VEINES DU RACHIS
Les veines rachidiennes constituent un département tr i important du système veineux, et qui cependant n’a été s] cialement étudié que dans ces derniers temps.
Ces veines diffèrent, à beaucoup d’égards, des artères c!
Considéra- ^ en sorte que leur description est à pe i
lions générales
sur les veines éclairée par l’étude de ces artères; cependant, j’aurai p dn rachis. gieurs fois occasion, dans le cours de cet article, désigna quelques analogies remarquables entre ces deux ordres vaisseaux.
Les veines rachidiennes présentent à un haut degré!# distinction en veines satellites des artères et en veines si^ plémentaires. ^
Nous diviserons les veines rachidiennes en extérieures^ rachis^ ou superficielles ^ et en intérieures ou profondes.
VEINES RACHIDIENNES SUPEREICIELLES.
Les veines rachidiennes superficiélles peuvent être sub visées en antérieures et en postérieures.
A. Pleines rachidiennes superficielles antérieures.
^. . . . Les veines rachidiennes superficielles antérieures compr
Division dos ‘ ^
veines rachi- nent la grande veine azygos, la petite veine azygos, le trc
diennes saper- commun des intercostales supérieures droites, celui des inl
costales supérieures gauches, les veines vertébro-lpmbai
etiléo-lombaires, lessacréeslatérales et les sacrées moyenn
au cou, la veine cervicale ascendante, etla veine vertébw
Grande veine azygos.
On a donné ce nom à une Veine considérable, impai; d’où le nom d'azygos (a ^vyos, venu sine pan), couchéij long de la colonne vertébrale, qui commence à la régi lombaire, et se termine à la partie supérieure du thorax, s’ouvrant dans la veine-cave supérieure (veine prélombo^Û racique , Chauss.).
Origine. Son origine présente beaucoup de variétés: elle naît ti
Sitnation.
.VEINES Dü RACHIS. • 3^9
r'ement du tronc même de la veine cave inférieure, avec l[uelle elle communique d’ailleurs presque toujours par ( petits rameaux. Ordinairement elle fait suite à cette série cinastomoses qui embrassent la base des apophyses trans- ^rses lombaires et qu’on peut appeler avec quelques auteurs '.ine lombaire ascendante \ quelquefois elle naît du tronc de 1 dernière vertébro-costale, ou de la première vertébro-lomi.ire; on voit rarement une branche d’origine venir de la male ou de la capsulaire. Souvent elle naît à la fois de la Jiibaire ascenfJante, et delà première vertéhro-lombaire f. de la dernière vertébro-costale. La veine azygos passe, jesque immédiatement après son origine, de la cavité ah- (■minale dans la cavité thoracique, à travers l’ouverture .^rtique du diaphragme, se place sur la partie latérale droite (I corps des vertèbres thoraciques, et , parvenue au niveau, <1 troisième espace intercostal, c’est-à-dire entre la troisième «la quatrième côte, se recourbe en crochet, à la manière ( la crosse aortique, au dessus de la bronche droite qu elle i«ibrasse, et vient s’ouvrir à la partie postérieure de la veine «ve supérieure, au moment où cette veine pénètre dans le jrlcarde.
Dans ce trajet , la veine azygos est accolée à la colonne ■rtébrale, et située dans le médiastin postérieur, à la l'oite de l’aorte et du canal thoracique qui marche parallèle- ;entàcette veine, au-devant des artères intercostales droites, Mi’elle coupe à angle droit. Son calibre, variable suivant le imbre des branches qu’elle reçoit, va croissant progressl- !ment de bas en haut.
De grandes discussions ont eu lieu relativement à la queson de savoir s’il existe ou non des valvules dans la veine ;ygos. Cette question me paraît résolue négativement.
La veine azygos reçoit, en avant, la bronchique droite^ lelques veines œsophagiennes et médiastines , à droite, les uit dernières veines vertébro-costales droites \ à gauche, demi azygos et le tronc commun des veines intercostales ipérieures gauches.
Variétés
d’origine.
Veine lombaire ascendante.
Trajet.
TeAînaison de l’azygos.
Rapports.
Valvules.
Branrbes qu’elle rei^oit.
ANGÉIOLOGIE.
La veine azygos reçoit quelquefois les verlébro - costales supérieures droites.
Originç.
Traje^
Branches qu’elle reçoit.
