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DES JOUES

Les Joues constituent les parois latérales de la bouche et les parties latérales de la face. Leurs limites, du côté de la 1™» ^s.

(i) Les belles recherches ^de M. Velpeau sur l'embryologie confirment pleinement les résultats auxquels j'étais parvenu.

(2) Cet usage des lèvres se rapporte surtout à la lèvre inférieure, et, chose bien remarquable, jamais la division congéniale des lèvres ne se rencontre à la lèvre inférieure. Une autre particularité tout aussi inexplicable, c'est que les boutons cancéreux des lèvres, qui sont si fréquens, ne se remarquent jamais à la lèvre supérieure, maïs toujours à la lèvre inférieure.

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cavité buccale , sont déterminées par îa réflexion de la membrane muqueuse sur les os maxillaires j extérieurement, leurs limites, beaucoup moins tranchées, sont établies: en dedans par le sillon bucco-lahial^ qui les sépare des lèvres ; en dehors par le bord postérieur de la mâchoire inférieure; en haut par la base de l'orbite ; en bas par la base de la mâchoire Elles com- inférieure. Les joues comprennent donc trois régions bien

prennent trois t ,• . i ' • i • i - • ' • i

réffions. distinctcs : la région malaire, la région massetenne et la

région buccale proprement dite, p ^ Leur forme quadrilatère permet de leur considérer :

drilatère. 1° \vi\%jace exteme ou cutanée qui présente en haut la sail-

Face externe. ^16 de la pommette, éminence molaire ^ plus bas, une surface convexe et lisse chez les personnes qui ont de l'embonpoint, concave et ridée chez les personnes amaigries ,• 2° une^^ce Face interne. ^^^^^'^^ OU muqueuse , libre, qui répond aux arcades alvéo- Orifice du ca- laircs et dentaires : cette face interne de îa joue est remarnal de Sténon. quable par l'orlfice du canal de Sténon, qui se voit au niveau de l'intervalle qui sépare la première grosse molaire, supérieure de la seconde.

Structure. Structure. Une charpente constituée par l'os de la pommette et la branche de la mâchoire inférieure; une couche cutanée, doublée par une grande quantité de tissu adipeux; une couche muqueuse; ime couche glanduleuse; une couche musculeuse ; nne couché aponévrotique ; des vaisseaux et des nerfs ; un canal excréteur : telles sont les parties constituantes des joues proprement dites. Un mot sur ces diverses couches , en commençant par la peau.

^ j La peau , remarquable par sa finesse et sa vascularité au taaée. niveau de îa pommette, ainsi que par îa facilité avec laquelle

elle s'injecte ou se décolore sous l'influence des affections morales, se couvre de îiarbe en l)as et en arrière chez l'homme , à l'époque de la puberté.

Couche :iui- La membrane muqueuse^ continuation de celle des lèvres, ^ " présente les mêmes caractères.

.ouc-egan j,^ couche slandnleiise est formée par des elandules , llanchtles salivaires huccaJes , tout-à-fait semblaliles aux

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ORGANES r.E LA DIGISTION. DES JOUES. 365

e'ancîuies labiales, mais moins considérables, et soulevant

comme elles la muqueuse sur laquelle elles s'ouvrent par

des orifices distincts. Parmi ces glandules il en est deux qui

ont mérité un nom particulier , parce qu'elles ne sont pas

subjacentes à la muqueuse , mais bien situées entre le buc-

cinateur et le masseter ; on les appelle glandes molaires, j^j^. *° ^^ ™°*

Leurs orifices excréteurs s'ouvrent au niveau de la dernière

dent molaire.

La couche musculeuse est constituée , à la région ^asseté- Couche mus- 1 -, . , , , culeuse.

riue, par le masseter et une portion du peaucier; a la région malaire, par i'orbiculaJre des paupières; à la région buccale proprement dite, par le buccinateur, par le grand et le petit zygomatique.

La couche aponévrotique est formée par l'aponévrose du couche apo-

buccinateur. névrotique.

La couche adipeuse , mince aux régions malaire et mas-

' ' ^ ^ *^ Couche adi-

setérine, est extrêmement épaisse à la région buccale pro- pense, pvement dite. Bicbat a même signalé dans l'épaisseur de la joue une houle graisseuse qui s'enfonce entre le buccina- -^oriie. graisteur et le masseter , boule graisseuse très-développée chez seusedelajoue l'enfant, dont on retrouve des vestiges même chez les individus les plus émaciés et les plus avancés en âge.

Les artères de la joue viennent, d'une part, de la faciale et Artères. de la transversale de la face; d'une autre part, de la maxillaire interne : les branches venues de la maxillaire interne appartiennent aux artères sous-orbitaire, dentaire inférieure, buccale, massetérine et alvéolaire.

Les veines portent le même nom, et suivent le même Veines trajet que les artères,

\ies ^misseaux lymphatiques xoiM^e vQxiàre aux ganglions Vaisseanx paroddiens et à ceux du cou. lympha.iqne..

Les nerfs de la joue , comme ceux des lèvres, viennent de Nerfs, deux sources : i° du facial, ce sont les nerfs buccaux et malaires; 2° de la cinquième paire, ce sont les rameiîux buecal , masseiérin, sous-orbitaire et mentonnier.

386 SPLANCHNOLOGIE.

La joue est La joue est traversée par le canal de Sténon , qui se porte traversée par le horizontalement d'arrière en avant au-dessous de l'os ma-

canal de Sténon. laire.

Développement. L'absence des dents , la présence d'une

Développe- , • , i • . . r ,

ment. grande quantité de graisse, et surtout le développement

considérable de la boule graisseuse, la brièveté de l'os maxillaire supérieur, lequel est dépourvu de sinus, l'angle obtus de la mâchoire inférieure , donnent à la joue de l'enfant l'aspect qui la caractérise. La chute des dents et l'usure des bords alvéolaires, qui diminuent l'espace intermaxillaire, donnent aux joues amaigries du vieillard une hauteur proporîionnelle trop considérable , et par conséquent une laxité qui est un des traits principaux de sa physionomie. A la puberté, les joues de l'homme se couvrent de poils.

Usages. Les joues forment les parois latérales de la bouche, parois actives qui s'appliquent fortement contre les bords alvéolaires et les dents , chassent entre les dents les alimensqui s'introduisent entre elles et les bords alvéolaires, et par conséquent servent, i" à la mastication; 2® à la succion; 3" à l'articulation des sons; 4" au jeu des instrumens à vent ; 5*^ quant à l'expression des passions , elles y concourent plutôt par le coloris de la région malaire que par leurs mouvemens proprement dits.

Les joues et les lèvres constituent la paroi externe d'une cavité buccale surnuméraire, dont les bords alvéolaires et les dents constitueraient la paroi interne. Cette cavité , espèce Vestibule de ^^ vestibulede la cavité buccale proprement dite, est suscep la cavité bue- tible d'une grande dilatation : elle peut être considérée commef *^^ ^' une sorte de réservoir dans lequel les alimens sont déposés ,

pour être successivement soumis à l'action des organes mas ticateurs. Cette cavité buccale vestibulaire est pourvue de glandes salivaires labiales et buccales ; et il n'est pas sans in térêt de remarquer que les glandes salivaires les plus volumi neuses, les glandes parotides, y versent les produits de leui sécrétion.

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