‹ Anatomie descriptive (volume 4)Chapitre 106 sur 185 · partie de sa longueur et de sa largeur · texte numérisé non relu

partie de sa longueur et de sa largeur

Direction. Horizontale dans sa partie antérieure, la langue

Direction. ..,.,'

forme un plan incliné en arrière pour se courber brusquement, devenir verticale, et atteindre l'os hyoïde, qui en constitue en quelque sorte la base. Cette direction, qui s'applique à la langue contenue dans la cavité buccale, présente quelque changement lorsque la langue est hors de la bouche. Elle est alors horizontale , l'hyoïde étant soulevé.

Figure. Examinée avant toute préparation anatomique , la langue a la forme d'un ovale , dont la grosse extrémité serait en arrière. Cette forme est déterminée , et pour ainsi dire mesurée, par la courbe parabolique de la mâchoire inférieure qui la circonscrit. Détachée des parties voisines, la langue représente une ellipse dont le grand diamètre serait antéro-postérieur. Du reste, parfaitement symétrique, aplatie de haut en bas, étroite et mince en avant, la langue va s'épaississant et s élargissant d'avant en arj^ère. Sa figure, qui est devenue elle-même un terme de comparaison , ne paraît pas nécessaire pour l'accomplissement de celle de ses fonctions qui semblerait au premier abord plus intimement liée à cette forme, je veux parler de l'articulation des sons.

On considère à la langue une face supérieure, une face inférieure, deux bords, une base et un sommet, tace dorsale ^'^^^ supérieure OU dos de la langue. Libre dans toute son étendue, répondant à la voûte palatine, divisée en deux Sillon mé- nioitiés hiléraîes par un silion médian que les maladies resdian. pectent souvent. Cette face supérieure est parsemée d'une

multitude innombrable d'éminences qui la rendent très-inégale, et qu'il importe de distinguer tout d'abord en deux classes: i" en celles qui sont perforées: ce sont des grains glanduleux; 2° en celles qui sont pleines et imperforées: ce vsoni; les papilles [papilla, mamelon).

Les éminences perforées^ on glandules linguales, improprenient classées parnù les papilles , et connues sous des noms

ORGANliS DE LA DIGESTION. LAMGUE. 4o5

divers, s'en distinguent : 1° par les ouvertures circuiaires , ^ , .

^ ' ^ ^ " '- ^ ' Deseminen-

parfaitement visibles à l'œil nu, qu'elles présentent; a** par ces perforées leur situation : elles occupent toutes la base de la langue ; ^."^ gianduics

'■ o ' linguales,

3° par leur forme arrondie , et nullement pédiculée ; 4" par la disposition de la muqueuse à leur niveau , cette membrane ne faisant point corps avec ces éminences, mais glissant sur elles sans y adhérer ; 5° par la dissection , qui démontre de la manière la plus manifeste la nature glanduleuse de ces éminences.

Du reste, ces glandules linguales ne sont pas des folîi- Leséminencules, mais bien des grains glanduleux, analogues aux glan- ^^^ perforées dules labiales et buccales : elles forment une saillie en V, foUjcniesl très-prononCée chez quelques sujets, et.limitée en avant par le V des papilles à calice.

Toutes les autres éminences de la langue sont des papilles; nous les diviserons en deux espèces, les grosses et les petites :

1°. Les grosses papilly^s sont' les papilles à calice. Elles sont pa pi lies grosdisposées suivant deux lignes réunies en V ouvert en avant, ses ou papilles

Le nombre de ces papilles varie de seize à vingt ; quelquesunes sont hors de rang. Hallcr les a vues former deux rangées de chaque côté. Leur volume est également variable , mais plus considérable que celui de toutes les autres papilles. Chaque papille constitue un cône tronqué , libre par sa base, adhérent par son sommet [papillœ truncatœ^ Haller; papilles boutonnées ou à tète ^ Boyer). Ces papilles sont entourées d'une espèce de calice ou de rigole circulaire : d'où le nom âe papillœ circumvallatœ , papilles calicif ormes {^ Cuvier). Ce calice est lui-même une papille cireulairement disposée (i).

(i) Le défaut de nomenclature uniforme dans les papilles jetîe la plus grande obscurité dans la description.

