DE LA. BOUCHE ET DE SES DÉPENDANCES
Situation.
La bouche (i) est une cavité située à l'entrée des voies digestives : elle occupe la partie inférieure de la face , entre les deux mâchoires, au-dessous des fosses nasales, entre les joues, derrière les lèvres , au-devant du pharynx. La bouche constitue un appareil très-compliqué dans lequel s'opèrent la mastication, la gustation, l'insalivation, le commencement de la déglutition et l'articulation des sons.
Les dimensions de la cavité buccale sont plus considéra- Dimensions, blés que celles du canal alimentaire qui lui fait suite j d'où résulte la possibilité d'introduire des corps trop volumineux pour franchir les portions étroites de ce canal (2).
Du reste, cette capacité présente tous les intermédiaires de- Différences puis l'état d'occlusion complète où les mâchoires rapprochées dansl«s dimenne laissent aucun vide entre elles , jusqu a cet état d ouverture extrême où la cavité buccale représente une pyramide quadrangulaire dont la base est en avant et le sommet en arrière. L'augmentation de capacité peut encore avoir lieu suivant le diamètre transversal par la facile distension des joues , et suivant le diamètre antéro-postérieur par le mouvement des lèvres en avant.
(1) Le langage anatomique s'éloigne ici du langage ordinaire , qui donne le nom de bouche , non à la cavité buccale, tuais à son orifice.
(2) En général, il existe entre les diverses parties du canal alimentaire une proportion telle , que la portion supérieure de ce
canal ne peut admettre des corps trop volumineux pour la partie ^
inférieure. Si la cavité buccale fait exception à cet égard , cela tient à ce que pendant leur séjour dans cette cavité, les alimens sont encore sous l'empire de la volonté.
S^S SPLANCHNOLOeiE.
Rapports des ^* nous ëtudions Ics rapports des diamètres de la bouche , diamètres de la nous verroiis oue chez l'homme aucun des diamètres n'est
boache. , -, . ,. , . ,
prédominant, tandis que les animaux présentent une remarquable prédominance du diamètre antéro-postérieur de la cavité buccale , disposition qui est en rapport , d'une part , avec l'ampleur de leurs cavités nasales; d'une autre part, avec les dimensions de leurs os maxillaires. On peut même rappeler, à ce sujet, qu'il y a dans la série animale un rapport inverse entre l'ampleur de la cavité encéphalique et l'ampleur des cavités gustative et olfactive. Direction on i^a direction de la bouche, ou son axe, est horizontal; axe de la bon- disposition qui est en rapport avec la destination de l'homme à l'attitude bipède. Chez l'homme, l'axe serait vertical dans l'attitude quadrupède. Chez les animaux, l'axe de la bouche est oblique par rapport à l'horizon.
Forme. Forme. La bouche représente une boîte ovalaire parfaite-
ment symétrique dont la grosse extrémité est en avant. On
lui considère une paroi supérieure ou voûte palatine; une Parois de la . . r • r ' i • ii
Louche. paroi inférieure formée en grande partie par la langue, «ne
paroi postérieure formée par le voile du palais ; une paroi
antérieure constituée sur un premier plan par les lèvres, sur
un second plan par les arcades alvéolaires et dentaires; deux
parois latérales formées par ces mêmes arcades et par les
Ses deaxon< joues; deux ouvertures , une antérieure, c'est l'ouverture de
vertares. i i i / > i i- • •
la bouche, une postérieure^ qui etabht une communication entre la cavité buccale et le pharynx , et qui , à raison de son étroitesse, a reçu le nom ^isthme du gosier. Nous parlerons successivement de ces diverses parties, à l'exception des os maxillaires et des dents , déjà décrits. Les glandes salivaires qui versent leucs produits dans la cavité buccale seront décrites comme annexes de cette cavité.
BES I.£YftES.