La veine azygos s’ouvrant dans la veine cave supérieure la hauteur du troisième espace intercostal, reçoit au nive? de sa courbure, tantôt par un tronc commun, tantôt par dei ou trois branches isolées, les trois veines vertébro-costal supérieures droites, lesquelles vont quelquefois se jeter dai le tronc brachio-céphalique droit, ou dans la veine cave si' périeure, au-dessus de l’insertion de l’azygos. Dans ce de nier cas, elles se dirigent verticalement en haut; dans le S( cond, elles se dirigent presque verticalement en bas. : De la demi-azygos ou petite azygos. ^
La petite veine azygos doit être considérée comme le troiir commun des trois, quatre ou cinq dernières veines vertébnii costales gauches : elle s’ouvre dans la grande veine azygos. ;
Son origine inférieure est aussi variable que celle de 1 grande veine azygos, il y a toutefois cette différence que s(jj communications avec la veine rénale sont beaucoup plus f« j quentes. Elle se porte de bas en haut sur la partie latéral!} gauche de la colonne vertébrale, se rapproche de la ligni médiane, et va s’ouvrir dans la grande veine azygos à un hauteur variable suivant les sujets. Cette réunion se fait, soi| dans une direction perpendiculaire, soit dans une directio:|j oblique, derrière le canal thoracique. La petite veine azygéf peut être considérée comme la branche gauche d'origine d j la grande veine azygos ; quelquefois cette branche gauch i estextrêmement volumineuse; dans ce cas, la grande azygo se continue directement avec cette branche gauche, et alori la branche droite présente un très-petit calibre.
La demi-azygos reçoità gauche les quatre ou cinq dernière veines vertébro-costales du même côté. Elle reçoit asse!' souvent le tronc commun des veines vertébro-costales supe'i rieures, tronc qui mériterait le nom de petite azygos supérieure.
Des veines vertébro-costales gatiches supérieures. j
On pourrait appeler petite azygos supérieure gauche I tronc commun de ces veines , car elle est, pour les veine
VEÎNES DU RACHIS.
nircostales supérieures de ce côté, ce qu’est la petite azygos oiir les veines intercostales inférieures. Elle se porte de jat en bas sur la partie latérale gauche de la colonne verérale, et va grossissant à mesure qu’elle approche de sa ;eTiinaison , qui a lieu soit dans la demi-azygos pi;ès de son «bouchure, soit dans la grande veine azygos. Il n’est pas ve de voir le tronc commun des veines intercostales supé- •iires gauches s’ouvrir à la fois par une bifurcation et dans a’eine azygos et dans le tronc veineux brachio-céphalique I même côté. Dans quelques cas, il s’ouvre isoléhient dans le ùtnc veineux brachio-céphalique; j’ai rencontré cette derare disposition. J’ai vu les veines diaphragmatiques supédjres gauches et les médiastines se rendre dans le tronc de ieietite veine azygos immédiatement avant son embouchure.
Du reste, le nombre des veines vertébrocostales gauches qi concourent à la formation de la petite azygos, varie dauis trois jusqu’à sept; lorsque les trois ou quatre pre-/ aères veines vertébro-costales gauches concourent seules à fiformer, deux ou trois veines intercostales gauches vont s-rendre directement dans la grande veine azygos.
La grande veine azygos est destinée à recueillir le sang dî veines vertébro-costales droites et gauches; sa présence e nécessitée par la disposition de la veine cave inférieure , qi ne pouvait recevoir de veines depuis le point où elle «: logée dans la gouttière du foie jusqu’à l’oreillette droite, e par celle de la veine cave supérieure, qui ne pouvait in plus en recevoir dans sa portion contenue dans le péi:arde. La grande veine azygos est donc une veine supplélîntaire, un véritable canal collatéral qui supplée aux ^ines caves , et reçoit toutes les veines analogues aux artères ce fournit l’aorte dans ce long trajet. Ces réflexions s’appliiient, pour la plupart à toutes les veines azygos,
ariétés anatomiques desveines azygos. 11 serait inutile et Istidieux tout à la fois de rapporter ici toutes les variétés ne présentent les veines azygos dans leur distribution. . . Breschet en a décrit six. On pourrait en décrire un
Tronc cotri’ mon des veines vertébrocostales supérieures, gauches.
Variétés
anatomiques.
Usage de la veine azygos.
La grande azygos est une veine supplémentaire.
332 ANG^IOLOGIÏ.
Variétés ana- nombre bien plus considérable encore. Une variété très-(|
tomiquee <ie j.Jeuse est celle-ci : la grande veine azygos occupe la Ifg
la grauile vei- ® ®
ne azygos, médiane de la colonne dorsale , et se bifurque inferieui
ment en deux branches égales, l’une droite, l’autre gauch
qui reçoivent les trois dernières vertébro-costales; tout
les autres yertébro-costales se rendent directement au troi
de la grande azygos.
Une autre variété non moins curieuse est la suivante;!
existe deux veines azygos égales et parallèles : l’une droit
qui reçoit toutes les veines intercostales droites, i’aut
gauche, qui reçoit toutes les veines intercostales gauchf
Ces deux veines communiquent entre elles au niveau de
septième ou huitième vertèbre dorsale par une branche tran
versale très-considérable. 'i
Des veines intercostales ou vertébro-costales droites.
l^esyemes intercostales ou vertébro-costales corresponde)! ^ ^ . aux artères dites intercostales ou vertébro-costales, dont « entre la "dis- importe de rappeler la disposition ; nous avons vu chacurJ| tnbution de jg artères se diviser en deux branches, i” la brancl; celle îles artè- intercostale proprement dite, destinee aux espaces interco; res conespon- ])ranche Spinale , qui , par un rameau dorsal i distribue aux muscles spinaux et à la peau, par un ramea vertébral ou intra-rachidien se distribue aux vertèbres , moelle, et à ses enveloppes. De même, les veines vertéhrl costales sont formées par la réunion des veines spinales, su lesquelles nous allons revenir, et des veines intercostales. Ce deux ordres de veines se réunissent en un tronc commun tronc vertébro-costal qui se porte transversalement dans 1 gouttière que présente le corps de chaque vertèbre, reçoi pendant son trajet dans cette gouttière, des veines émanée du corps des vertèbres , et se jette à angle droit dans la vein azygos.
