testm grêle
1 arc du colon isolent Finîestin grêle de l'estomac, du foie ,
(i) La partie supérieure de l'intestiii est appelée jéjunum , parce qu'on la trouve habitixeîlcmeîit vide ; la seconde, iléon, soit parce qu'on a supposé qu'elle occupait principalement les régions iliaques, soit à cause de sa disposition entortillée, qui lai est d'ailleurs commune avec le jéjunum [ùKit*, tourner, entortiller).
/j88 &i'KAî>t;H«OLOGIE.
de la rate eE du duodénum. Mais en ba$, entre le cœcum et l'fi iliaque du colon , l'intestin grêle plonge dans le bassin, s'étale de chaque côté, et se porte au-devant des colons lom* baires droit et gauche.
Conséqnen- Cette excessive mobilité est un des traits les plus caractémob'lité *^* ristiques et les plus importans de l'intestin grêle, qui flotte en quelque sorte dans la cavité abdominale , obéissant au moindze choc, au moindre ébranlement ; de tous les viscères, c'est celui qui entre le plus souvent dans la formation des hernies : il est susceptible d'invagination, c'est-à-dire que la partie supérieure de cet intestin peut être reçue comme dans une gaîne dans la partie placée immédiatement au-dessous. Lorsqu'un des organes contenus dans l'abdomen augmente de volume, l'intestin grêle lui cède sa place, et seporte dans le sens qui lui offre le moins de résistance ;il semble partager la mobilité des liquides ; il se ramasse , il s'éparpille , se moule sur les parties environnantes, remplit tous les vides, de manière à éluder les causes de compression j et c'est par cet admirable mécanisme que l'abdomen peut se prêter sans inconvénient à un développement quelquefois si prodigieux , normal ou morbide , des organes situés dans sa cavité.
Direction. Direction. Nous avons vu que la partie supérieure ou susdiaphragmatique du canal digestif était rectiligne. L'estomac nous a présenté une légère incurvation. Le duodénum deux courbures très-prononcées. Le reste de l'intestin grêle va nous offrir une disposition non moins flexueuseque le duodénum. La direction de cet intestin est la suivante : à partir du duodénum, se porte d'arrière en avant et de droite à gauche, se replie ensuite un grand nombre de fois sur luimême , et parvenu à sa partie inférieure , il se porte transversalement de gauche à droite et un peu de bas en haut, pour s'ouvrir perpendiculairement dans les gros intestins.
Les circon- Les replis ou contours nombreux (sYfi) Que l'intestin orrêle décrit sur lui-même, ont ete désignes sous le nom de circonvolutions {fircwnvolvere^ ; ils se moulent les uns sur les autres,
aROANÏiJj UE LA UU^KSTJOi',". i)S iJïi-^Ti.hïlN GRELE. 4>8i)
san-s sercêler, sans s'entorîiller, de manière à former une seule masse dont l'aspect ressemble tellement à la surface du cerveau qu'on a donné le nom de circonvolutions aux éminences sinueuses que présente la surface de ce dernier organe.
Chaque circonvolutiGii représente un cercle à peu près complet. Dans l'espèce de confusion où se présentent les nombreuses sinuosités que décrit l'intestin grêle , il paraît bien difficile de lui assigner une direction générale : cependant si l'on considère que l'intestin jïrêle commence à gauche de la , , J^"'^'^*io'*
^ " " générale de
seconde vertèbre lombaire et finit à droite dans la fosse ilia- l'ensemble des que,'on verra que la direction générale de l'intestin est tracée "'"convoiupar celle du repli membraneux qui la soutient, c'est-à-dire exprimée par une ligne oblique de haut en bas et de gauche à droite. Si maintenant l'on veut examiner la direction particulière des circonvolutions, on verra que toutes offrent la Chaque cir-
' • f A ' convolution
concavité du côté du mésentère et la convexité du côté des représente une
parois abdominales, et que chacune d'elles représente une ™°"^? ^^'^"^ moitié de huit de chiffre.
Cette disposition en demi-huit de chiffre, qui permet à l'intestin de se replier, sans aller ni en avançant ni en reculant, explique comment un si grand nombre de replis intestinaux ont pu se placer entre deux points aussi peu distans que la partie latérale gauche de la seconde vertèbre lombaire et la fosse iliaque droite, points que sépare tout au plus un intervalle de quatre pouces.
