‹ Anatomie descriptive / (volume 3)Chapitre 3 sur 238 · SI · texte numérisé non relu

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^ 3°. Différence de capacité. On dit généralement , avec

^ Bénac, Winslow et Haller, que le ventricule droit a une plus Différence

^jrande capacité que le gauche : on se fonde , i° sur Tobser- capacité,

^vation anatomique directe, qui prouve que le ventricule ^ droit gagne du côté de la base bien plus que le ventricule gauche du côté du sommet ; 2® sur les inductions quë peut fournir la capacité plus grande de l’oreillette droite et de illl’artère pulmonaire , comparées à l’oreillette gauche et à l’aorte ; 3° sur le résultat des injections pratiquées dans la

JfNGKIOLOGIE.

Dissidences dans l’évaluation de la capacité relative des deux ventricules.

Causes de cette dissidence.

Pourquoi le ventricule droit a une plus grande capacité que le ventricule gauche sur la plupart des cada.vres.

Capacité du cœur:

i”. Chez les individus morts par décapitation.

2°. Après la ligature de l’aorte.

cavités du cœur. Quant au chiffre qui exprime le rapport de capacité des deux ventricules, il n’y a pas deux observateurs qui s’entendent à cet égard; on en jugera par les évaluations suivantes la capacité du ventricule gauche est à celle du ventricule droit comme 3 1 à 33; comme lo à n; comme 5 à 6 ; comme 2 à 3 ; comme i à 2 (i).

Or, les dissidences qui existent dans cette évaluation prouvent, ou la défectuosité des moyens d’observation , ou des dif férences réelles, qui résultent d’obstacles accidentels plus ou moins considérables à la circulation pulmonaire dans les derniers temps de la vie.

Il est constant que sur le plus grand nombre des cadavres le ventricule droit a plus de capacité que le ventricule gauche; ce qui tient, suivant la judicieuse remarque de Sabatier, à la manière dont se fait la circulation du cœur danf les derniers momens, le sang refluant du poumon dans le venti’lcule droit; tandis que le ventricule gauche, qui n’é prouve pas le même bbstacle , et qui d’ailleurs a plus de vi gueur, se débarrasse plus ou moins complètement du san^ qu’il renferme.

Chez les individus morts par décapitation , la' cavité di ventricule droit s’efface aussi bien que celle du ventricule gauche.

L’état du cœur sur le cadavre, qui nous présente ce organe tel que la mort l’a surpris, ne permet donc nullemen d’apprécier la capacité relative des cavités du cœur pendan la vie.

Si sur un animal vivant on détermine la stagnation d* sang dans le ventricule gauche, par la ligature de l’aorte tandis qu’on laisse au sang des cavités droites une libre issu par l’artère pulmonaire, on trouvera dans la capacité de ventricules une inégalité inverse de celle généralement inj diquée.

(i ) Haller, 1. 1, 1. tv, sect. lij, p. 827.

DU COEÜB.

L’Injection de cire ou de suif faite graduellement , de manière à distendre sans déchirure les ventricules, a le double avantage de permettre , 1“ de déterminer le volume et le poids de la matière injectée contenue dans chaque cavité du cœur; 2“ de mesurer ces cavités dans des conditions identiques, c’est-à-dire dans l’état de distension : or, il résulte ; de mes observations que la capacité du ventricule gauche l’emporte un peu sur celle du ventricule droit.

4°. Différence dans V aspect des cavités et dans la constitution des parois. On rencontre dans le ventricule gauche les colonnes des trois espèces. Les colonnes de la première espèce, qui sont au nombre de deux seulement, sont remarquables par leur volume considérable. Leur sommet est 'presque toujours bifurqué; quelquefois il est à trois dlviitsions; assez souvent chacune de ces colonnes résulte de la ïijuxtà- position de deux ou trois colonnes réunies par de ••petits cordages ou filamens fibreux.

•f Les colonnes charnues de la deuxième espèce sont plus ^petites dans le ventricule gauche que dans le ventricule droit. La disposition aréolaire y est en quelque sorte moins 'profonde, et on ne l’observe que dans la couche la plus l'interne, à l’exception toutefois du sommet, dont toute il’épaisseur , sauf la couche la plus superficielle, offre la dis- 'Iposition caverneuse. Du reste , les aréoles sont remarquables “Vpar leurs petites dimensions , la gracilité et la multiplicité "^es colonnes qui les circonscrivent. Ces aréoles musculaires iîont souvent complétées par des cordons fibreux.

4 5°. Différence dans Vépaisseur, Les parois du ventricule ffgauche sont beaucoup plus épaisses que celles du ventricule “droit. La proportion de i à 2 établie par Laënnec est trop Î^Pàible : elle est de i à 4, et même de i à 5. On dit généralelient que le tissu musculaire du cœur est plus compacte du iiôté gauche que du côté droit.

^ * Différence dans les orifices. L orifice auriculo-ventrimlaire gauche est entièrement semblable à l’orifice auri-

Prédominance en capacité dn Yentricnle gauche sur le ventricule droit, démontrée par l'injection de cire on de suif.