Les là'irs .. varQs antérieure d<î la bouche, sont deux
OUftANES DE LA DIGESTION. DES LÈVRES. 577
voiles mobiles, extensibles, contractiles, qui circonscrivent l'ouverture de cette cavité.
On les distingue en supérieure et inférieure. Leur direc- j^^ jj^, . tion est verticale comme les arcades alvéolaires et dentaires des lèvres est sur lesquelles elles sont appliquées. Cette direction est pro- l'ijo^me pre à l'espèce humaine et plus particulièrement à la race caucasique ; des lèvres déjetées en avant , comme chez les animaux , et non placées sur le même plan vertical, donnent à la physionomie un caractère bas. Leur hauteur est mesurée par celle des arcades alvéolaires et dentaires. La lèvre supérieure a une plus grande hauteur qne la lèvre inférieure.
Les deux lèvres présentent à considérer une face antérieure ou cutanée , une face postérieure ou muqueuse , un bord adhérent , un bord libre et deux commissures.
Face antérieure. Elle offre à la lèvre supérieure, \^ sur la . ^^*'®, f°'^'
. . , nenre de la lè-
ligne médiane f une rainure verticale , sillon sous-nasal, qui vre supérieure, naît de la sous-cloison du nez et se termine en bas à un tu- Sillon sous. hercule plus ou moins proéminent , suivant les individus. "^^^ '
Cette rainure est le vestige d'une division de la lèvre qui est naturelle à plusieurs mammifères. Le vice de conformation connu sous le nom de bec-de-lièvre occupe toujours l'un des bords de la rainure quand il est simple, et les deux bords quand il est double.
2° De chaque côté, la lèvre supérieure est convexe, couverte d'un léger duvet chez la femme et chez l'homme impubère, et , à l'époque de la puberté chez l'homme , de poils longs et raides qui se dirigent obliquement en dehors.
En avant, la lèvre inférieure regarde un peu en bas, et se Face antécouvre de poils seulement à sa partie moyenne , qui n'offre i^^^.^ inf^rieupas de dépression médiane. re.
Face postérieure. En arrière les deux lèvres sont libres
' ^ ^' / T X . . ,. Face posté-
excepte sur la ligne médiane, ou se voit un petit repli mu-rieure. queux appelé frein ou Jilet de la lèvre , plus prononcé Frein oo fipour fia supérieure qïe pour l'inférieure; cette face ^st '''* ^* '^ ^^"^'"^'
I 378 SPLANCHNOLOOIE.
Défaut d'à- humide et en rapport avec les arcades alvéolaires et deïidherence des taires. L'indépendance complète des lèvres, par rapport aux
lèvres aux os 1, • i • j v a , .,• ^ / n 1
maxillaires. OS maxillaires , rend raison de 1 extrême mobilité (i) de ces
voiles membraneux.
limite des Bords adhérens des lèvres. Les lèvres sont limitées à leur
lèvres en ar- f^ce postérieure par la réflexion de la muqueuse qui de la
lèvre se porte sur la mâchoire , en sorte qu'il existe entre
les lèvres et les os maxillaires un sillon profond et fort remar-
Vestibale de quable, qu'on peut considérer comme une cavité buccale an-
la bouche. térieure^ ou le vestibule de la bouche.
En devant, la lèvre supérieure est limitée par la base du
Limites des i i -v '' ii t ■ i •
lèvres en avant nez , et de chaque cote elle est distincte des joues par la saillie du bord interne du muscle releveur commun du nez et de la lèvre supérieure : la lèvre inférieure est limitée sur la ligne médiane par une dépression transversale qui la sépare du menton , sillon mento-lahial ^ dépression remarquable par labia°""^^'^*° les poils perpendiculaires qui en naissent : de chaque côté, elle est distincte des joues par la saillie du bord interne du muscle triangulaire des lèvres.