Dimensions, La longueur de l'intestin grêle proprement dit a paru de tout temps curieuse à déterminer : Meckel dit que cette longueur varie de treize à vingt-sept pieds, y compris le duodénum. D'après mes observations, elle varierait de dix à vingt-cinq pieds chez l'adulte (i). Le rapport de l'in
(i) La longueur moyenne de l'intestin grêle, y compris le duoplénum, est de 20 pieds. J'ai fait raesîjier dernièrement plusieurs intestins gi'éles. Chez une femme affectée de péritonite chronique, l'intestin grêle n'avait que sept pieds de longs; chez une autre, quatorze pieds; une troisième, dix-huit pieds: une quatrième, vingt, une cinquième j vingt-deux.
490 SPLA.SCHKOLOGIE.
Dimensions testin PTcle ai! ofros inîesîin , sous celui de la longueur,
en longueur. , , 1 • » t i- • ' 1 i
est, en gênerai, comme cinq est a un. La diversité dans lés longueur. résultats s'explique en partie par aes différences individuelleSj en partie par la manière dont on procède à la mensuration. Ainsi, suivant qu'on isole plus ou moins complètement l'intestin des replis membraneux qui le soutiennent, on obtient des re'sultaîs divers. Une cause moins bien appréciée de différence dans la longueur de l'intestin, c'est l'influence qu'exerce sur la longueur le calibre du conduit. Le calibre et la longueur sont constamment en raison inverse l'un dé La longueur l'autre. Pour s'en convaincre , on n'a qu'à insuffler forte-*
et le calibre •' •*■
sont en raison ment l'intestin après l'avoir préalablement mesuré. J'ai été mverse une gQ^ygJJ^ frappé de la brièveté de l'intestin grêle dans le cas de hernie avec rétention des matières au-dessus de l'étranglement.
On a cberché à établir un rapport entre l'intestin et la sta- Rapports ture de l'individu , et on a dit que la longueur de l'intestin
entre la stature , . ^ • ^ ,>-r'ii^ 1 ■ 1
et la loncueur équivalait a quatre a cinq tois la hauteur du corps : mais les de l'intestin différences de stature n'ont aucun rapport constant avec la longueur du canal alimentaire.
Au reste, les différences individuelles de longueur dans l'intestin grêle ne paraissent influer nullement sur l'activité des phénomènes digestifs.
Calibre. Le calibre de l'intestin grêle proprement dit n'est
Calibre. pas le mêmo dans toute sa longueur. Il est plus considérable
au commencement qu'à la fin de cet intestin : médiocrement
distendu par l'insufflation , il m'a donné une circonférence
de six pouces quatre lignes à son origine; de quatre pouces
j^.-j,, deux lignes à sa partie moyenne; et de trois pouces et demi
de calibre, un peu au-dcssus de son embouchure dans le gros intestin.
Il se dilatait pour atteindre quatre pouces et demi à cette
embouchure elle-même. Nous trouvons donc dans l'intestin
grêle une disposition infundibuliforme qui doit favoriser
la rapidité du cours des matières, en les faisant passer d'utï
espace plus large dans un espace plus étroit.
ORGANES DE LA DIGESTION. DE l'iNTESTIN GRÊLE. 4gil
Du reste, le calibre de l'intestin grêle présente beaucoup de variétés. Dans le cas d'obstacle au cours des matières, il peut atteindre le calibre du gros intestin. Dans certains cas de marasme, quand il est privé de gaz, il se resserre à tel point que son calibre s'efface complètement.
Figure et rapports. L'intestin grêle a la forme d'un cy- Rapports: lindre ; sa comoe est à peu près circulaire : on lui considère 1° un bord postérieur concave, auquel s attache le mésentère, teneur- Ce bord est légèrement plissé sur lui-même, comme il arriverait pour tout cylindre droit auquel on aurait voulu imprimer une forte courbure.
a°. Un bord antérieur convexe, libre, qui répond aux Du bord anparois abdominales, dont il est séparé par le grand épiploon, *^"^°^lequel semble- destiné à contenir la masse des circonvolutions intestinales.
Dansie cas d'absence de l'épiploon, comme chez le fœtus, ou dans les cas de déviation , de disposition en corde de cette toile membraneuse, les rapports de l'intestin grêle avec les parois abdominales sont immédiats.