Je ne connais pas deux auteurs qui s'entendent à cet égard.

M. Boyer appelle /7<7;?i7/es /e«/ïa//<^/7ï.ç les glandules linguales^ papilles boutonnées ou à tête, les pa])ii!es caliciformes ; pm-

^0$ SPLANCHNOLOGIE.

« , A l'angle de réunion des deux branches du V se voit un

Troa borgae. ° ^ \ , ,

trou borgne qui manque souvent, et que l'on connaît généralement sous le nom de/oramen cœcuin de Morgagîii (lacune de la langue^ Chaussier). Ce foramen cœcum, auquel plusieurs anatomistes du dernier siècle ont fait aboutir de prétendus conduits salivaires, qu'on a démontré plus tard n'être que des veines; ce foramen, dis-je, que les modernes considèrent généralement comme mi cul-de-sac destiné à recevoir le produit de plusieurs follicules, ne me paraît être autre chose que la cavité d'un calice à papille peu développée. Lorsque la papille est plus développée ou le calice moins profond, on dit que le trou borgne manque. Petite» pa- 2°. Petites papilles. Elles occupent toute la partie de la pilles, face dorsale de la langue, qui est au-devant du V des papilles

à calice, et présentent un grand nombre de variétés. Il en est

' de coniques, de filiformes . à'arundiné^s ou terminées en Filiformes, , i 7 . , • r

, ,. arondes ; de lenticulaires ou j unmf ormes . lesquelles sont Lenticalaire« . -,.'"' , . .

aplaties et soutenues par un pédicule étroit ; mais les coniques ou filiformes dominent manifestement ; elles seules occupent la partie antérieure et la pointe de la langue ; tandis que les autres variétés de papilles sont disséminées dans leur

Lear direc- intervalle. Leur direction n'est pas verticale , mais bien oblition est obli- i> ^ .» ^ ^ c ^^ 1 '

nue d'avant en ^"^ d avant en arrière : en sorte qu un irottement léger,

arrière. exercé sur la langue d'arrière en avant, les redresse, et permet

d'apprécier leur véritable forme et leur véritable longueur. Au reste, cette disposition oblique est bien plus manifeste encore chez les animaux que chez l'homme.

pilles coniques, les papille^ généralement connues sous ce nom.

Gavard , papilles muqueuses , les glanduies; papilles f un gif ormes, les papilles caîicifoinies.

M. H. Cloquet paraît avoir confondu les glandales et les papilles caliciformes sous le nom de papilles lenticulaires ; les papilles fiingiformes sont, suivaut lui, iiTégulièrement disséminées près des bords et de la pointe de la langue. La déQomination de papilles coniques a seule la même acception dans tous les auteurs.

ORGANES DE lA DIGESTION. LANGUE. 407

Les papilles coniques sont quelquefois disposées suivant Aspect fendes lignes régulières ou irre'gulières , ce qui donne à la lan- '^'^lé de la langue un aspect fendillé. Quelquefois même plusieurs papilles sont réunies linéairement et dentelées en forme de crête.

Du reste, la forme et la disposition des papilles linguales présente beaucoup de variétés.

ha. face inférieure de la langue n'est libre (Jue dans son pg^g j^j^, tiers antérieur. C'est par les deux tiers postérieurs de cette rieme de la face qu'arrivent à la langue les muscles qui la fixent aux parties voisines. Nous ne devons parler ici que de la partie libre. On y remarque, i° un sillon médian, plus prononcé que celui de la face dorsale : à la partie postérieure de ce sillon, se voit un repli muqueux, qu'on appelle \e frein ou le J^/e^(y^'e7^K/«w), repli qui quelquefois se prolonge jusqu'à la Filet de la pointe de la langue et gêne les mouveraens de cet organe, l^°g°^soit pour la succion, soit pour l'articulation des sons, d'où la petite opération connue sous le nom d'opération du filet. De chaque côté de ce sillon , on voit les veines ranines sur lesquelles les anciens pratiquaient la phlébotomie, et la saillie antéro-postérieure des muscles linguaux.

Les bords ^ épais en arrière, vont en diminuant vers le Bords, sommet. Les papilles se prolongent sur leur moitié supérieure d'une manière régulière , et constituent des séries de lignes verticales et parallèles.