Volume considérable des deux colonnes libres du ventricule gauche.

Gracilité des colonnes de la deuxième espèce.

Structure aréolaire do sommet.

entre les épaisseurs des deux ventricules.

ANGÉIOLOGIK.

Identilé des ori/ices aiiriculo -veutriculiilres droit et gauche.

Valvule mitrale.

Identité des orifices aortique et pulmoitaire.

Valvules

syguioiiles

aortiques.

Globules

d’Arantius.

Contiguïté des orilices aortique et aniicnlo-veii- Irieulaiie gauche.

iS

culo-ventriculaire droit : il est comme ce dernier pourvu d’une valvule analogue à celle qu’on a nommée triglochine; elle a été désignée par Vésale sous le nom de vahule mitrale^ parce que son bord libre est régulièrement découpé en deux valvules opposées. La valvule mitrale est plus fortement constituée que la valvule triglochine; elle est plus épaisse, plus longue et reçoit des cordages tendineux plus forts et plus multipliés. Ces différences s’appliquent surtout à la moitié droite de la valvule mitrale, laquelle proémine, à la manière d’une cloison incomplète, dans 1 intérieur du, ventricule, qu’elle semble diviser en deux parties, l’une aor-, tique, l’autre auriculaire; la moitié gauche de la valvule, au contraire, s’applique contré les parois ventriculaires.

L’orifice aortique représente identiquement l’orifice pulmonaire du ventricule droit: il est comme lui pourvu de trois valvules sigmo'ides qui ne diffèrent des sigmoïdes pulmonaires que par une plus grande résistance et par le développement des nodules ou globules de son bord libre : aussi,' est-ce seulement pour les valvules sigmoïdes gauches qu’Arantius a admis ces nodules ou épaississemens, connus sous, le nom de globules cC A r antius.

Mais tandis que les orifices auriculo-ventriculaire et artériel droits sont placés .à distance, les mêmes orifices du côté gauche sont contigus : en sorte que le bord adhérent de la moitié droite de la valvule mitrale se continue avec le bord}! adhérent de la valvule sigmoïde correspondante.il suit de là que quand on a enlevé ces valvules, la base du ventricule gauche ne présente qu’un seul orifice.

Conformation intérieure des oreilleetts. |

Préparation. Oreillette droite, Incision horizontale s’étendant de l’auricule à la veine-cave inférieure; 2“ incision verticale qui,' partant de la veine-cave supérieure, vienne tomber perpendiculairement sur ia première incision.

Oreillette gauche. Incision verticale , dirigée d’avant en arrière,

DU COEUR. I9

eotre les veines pulmonaires droites et les veines pulmonaires gauches , et comprenant toute la paroi postérieure de l’oreillette.

Pour avoir une idée .exacte de la forme intérieure des oreillettes , injecter un cœur avec du suif ou de la” cire, puis étudier l’espèce de moule qu'on retire de leur cavité.

A. Conformation intérieure de t oreillette droite.

On peut comparer la forme de l’oreillette droite , quand elle a été distendue, à un segment d’ovoïde irrégulier, dont Parois de le grand diamètre serait dirigé d’avant en arrière. On lui l’oreillette

° , . . / . droite.

considéré trois parois: une anterieure convexe; une interne.^ légèrement concave , répondant à la cloison ; une postérieureconcave, qui forme la plus grande partie de orifices l’oreillette, et qui est remarquable par la présence de co- «ont au nom- ‘ lonnes charnues. L’oreillette droite présente quatre orifices PadaUe^ chez l’adulte, et cinq chez le fœtus; ce sont : 1° l’orifice de cinq chez

• auriculo-ventriculaire ; 2® l’orifice de la veine-cave supéi rieure ; 3° l’orifice de la veine-cave inférieure ; 4“ l’orifice de

• la veine coronaire; 5° chez le fœtus, le. trou de Botal, rem-

• placé par la fosse ovale chez l’adulte.

i”. Orifice auriculo-ventriculaire : le plus considérable de jo, orifice

^ tous ceux de l’oreillette, elliptique, de 16 à 18 lignes dans auriculo - venip 1 T ' • ' > • 11- iriculaire.

ion grand diamètre , qui est antero-posteneur ; de 12 lignes lans son petit diamètre; présentant une zone blanchâtre, pii donne attache au bord adhérent de la valvule tricuspide.

La cavité de l’oreillette présente une sorte d’étranglement au îiveau de l’orifice auriculo-ventriculairè,

2®. Orifice de la veine-cave supérieure : circulaire, regardant 2°. Orifice ;n bas et un peu en arrière, dépourvu de valvules, limité à <1® veinejauche par une bride musculaire saillante, qui la sépare de -apenen ^“H’aurlcule , à droite par une bride musculaire moins pro- 1“^’ loncée qui la sépare de la veine-i ave inférieure. De ces *^'(leux brides qui s’impriment parfaitement sur le moule en :ire, la première sépare la partie fasciculée de l’oreillette de

ert,;

(VNOÉIOLOGIE.

3*. Orifice de la veine-cave iriférienre.

Valvule

d’Enstachi.

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