3". Par leurs faces latérales^ les circonvolutions de lin- Rapports testin grêle se répondent entre elles j et comme elles sont j^^^*^ ^ \J^ convexes, il en résulte qu'elles interceptent en avant et en elles. arriéré des espaces triangulaires dans lesquels s'amassent, tantôt lé sang épanché dans l'abdomen, tantôt la sérosité, lé pus et les pseudo-membranes.
L'intestin grêle répond à toutes les régions de î'abdomen, Rapportsde
, i, . . :, , , . , ., l'intestin grêle
a 1 exception de la zone supérieure : encore n cst-ii pas rare a^gc les parois de voir cet intestin se dégager de dessous l'épiploon pour abdominales. venir se placer entre le foie et les parois abdominales , ou pour Se porter dans l'hypocondre gauche. 11 se précipite en quelque sorte partout où une voie lui est ouverte (i).
(i) On trouve l'intestin grêîe dans les hernies diapbra matiques; il forme les hernies périnéalesj c'est lui qui sort du bassin lorsque la paroi iaférieure de cette cavité a été divisée.
l^yT. SP1-AJSCHN0L061E,
On voit constamment une quantité plus ou moins considérable d'intestin grêle dans l'excavation pelvienne, i" chez 1 homme entre la vessie et le rectum, 2° chez la femme, d'une part, entre la vessie et l'utérus, d'une autre part, entre l'utérus et le rectum.
Chez plusieurs individus épuisés par les maladies chroniques, et chez lesquels on sentait parfaitement la colonne vertébrale à nu sous les parois abdominales, j'ai trouvé dans L intestin jg i^g^ggjjj j^^ presque totalité et même Quelquefois la totalité
grêle est con- __■■•*• . .
tenn en partie de l'intestin grêle rétrécie et presque entièrement vide d'air.
ou en totalité Lorsqu'il n'y a qu'une partie de l'intestin grêle dans l'exdans le petit f , , . ..,.
bassin. cavation pelvienne, c'est toujours la partie inférieure.
Dans le cas de tvimeur développée dans l'abdomen ; ex. : dans la grossesse, dans l'hydropisie enkystée de l'ovaire^ l'intestin grêle se porte en haut et sur les côtés, s'éparpille, remplit les vides, et échappe presque toujours de la manière la plus admirable aux causes de compression.
Il n'est pas rare de voir dans l'intestin «rêîe des espèces
Appendices ^ ^ ^ .
ondivciticules d'appendices ou diverticules en forme de doigt de gant, de ] intestin g^- ^^^ quelquefois de deux à trois pouces de longueur, et qu'on a vus entrer dans la formation des hernies. Ces diverticules sont en général beaucoup plus rapprochés de la partie inférieure que de la partie supérieure de l'intestin grêle. Ces diverticules, dans la composition desquels entre toute la tunique de l'intestin, sont bien différens de la hernie de la membrane muqueuse à travers la membrane musculeuse, hernie dont j'ai vu un exemple dans le duodénum , et plusieurs dans le reste de l'intestin grêle. Chez un sujet récemment soumis à mon observation , l'intestin grêle présentait une cinquantaine de tumeurs sphéroïdales , de volume iné. gai, toutes situées le long du bord mésentériqne de l'intestin, et formées par la hernie de la membrane muqueuse, à travers les fibres musculaires.
Surface interne de l'intestin grêle.
Prêpcradofi, ÎI faut étudier cette structure, i** sur une por-
Tunique se
oaoAisrEiî DU h\ mGESTro^^ de l'intïstin grki.f. /,()3 tion d'intestin distendu et non desséché ; a** sur une portion d'intestin desséché ; 3** sur l'intestin retourné et distendu. Il iraporte encore d'étudier la membrane muqueuse sous l'eau , à l'aide d'une forte io ipe. Des injections, poussées par les veines d'abord, puis dans les artères, sont utiles pour approfondir la structure.
La surface interne de Vintestin grêle nous occupera à l'occasion de la membrane muqueuse.
Structure.
De même que l'estomac, l'intestin grêle est constitué par •quatre tuniques ou membranes, qui sont, en procédant de dehors en dedans, une timique séreuse^ une tunique musculeuse, une tunique fibreuse et une tunique muqueuse.
Tunique séreuse. Sa disposition n'est pas la même sur îe duodénum et sur l'intestin grêle proprement dit. veuse.
