ARTÈRE SOUS-CLAVIÈRE, INTERCOSTALE SUPÉRIEURE. 1S
infléchit en- dehors derrière le scalèijf! antérieur pour s’en- Direction, incer entre l’apophyse transverse de la septième vertèbre P®®*®
^ ^ , T V • * • entre la sep-
ervicale et la première côte. Je ne 1 ai jamais vue se porter tième vertèbre
atre la sixième et la septième vertèbre cervicale, bien que cervicale et la ^ . , . , , première cote.
lie examiné dans ce but une quarantaine de sujets (i ).
Au sortir de l’espace intertransversalre, la cervicale pro- Division : j mde se divise en deux branches : l’une descendante^ que En rameau t ai pu suivre jusqu’à la partie moyenne du dos, entre igg . luscles longs du dos; l’autre ascendante^ qui remonte entre rameau , grand complexus et le transversaire épineux dans lesquels ascendant.
; le se termine.
a Intercostale supérieure.
Préparation. Elle ne peut être faite que par la sui’face interne, du t<orax. Pour cela, il faut scier le thorax verticalement. Pour mettre iiirtère à découvert, il suffit d’enlever la plèvre qui revêt les deux lumières côtes et les muscles intercostaux.
A Destinée aux ' deux ou trois premiers espaces intercos- ■px et quelquefois seulement au premier , V intercostale suti’.rieure présente des variétés de calibre en rapport avec l’é- Variable i» nduè de sa distribution. Elle naît en arrière et en bas de la cahhre (<tus-clavière, au niveau de la cervicale profonde, et quelqueis d’un tronc commun avec cette dernière. Elle descend J.îxueuse au-devant du col de la première, puis de la deuxième •)tes, en dehors du premier des ganglions nerveux dorsaux,
' se termine dans le deuxième espace Intercostal , à la ma- Terminaison ère d’une intercostale aortique; quelquefois elle s’anasto-
(i) Ce rapport est si constant, que même dans les cas où il t îste une côte surnuméraire cervicale, c’est entre cette côte surnuiéràire et la première côte dorsale que passe l’artère cervicale pro- ^^înde. Quelques ctudians m’ayant prié de venir voir un sujet chez ”'1 iquél la cervicale profonde mànquait, et ayant vainenient cherché : ec eux cette artère entre la première côte et l’apophyse transverse da dernière vertèbre cervicale, je m’aperçus qu’il existait une côte 'vvicale : c’était entre cette côte et la première côte^dorsale que se ouvait l’artère.
ANOÉIOLOGIB.
Limites.
Direction
-diagonale.
Elle n’est pas flexuense.
Conséquences.
Ligne fictive pour déterminer sa direction.
Rapports :
1”. En avant ;
mose largement avec la première des intercostales aortiquij L’intercostale supérieure fournit pour chaque espace, I® un
Xir&DCll6S
supplémentai- brandie dorso-spinalc] 2® une brandie intercostale propreme^
res des luter- n’est pas rare de voir manquer la branche intercostal
costales aorti- . , » 1
ques. du premier espace : dans tous les cas, elle est extremerafl
petite.
ARTÈRE AXILLAIRE.
Préparation. Pour préparer l’artère axillaire de même que les aj très artères du uiembre supérieur, il suffit de préparer avec soin Ij muscles, en respectant les branches qui se présentent et en les su| vant jusqu’à leur origine.
Ylart'erc axillaire est cette partie de l’artère du membre thi racique qui fait suite à l’artère sous-clavière et que continij l’artère humérale. Ses limites, qui sont purement artificielle sont d’une part, la clavicule(i)j d’une autre part, le bord inft rieur du grand pectoral. Elle traverse à la manière d’une di gonale, le creux de l’aisselle et se coude au niveau du ci| de I humérus, pour se continuer avec I humérale. Appliquai sur le thorax à sa partie supérieure, et sur l’humérus à sa lie inférieure, elle ne décrit aucune flexuosité remarquabltl en sorte que dans l’abduction .forcée du bras, cette artè' éprouve une distension qui peut aller jusqu’à déterminer déchirure. Sa direction est assez exactement tracée parla ligij celluleuse qui sépare si souvent la portion sternale de lape tion claviculaire du grand pectoral, ou mieux par une ligi fictive étendue de la réunion du tiers externe avec 1 deux tiers internes de la clavicule au côté interne du col ( l’humérus.
