j OT ^ grandes coFD es
Ja partie qui avoisine les grandes cornes; 2 i autre aux gran- ^^ l'os hyoïde des cornes dans toute la longueur de leur bord antérieur, y compris le sommet. De cette double origine, les fibres charnues se portent parallèlement en haut , constituent un Attache lîn^ muscle quadrilatère qui va s' élargissant un peu pour se ter- °"^ ^' miner sur les côtés de la langue, entre le stylo-glosse et le lingual. On suit manifestement la continuité de ce muscle avec les faisceaux verticaux de la langue.
La direction de ce muscle n'est pas la même dans toutes Direction les positions de la langue. Vertical, lorsque l'organe est con- ^^""', ^' .1"'"
i <5 ' T o Tant la position
tenu dans la cavité buccale, il devient oblique d'arrière en de la langue. avant lorsque la langue est portée en avant.
L'hyo-glosse est presque toujours divisé en deux portions Sa division qui correspondent à sa double origine , et qui sont séparées ^" ^^^^ P"*""
, T T 1 r- • *'°°* distinc-
en bas par une ligne celluleuse, en haut par le faisceau pos- tes : térieur du stylo-glosse. Albinus les a décrites comme deux muscles distincts, sous les noms de basio-glosse ^ portion Le basioqui naît du corps, et de cèraio-glosse , portion qui naît de la § °^^^ >
1 T Tt -. .• ï -ri t • . . % Le cérato-
grande corne ae l os hyoïde. Il admettait une troisième por- „ios.e. tion sous le nom de chondro - glosse ^ qui naissait de la petite corne. Haller, qui fait de cette dernière portion un muscle particulier, dit qu'il l'a toujours trouvée. '
Bapports, En dehors, il répond au stylo-glosse, au mylo- Rapports.
4l4 SPLANCHXOrOGIÎ..
hyoïdien, au digastrique, à la glande sublinguale, aux nerfs grand hypo-glosse et lingual.
En dedans, il répond à l'artère linguale, qui ne passe jamais entre les deux portions de ce muscle , au muscle génioglosse et au constricteur moyen.
Action, Action. 11 déprime le bord correspondant àe. la langue, et
le rapprocbe de l'os hyoïde. Lorsque la langue a été portée en avant, hors de la bouche, il concourt à la porter en arrière. Lorsque les deux muscles se contractent, la langue est déprimée et resserrée dans son diamètre transversal.
Génio-glosse.
C'est le plus considérable des muscles extrinsèques de la langue; il est épais, triangulaire et comme rayonné.
■ Attaches «^é» ^^^ fibres naissent des tubercules génio supérieurs par une niennes. sorte de houppe tendinetiie, à laquelle succèdent immédiatement les fibres charnues. De ce point comme d'un centre.
Irradiation les fibres chamues vont en s'irradiant d'avant en arrière
des fibres. ^ -,. -,.
dans diverses directions.
Attaches : i°« Les postérieures atteignent l'os hyoïde , soit directe-
10. Hyoï- ïïient, soit par l'intermède d'une membrane. Ces fibres con-
diennes; stituent les génio-liyoïcUens supérieurs àe Ferrein.
^ 20< Pharyn- 2°. Celles quî sont plus antérieures viennent se terminer giennes : ,, . i\'ii t^^^.
en s épanouissant sur les cotes du pharynx, remplissent tout l'intervalle qui sépare l'os hyoïde du muscle stylo-gloàse , et recouvrent immédiatement la portioi;i correspondante du pharynx, ou plutôt de l'excavation amygdalienne. Ces fibres qui existent bien manifestement (car je les avais notées avant d'avoir connaissance qu'elles eussent été indiquées ) consti^ tuent les génio -pharyngiens de Winslow.
3°. Les faisceaux du génio-glosse, quî sont antérieurs aux
■ 3°. Linguales , , , ' i ■ ' i • - < i i
precedens, sont en totalité destines a la langue, et mesurent
toute la longueur de cet organe. Les fibres antérieures, qui sont les plus courtes, parvenues à la face inférieure de la langue, se courbent d'arrière en avant, pour se terminer vers
la pointe de l'organe. Toutes les autres fibres se portent perpendiculairement en haut , et se renversent un peu en dehors, pour se terminer à la membrane papillaire, sur les côtes de la ligne médiane.