1° Sur le duodénum, le péritoine se comporte à l'égard Sadisposide la première portion du duodénum comme à l'égard de »'ousurleduo- 1 estomac, c est-a-dire qu elle la revêt en entier, excepte en
. , , . . , . . Sur la pré-
avant et en arrière, ou se voit un espace . triangulaire qui miete portion.
est dépourvu de cette membrane. De même que l'estomac, cette première portion donne attache en avant au grand épiploon, et en arrière au petit. On a appelé improprement ligament hépatique du duodénum le repli que forme le péritoine en se portant du foie sur le duodénum. , . ,
'■ ^ ^ur ja deu-
Quantàîa deuxième et à la troisième portions, le péritoine xlèmeet sur la ne fait que passer au-devant d'elles sans leur former de repli; *™^^'^™*= P'^'"' en sorte que l'intestin répond immédiatement en arrière aux parties avec lesquelles il est en rapport, et présente une trèsgrande fixité. ^1.
Le péritoine forme une gaîne complète à Yintestin grêle tiosi sur l'inproprement dit, excepté à son bord concave, où les deux ^*^''''" ^'"^t
•' -' .... propieîiieiitdit
feuillets du péritoine qui constituent le mésentère s'écartent l'un de l'autre pour recouvrir l'intestin ,• là, se voit un espace triangulaire celluleux tout-à-fait semblable à celui que nous avons remarqué le long des courbures de l'estomac, et qui yeroplit je mçme usage, c'ost-à-dire qu'il supplée au dv'faut
494 SPLANCHNOLOGIE.
d'extensibilité du péritoine, et permet à l'intçstin d'acqujérir subitement un grand volume. On aurait toutefois une fausse idée de la, dilatabilité de l'intestin si on pensait que ses limites sont marquées par celles de l'espace triangulaire de sa concavité; car, dans les grandes dilatations de l'intestin , le mésentère lui-même se dédouble pour servir à l'ampliation de cet intestin , ainsi que je m^en suis assuré en mesurant le diamètre antéro-postérieur du mésentère, soit avant , soit après l'insufflation du canal intestinal.
Du reste , le tissu cellulaire qui unit la tunicrue peFÎto- Ténnité du , , , , . , ^ ^ , m- ,
tissn cellulaire »eale a la tunique musculeuse est extrêmement délie, et
sous • périto- gon adhérence à cette dernière tunique va en augmentant à
i"5al. 11, ^ , , , 1
mesure que du bord concave on s approche vers le bord
convexe.
Bien que sa ténuité soit extrême, et permette de
voir à travers sa transparence les fibres musculaires , la tuni-
^ . que péritonéaîe jouit d'une assez grande force de résistance.
musculeuse. Tunique musculeuse. Elle est composée de deux plans de
fibres : l'un superficiel, l'autre profond. Le plan superficiel
Fibres Ion- q^i ggt \q pj^g mince, est formé de fibres disposées suivant gîtndinales. , i i,. • ^ ^i i . i- i
la longueur de lintestm ou aejibres longitudinales qui entourent l'intestin de la manière la plus régulière, et forment un plan continu. Je n'ai pas vu que ces fibres fussent plus multipliées du côté du bord mésentérique que du côté du bord convexe. Cette couche de fibres s'enlève presque toujours avec la tunique péritonéaîe , à laquelle elle adhère intimement : leur couleur blanche , l'aspect resplendissant qu'elles présentent à travers la membrane péritonéaîe, lesia fait regarder comme étant de nature tendineuse.
11 est difficile, et d'ailleurs sans intérêt, de déterminer d'une manière rigoureuse si les mêmes fibres parcourent toute la longueur de l'intestin, ou bien si elles sont interrompues de distance en distance. On admet généralement qu'elles sont interrompues, et que leurs extrémités sont re-
. eues dans l'intervalle des autres fibres. Fibre» ciï- ' . , .
colaires. ' ta couche profonde de fibres musculaires, plus épaisse
ORGANES DE LA DIGESTION. DE l'iNTESTÎN GRÊLE. 49$
que la précédente, est formée de fibres circulaires, parallèles, ou se coupant sous des angles très -aigus. Elles m'ont paru décrire un cercle complet , et s'insérer à elles-mêmes Membrane par leurs extrémités. Elles n'offrent point d'intersections. fibreuse.
Tunique fibreuse. Intermédiaire à la membrane musculeuse et à la membrane muqueuse , elle présente les mêmes caractères qu'à restornac.