Rapports. A raison de l’importance qu’il faut attach à la détermination précise de ces rapports, nous les corf^ dérerons en quatre sens.
En avant., l’axillaire répond successivement au sot clavier, au grand pectoral et au petit pectoral j puis, au-desso
(1) Les aujeurs qui font terminer la sous-clavière dans Tinte valle des scalènes font commencer Taxillaire dans cet intervalle
ARTÈRE AXILLAIRE. iSg
I ce muscle , elle est en rapport une seconde fois avec le gind pectoral J enfin, avec le coraco-brachial.
En arrière^ elle répond à l’espace celluleux qui sépare le I js-scapulaire du grand dentelé; plus bas, au grand rond et y grand dorsal.
I En dedans, appuyée d’abord sur la première côte et sur le jîmier espace intercostal, elle s’éloigne ensuite du tborax int elle est séparée par le creux axillaire, et répond à la peau ^i revêt la paroi externe du creux de l’aisselle et à l’aponé- |ase subjacente.
'En dehors, embrassée d’abord par la concavité de i’apo- ^yse coraco'ide, elle répond à la tête de l’bumérus dont elle I sép.arée par le muscle sous-scapulaire. i Rapports avec la veine et les nerfs axillaires. Immédiate- J,‘nt au-dessous de la clavicule, la veine axillaire est située en jjJdans et à une certaine distance de l’artère, et lui de- «nt accolée plus bas. Les veines céphalique et acromiale ^ssent au-devant de cette artère.
♦Immédiatement au-dessous delà clavicule, le plexus brachial l it entier est situé en dehors de l’artère; un nerf thoracique ni la croise en avant. Sous le petit pectoral , l’artère est placée par lé plexus : d’abord elle est embrassée par l’espèce i V ouvert supérieurement, que forment les deux racines i nerf médian ; plus bas, elle se trouve placée entre le nerf àîdian et le cubital qui sont en avant , et le nerf radial qui •: en arrière; en sorte que pour découvrir l’artère dans le jûîux de l’aisselle, il faut la chercher entre le radial et le ebital.
$]Conséquences de ces ra^/ior^^.Ellessontrelatives i“aux plaies él’aisselle; 2® à la compression qui peutêtre exercée sur l’axilïre, d’une part, par la clavicide fortement abaissée contre le ^emier espace intercostal et la deuxième côte, d’une autre l(rt, à l’aide du doigt, dans le creux axillaire contre la tête € riiumérus; 3“ à la ligature, qui peut être faite sous la cla- V;ule aii-dessus du petit pectoral ou dans le creux de l’ais-
Rapports ;
2°. En. arrière
3®. En dedans.
4°. En dehors.
Rapports avec la veine elles nerfsaxillaires.
Gonséqnences des rapports de Paxillaire.
ANG^IOLOGIE.
iGo
selle ; 4° à la déchirure de l’axillaire dans les tractions imoj dérées opérées pour la réduction d’une luxation (i). Branches collatérales. L’axillaire fournit cinq branchÜ
Branches
collatérales de i<> au dessus du petit pectoral, \' acromio-thoracique\ 2°so axillaire. petit pectoral , la thoracique inférieure ou mammoi
externe-^ 3” au niveau du col de l’humérus, la scapula inférieure et les deux circonflexes.
L’acromiale et la thoracique supérieure ne constituent qu’une seule artère.
Branche thoracique.
Brancheacro-
miale.
Rameau deltoidien.
Rameau
acrcunial,
Acromiale et thoracique supérieure.
