DU CANAL THORACIQUE
'^réparation. On peut étudier le canal thoracique rempli de chyle Az un animal qu’on fait périr pendant le travail de la digestion; ^ir injecter le canal thoracique , il faut renverser les intestins à fiiche, le foie adroite; chercher entre l’aorte et lejiilier droit iidiaphragme le réservoir de Pecquet; suivre un des troncs lyniÿl tiques qui , de ce réservoir, vont aux ganglions lombaires; piquer ^ide ces troncs avec le tube à injection : on aura soin de lier la fue sous-clavière gauche en dedans et en dehors de l'insertion ^la veine jugulaire interne, ou mieux encore, on remplira préalable- •nt avec une injection solide la veine sous-clavière et la veine :'*ialaire interne. L’injection du canal thoracique avec une solution é htyocole, poussée à l’aide delà seringue d’Anel, est bien préféra- B; à l’injection mercurielle pour les pièces que l’on veut conserver.
Le canal thoracique ainsi nommé à cause de sa situation, e le tronc commun de tous les vaisseaux lymphatiques du 6 P s humain, en exceptant toutefois ceux de la moitié droite 4 la tète, du cou, du thorax et le membre thoracique droit.
.1 commence au niveau de la deuxième vertèbre lombaire, P' la réunion d’un nombre plus ou moins considérable de r neaux, qui sont, suivant Meckel , au nombre de trois, et qui Dont paru être le plus souvent au nombre de cinq ou si. Ces vaisseaux lymphatiques, généralement très-gros , ? anentdés ganglions abdominaux; ils convergent tous vers
Il est le
tronc commun, des vaisseaux lymphatiques.
Il commence à la région lombaire.
da cbyle.
364 ANGïIOLOGIE.
une dilatation ou ampoule de forme trian'^ulairé qu’on appe Réservoir OU citerne de Pecquet (^cisterna chyh)^ du nom
l’anatomiste qui a démontré que les vaisseaux lactés, au li de se rendre au foie comme on le pensait d’après Asel allaient se rendre au canal tlioi'acique.
Cette ampoule, qui n’est souvent qu’un simple sans dilatation, est située à droite et en arrière de Taor immédiatement au-dessous de l’ouverture aortique du d < phragme^ à coté du pilier droit de ce muscle.^
Né de cette manière , le canal thoracique se porte ver calement en haut, pénètre ^ns le thorax par l'ouverti aortique du diaphragme, et se trouve place au-devant de Trajet Jq t^olonne dorsale, dans le médiastin postérieur, un peu canal thoraci- droite de la ligne médiane, entre la veine azygos qui es!
droite, et l’aorte qui est à gauche. Parvenu au-devant dé quatrième vertèbre dorsale, il s incline à gauche, en cor nuant son trajet ascendant, passe derrière l’aorte , se place, coté gauchede l’œsophage, longe l artère sous-clavière gaucl en arrière et au côté interne de laquelle il est placé, et sort ( thorax par l'orifice supérieur de cette cavité : parvenu de
Sa combure rière la veine jugulaire interne gauche, au-devant de la se en crosse. ., ,, , , ..
tieme A'ertebre cervicale, il se recourbe immédiatement da
c, , rière en avant, forme une espèce de'crosse analosue à'cel
oon embou- ’ r o
choie. de l’aorte, et vient s’ouvrir à l’angle de réunion des veiii
sous-clavière et jugulaire interne et quelquefois dans ' veine sous-elavière en dehors de cet angle. Pa direction t canal thoracique n’est point rectiligne, mais flexueuse; qui quefois même ses flexuosités sont extrêmement multipliée Des rapports que présente le canal thoracique dans médiastin postérieur, il résulte que, pour découvrir la pa tie Inférieure de ce canal, il faut le cherchera droite. d[È médiastin , et que , pour découvrir sa partie supérieure, faut la chercher à gauche, et inciser la lame gauche du m diastin.
Le mode de terminaison du canal thoracique offre heai
Sa direction flexueuse.
Rapports.
Terminaison.
coup de variétés : ainsi , il n’est pas rare de le voir s’ouvr
Dü CANAL THORACIQUE. 365
y, plusieurs troncs dans les veines jugulaire interne etsousîWière gauches. Un mode de terminaison plus fréquent enxe, et bien important à connaître, est celui dans lequel le » id thoracique sé bifurque supérieuremenb ; la branche ^ohe de la bifurcation présentant la disposition accoutuéî , et la branche droite allant s’ouvrir dans la veine sousi ière droite en s’unissant à la grande veine lymphatique kmême côté.
calibre du canal thoracique n’est nullement e« rapport v; le nombre et le volume des lymphatiques qu’il reçoit. Ulquefois, en effet, on en trouve parmi ces derniers qui, itsTétat de distension, présentent le volume d’une plume Vrire; à plus forte raison n’est-il pas proportionrt^ à tous lymphatiques du corps, dont il est censé constituer Ife tronc 4 mun. Ge calibre est même inférieur à celui que peuvent éuérir tels ou tels de ces vaisseaux dans une foule de circonsfces, par exemple, les vaisseaux lymphatiques de l’utérus, klant la grosse.sse; et c’est là un argument bien puissant s iveur de ceux qui considèrent le canal thoracique comme e:épondant nullement à tous les vaisseaux lymphatiques ■ orps humain.
.3 calibre du canal thoracique n’est pas le même dans les ^.rs points de son étendue. 11 commence pàr unedilatation présente de deux à trois lignes de diamètre, se ré-
au milieu du thorax, de manière à offrir un dia- * e au-dessous de deux lignes, et se dilate un peu au mo- *t où il forme la crosse qui précède son' embouchure, ^anal thoracique n’augmente donc pas de volume en railles branches qu’il reçoit, et c’est là sans doute une de ■| articularités les plus remarquables.
In’estpas rare de voirie canal thoracique se diviser dans E^rajet en plusieurs branches qui forment une sorte de Su; souvent il se bifurque en deux branches inégales, lié réunissent après un trajet plus ou moins long.
3; canal thoracique reçoit dans le thorax un tronc voluu ux qui vient du foie , et qui traverse le diaphragme
Bifurcation.
Calibre.
Calibre disproportionné an nombre des vaisseaux lymphatiques.
Inégalité de calibre dans les divers points de sa hautenr.
Anomalies
Anomalies.
V alrnles.
Taisseanx lymphatiques qu’il reçoit.
566 ANOélOLOGIK.
par une ouverture particulière. J’ai vu ce tronc croiseï > canal thoracique au-devant duquel il .était placé, et q| égalait en volume, et venir se jeter dans ce canal au nivt i de la cinquième vertèbre dorsale.
On a vu le canal thoracique se jeter à droite, et alors j vaisseaux lymphatiques de la moitié gauche de la tête, [ membre tVioracique gauche, du poumon gauche et du cc j gauche, se jetaient isolément dans la veine sous-clavm du même côté. Meckel fait observer avec raison quecil disposition est un premier degré de la transposition latéii des organes.
VahmUs. De toutes les parties du système lymphatiqi^ le caTial^thoraclque est celui qui offre les valvules les me nombreuses elles moins considérables. Les plus Fernarquall occupent sou embouchure dans la sous-clavière; leur h' libre regarde du côté de la veine, en sorte qu elles s’oppos^ à tout reflux du sang veineux dans le canal thoracique. || reste, le bord libre des autres valvules, quand elles existt , est dirigé en haut ; leur bord convexe dirigé en bas : d’o I résulte que la circulation se fait de bas en haut.