La hase réelle se fixe à l'os hyoïde ; la base apparente, qui ^^^^ se voit en arrière de la face dorsale, présente trois replis Replis glosglosso-épiglottiques ^ dont le médian est beaucoup plus con- so - épigloitisidérable que les latéraux.

Le sommet répond immédiatement derrière les incisives. Le sillon médian des deux faces se prolonge sur lui.

Après avoir examiné les particularités qu'offre la langue à sa surface externe, sans le secours d'aucune préparation anatomique, examinons maintenant sa structure.

ques.

Saramet.

4o8 SPLANCHNOLÔGIE.

Structure de la langue.

Donblepoint ^* langue étant à la fois l'organe d'un sens et un organe de de vue sous le- locomotion , c'est SOUS ce double point de vue que nous

quel ceJte . r> i

structure doît ^^ons à examiner sa structure. A 1 exemple de Haller (i)^

être euvlsagée. nous nous occuperons ici plus spécialement des conditions

de structure relatives à la locomotion.

1°. La langue est un organe essentiellement musculeux ,

et sous ce rapport, je ne connais que le cœur qui puisse lui

être comparé. Elle a pour charpente , i" l'os hyoïde j 2** une

, lame cartilagineuse médiane; 3" le derme de sa membrane

papillaire. *

Charpente de la langue.

L'os hyoïde ,

en l'os de la L'os liyoïde , déjà décrit , est véritablement l'os de la lan-

«ngue. gyg . j'^^ jg j^Q^ ^'^g lingual qui lui a été donné par quel-

ques anatomistes. Chez l'homme , il ne se prolonge pas dans l'épaisseur de la langue par une apophyse comme chez les Membrane animaux ; mais il lui est uni par une membrane fibreuse ,

hjo-giossïemie ffig;jil,ra?ie hfo-glossienne , qui naît de la lèvre postérieure

du corps de cet os. Et comme, d'une autre part, l'hyoïde est

lié au cartilage thyroïde par des ligamens , il en résulte que

tous les mouvemens de cet os sont communiqués à la fois

Lani tî- ^^ ^ ^^ langue et au larynx , entre lesquels il est placé.

lagineuse mé- Du milieu de cette membrane fibreuse part la lame car' tilagineuse médiane de la langue, décrite par M. BJandin. Cette lame, bien distincte du cartilage décrit par Baur chez le chien et chez le loup (2) , est située sur la ligne médiane ,

(i) Haller a traité des muscles de la langue, lib. IX, sect. II, pag. 421, à l'occasion de l'organe de la voix; et de la membrane papillaire , lib. XIII , sect. I , pag. 99, à l'occasion des organes des sens.

(2} Le cartilage décrit par Baur est un cordon fibreux , subjacent à la muqueuse qui occupe la ligne médiane de la face inférieure de la langue. Il s'étend de la pointe de la langue, où il est très-pronf>ncc, jusqu'à la base, où il se Jcnnine par un raplié cel-

diane.

verticalement dirigée, et donne attache par ses deux faces latérales à des fibres musculaires ; son bord supérieur atteint en s'amincissant la partie moyenne de la région dorsale de la langue ; son bord inférieur se voit entre les génio-glosses, où il est tantôt libre et tantôt recouvert par quelques fibres musculaires qui s'entrecroisent au-dessous de lui. Epais en arrière, il s'amincit en avant, où ses fibres laissent entre elles des intervalles , à la manière de la cloison des corps caverneux.

Je considère le </er/we ^e la membrane papillaire corame Derme de la faisant partie de la charpente linguale, à raison de sa den- membrane pasité , qui est telle , que le scalpel ne l'entame qu'avec difficulté. Le derme est d'ailleurs l'aboutissant d'un très- grand nombre de fibres musculaires.

Muscles de la langue.

Ces muscles sont intrinsèques et extrinsèques.