Je crois devoir réunir sous le titre A' acromio-thoracî^ \ acromiale et la thoracique supérieure ^ lesquelles naisse presque toujours d’un tronc commun qui se détache à ang droit du côté interne de l’axillaire, immédiatement au-dess; du petit pectoral, croise perpendiculairement le bord sup rieur de ce muscle , et se divise immédiatement en dei branches : l’une thoracique., l’autre acromiale.
lia branche thoracique se porte en bas et en dedans en le grand pectoral et le petit pectoral, et se distribue à deux muscles , et plus spécialement au dernier. Quelqj rameaux qui traversent le grand pectoral viennent se dist buer à la peau et à la mamelle.
La branche acromiale se divise en deux rameaux, i rameau descendant o\x deltoïdien, qui -gagne la ligne cell leuse, qui sépare le grand pectoral du deltoïde , la p; court dans tonte son étendue, se consume dans ces de muscles et plus particulièrement dans le deltoïde; ce rame est accompagné par la veine céphalique.
Un rameau transversal ou acromial qui se porte 1| rizontalement en dehors , passe successivement sur. sommet et quelquefois sur la base de l’apophyse coi; coïde, sur le ligament acroniio-coracoïdien et longe le tiers ^ terne du bord antérieur de la clavicule; il est recouver; da tout son trajet par le deltoïde, dans lequel il se consume
(i) J’ai vu deux cas de déchirure de l’artère axillaire par suite d’" forts de réduction dans des luxations anciennes.
ARTÈRE AXILLAIRE. THORACIQUES. l6l
ïrande partie. Quelques ramuscules vont se terminer à la 3eaii qui revêt l’acroniion ; ce rameau acromial se termine au .voisinage de l’articulation acromio-cîaviculaire ; quelquefois me de ses divisions suit exactement le bord antérieur de la clavicule.
Thoracique inférieure, ou longue , ou mammaire externe.
Beaucoup plus volumineuse que la précédente, naissant jüelquelois par un tronc commun avec elle , d’autres ois par un tronc commun avec la scapulaire inférieure, a thoracique inférieure ( thoracique longue^ ou mammaire .’xterne) se sépare de l’axillaire au-dessous du petit pec- . oral , se dirigé en bas et en avant sur la partie latérale lu thorax, entre le grand pectoral et le grand dentelé, mis entre le grand dentelé et la peau, et se termine au liveau (îu sixième espace intercostal. Chemin faisant, elle ’ournit un grand nombre de rameaux aux ganglions de ’aisselle, au muscle souS:Scapulaire, au grand-pectoi'al, au grand-dentelé, aux deuxième, troisième, quatrième, cin- [ulème et sixième espaces intercostaux, à la glande mamnaire et à la peau. Il n’est pas rare de voir la thoracique in- > érleure remplacer là scapulaire inférieure dans une partie , le sa distribution , et alors elle présente un falibre aussi ■. ;onsidérable que cette dernière.
Scapulaire inférieure ou commune.
Thoracique
iaférieure.
Branches qu’elle fournit.
Elle rem»
place quel quefois en partie la scapulaire inférieure.
La plus volumineuse des branches que fournit l'axillaire, a scapulaire inferieure ou commune ( sous - scapulaire ), laît au niveau de la partie inférieure de la tête de l’hunié- •us, tantôt Isolément, tantôt par un tronc commun, ayec la ârconflexe postérieure et même avec la thoraclcjue longue ;tl humérale profonde ; dans ce dernier cas, elle est aussi voumineuse, quelquefois même plus volumineuse, que la bra- ;hiale. A son origine, qui a lieu du côté externe de l’axilaire, elle est placée entre le nerf radial , qui est en dedans, et a branche principale d-’origine du médian,' qui est en dehors:
Scapulaire
inféiieure.
Griglue.
Variétés.
AXGÊIOLOCIE.
Sa direction.
FUxuruse,
Sa dÎTiaion.
BranrlietlMccndente ou tkuraciquf.
Branche (ca> pnlaiie proprement dite.