La ligne ou sillon qui sépare les lèvres des joues comsillon^bucco- "^^"^^ ^ X'ÀAo. du nez et est appelée ligne naso-lahiale (a) : labial. elle serait mieux nommée ligne ou sillon hucco -labial.
On voit que la limite entre les lèvres et les joues est purement artificielle, et que les deux lèvres, prises collectivement , représentent une ellipse dont le grand diamètre est transversal.
Bords libres des lèvres. Les bords libres des lèvres sont arrondis , recouverts par un tégument rosé qui tient le milieu
(i) Les mammifères seuls sont doués de lèvres mobiles, indépendantes des mâchoires ; mais cette indépendance est encote bien plus prononcée chez l'homme.
(2) On attache en séméiotique beaucoup d'importance à ce sillon. C'est la ligne abdominale, parce que ce sillon devient très-prononcé dans les maladies de l'abdomen.
entre le tissu cutané et le tissu muqueux , coupés par des p^^ ^ . , plis ou rides perpendiculaires à la longueur des lèvres , qui da bord libre sont la trace des plis que détermine la contraction du mus- ^^vres. cle orbiculaire. Ces bords libres , qui sont comme renversés en dehors, surtout à la lèvre inférieure , présentent en avant une ligne qui établit ime démarcation bien tranchée entre la peau et les membranes nmqueuses. Ces bords dé- Ligne ondacrivent une ligne ondulée qui a fixé l'attention du peintre ^^® ^^ ^® ^^^^ bien plus encore que celle de l'anatomiste.
Une saillie médiane légère ; de chaque côté une légère dé- Des^^j ,• pression pour la lèvre supérieure : une dépression médiane succincte de ce et deux saillies latérales pour la lèvre inférieure : voilà les traits les plus remarquables de ces bords libres , qui sont contigus l'un à l'autre dans leur rapprochement, et ferment complètement l'ouverture de la bouche.
Du reste, les bords libres des lèvres sont la partie la plus épaisse de ces voiles mobiles, et l'épaisseur de ces bords d'épaissenr da libres va en diminuant de leur partie moyenne à leurs extré- , °
^ •' ^ lèvres.
mités. Cette épaisseur varie d'ailleurs beaucoup, suivant les
sujets. En général , on regarde des lèvres épaisses comme le Distinction
1 ii'r>r- ri -1 i> '• importante re-
cachet de l atrection scroiuleuse ; mais , dans 1 apprécia- i^tive à cette
tion de cette épaisseur, il faut bien distinguer le volume qui épaisseur.
dépend de la prédominance de la couche musculaire de
celle qui dépend de la prédominance de la peau et du tissu
cellulaire. Dans la race éthiopienne, le volume des lèvres
tient exclusivement aux muscles.
Commissures. Les extrémités des bords libres des lèvres Commissu-
sont minces , et constituent par leur réunion les angles ou "* f,'^ angles
* *-' des lèvres.
commissures des lèvres (commissure, de cum miscere).
Ouverture antérieure de la bouche. Les bords libres des le- Ouverture vres interceptent une fente transversale ; c'est V ouverture an- antérieure [de térieure de la bouche^ dont les dimensions, variables chez 1 homme, ont motivé la distinction de la bouche en moyenne^ grande ^ petite ^ distinction qui ne porte nullement sur la cavité buccale proprement dite , mais bien sur son orifice. Au
36o SPIiANCHNOIiOGIE.