Veines lombaires ou vertébro-lombaires.
A la région lombaire, les veines azygos ont cessé d’existei
VEIVES DU RACHIS.
Ô!;haque veine vertèbro-lombaire vient sé rendre isolément
a par un tronc commun avec 'la veine vei tèbro-lombaire Veines lom-
j cote oppose, a la partie postérieure de la veine cave m- t^bro . lombai-
feieure. 11 n’est pas rare de voir deux veines verlébro- res,
kibaires d’un même côté aboutir à un tronc commun. Il
nst pas rare non plus de voir la pi emière veine vertébro-
kibaire gaucbe se jeter dans la veine rénale.
Lies veines vertébro-lombaires présentent une disposition k t-à-fait étrangère à celle des artères correspondantes. C’est La veine Bîseried arcades au niveau de la base des apophyses trans- rendante est T< ses, série d’arcades qui constitue une branche ascendante consumée par 4 ignée sous le nom de veine lombaiie ascendante^ laquelle cades^^veinen* ©nmunique en haut avec les veines azygos, en bas, avec ses.
Ife veines iléo- lombaires, et qu’on pourrait considérer linme une veine azygos lombaire. C’est de cette série d’arr. es que partent les troncs des veines verlél^ro-lombaires j oos^lo'^aLY" c’it à la même série qu’aboutissent toutes les veines intrafihidiennes et dorsales du rachis.
Veines iléo-lombaire» , veines sacrées moyennes, et sacrées latérales.
La veine iUo-lombaire., qui s’ouvre dans la veine iliaque- ^ niitive, présente une distribution analogue à celle de l’arttî du même nom 5 elle reçoit quelquefois la dernière veine »<tébro-lorabaire; à cette veine aboutissent constamment, l' es grosses veines qui sortent par les deux derniers trous d conjugaison des vertèbres lombaires 5 2“ le rameau qui ciitinue au-devant de la 5® vertèbre lombaire la série d’ar- •S es qu’on peut appeler azygos lombaire'., 3“ un rameau de cuimunication avec Içs veines sacrées latérales.
-.es veines sacrée moyenne et sacrée latérale sont des veines i-gos sacrées., destinées à recevoir concurremment toutes t branches dorso - lachidiennes qui leur arrivent par les :ius de conjugaison, et à les transmettre aux veines iliaques a mitives.
La veine iléo - lombaire repré>eate l’artère da même nom.
Les veines .sacrées latérale et moyenne sont des azygos sacrées.
ANGÉIOLOGIÈ.
Veine sacrée moyenne
Son trajet.
moyenne.
1°. Veine sacrée moyenne. La veine sacrée moyenne souvent en bas par trois branches, une médiane au-de du coccyx et deux latérales et antérieures; l’une qui sej dans le plexus vésical, l’autre qui communique avec lesve hémorroïdales et établit par conséquent une communica remarquaitle entre le système veineux général et le sysl de la veine porte.
La veine sacrée moyenne se porte verticalement en h plus ou moins rapprochée de la ligne médiane, et vient Sa terminai- dans la veine iliaque primitive gauche à une son- tance plus ou moins grande de la jonction de cette veine i
la veine iliaque primitive droite. Je l’ai vue se bifurquer périeurement pour se rendre aux deux veines iliaques mitives.
T, , Chemin faisant, elle reçoit au niveau de chaque vertèll collatérales de branches transversalement dirigées, plexifornies, la veine sajree établissent un^ large communication entre cette veine eveines sacrées latérales et qui reçoivent de grosses bran<| émanées du corps des vertèbres sacrées. Ces branches tn|i versales remplacent les troncs des vertébro-coslales et vertébro-lombaires, qui reçoivent également les veines seuses qui émanent du corps des vertèbres par les trous d la face intérieure de ces os est criblée.
2®. V eines sacrées latérales. Les veines sacrées latéra toujours multiples, font suite aux veines dorso-racbidienl crées latérales qui sortent par les trous de conjugaison antérieurs ; elles s au nombre de deux : la supérieure , qui se rend à la iliaque primitive; l’inférieure qui forme un plexus très, marquable au niveau de la grande échancrure sclatiq et va se rendre à la veine hypogastrique ou aux branCj fessières et Ischiatiques.
Veines rachidiennes superficielles de la région cervicale antérici
A la région cervicale antérieure, nous trouvons au nivl de chaque vertèbre des branches plexiformes transversal
Veines sa-