Ses divisions en trois rameaux.
elle se dirige, flexueuse, en Itas et en dehors le long du b(»| inférieur du sous-scapulaire, parallèlement au grand rond au-dessous de la tête de 1 humérus (i), fournit à tous cS muscles des branches considérables-, et, parvenue au-dessoU de l’inserlion du muscle sous^scapulaire, se divise en deul brandies : l une descendante ou thoracique^ l’autre scapulair proprement dite.
A. La branche descendante ou thoracique qui est souven fournie par l’artère thoracique inférieure, se porte en bas e en avant le longdu bord a.vlllaire de l’omoplate, parallèlemen à la iboraciqué longue, en airière de laquelle elle est situé^j et se divise en un grand nombre de rameaux considérables dont les uns vont au grand- dorsal , plusieurs au grani^ dentelé, et peuvent être suivis jusqu’à la partie la plu inférieure de ce muscle , d’autres se contournent su l’angle inférieur de l’omoplate , et vont s’anastomoser avo la branche scapulaire de la même artère et avec la scapulaiii postérieure de la sous-clavière.
B. La brandie scapulaire proprement dile^ marche accolé au bord inférieur du sous-scapulaire, au-devant de la longui portion du triceps brachial, et parvenue au-dessous del inseff tion scapul^re de ce dernier muscle, se divise en trois ra ineaux : 1° un rameau antérieur sous scapulaire , qui s’eû> fonce dans cette fosse au-dessous du muscle et s’épanoui
i*. Rameau
•ons- scapulai- en un grand nombre de rameaux dont les plus élevés von
re.
jusqu’à la capsule scapulo - humérale; 2“ un rameau sous'
(1} Ce rajiport de la sous-scapulaire avec la tête humérale nu paraît important. Dans l’abduction, cette artère est forteuient distendue, et je serais étonné que cette disien.sion ne fût pas porter jusqu’à la déchirure dans quelques cas de luxation ; l’artère clrcon flexe, au contraire, et par consécpient le nerf circonflexe, me pa-> raissenl bcaucouji moins susceptibles de distension dans l’abduction du bras. Cependant, on a la certitude que le nerf circonflexe a été déchiré dans certaines luxations, témoin les paràlysies du deltoïde qui succèdent aux luxations de l’humérus.
ARTÈBE AXILLAIRE. CIRCONFLEXES.
•pîneuXf qui contourue le bord axillaire de l’omoplale , a". Rameau
j’enfonce entre le muscle et la fosse sous-épineuse, et va j’anastomoser par un rameau considérable avec la teriniaaison de la sus-scapulaire; 3® un rameau moyen, qui conti- 3. hameau lue le trajet primitif de l’artère, longe le bord axillaire de «noyen. 'omoplate entre le grand et le petit rond, puis devient posérieur, et se termine en s’anastomosant encore sur l’angle [ 'liféiieur de l’omoplate avec la branche thoracique de la I nème artère et les rameaux sous-épineux de la scapulaire I lupérieure.
^ Circonflexe postérieure.
s La circonflexe postérieure naît en arriéré do l axillalre, au pos^él^i^euiv*** i^iiveau de la scapulaire inférieure, qu’elle égale quelqueibis q |(:n volume. Elle se porte horizontalement en arrière emre le «,nuscie s.ous scapulaire et le grand rond, contourne de de- Direction, alans en dehors le col chirurgical de 1 humérus, en passant i|»uccessivement: entre le vaste interne du triceps et le petit j ’ond, puis sous la longue portion du triceps avant de s’enl||ager sous le deltoïde, à la face profonde duquel elle sacît'le, en se contournant toujours, de manière à former les Terminaison, rois quarts d’un cercle: elle arrive ainsi jusqu’à bipartie anjérieuie et externe de I humérus, et se perd dans le deltoïde n s’anastomosant avec les branches deitoïdiennes de l artère
Rapports.
romio-thoracique. üans tout son trajet, elle est accompa- ;née par la veine circonflexe et par le nerf axillaire. Au motient où elle se contourne, la circonflexe, postérieure fournit les branches capsulaires et périostiques qui se portent à la apsule de l’articulation scapulo-huméraie et au périoste de 'humérus.