Tunique muqueuse ou papillaire. Elle présente i** une sur- xuniquemuface externe adhérente par un tissu séreux assez lâche à la qnense ou pamembrane fibreuse , tissu cellulaire susceptible d'infiltration séreuse , sanguine , purulente : on peut très-bien simuler l'emphysème ou l'œdème sur le cadavre, en distendant l'intestin retourné, soit avec de l'air, soit avec de l'eaii. La ténuité qu'elle acquiert par suite de l'emphysème ou de l'œdème artificiels a fait penser à tort que ce qu'on appelle muqueuse intestinale n'était qu'un épiderme, suite de l'épiderme cutané, et que le derme cutané était représenté par la tunique fibreuse. Sa surf ace interne ^ libre, est enduite d'une couche plus ou moins épaisse de mucosité, et remarquable, i°par des duplicatures ou valvules sn^^ûées vahules connivejites; 2" par des papilles très-développées; 3" par la disposition de &QS follicules.
I** Valvules conniverdes {valvulœ intestinales).
Préparation. Renverser l'intestin grêle, de manière que sa face y , lesconesterne devienne interne. Plonger l'intestin renversé dans l'eau, ou niventes. bien encore se contenter de diviser l'intestin, et étudier sous l'eau sa surface interne. Etudier l'intestin insufflé et desséché.
Jusqu'à présent nous n'avions vu dans la membrane muqueuse du canal alimentaire que des replis destinés à favoriser Elles diffèrent l'ampliation de ce canal (ex. œsophage, estomac), replis qui des replis de s'effacent complètement par l'effet de la distension des orga- de l'estomac nés. Les replis de la muqueuse de lintestin grêle ont une autre destination, et s il est incontestable qu'ils sei'vent en quelque chose à l'alongement et à la dilatation de l'intestin , il ne
figG spr,\NCttNoi.0GiË.
l'est pas moins qu'ils ne s'effacent jamais comple'tement, à quelque degré que soiest portes cet aîongement et cette dilatation. Ces replis méritent une description particulière, mencent dans Op.'les appelle vahules conniventes ou valvules de Kerkrin- Je duodénum. ^/^^ ^ \)\Qn que Fallope les eût parfaitement décrites avant cet anatomiste. C'est à Kerkringius qu'est dû le nom de conniventes (co7z;«Vere, fermer à demi). Elles commencent dans le duodénum à un pouce et quelquefois à deux pouces da pylore : il n'est pas rare de les voir précédées de quelques plis verticaux. D'abord rares et peu considérables, elles deviennent très-nombreuses et très-développées à la fin du duodé- Leur diml- num et dans le commencement de l'intestin grêle proprement nution gra- j- j. ^ partir des deux premiers cinquièmes de cet intestin ,
daelle a me- /■ *■ ^ '
sure qu'on s'ap- elles diminuent peu à peu et sont d'autant moins régulières proche «^e Ja ^^ j'^^^j.,^j-i|. j^^^^j^g prononcées , qu'on s'approche davantape cœcale. de la partie inférieure de l'intestin grêle : elles manquent
même quelquefois dans les deux ou trois derniers pieds de cet Intestin. Dans quelques cas rares, j'ai vxi des valvules conniventes jusqu'à la valvule iléo-cœcaîe : nulle part elles ne sont assez multipliées pour qu'il y ait une véritable imbrication . Leur direc- Ges valvules sont disposées perpendiculairement à l'axe dé lion. l'intestin et décrivent la moitié, les 2/3, les 3/4 d'un cercle. Il
Leur forme, est rare qu'elles forment un anneau complet : leur largeur est plus considérable à leur partie moyenne, qui est de 2 à 3 lignes qu'à leurs extrémités qui sont effilées. Pour bien ap-
Leurs di- précier leurs dimensions, il faut les plonger dans l'eau, ou niensions. , , 1 • • • , , \ , , , , , , •
les étudier sur un mtestm : généralement parallèles , elles
Leur dis- s'inclinent l'une vers l'autre parleurs extrémités, se bifur-
position. "• ' ^
quent, s'envoient de petits proîongemens soit verticaux ^ soit obliques : on voit quelquefois de petites valvules intermédiaires aux valvules plus considérables. Quelques-unes sontbrusquement interrompues, on dirait au premier abord qu'elles ont subi une perte de substance. Plusieurs sont alternes, et semblent disposées en spirale; mais il n'y a rien de constant à cet égard , leur bord libre regarde tantôt le pylore , tantôt In valvule iléocoerale : leur dirfrrion n'a
ORGANES DE LA niGKSTIOR. INTESTiTÎ Gnfcl.£, /J9.7
rien de constant, elles obéissent à l'impulsion qui leur est Direction
communiquée, et leur bord libre se porte en haut bu en bas, des valvales , -, . , . ^' 1 ' r ' 11 connivcntes.
suivant les cas. Exammeessur un intestin dessèche, elles représentent très-bien les diaphragmes de nos instrumens d'optiques.