Muscles intrinsèques. Les anciens regardaient la langue Muscles incomme uiOeul muscle dont ils ne cherchaient pas à démêler trînsèques. la structure : Columbus considéra le premier cet organe comme composé de deux muscles juxta-posés. Si on étudie le Etude de ces tissu de la langue à l'aide de coupes faites dans divers sens, muscles pour

, ^^ c ' 1 /2i 1 • • ' une coupe ver-

on voit qu elle esttormee de libres musculaires entrecroisées, tioaie faite et on serait tenté de dire avec les anciens aue son tissu est fransversale-

* . . nient.

inextricable. Parmi les diverses coupes de la langue, je crois devoir appeler l'attention sur une section verticale faite perpendiculairement à son axe. Cette coupe présente , i** au centre, un tissu musculaire pâle, sur lequel on distingue des fibres verticales et des fibres transversales, lesquelles forment des plans successifs. A ces fibres musculaires est interposée une graisse molle, tissu adipeux lingual^ analogue à celle iis^vi adîque nous trouvons à la base ou quelquefois parmi les fibres P^a^ lingnal. des ventricules du cœur; graisse molle qui va en augmentant à mesure qu'on approche de la base, et en diminuant à mesure qu'on approche de !a pointe delà langue, où cette graisse

4lO SPLANCENOLOGIE.

manque entièrement. Autour de cette partie centrale de la langue, qu'on peut très-bien appeler avec M. Baur noyau lin-

Noyau lin- gual^ se voit supérieurement une couche très -mince, laléra- " ' lement une couche un peu plus épaisse , inférieurement une

couche bien plus épaisse encore de fibres rouges. Ces deux dernières couches appartieflnent aux mtiscles extrinsèques.

Coupes ver- ^es coupes verticales Jaites transversalement démontrent

ticales antero- (Jans la langue la présence de fibres verticales et de fibres postérieures. . , ,

transverses. Les coupes 'verticales antero - postérieures démontrent parfaitement l'existence de fibres dirigées suivant la longueur de la langue, ou de fibres antéro-postérieures. Cette même coupe fait encore parfaitement ressortir l'existence des fibres verticales déjà démontrées par les coupes précédentes.

Ainsi , à l'aide de simples coupes on démontre l'existence dans la langue, i° de fibres longitudinales dirigées de la base au sommet ; 2° de fibres verticales dirigées de la face dorsale à la face inférieure ; 3° de fibres transversales dirigées de l'un à 1 autre bord de la langue, tu e rie a Î3'autres préparations anatomiques confirmeront ce pre-

langue par di- ri t. r

verses prépara- niier aperçu. Bien que Maîpighi (i) eût. dans un mémoire tions anatomi- pi^jj^^ d'intérêt, décrit avec la . plus grande exactitude et figuré la disposition ^es trois ordres de fibres dans la langue du veau; bien que Sténon eût constaté leur existence dans la langue de l'homme, que Bidloo eût renchéri encore sur ses prédécesseurs; bien que Massa eût conseillé, pour faciliter cette étude, de soumettre la langue à l'ébulîition ou à un commencement de putréfaction, cependant la plupart des anatomisîes modernes négligeaient avec Haller ce point d'anatomie de texture, lorsque MM. Baur , Gerdy et Blandin

(1) Il n'est pas indifférent de rappeler ici que c'est par la langue que Malpîghi commença cette séiùe de reclierclies sur la structure des organes, qui doit faire regarder cet anatomiste comme le créateur de i'anuloroie de texture.'

ORGANES DE LA DIGESTION. LANGUE. Alï

ont appelé presque en même temps l'attention sur ce su- ^nxàe de la

jet. Or, voici ce que l'étude de la langue du bœuf, du mou- languesonmise 1 ,,, . ^ , . ' 1 ' ' à la coction.

ton et de J nomme , soumise a la eoction, m a démontre :

i". Sous la membrane papillaire , dont i'ai déjà mentionné ^ , ,

i i ' •> : •' ^ Conchelon-

la densité presque cartilagineuse, est une couche de fibres gitudinale sudirigées d'avant en arrière. Ces fibres , qui paraissent naître P®"^°'^'^* successivement de la membrane papillaire , forment une couche plus épaisse en avant, où elles sont ramassées sur un petit espace et rouges , qu'en arrière, où elles sont diisséminées et pâles. Chez le bœuf, elles traversent la substance glanduliforme jaunâtre qui occupe la base de la langue. C'est cette couche mince, décrite parMalpighi, qu'on a appelée lingual superjiciel ou s.upérieur.