Rapports. En dedans ^ il répond à son congénère, dont il est séparé par un tissu cellulaire assez souvent adipeux. Ces deux muscles , parfaitement distincts et séparables jusqu'à leur pénétration dans l'épaisseur de la langue , ne peuvent plus l'être après cette pénétration.
En dehors y il répond à la glande sublinguale, aux muscles mylo-hyoïdien , byo-glosse , stylo-glosse lingual et à la glande sublinguale. Le nerf grand liypo-glosâe traverse ce muscle entre sa portion génio-pharyngienne et sa portion linguale.
Son bord inférieur répond au muscle génio-liyoïdien , dont il est séparé par une couclie celluleuse très-déliée.
Son bord supérieur est subjacent à la muqueuse, qu'il soulève de chaque côte du filet.
Action. Par ses fibres hyoïdiennes, il élève et porte en avant l'os hyoïde 5 par ses fibres pharyngiennes , il porte en avant et comprime les côtés du pharynx^ ; par ses fibres linguales postérieures , non moins que par ses fibres hyoïdiennes, il porte la basé de la langue , et par conséquent la langue tout entière, en avant. C'est à ce muscle qu'est due la faculté que nous avons de porter la langue hors de la bouche. Par ses fibres antérieures ou réfléchies , la langue, préalablement sortie hors de la bouche, est ramenée dans cette cavité ; enfin , par ses fibres linguales moyennes, la face supérieure de la langue est creusée en gouttière : quand im seul muscle se contracte , la langue peut être projetée du côté opposé.
Tels sont, avec le glosso-staphylin déjà décrit, les muscles extrinsèques de la langue , auxquels je n'ajouterai ni le mjlo-glosse des anciens, encore décrit par Heister, Winslow, mais (jui paraît n'être autre chose que la partie du constric-
Rapports :
En dedans,
En dehors.
Le même tnuscle porte la langue hors de la bouche et l'y fait rentrer.
Artères.
Jeioea.
Nerfs.
416 SPrAîfCKNOLOGIï;.
leur supérieur qui s'insère à la ligne myloïdienne , ni le glosso-épiglottique très-développé chez les animaux, décrit par Albinus chez l'homme, et même regardé par lui comme une dépendance du génio-glosse. Quelque soin que j'aie mis à la recherche de ces muscles, je n'ai jamais pu les rencontrer,
Vaisseaux , nerfs et tissu cellulaife.
Le tissu cellulaire de la langue reçoit des vaisseaux artériels, émet des vaisseaux veineux et lymphatiques, et reçoit des nerfs.
Les artères sont les linguales , si volumineuses eu égard à la petitesse de l'organe, les palatines et les pharyngiennes inférieures.
Les veines sont de deux ordres, comme aux membres et pour la même raison: les unes superficielles, qui marchent indépendamment des artères j et les autres profondes , qui suivent la direction de cet ordre de vaisseaux.
Les naisseauœ lymphatiques vont se rendre aux ganglions profonds de la région sus-hyoïdienne.
Les nerfs sont extrêmement volumineux; ils viennent de trois sources. Ce sont : 1° la neuvième paire ou nerf grand hypo-glosse; 2° le nerf lingual, Ijranche de la cinquième paire; 3** le nerf gl osso -pharyngien, partie de la huitième (i). .
(i) J'ai vu récemment chez un sujet une brandie considérable du nerf facial qui se rendait à la langue. Cette branche naissait du nerf facial à sa sortie de l'orifice stylo-mastoïdien, croisait obliquement la partie antérieure de l'apophyse styloïde , à laquelle il était accolé, se portait au-devant du muscle stylo-pharyngien, en dehors de l'amygdale , parallèlement au nerf glosso-pharyngien qui était en arrière , communiquait par plusieurs arcades avec ce dernier nerf, et, arrivé à la base de la langue, se divisait en deux branches : l'une qui longeait le bord de la langue, l'autre qui s'anastomosait
ORGANES DK I.A DIGESTION. XANGTJE. 4*7
Le tissu cellulaire de la langue est en partie séreiîX , en partie graisseux; le séreux occupe surtout la partie antérieure, le graisseux la partie postérieure.
Membrane léguinentaire et glandules.