Circonflexe antérieure.
\ol circonflexe antérieure , petite branché quelquefois mul iple, naît de Taxillaire au-devant dé la circonflexe posté- antérieure, j^îeure, souvent par un tronc commun avec cette dernière.
[I(üf xlle se porte horizontalement de dedans en dehors au-dessus ' les tendons, du grand dorsal et du grand rond, recouvert®
Circonflexe
ti.
ANGÉIOLOGIE.
Direction;
par le coraco-brachlal et par la courte portion du bicepij passe sous le tendon de ia longue portion de ce muscle, co! tourne le col de 1 humérus, coupe perpendiculairement •] Division en coulisse bicipitale, contre laquelle elle est maintenue par ] cend înt syiioviale, et se divise en 7'ameau descendant qui n’offre rie En rameau remarquable et en rameau ascendant. Ce dernier, parven ascendant. à la partie supérieure de la coulisse, s’anastomose par arca^ avec le rameau osseux de l’acromiale, et se perd dans la tê| de l’humérus qu’il pénètre par un ou plusieurs points.Lacii conflexe antérieure est donc destinée à I humérns, à so périoste et à la synoviale de la coulisse. Quelquefois il exist plusieurs circonflexes antérieures qui s’enfoncent dans l’( paisseur du deltoïde.
ARTERE HUMERALE.
Limites de r.nrtère humérale.
Direction.
Absence de flexuosités.
A.R.nppoi'ts le loti" du bras
En avant,
En arrière.
En dedans , Eu dehors.
Uartei'e humérale ou brachiale est cette partie de l’artèï du membre supérieur qui est limitée en haut par le bord iti férieur de l’aisselle, en bas par la partie supérieure de l’a van bras, où elle se bifurque. Elle est dirigée de haut en bas,-^ un peu d’arrière en avant , et de dedans en dehors , de tell sorte que, placée supérieurement en dedans de l’humérufi elle se trouve inférieurement au-devant de cet os. Le défaU de flexuosités dans cette artère explicjue la possibilité de.si déchirure par l’effet d’une extension forcée de l’avant-bra dans la luxation du coude, etc. *>.
Rapports. Ils doivent être examinés , i“ le long du bras 2“ au devant de l’articulation du coude. i
yî. Le long du Iras^ l’humérale répond : 1° en avant ai coraco-brachial et au bord interne du biceps : ce dernifli muscle peut être considéré" comme le satellite de l’artère^ chez les sujets amaigris, il ne recouvre plus l’artère, quide| vient alors sous-aponévrotique; 2® en arrière^ elle est en rapj port avec le triceps, puis avec le brachial antérieur; 3“ e/rv/éj dans, elle répond à l’aponévrose brachiale qui la sépare dJ la peau ; 4” dehors , au coraco-brachial , puis à la face fn!, terne de l’humérus, dont la sépare le tendon du coraco-brafii
ARTÈRE HUMÉRALE.
thial; dans le reste de son étendue, â l’espace celluleux qui lipare le biceps du brachial antérieur. L’arlère humérale est ontenue dans une gaine aponévrotique qui lui est commune •/ec le nerf médian. Les rapports de cette artère avec les veies et avec les nerfs sont les suivans ; la veine humérale prinpale est en dedans, une autre veine humérale plus petite est 1 dehors, et ces deux veines communiquent fréquemment itre elles par des branches transversales qui enlacent l’artère. Le nerf médian est situé au devant de l’artère, excepté en lut, où il est en dehors, et en bas au voisinage du coude, :i il est en dedans de ce vaisseau. Le nerf cubital répond ipérieurement en dedans de l’artère , puis il se porte en rière pour se loger dans une autre gaine. Le nerf radial, Ijtué d’abord derrière l’artère, l’abandonne aussitôt pour »inlourner l’humérus ; enfin le nerf brachial cutané interne
^it la direction du vaisseau en le croisant un peu d’avant
arriéré.