Sa dilatabi- ^^^^^i l'ouverture antérieure de la bouche est éminemment
lité. dilatable, se prête à l'introduction de corps très- volumineux,
et rend facile Texploration detous les recoins de la cavité
Structare buCCale.
des lèvres. Structure des lettres. Deux couches tégumentaires, une
cutanée, une muqueuse; ime couche musculeuse; une couche glanduleuse ; des vaisseaux , des nerfs et du tissu cellu- Couch - ^^^^^ '• î^^llfis sont les parties constituantes des lèvres, lanée. Couche ctttanée. Remarquable par sa densité, par son
épaisseur, par le volume des follicules pileux qui sont|logés en partie au-dessous d'elle, par l'intimité de son adhérence avec la couche musculaire; si bien qu'il est impossible de la disséquer sans empiéter soit sur elle , soit sur les fibres charce et sa sensU '^^^^^ ^^ P^^*- ^^ considérer comme constituant la charbilité. pente de la lèvre. Sa sensibilité est exquise; et chez plusieurs
animaux elle jouit d'un tact si délié, que le moindre mouvement imprimé à l'extrémité des longs poils dont elle est Coach pourvue avertit ces animaux de la présence des objets, qneuse. Couche muqueuse. Remarquable par la présence d'un épi-
derme très-facile à y démontrer. Cette membrane revêt le bord libre des lèvres , en sorte que, par une exception rare dans l'économie, une partie de cette muqueuse est en contact habituel avec l'air extérieur. Son adhérence n'est intime qu'au niveau du bord libre, dalease. Couche glanduleuse. Couche épaisse, située entre la mn-
queuse , qu'elle soulève , et la couche musculeuse. Elle est constituée par de petites glandes sphéroïdales, de volume inégal , j uxta-posées, bien distinctes les unes des autres , qui, tituée ^\r °des ^^x^^^ï'^ées à la loupc , représentent de petites glandes saliglandes, et non vaires, dont chacune est pourvue d'un conduit excrécnles ^* ** ' *^"^ ' lequel vient s'ouvrir à la face postérieure de la muqueuse par un orifice bien distinct (i). Ce sont des glandes salivaires labiales , et non point des follicules mucipares.
(i) Lorsque ces orifices s'oblitèrent , les conduits excréteurs dilatés se transforment en des kystes salivaires , qui peuvent aoqué- VIE de très-grandes disnensipas.
ORGANES I)S LA BIGBSTIOE, DES LIVRES. S8l
Couche musculeuse, Eîle est essentieliemeiit constituée Couche maapar un muscle intrinsèque,, c'est l'orbiculaire des lèvres , *^"^^"*^' auquel viennent aboutir la plupart des muscles de la face, savoir, i*' pour la lèvre supérieure ; l'élévateur commun, 1 élévateur propre, l'abaisseur de î'aile du nez, le naso-labial et le petit zygomatique , lorsqu'il existe ; 2" pour la lèvre inférieure : les muscles carrés et les releveurs du menton ; 3° pour les deux lèvres : le buccinateur que nous avons considéré comme constituant le muscle orbiculaire par sa bifurcation; 4° pour|les commissures, le grand zygomatique, le triangulaire , le canin , et le risorius de Santorini , quand il existe; en tout vingt-cinq muscles, y compris l'orbiculaire des Icvres. Les différences que présente le bord libre des lèvres chez les divers individus tiennent à l'épaisseur plus ou moins considérable de la zone de l'orbiculaire qui répond à ce bord libre.
On voit que rien de fibreux n'entre dans la composition Ancnn tissa des lèvres et de leurs commissures, lesquelles sont excîusi- fibreux n'entre vement lormees par des fabres charnues; disposition qui leur ture des lèrres permet une extension considérable, que le chirurgien utilise pour pratiquer des opérations dans la cavité buccale et dans le pharynx.
Vaisseaux^ nerf s ^ cellulosiîé. 11 est peu de parties aussi abondamment pourvues que les lèvres de vaisseaux et de nerfs. Les artères des lèvres viennent de deux sources princi- . ,.
r Artères.
pales : I** de la faciale, ce sont les coronaires \ 2° de l'artère maxillaire interne , ce sont les artères buccales , sous-orbiîaires , alvéolaires pour la lèvre supérieure et mentonnières pour la lèvre inférieure. L'artère sous-mentale, branche de la faciale, et l'artère transversale de la face, branche de la temporale, y envoient aussi quelques rameaux.