Le* valvules conniventes sont constituées par un repli de pd^g ,0^ la membrane muqueuse, dans l'épaisseur duquel on trouve constituéespar un tissu cellulaire lâche, des vaisseaux de divers ordres et des qaenx. nerfs. L'insufflation, en soulevant la muqueuse , les effoce ^
complètement. La tunique fibreuse présente un épaississement léger au niveau de la base de ces valvules.
Les valvules , malgré leur renversement facile , doivent Elles ralenavoirpour usage de ralentir un peu le cours des matières, tissent le coars
^ . " , , des matière».
sans toutefois leur opposer une résistance notable, car une résistance considérable aurait pu devenir une cause d'obstruction et produire des accidens. Leur usage principal est peutêtre de multiplier les surfaces. Or, elles doublent suivant Fa- plient les snrfabrice, elles triplent suivant Fallope, elles sextuplent suivant ^^^ absorban- Kew^, la surface de l'intestin. Sœmmerlng a émis l'opinion un peu hasardée, que la surface de la muqueuse intestinale surpasse en étendue la surface de la peau (i). Sans être particulières à l'espèce humaine, les valvules conniventes sont bien plus développées chez l'homme , que chez les autres animaux.
Indépendamment des valvules conniventes , la membrane pjj, irrimiîi tes tinale présente àes plis irréguliers qui s'effacent par la Her» de la mu-
dqaeuse iatestiistension. ^^l^^
Des papilles ou viltosiiés,
Vréparaiion. 1** Placer dans Tcau en l'exposantanx rayons solaires l'intestin ouvert, et agiter le liquide. Un filet d'eau , préalablement reçu sur la muqueuse , la débarrassera des mucosités qui forment quelquefois à chaque papille une gaine tenace (a), a» On pourra
(l) Corpor. hum. Fabrica , t. VI, p. agS.
(a) A. IMeckel conseille, pour enlever le mucus, de plonger rinteà^tin, d'abord dans «ne solution arsenicale, et ensuite dans r.ne
tûiales.
498 SPLANCttNÔLOGlE,
encore rouler sur eîle-même une portion de la muqueuse détachée, bien entendu que l'enroulement devra avoir lieu du côté de la face adhérente. 3" Renverser une anse d'intestin j la surface péritonéale devient alors la surface interne. Placer dans la cavité un cylindre qui la remplisse, plonger la pièce dans un flacon cylindrique, et agiter l'eau pour rendre les valvules flottantes. ♦
hes papilles ou villosités sont bien plus développées dans l'intestin grêle que dans les autres parties du canal alimentaire, la langue exceptée. Fallope a la gloire de les avoir découvertes. Bien décrites par Helvétius, Hewson et Lie- Aspect des berkulm, elles l'ont été bien mieux encore dans ces derniers papilles imes- temps par Albert Meckel. Examinée à l'œil nu et à la loupe , la surface interne de l'intestin paraît hérissée d'une foule d'é-, minences ou de papilles; on dirait d'un gazon bien touffu ou d'une chenille très-velue. Chez quelques animaux, chez le chien, et surtout chez l'ours, les papilles sont si multipliées et tellement longues, qu'elles représentent en quelque sorte une racine chevelue.
Ces papilles occupent toute la longueur de l'intestin grêle , hérissent les valvules conniventes , aussi bien que les intervalles qui les séparent.