Adhérence
La membrane tégumentaire de la langue est la continua' de la parti» tion de la muqueuse de la bouche. Mince et peu adhérente pap'ifa're delà
. . . . ^ nmquonse.
dans toute la partie non papillaire, elle devient très-dense et très-adhérente dans toute la partie qui est couverte de papilles. Glandules
Les bords de la langue sont longés par des glandules qui li"S^^'^^' font suite à la glande sublinguale et qui s'ouvrent par de petits conduits excréteurs à la paroi inférieure de la bouche.
Déyeloppement,
La langue s'aperçoit chez les plus jeunesiembryons. Son développement précoce est en rapport avec ses usages ; car elle est un agent essentiel de la succion, et , par conséquent , £j[g ^^^^^ elle entre en exercice immédiatement après ia naissance. La pas bifide chea langue n'est pas double ou bifide dans le principe," chez les ''°' ^^^^' plus jeunes embryons elle se présente sous l'aspect d'un tubercule unique.
Usages de la langue.
La langue remplit deux usages bien distincts : i° elle est Lalant^neest l'organe du eoût: 2"^ elle est un organe de locomotion. Nous "^ organa de
, ,, . . . , 1 • « locornotion.
ne devons 1 envisager ici que sous le second point de vue.
Les mouvemens de la langue sont relatifs à la préhension des alimens, à la succion, à la mastication, à la gustation, à la déglutition, à l'articulation des sons et au jeu des instrumens à vent.
Pour répondre à un aussi grand nombre d'usages , la îan-
par anse avec le glosso-pharyngien. De cette anse partaient des filets qui se distribuaient comme de coutume,
La même disposition n'avait pas lieu de l'autre côté,
4*8 SPLANCHNOtOGIÊ.
gue est Organisée de manière à exercer toute espèce de mouvemens.
Ces mouvemens peuvent être divisés en extrinsèques et en intrinsèques.
Dans les niouvemens extrinsèques ou de totalité, la lan- MûuvcDian» gue exécute des mouvemens dont on aura une idée exacte ou d» ^totaJhé P®^ l'action isolée ou combinée des muscles extrinsèques. Ainsi la langue est portée hors de la bouche, retirée dans la cayité buccale , inclinée à droite ou à gauche, dirigée en liant, en bas, ei dans toutes les positions intermédiaires. Quant à ces mouvemens intrinsèques , la langue se raccour- Mûuvemsm oit transversalement par les fibres transversales, se raccourcit Hiton'ieqïies. j'^j^y^j^j gji arrière par les fibres antéro-postérieures, se raccourcit verticalement, se creuse en gouttière par les fibres perpendiculaires, porte sa pointe en haut par les fibres longitudinales supérieures, en bas par les fibres longitudinales inférieures.
De tous ces usages, celui qui exige les mouvemens les l^s mouve- plus variés, les plus précis et les plus rapides, c'est celui
Biens relatifs à . i •<> ^ i> • i • ^ i . vi ^ j
i'articulation q«i ^st relatif a 1 articulation des sons , dont elle est tm des des sona sont ageus principaux.
les plus canlti- , i ' i n
plies. Par cet usage, qui n est nullement le résultat dune con-
formation spéciale (car on peut, à force d'exercice, faire articuler des sons à des animaux dont la langue diffère essentiellement de la nôtre), la langue s'associe à l'intelhgence , dont elle devient un des principaux ins|rumeris. Elle est l'organe d'expression le plus habituel de la pensée. Cet usage est propre à l'homme.
DES CyI.AKDKS SALlVAIftES.
Indépendamment des glandules labiales, buccales et palat ce getieia « ^^ qui tapissent la cavité de la bouche, glandules coudes gliintifts sa- l r 'a
livaires. fondues par ia plupart des anatomistes avec les follicules ou
cryptes mucipares, il existe autour de cette cavité un appareil glanduleux particulier qui constitue une sorte de chaîne
ORGANES DÉ lA DIGESTION. GLANDES SALIVAIRÉS. I^tg
OU de collier symétriquement étendu le long des branches et du corps de la mâchoire inférieure. Cette chaîne (i) présente des interruptions pour constituer six niasses glanduleuses, trois de chaque côté, lesquelles, eu égard à leur situation , ont reçu les noms de glandes parotides , glandes sous-maxillaires et glandes sublinguales.
De la glande parotide.
