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RÉSUMÉ DU GRAND SYMPATHIQUE

Pour avoir une idée générale et vraie dn grand sympathique considéré dans son ensemble, il faut faire la préparation suivante.

Sur une colonne céphalo-rachidienne qui aura macéré dans l’acide nitrique étendu, enlever les corps des vertèbres

baire du gi’and sympathique se dévier en dehors et se jeter dans la 5® paire : un filet très-grêle établissait seul la communication entre le dernier ganglion lombaire et le premier ganglion sacré, dans un autre cas , du dernier ganglion lombaire droit partaient deux filets dont l’iin interne allait se rendre au premiér ganglion sacré du côté gauche en croisant l’angle sacro-vertébral.

Mode de terminaison.

Prép.T ration anatomique.

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NEVROLOG1E.

en laissant intacts, si l’on veut, les disques intervertébraux , respecter avec soin dans cette ablation le cordon de communication du grand sympathique avec les paires crâniennes et rachidiennes.

Les deux cordons du grand sympathique tiennent à l’arbre nerveux par autant de racines qu’il y a de paires crâniennes et spinales.

Les véritables anastomoses sont dans les plexus centraux et médians.

On voit alors manifestement que les deux cordons moniliformesdu grand sympathique tiennent à l’arbre nerveux céphalo-rachidien ,parautant de racines ou de petits groupes de racines (i) qu’il y a de paires crâniennes et spinales; on voit encore d’une manière non moins évidente, que les rameaux de communication de la chaîne ganglionnaire avec les paires spinales, ne procèdent pas.des ganglions, mais bien des nerfs spinaux; en sorte qu’on peut établir cette proposition comme une vérité anatomiquement démontrée : le grand sympathise a sa source dans le centre céphalo-rachidien (2).

Les deux cordons droit et gauche , s’anastomosent généralement en bas au-devant du coccyx ; on a avancé un peu légèrement qu’ils s’anastomosaient en haut, soit sur le corps pituitaire, soit sur l’artère communiquante antérieure; mais les véritables anastomoses du grand sympathique sont dans les plexus centraux et médians.

Que si, après avoir acquis cette idée générale sur les cordons du grand sympathique, on débarrasse ce cordon de son névrilème à l’aide d’une immersion’prolongée dans l’eau, on pourra alors apprécier les connexions des rameaux qui vont des paires spinales aux ganglions , et des rameaux étendus

(î)Onse rappelle qu’il y a toujours deux et quelquefois trois i’»raeaux de communication entre le grand sympathique et chaque paire spinale.

(2) Ces faits d’anatomie humaine concordent parfaitement avec les observations d’anatomie comparée faite par Meckel et par Wehèr , savoir, que le développement du système du grand sympathique est en raison directe de celui du système céphalo-rachidien, et que l’homme est de tous les animaux celui chez lequel le grand sympathique est le plus considérable ; qu’il est proportionnellement plus développé chez le fœtus que chez l’adulte.

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des ganglions aux viscères : il devient alors manifeste que la plupart des rameaux émanés des paires spinales , ne pénètrent pas au centre des ganglions , mais s’épanouissent en quelque sorte à sa surface et se divisent en deux ordres de îlets : les uns, accolés à la surface du ganglion, vont constituer directement les rameaux internes ou viscéraux (i) ; es autres vont concourir à la formation du cordon de communication d’un ganglion à l’autre, et ces derniers se divlent en filets descendans et en filets asceudans; ceux-ci iont moins nombreux. Tous vont s’accoler au côté externe ;lu cordon de communication , pour devenir plus tard euxnêmes des filets viscéraux ; il est douteux qu’un seul filet lerveux naisse dans l’épaisseur du ganglion •, la continuité de ;ous peut être suivie en deçcà et au-delà.