Leur longueur varie : d'après Lieberkuhn, elles ont un cinquième de ligne de longueur; le maximum de leur longueur m'a paru être de quatre cinquièmes de ligne , et même quelques papilles duodénales redressées m'ont offert une ligne de longueur. Leur nonihre est très-considérable; on a cherché à le déterminer. Lieberkuhn a porté ce nombre à SoOjOoo. Plusieurs Allemands ont repris ce travail. 4>ooo sur un pouce carré font, d'après un calcul dont je ne suis pas tenté de vérifier l'exactitude, un million de papilles. Du reste , je n'ai pas observé de différence notable quant au nombre des papilles entre le commencement et la fin de Vintestin grêle. Il m'a paru que, sous le rapport du nombre et de la longueur des papilles, les carnivores l'emportaient de beaueau chargée de gaz hydrogène sulfuré; mais l'action contîntie du jet d'eau est infiniment préférable.
Longueur.
Nombre.
ORGANisS DE LA DIGESTION'. ÏRTESTIfJ GRÊLE. If^g
coup sur les herbivores. On signale la loutre comme l'animal qui présente les villosités les plus conside'rables.
Leur forme varie beaucoup. Daris la plupart des animaux
. , -, . , . Forme.
que j'ai examines, chien, chat, veau, ours, elles sont filiformes. Chez l'homme, elles sont toutes îamelleuses ou foliacées, mais avec beaucoup cle variétés. Au cltiodénura , Yarîétés de elles son trecourbéessur elles-mêmes, présentantla disposition foime. d'un calice ou d'une corolle, quelquefois adhérentes les unes aux autres par leurs extrémités. Dans lintestin grêle proprement dit, elles sont rectilignes, flottantes, cylindroides, conoïdes, terminées en massue, étranglées et quelquefois coudées à leur partie moyenne. Au voisinage des ulcérations intestinales, elles sont comme ébarbées, tronquées, sans présenter la moindre altération dans leur structure.
Stimcture. Erunner les appelle des tubes membraneux; gti-uctare Leuwenoeck les rapporte à la fibre musculeuse. Helvétius et Hewson les appelaient des valvules en petit, idée qui a été reproduite et développée dans ces derniers temps par Albert Meckel. Cet anatoraiste, qui a fait représenter (i) les villosités observées chez un grand nombre d'animaux, les considère comme formées de petits feuillets tantôt contournés sur leur axe, à la manière de la première feuille d'un grain de blé en germination, tantôt repliés en demi -canal ou gouttière; mais il considère toutes ces formes comme pouvant être rapportées à celle d'un feuillet large à sa base, étroit à son sommet, forme fondamentale qu'on parvient toujours à démontrer avec la pointe d'une épingle (i).
^ {\) Journal complément., i. W\f -p. %o^.
(i) Suivant le même auteur, il n'y a pas seulement identité de forme, mais encore identité de structure entre les feuilles des graminées et les -villosités. Des stries celluîeuses, auxquelles on peut donner le nom de vaisseaux, disposées suivant la longueur des villosités et des feuilles des graminées , constitueraient les uns et les autres.
cette structare
5oC SPtANCHNOLOGIK.
Liebeikulm admet à la base de chaque villosité une
Ampoule de . ^ , mi • '
Liebeikuhn. ampoulc qui s'ouvre au sommet de cette vilIosite par une ouverture unique. Suivant cetanatomiste, cette ampoule et cette ouverture appartiendraient à l'origine des vaisseaux lactés. Autour de cette ampoule se ramifient les vaisseaux artériels et veineux. 11 y a pour chaque villosité un vaisseau artériel afférent et un vaisseau veineux efférent. Suivant Mascagni, pimon e |^^ papilles sont composées d'un lacis de vaisseaux sanguins
Mascagm sur r r i o
la structure des et de petits vaisseaux lymphatiques, et recouvertes
papi es. ^^ ^^^g membrane extrêmement ténue, composée de
vaisseaux lymphatiques. Voici ce que mes observations m'ont
démontré. Ayant eu occasion de rencontrer un sujet dont
Observations Ics vaisscaux lymphatiques étaient remplis de matière luber-
propres a ser- culeusc, l'ai pu suivre dans chaque villosité un radicule lym-
vir a la de- 7 j i 1
termination de phatique tuberculcux (i), qui en parcourait toute la longueur j ce qui coïncide parfaitement avec le travail de Lieberkuhn. — D'une autre part, j'ai injecté du mercure dans une veine mésentérique ; par-dessus le mercure , j'ai fait pousser une injection noire, grossière. Le mercure et une partie de la matière injectée ont pénétré dans la cavité intestinale , un globule de mercure apparaissait au sommet des villosités noires d'injection. J'en ai conclu que les villosités étaient perforées à leur sommet. Je reviendrai ailleurs sur ce sujet.