Ainsi nommée à cause de sa situation au-dessous et en situation. avant du conduit auditif externe, la glande parotide (^çrafXy auprès dej nf, arof, oreille) remplit une excavation {excai>ation parotidienne^j ^ bornée en avant par le bord postérieur de la branche de la mâchoire 5 en arrière par le conduit auditif externe et l'apophyse mastoide, en haut par l'arcade zygomatique, en ba^par l'angle de la mâchoire inférieure, en dedans par l'apophyse styloïde et par les muscles qui en partent. Cette glande a donné son nom à la région qu'elle occupe.
Elle surpasse en volume les autres glandes salivaires ; Vi^nifte. elle l'emporte même à elle seule sur toutes les autres glandes salivaires réunies.
Sa forme est irrégulière et déterminée, à la manière d'une F^fme. cire molle, par celle des parties environnantes sur les anfractuosités desquelles la glande se serait moulée. Large dans sa portion superficielle, elle se rétrécit brusquement au moment où elle s'enfonce derrière la branche de la mâchoire.
Pour avoir une bonne idée du volume et de la forme de celte glande, il faut la retirer tout entière de l'espèce démoule anfractueux dans lequel elle est logée. On l'a comparée a une pyramide donî ia base serait en dehors et le sommet en dedans.
(i) La continuité de cette chaîne glanduleuse, admise par quelques anatomistes, n'est qu'apparente. La glande maxillaire est toujours séparée de la glande parotide par une cloison fibreuse.
4^0 SPLANCHNOLOGIE.
Rapports : Rappoi'ts. Par sa face externe ou base , qui est large , De sa fiice obloHffue dans le sens vertical, irrégulièrement quadrilatère
externe ou eu- " , . ^, ii r
tanée; Gt conime dccoupee dans sa circonierence , elle repond à la
peau, dont elle est séparée par l'aponévrose parotidienne et par le risorius de Santorini , lorsqu'il existe (i). De sa face g^ facê antérieure est comme creusée en gouttière , pour
maxillaire ; cmbrasscr le bord postérieur de la branche de l'os maxillaire. Une synoviale ou un tissu cellulaire membraneux qui en tient place, favorise le glissement de l'os sur cette glande. Cette face répond en outre au muscle ptérygoïdien interne , au ligament stylo-maxillaire, au masseter, sur la face externe duquel elle se prolonge plus ou moins , suivant les sujets, et dont elle est séparée en avant par les rameaux du nerf facial, par un tissu cellulaire lâche, et^ar l'artère transversale de la face.
De sa face p^j, ^^ r^^^ postérieure, elle répond à la partie cartilagi-
posterieure ou . .. .
iiastoïdienne. ncusc du conduit auditif externe, sur la convexité duquel elle se moule, et auquel elle adhère par un tissu cellulaire très-dense; elle répond en outre à l'apophyse mastoïde, aux muscles sterno-cléïdo-mastoïdien et digastrique , et médiatement à l'apophyse transverse de l'atlas.
Cette face est extrêmement irrégulière , adhérente par un tissu cellulaire dense, d'une dissection difficile, si on veut enlever la glande en totalité.
En iledans, ^'^ dedans , elle est réduite à un bord qui répond à l'apophyse styîoïde, aux muscles et au ligament qui en naissent. Elle envoie un prolongement considérable dans l'espace
(i) Chez une femme qui m'a servi à la préparation de la glande parotide , le rîsorius naissait de la ligne courbe demi - circulaire , supérieure de roccipital par deux faisceaux distincts qui se por-
taient de haut en bas et d'arrière en avant, se réunissaient au ni- ' veau du sommet de l'apophyse mastoïde , se dirigeaient d'arrière en
avant, et s'épanouissaient sur la parotide. Quelques-unes de ces fibres se portaient à la commissure ; le plus grand nombre se perdait dans l'aponévrose parotidienne.
qui sépare cette apophyse styloïde et les muscles styliens du ptérygoïdien interne; mais le rapport le plus important de ce bord est celui qu'il affecte avec l'artère carotide externe, à laquelle il fournit un demi-canal et quelquefois un canal complet.
En hauty elle répond à l'arcade zygomatique et à l'articu- En haut. lation temporo-maxillaire.
Son extrémité inférieure mesure l'intervalle qui sépare lin bas. l'angle de la mâchoire du sterno-mastoïdien ; elle avoisine la glande sous-maxillaire, dont elle est séparée par une cloison fibreuse très-épaisse.