Il résulte de ces rapports, i° que la compression peut être îlite avec beaucoup d’efficacité de dedans en dehors, sur la 4<ce interne de l’humérus; 2” que la ligature de ce vaisseau ^t pratiquable dans tous les points de sa longueur.
B. Au pli du coude y l’iiumérale occupe la partie moyenne l’articulation; superficielle en avant^ elle n’est séparée de peau que par l’expansion aponévrotique du biceps ,^et par il veine médiane basilique, qui la croise à angle très-aigu ; en '‘-trière^ elle répond à l’articulation du coude, dont l éloigne 1 muscle brachial antérieur; en dedans^ au nerf médian et A muscle rônd pronateur ; en dehors^ au tendon du biceps ti’elle croise bientôt.
H Conséquences. De la position superficielle de l’artère hu-. iiliérale au pli du coude, et de ses rapports avec la veine léiîiane basitique et avec l’articulation du coude, il résulte (.ecette artère peut être facilement comprimée, qu’elle peut re blessée dans l’opération de la saignée et décimée dans I luxation du coude.
Branches collatérales. On peut les diviser en externes et
Gaine aponévrotlqne de l’iirtère humérale.
Ses rapports avec les veine»
Avec le»
nerfs.
Conséquences des rapports précédens.
B. R.apports aupli dit coude En avant,
En arrière,
En dedans, En dehors.
Airc-^TOLOCIX.
rrsQcbcs collatérales ratière humérale.
Branches extei nés et anterieuies.
Branche
deltoïdieune.
Branches intc'nes et postérieures.
Humérale
profonde.
antérieures f et en internes et posferiertres. Les tranches ex' ternes et antérieures très - multipliées , sont tlestlnées ai muscle coraco-bracliial, au biceps, qu’elles pénètrent à di' verses bauteurs, et au bracbial antérieur. Une brandie forj remarquable, et qui m’a paru constante, branche deltéi^ dienne ^ passe transversalement, au-devant de riiumérasj Sous le coraco-brachial et le biceps, et se jette en parti* dans le deltoïde à son insertion huméralé, et en partie dan le lirachial antérieur. Les branches internes et postérieur^' sont petites, à lexceplion de celles qui pénètrent directe ment dans le bracbial antérieur; je les ai vues naître touteli de l'axillaire par une grosse brandie qui se déladiait elle même d’un tronc commun à cette artère , à la sca commune et à la circonllexe postérieure.
Que! que soit leur mode d origine, quatre branches colla ' térales sont remarquables par leur distribution constante'*' savoir : \ humérale profonde , la collatérale interne , la ht ad che supeificielle dit -vaste interne ^ la brandie superficielle brachial antérieur, '
Les deux premières ont seules reçu un nom parlil cuber. i
A. Humérale profonde. Nommée aussi collatérale externe raison do sa terminaison au côté externe de l’articulation d coude, elle se détache de l’huméràle au niveau du bord ht férieur du grand rond. On la voit assez souvent naître pa un tronc connr.un avec la circonflexe postérieure qui vietij! alors elle-même de riuiroérale; elle se porte en bas et en ai* rière, gagne la gouttière du nerf radial, et parcourt avec C; nerf toute l étendue de la gouttière humérale. Placée daj^l celte partie de son trajet entre l’iuirnérus, dont elle coti tourne la face postérieure, et le triceps, elle sort de la gou tiere radiale au-dessous de l’insertion humérale du deltoïde entre le bracbial antérieur et le triceps, et se divise en deu' branches»: l’une profonde.^ qui accompagne le nerf radial* l’autre, supeificielle. La première est essentiellement un*' branche mnseniaire qui naît quelquefois directement de l’hir
JLKTé&B HUMÜ&ALIb
nérale, se porte Terticalement en bas dans 1 épaisseur du riceps, fournit aux vastes interne et externe, au milieu lesquels elle se termine en s’anastomosant largement avec es collate'rales du coude; la se porte verlica- Branohe sa-
rment en bas le long de la cloison intermusculaire externe, perC'-»elle. errière l’épicondyle , où elle s’anastomose avec la récurenle radiale postérieure.