Les veines portent le même nom et suivent le même tra- y . jet: les vaisseaux lymphatiques peu connus vont s'ouvrir dans les ganglions lymphatiques de la base de la mâchoire. Les nerfs viennent de deux sources bien distinctes : i" de la cinquième; 2^ de la septième paires.
382 SPLAWCSNOrOGIE.
. „ Le tissu cellulaire contenu dans l'épaisseur des lèvres est Tissu celki- ^ ^ '• £•! )
laîre. essentiellement séreux. Il peut s'infiltrer d'une grande quan-
sité de sérosité; tandis que chez les individus pourvus du plus gros embonpoint il ne se pénètre jamais que d'une très-petite quantité de graisse.
Développe- Développement. Suivant Blumenbach et la plupart des ment. anatomistes modernes , la lèvre supérieure se développerait
par trois points , ou trois parties distinctes, dans le principe , ^voir, une médiane et deux latérales. Quelques-uns ont encore renchéri sur cette manière de voir, et prétendu que le point médian se forme primitivement par deux moitiés latérales , dont la réunion serait excessivement hâtive.
Hypothèse Cette hvpothèse repose en partie, i° sur l'observation du
surce dévelop. i ,•/ ■ i i n t • •
pement. bec-de-lievre simple et double , division qu on a gratuite-
ment supposée n'être qu'un arrêt de développement ;
2° Sur le mode de développement des os maxillaires supérieurs, dont le bord alvéolaire serait, dit-on, composé de quatre pièces , deux médianes ou incisives et deux latérales ;
3° Sur l'existence permanente de ces divisions chez quelques animaux.
Raisons qui Mais cette manière de voir est infirmée, i° par le défaut renversent cet- ^^ séparation des pièccs osseuses dites incisives chez le fœtus
te hypothèse, ^^ '■
humain ; tout ce qu'on peut voir ( voyez développement de l'os maxillaire supérieur, Ostéologie), c'est une scissure qui est le vestige de cette séparation ;
2° Une raison péremptoire , c'est qu'à aucune époque de la vie foetale , on ne peut démontrer l'existence de parties distinctes dans la lèvre supérieure. La lèvre supérieure m'a toujours paru formée d'une seule pièce , dès le premier moment de son apparition.
Il en est de même de la lèvre inférieure, qui, suivant les auteurs, se développerait par deux moitiés latérales ; mais à aucune époque de la vie fœtale 'on ne peut reconnaître une
semblable division (i). Je ne connais même pas d'exemple de
cas anormal dans lequel une semblable disposition ait existé.
La longueur des lèvres chez l'enfant nouveau-né, lon-^
o ' Longueur
gueur qui est si éminemment favorable à la succion , tient deslèvreschez à l'absence des dents. C'est à la même cause, jointe à l'ab- ^^^^\ "°'^"
' J veaa-ne et chez
sence des bords alvéolaires, qu'est due la longueur des le- le vieillard. vres chez le vieillard.
Usages. Les lèvres , paroi antérieure de la bouche , forment au-devant des arcades alvéolaires et dentaires une espèce Usages. de chaussée qui retient la salive. Leur importance comme obstacle à l'émission continue de la salive est telle, que, dans le cas où elles sont détruites, cet écoulement peut devenir une cause d'épuisement et de mort (2). Elles servent à la préhension des liquides, à la succion, à l'action de siffler, au jeu des instrumens à vent, à l'articulation des sons. Elles jouent un très-grand rôle dans l'expression des passions que nous avons vues se partager pour ainsi dire les muscles de la face.
La fierté, le dédain, la joie, la douleur, la colère, toutes les nuances dont les passions sont susceptibles , se peignent d'une manière frappante sur le pourtour des lèvres. La bouche est plus particulièrement le siège des grimaces , qui ne sont autre chose que l'expression des passions ridiculement exagérée.