Il suit de ce qui précède, qu’il est anatomiquement démontré que les nerfs viscéraux qui émanent du grand ;ympatbique appartiennent à la fois à un très-grand nomare de paires spinales, et toujours à des paires de beaucoup upérieures à la portion du grand sympathique, dont les lerfs viscéraux se détachent j d’une autre part, les nerfs dscéraux ou splanchniques, dont nous venons de voir l’ori- |ine réelle si complexe et si distante du lieu d’origine appa-

Lesrameaox émanés des paires spinales ne pénétrent pas an centre des gangtions,

Ils se divisent

En rameaux viscéraux , et

En rameaux qui vont concourir à la formation du cordon de communication.

Origine réelle des nerfs vis-

ente, parcourent toujours un trés-îon<

trajet.

avant de

e rendre à leur destination. Ainsi, les nerfs splanchniques lu thorax ou nerfs cardiaques proviennent des ganglions lervicaux, les nerfs splanchniques de l’abdomen provienlent pour la plupart des ganglions thoraciques; les nerfs planchniques pelviens proviennent pour la plupart des ganglions, lombaires. Toutefois, les ganglions correspondans de :haque cavité splanchnique, complètent les nerfs viscéraux le la cavité à laquelle ils appartiennent. Ainsi , le premier

Les ganglions de chaque cavité splanchnique complètent les nerfs viscéraux de la cavité à laquelle ils appartiennent.

(i) On voit quelques filets émanés des paires spinales passer au levant des ganglions en les croisant perpendiculairement et se epdre directement aux nerfs viscéraux.

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NEVROLOGIE.

ganglion thoracique, concoun à la formation des nerf car diaques. Les premiers ganglions lombaires, à la formatior des nerfs viscéraux de l’abdornen,' les ganglions sacrés, à h formation des nerfs pelviens.

Les nerfs viscéraux se portent, tantôt directement dei ganglions du grand sympathique dans les viscères; tantô indirectement, après s’être mêléset combinés dans des plexus Dans les plexus viscéraux, il n’existe nul rapport entre le, branches qui abordent au plexus et celles c[ui en émanent ^ ^ en sorte que celles des branches qui, du cordon sympalhi

viscéraux ne que , vont à CCS plexus , doivent être considérées, non commi sont point branches de formation, mais comme des branches d'

constitués par

des nei fs entre- communication.

lacés, mais par j , . / ■ ^ ' v

des nerfs et des plexus vjsceraux son t cn outre coiisti tucs d unc 103

ganglions, et nière toute particulière, non point seulement par des nerf

*^*^hént Lie entrelacés, mais par des nerfs et des ganglions, et les nerf

stiuctore gan- eux-mêmes présentent une structure ganglionnaire tout-à

gltoniiaire. étrangère à la structure fasciculée et plexiforme de

autres nerfs.

Le plus considérable de tous cesplexus est le plexus solaire.

Différences entre ces plexus et les 2 cordons du grand .sympathique.

Il y a quatre grands plexus viscéraux, le plexus pha ryngien, 2° le plexus cardiaque, 3“ le plexus solaire, et 1 plexus hypogastrique , le plus considérable de tous fces plexu est le plexus solaire, qui, sous le point de vue anatomiqu non moins que soas le point de vue physiologique, mérite 1! nom de cerveau abdominal qui lui a été donné parWrisber^ Ces quatre grands plexus peuvent d’ailleurs être très-bie considérés comme des centres nerveux où viennent retenti successivement ou à la fois tous les phénomènes physiologi ques et pathologiques de la vie nutritive.

Ces plexus viscéraux diffèrent autant de la chaîne ganglioi nairequi constitue les deux cordons du grand sympathiqu» que ces cordons diffèrent de la moelle épinière elle-même dans ces plexus s’opère une sorte de fusion entre lesystèntj cérébro- rachidien et le grand sympathique; dans ce plexé

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>père, en quelque sorte, la fusion du cordon sympathique ’oit et du cordon sympathique gauche.