B. Collatérale interne. Beaucoup plus petite que la précé- Collatéfal*
ente, qui la fournit quelquefois; souvent double, elle naît întem*.
une hauteur variable de la partie inférieure de rhumérale; ^ Souvent
. intôt se dirige transversalement en dedans, tantôt se porte,
^exueuse, de haut en bas pour devenir transversale, et se di-
|(iser en deux branches : i° branche antérieure ^ qui se porte S* division
? i brachial antérieur, aux muscles de l’épitrochlée et au P*"”
joste (lui revêt cette én\mence\ brandie imstérieure qui
’ . . . . V • ^ En bmneh#
averse la cloison in tenu u scolaire interne, et se divise en postérieure.
■imeaux musculaires qui vont au triceps: en rameaux péostiques et osseux, qui se portent transversalement au demi du triceps, et s’anastomosent avec la récurrente radiale .itérieure; en rameau descendant, qui accompagne le nerf
• tbital, et va s’anastomoser avec la récurrente cubitale jjstéz’ieure.
G. Branche superficielle du vaite interne. Remarquable par ,
,în calibre etpar 1 étendue de son trajet, elle irait de fluimé- perfîclelle dn ale, immédiatement au-dessous de la profonde , de laquelle interne. >ie se détache même assez souvent, se porte verticalement eu jjls, et s’accole au nerf cubital. D’abord placée au devant de 1 cloison intermusculaire interne , elle la traverse avec le Irf cubital, se porte en arrière pour se placer entre l’épiiroclilée et l’oléci'ane, et s’anastomose avec la récurrente cbitale postérieure.
D. Branche superficielle du brachial antérieur. Née de Branche sn* lumérale au niveau de la précédente, elle longe la partie pcficidle da
• I , , 1 ■ 1 > • • I II brachial anté*
ï.erne du muscle brachial anterieur, diminue graduelle- I3nt jusqu'à la partie inférieure du bras, où elle s’anasto- I )se avec la collatérale interne.
AKCEIOLOCIE,
Branches termliiales de l'huiiiérale.
Anomalies de] liumérale sous le rapport de sa bifurcation,
Les branches terminales de l’huraérale sont la radiale et U' cubitale. - '
La bifurcation de l'humérale en radiale et en cubitale !j lieu ordinairement au-dessous du pli du coude, quelquefoi; au niveau, assez souvent au-dessus de la ligne articulaire et dans ce dernier cas la bifurcation s’observe, tantôt av tiers inférieur ou à la partie moyenne du bras, tantôt à 1: réunion des deux tiers inférieurs avec le tiers supérieur d’autres fois dans le creux môme de l’aîsselle, en sorte que Ij radiale et la cubitale succèdent immédiatement à Taxlllaire Dans ces cas , une des branches de bifurcation , le plus ordi naîrement la radiale, est sous-cutanée, et la cubitale affect les mêmes rapports que l’humérale : quelquefois c’est le cor) traire. Enfin, on a vu les artères radiale et cubitale toute' deux sous-cutanées; il n’est pas rare de voir l’artère radial constituer à son origine la branche de bifurcation interne et croiser à angle très-aigu la cubitale pour aller gagner 1 radius. Indépendamment de cette anomalie qui résulte d* lieu de bifurcation, il en est une autre dans laquelle un' bifurcation anticipée a lieu; mais l’une des branches de l bifurcation est l’artère interosseuse, l’humérale se compof tant comme de coutume; d’autres fois, au lieu d’une bifuf cation , on voit naître un petit rameau très-grêle qui va s jeter dans la cubitale, laquelle naît alors par deux racines.
La connaissance de ces anomalies qui se rattacher soit au lieu de bifurcation, soit aux nouveaux rappoil qu’affectent les parties, est extrêmement importante souj le point de vue chirurgical. J’ai été sur le point d’ou vrlr la radiale dans un cas où elle était sous-cutanée au p du coude.