Indépendamment des rapports que nous venons d'indi- Happons
„ . , , profonds ou
quer, la parotide affecte un autre ordre de rapports qu on intrinsèques;
pourrait appeler />ro/bn^5 ou intrinsèques, avecles vaisseaux et
les nerfs qui la traversent à diverses profondeurs. Ainsi, iTar- Avec des
« .1 -111 artères ,
tere carotide externe traverse presque toujours la glande au voisinage de son côté interne; 2° l'artère temporale, la transversale de la face , les aui'iculaires antérieures , qui naissent dans l'épaisseur de cette glande, la traversent encore dans divers sens. On voit en outre dans l'épaisseur de la parotide, Des veines. 3° la veine temporale , la branche de communication entre la veine jugulaire externe et la veine jugulaire interne ; 4° !<? tronc du nerf facial, d'abord placéj derrière^ cette glande , qui s'enfonce immédiatement dans son épaisseur pour se diviser en deux ou trois branches, lesquelles s'éparpillent ensuite et la traversent en tous sens. 5° Le nerf auriculaire , branche du plexus cervical, traverse encore cette glande, mais superficiellement (i). 6° La glande parotide, par une
(i) Ces rapports nous prouven!. l'impossibilité presque absolue, 1" de l'extirpation de la glande parotide par l'instrument tranchant; 2° de la compression de cette glande suivant la méthode indiquée par Desault pour la guérison des fistules salivaires. La compression, qui est excessivement douloureuse, à raison des nerfs nombreux qui traversent la glande , ne pourrait porter que sur la partie superficielle de cette glande.
Des nerfs.
42'-* SPLANCHNOLOGIE.
avec def can- ^^^eption fort remarquable , contient toujours dans son plions lympha- épaisseur mais à peu de profondeur, plusieurs ganglions lymphatiques qui se distinguent aisément du tissu de la glande par leur couleur rouge. On conçoit que le développement morbide de ces ganglions ait dû. souvent en imposer pour une maladie de la glande elle-même. Merafcrans fi. Structure. Une membrane fibreuse, peu distincte et extrêîirense. mement dense, enveloppe la glande parotide, et envoie dans
son épaisseur des prolongemens qui la divisent en lobules,
Des lobnles. . • i i i r • i i
et ceux-ci en grains glanduleux. La question de la structure
d'une glande réduite à sa plus simple expression , consiste à
TV déterminer ce que c'est qu'un «^raîn glanduleux. Or, sans en-
glanduii?ux. trer ici dans des détails qui appartiennent à l'anatomie de texture, je dirai qu'on démontre, à l'aide du microscope simple , que tout grain glanduleux n'est autre chose qu'un tissu poreux, spongieux, analogue à la moelle du jonc, auquel
D-oscopiqué ' ^^' i'6"dent les vaisseaux afférens, artères, et duquel partent
«lu gr&in gii.n- les vaisscaux efférens, veines et conduits excréteurs. Les rap-
duleax. i r< i • i i •
ports des nerts et des vaisseaux lymphatiques avec ces grains
glanduleux ne sont pas encore établis sur des données positives.
Artères. Les <7r;ère^ parotidîennes sont très-nombreuses : les unes
émanent directement de la carotide externe; les autres proviennent de ses branches , et plus particulièrement de la temporale superficielle, de la transversale ce la face, et des auriculaires antérieure et postérieure.
Veine?. ^'^s ueines portent le même nom et suivent la même di-
rection que les artères. Il existe un plexus veineux parotidien. VHïssennx Les vaisseaux lymphatiques^ peu connus, aboutissent, lymphatiques. ]çg ^^jg ^^^ ganglions lyMiphatiqucs qui occupent l'angle de la mâchoire, les autres aux ganglions lymphatiques situés au-devant du conduit auditif. J'ai déjà dit qu'on rencontrait constamment un ou plusieurs ganglions lymphatiques situés dans l'épaisseur de la parotide, à quelques hgnes de sa surface.
NeiLs Quant aux nerfs parotidiens . plusieurs rameaux du nerf
ORGANES DK LA DIGESTIOIÎ. GLANDES SALlVAIPvES. 45*^
auriculaire antérieur, branche du plexus cervical, paraissent se perdre dans l'épaisseur de la glande parotide. Il en est de même d'un certain nombre de rameaux du nerf facial.