2°. Sur la face inférieure de la langue, entre le génio- Conclielonglosse et riiyo-glosse, on voit un faisceau longitudinal antéro- gitudinale inpostérieur, étendu de la base à la pointe de la langue. C'est cet épais faisceau qui a été décrit pour la première fois par Douglas sous le nom de muscle lingual. On pourrait l'appeler lingual inférieur.

Le lingual des auteurs est un petit faisceau musculaire Muscle Imcouché le long de la face inférieure de la langue , entre le tears. stylo-glosse et le génio-glosse. Il naît en arrière de la base de la lanOTe , d'une manière «eu distincte, au milieu d'une intrication de fibres charnues. De là il se porte d'arrière en avant, et se termine à la pointé de la langue, en s'unissant aux fibres du stylo-glosse. Il raccourcit la langue et abaisse sa pointe.

3°. Latéralement, on trouve deux couches de fibres obli- téralesques, très-ténues, croisées en sautoir. La couche superficielle est formée .de. fibres dirigées d'arrière en avant et de j» obliques: haut en bas; la couche profonde , de fibres obliques dirigées d'arrière en avant et de bas' en haut. Ces deux couches ne sont visibles que du côté de la base. Elles sont plus faciles à démontrer chez le boeuf cjue chez l'homme. Latéralement ,. ^° "°Situencore, on trouve des fibres antéro - postérieures qui se

4ï2 SPLANCHNOLOGIE.

continuent et avec le stylo -glosse et avec le glosso-âtaphylin.

,.., .. A°. Enfin la dissection du noyau lingual d'une lansfue

l'ibresverli- ^ . .

cales et trans- bouillie permet d'isoler de la manière la plus manifeste les

versales du gjjj.gg verticales et transversales que nous avons déjà vues noyau liugnal. ^ '

dans les diverses coupes de la langue. Les fibres transversales

présentent une légère concavité supérieure; les fibres verticales vont un peu en convergeant de haut en bas.

Dans l'épaisseur du noyau lingual , on trouve près de la base une graisse molle, liquide, interposée aux fibres charnues.

Muscles extrinsèques. Les muscles extrinsèques sont au nombre de trois paires : le stylo-glosse , l'hyo-glosse et le génio-glosse.

Sijlo-glosse.

Sitnation Petit musclc grêle, cyîîndroïde en haut, mince, trian-

Figure. gulairc , divisé en deux faisceaux inférieurement. Il naît

de l'apophyse styloïde par des fibres aponévro tiques qui

Attache stv- ^^brassent la moitié inférieure de cette apophyse; quelques-

loïdienne. uues viennent encore de l'aponévrose stylo-maxillaire. Aux

fibres aponévrotiques succèdent les fibres charnues , qui Duection. constituent un faisceau arrondi , lequel se porte en bas, en

dedans et en avant. Parvenu sur le bord de la langue, au

niveau du pilier antérieur du voile du palais, ce faisceau s'a-

Divisîon du platit, s' épanouit, devient triangulaire, et se divise en deux

mascle en 2 portions: l'une externe, qui longe le bord correspondant

portions. 1 , , i 1 i < 1 • i»

de la langue, et se porte de la base a la pomte; 1 autre m- Insertion terne , qui passe entre les deux portions de l'hyo-glosse; de- ^ngn «• vient transversal, et va se confondre avec les fibres transver-

sales de la langue.

Rapports. En dehors, il répond à la glande parotide, au muscle ptérygoïdien interne, à la glande sublinguale, au nerf lingual et à la muqueuse de la langue.

En dedans, il a des rapports avec le ligament stylo-hyoî-

ORGANES DS I.A. DIGESTION. LANGUE. 4l!^

iiien, i'amygdale, le constricteur supérieur du pharynx et le muscle hyo-glosse.

Action. Le stylo-glosse porte le bord correspondant de la Action langue , et par conséquent la langue tout entière, en haut et de son côté. Lorsque les deux stylo-glosses agissent concurremment, la langue est élargie et portée en haut et en arrière. Il concourt donc au mouvement de rétrocession de la

langue.

Hyo-glosse,

Mince , quadrilatère , ce muscle s'insère à l'os hyoïde par Attaches an deux origines bien distinctes : i° l'une au corps de l'os, dans corps et anx

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