Le pneumo-gastiique concourt à la formation de trois de ;s plexus, savoir, du plexus pharyngien, du plexus cardiare et du plexus solaire. Il y a chez I homme, tendance à la sion entre le pneumo-gastrique et le grand sympathique, chez les animaux, cette fusion est encore plus complète, est chez les animaux dont le nerf grand sympathique est le oins développé, que le nerf vague acquiert son maximum de iveloppement et remplace le grand sympathique relativeent aux intestins.

Le nerf glosso-pharyngien concourt en outre à la forma- 3U du plexus pharyngien; lês nerfs sacrés concourent à la rmation du plexus hypogastrique.

■ Les plexus viscéraux diffèrent essentiellement des plexus irmés par le système cérébro-rachidien. Dans les plexus de vie de relation , les branches qui sortent du plexus ne mt autre chose que les branches qui y abordent, mais sous ; nouvelles combinaisons. Ces plexus eux-mêmes , quelque extricables qu ils soient, ne sont ni plus ni moins que le îu de convergence et de combinaison , des branches afféntes. Dans les plexus viscéraux, il n'y a aucun rapport de )lume et de structure , entre les branches afférentes et les exus eux-mêmes.

Les nerfs qui émanent du grand sympathique diffèrent icore des nerfs du système cérébro-rachidien par leur ode de distribution. En général , ils entourent les vaisaux, comme dans une gaine plexiforme, et pénètrent avec IX dans les organes. Cette disposition a fait admettre que s nerfs du grand sympathique étaient essentiellement et exuslvement affectés au système vasculaire, et se consumaient ms les parois artérielles; d’autres ont admis une opinion pposée, et refusent entièrement ces nerfs aux parois artéèlles. Il résulte des recherches que j’ai faites à cet égard , a’il existe des filets propres aux parois vasculaires, mais

Tendance à la fusion entre le j;rand sympathique et le P eumo ' gastrique.

Le glossopharyiigif a concourt à la formation du plexus pharyngien.

Différences entre lesplexns formés par les nerfs du système (téréhi o-rachiiiien , et ceux formés par les nerfs du grand sympathique.

Différences entre les nerfs de Tun et l’autre système.

NÉVKOLOGIE.

Les nerfs dn grand sympathique sont satellites des artères et jamais des veines.

Les nerfs du grand sympathique ne sont pas gris et mous.

Il est des nerfs qui ne sont autre chose que des ganglions prolongés , et non des nerfs proprement dits

Nerfs mixtes.

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qu’ils sont très-peu nombreux, et que l’immense majori des nerfs est destinée aux organes. Il n’est pas sans intéi de remarquer que les nerfs du grand sympathique sont to jours satellites des artères, et jamais des veines; il n’y d’exception que pour le tronc de la veine-porte.

Les nerfs du grand sympathique n’ont pas pour caractè propre d’être gris et mous ^ comme on le dit assez hal tuellement;. la couleur grise n’appartient qu’à une partie i ce sysrème, et la mollesse qui n’accompagne que bien rai ment la couleur grise , appartient à une fraction hi( minime.

Il est des nerfs gris qui ne sont autre chose que des ga gllons prolongés et non des ilerfs proprements dits; l’an tomie de structure n’y démontre point la structure nerveus c’est-à-dire des filets blancs susceptibles de se diviser < filamens juxtà posés, d’une ténuité qui égale celle du fil c ver à sole. La presque totalité des nerfs du grand symp tbique offre une couleur blanche masquée quelquefois p un névrilème plus épais que de coutume. La structure d nerfs blancs du grand sympathique ne diffère de celle d nerfs céphalo-rachidiens, que par la ténuité de ses filels par sa disposition plexiforme plus prononcée.

Enfin, il est des nerfs mixtes qui sont à la fois gris blancs et qui participent en même temps de la structure d nerfs gris et de la structure des nerfs blancs (i).

(i) Je dois des remercîmens à M. C. Bonamy, mon prosecle particulier, pour le zèle et l’habileté avec lesquels il m’a seconi dans les nombreuses préparations qui m’ont servi pour la rédactù de cet ouvrage. >

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