuis pratiqué sur la fosse jugulai au niveau de l’apophyse styloïde et parcourt un canal f< court qui le conduit directement dans le canal du nerf faci; avec lequel il s’anastomose (i). . '
B, Du pneumo-gastrique , à sa sortie du trou décliirê postérieuj
A sa sortie du trou déchiré postérieur, le nerf pneunj gastrique se présente sous l’aspect d’un cordon plexiforn qu’accompagne souvent la substance grise du ganglion dtj l’espace de six lignes à un pouce. Ce cordon plexiforme pii sente des connexions ipiportantes avec le nerf spinal ou cessoire, avec le grand hypoglosse et avec le ganglion cervi j supérieur.
1°. Il reçoit une branche de bifurcation du nerf spin| que nous désignerons sous le nom de branche interne oxx. an \ tomotique du nerf spinal , et qui s’accole au pneumo-gastriqi dont elle peut long-temps être distinguée.
2°. Il s’anastomose avec le grand hypoglosse, au momi où il est croisé par ce nerf, et d’autrefois, avant cet ent croisement. Du reste , cette anastomose offre beaucoup! variétés ; quelquefois elle a lieu par un filet très-grêle, d’i, trefois elle a lieu par deux ou trois filets qui forment i espèce de plexus.
3°. Avec le glosso-pharyngien.
L’étude de cette anastomose sur des pièces qui avai macéré dans l’acide nitrique m’a permis de voir qu’elle al lieu non avec le pneumo-gastrique proprement dit, ir
(i) J’ai vu ce rameau pénétrer immédiatement après son < gine, dans la gaine du glosso-pharyngien, s’appliquer contre ganglion et se réfléchir d’avant en arrière pour se porter dan fosse jugulaire. Arnold, qui a le premier décrit ce rameau, le présente divisé en trois filets j un ascendant , qui s’anastomose i le tronc du nerf facial, un descendant, qui s’anastomose ave| rameau auriculaire postérieur du même nerf facial , un moyen va se distribuer au conduit auditif externe.
, ec le rameau anastomotique du spinal. Rien de plus vaible que ces anastomoses, qui manquent quelquefois d’un'
.t-té, et qui se font assez souvent par l’intermédiaire des J anches pharyngiennes.
. 4°- Le nerf pneumo-gastrique communique avec le grand
, . , 1 IM Anastomose
ampathique par un rameau ou deux, cnez 1 homme et jg grand
ez quelques mammifères (i): dans les autres classes d’ani- sympathique.
ux, la connexion est si intime, que la séparation du nerf
eumo-gastrique et du ganglion cervical supérieur est tout
ait impossible.
tLes connexions du pneumo-gastrique avec le spinal et
I3C le ganglion cervical supérieur sont deux points trèsportans de l’histoire de ce nerf.