Conduit parotidien. De chaque orain glanduleux part un Conduit papetit conduit excréteur, qui se réunit presque mimediatement à angle très-aigu, avec les conduits excréteurs des granulations voisines : de la réunion successive de tous ces conduits oigiue. résulte un canal unique qui émerge du bord antérieur de la circonférence de la glande, au niveau de la partie moyenne de ce bord : c'est le conduit parotidien^ appelé aussi canal de Sténon^ bien qu'il eût été décrit par Cassérius. Ce conduit se Oireciicwio porte horizontalement d'arrière en avant à cinq ou six lignes au-dessous de l'arcade zy goma tique, sur le masseler, qu'il coupe perpendiculairement. Parvenu au bord antérieur du Trwjst, masseter, il change de direction, se courbe au-devant d'une masse graisseuse qui répond au bord antérieur de ce muscle, g^ eourîîur= s enfonce perpendiculairement dans l'épaisseur des graisses de la joue, traverse le buccinateur dans la même direction, et glisse obliquement, dans l'espace de plusieurs lignes, entre Point preqit ce muscle et la muqueuse, qu'il perce au niveau de l'intervalle * ^^^ "* '^^ qui sépare la première de la deuxième grosse molaire, à peu près au niveau de la partie moyenne de la couronne de ces dents.
Le mode d'ouverture du canal de Sténon dans la cavité buccale ne me paraît pas avoir été bien apprécié. Il ressemble exactement au mode d'ouverture des uretères dans la vessie : i° il se glisse obliquement et parcourt un certain trajet sous la muqueuse. Ce trajet est facile à déternii- Analogie ner: il suffit de perforer la joue dans le point où le canal va f"*'*' lonncs
' •• ^ bncca; au ea^
traverser le buccinateur, et de mesurer l'intervalle qui se- nai de Sténoa pare celte perforation de l'orifice buccal du conduit. Cet in- ^■\ \""*"^!; ''^'
^ * ^ sical de l ure-
tervalle est de deux à trois lignes. 2° Quant à l'orifice buccal tère. en lui-même , il est oblique comme i'orifîçc vésicd de l'uie-
4a4 SPLANCHNOtOGIE,^
tère; en sorte que rien n'est plus facile que de faire pe'nétrer , un stylet délié par l'orifice buccal.
Glandes pa- Le conduit de Sténon est souvent accompagné par une rotidieniiesac- glande accessoire fi) qui est située entre l'arcade zygfomati-
cessoires. ^ iiii<- .
que et ce canal , auquel elle adhère intimement dans le point
où son canal excréteur vient s'ouvrir dans le canal de Sténon.
J'ai rencontré deux petites glandes accessoires situées, l'une
à la|partie moyenne, l'autre à la partie antérieure du mas-
seter. au-dessus du canal. Enfin, au moment où le conduit
Glandiiles de Sténon traverse le buccinateur , il est entouré de glan-
buceales. dules qui font suite aux glandules buccales, dites glandes
molaires, glandules dont les unes paraissent s'ouvrir dans ce
conduit, et dont les autres s'ouvrent directement dans la
bouche.
Longueur du Sans être flexueux, le canal de Sténon, isolé des parties
canal de Ste- environnantes, est beaucoup plus long qu'il ne le semblerait
au pr<3raier abord.
Sesrapports. i?fl/y?or?.y. Sous-cutané, superficiel au uivcau du masse ter,
le conduit de Sténon est protégé par une grande épaisseur
de graisse, et, au-devant du masseter, par le muscle grand
zygomatique.
Une branche considérable du nerf facial et quelques artères qui proviennent de la transversale de la face , longent ce canal.
Son épais- Structure. On se fait généralement une idée exagérée de seur n'est pas l'epaisscur du conduit de Sténon ; il n'est réellement aussi
aossi graude ,..,," . , . , . , .,
qu'elle paraît cpais qu OU le dit qu'à sa partie antérieure , ou il reçoit une l'être. expansion de l'aponévrose buccinatrice. Débarrassé de la
couche adipeuse qui l'entoure , il n'a pas plus d'épaisseur que la plupart des autres conduits , les uretères par exeminextensible. pie. Onjse fait également une fausse idée de son inextensibilité. Ce qui est vrai, c'est que le calibre de ce canal n'es^
(i) Cette glande était très-volumineuse ,^d'apuès Desault, chez un individu dont la parotide correspondante était atrophiée,