Glandules duodénales et follicules.
Préparation. Il est des intestins qui ne se prêtent nullement à l'étude des follicules, et dans lesquels oa dirait qu'ils n'existent pas. Il en est d'autres qui sont très-favorables à leur observation. On les rend plus apparens en plongeant l'intestin dans de l'eau acidulée. Il faut étudier ces follicules et par la surface interne de la membrane muqueuse, et par la surface externe, en enlevant les membranes sé- 4'euse, musculeuse et fibreuse qui les recouvrent. L'étude des glandules duodénales exige impérieusement ce dernier mode de préparation.
(i) Voyez Jnat. pathoL, avec plancbes, a*^ livraison.
ORGANKS DE LA DIGKSTION. INTESTIN GUÈLE. 5o1
Oji divise les follicules en deux espèces , les follicules simples ou solitaires et \es follicules agminésj nous y ajouterons les glanclules duodénales,
Glandules duodénales. Elles constituent à proprement Gian^yies parler les glandes de Brunner. Cet anatomiste qui avait déjà duodénales. fait sur le pancréas des expériences curieuses , dit qu'ayant soumis le duodénum à une coction incomplète, il vit sur sa membrane interne des granulations qu'il a fait figurer, de même que les follicules isolés de la portion d'intestin voisine. Il appela cette réunion de glandules second pancréas, g -pi^g^ 5^. Or, voici ce que l'observation apprend à cet égard : il existe cond pancréas. dans la moitié supérieure ou les deux tiers supérieurs du duodénum une couche de granulations aplaties, parfaitement distinctes les unes des autres, quelque pressées qu'elles soient; couche qu'il ne faut pas confondre avec la disposition glanduliforme des papilles du duodénum , et qu'on ne voit bien qu'après avoir enlevé les trois membranes extérieures. Ces -j, ., granulations ne sont autre chose que des petits grains glan- les caractères duleux qui, vus à une forte loupe, offrent tous les caractères ^t ? ^° " ^*
i- ' r ' sahvaires.
des glandules salivaires. Ces glandules ne cessent pas brusquement , mais deviennent rares et éparses vers la fin du duodénum; en sorte qu'il ne répugne nullement d'admettre que les follicules solitaires du reste du canal intestinal soient de la même nature.
Les follicules solitaires sont généralement connus de nos
1 1 7 , » r, /NI- FoUicnles so-
jours sous le. nom de glandes de Brunner (i), bien que cet litaires.improanatomiste n'ait décrit que les glandules ou follicules du prement nom-
1 j' 1 1 !• •! T • mees glandes
duodénum, lesquels, dit-il, vont en dimmuant à mesure de Brunner. qu'on s'en éloigne et finissent par- disparaître dans le jéjunum. C'est donc par extension qu'on parle de glandes de Brunner occupant la fin de l'intestin grêle , l'estomac , et même le gros intestin.
Les follicules solitaires se présentent sous l'aspect de pe-
(i) DispuL de gland, duoden. Heidelberg, 1687- 1715.
002 SPLANCiïNOLOGIE.
,, ,. tites pranulations, semblables à des crains de mil, arrondis ,
Caractères b ' o ' 5
des follicules snillans à la surface interne de la muqueuse, sans ouverso 1 aires. ^^^^^ distincte, eî: rccoitveriS de papilles : on les ^observe sur les valvules connivenles aussi bien que dans leur intervalle. Leur nombre est extrêmement considérable : tellement que dans certaines maladies, où ces follicules étaient plus proe'minens que de coutume, on a pu les prendre pour une éruption confluente. C'est une erreur de dire qu'ils vont en diminuant de la partie supérieure à la partie inférieure de l'intestin grêle ; ils vont plutôt en augmentant. Vus au microscope simple, ils m'ont paru creux et remplis de mucus.
Follicules he& follicules agminés^ on plexus glanduleux^ sont plus agmines, ou généralement connus sous le nom de glandes de Peyer^
glandes de f . . . , , . ^ ^ ^. , r ii- i
Peyer. bien que cet anatomiste ait decnt à la fois et les follicules
solitaires et les follicules agminés. PecWin les avait indiqués sous le titre de 'vesicalariun agmiiia. Wilîis , Glisson, Malpighi, Duverney, Wepfer en avaient donné des descriptions plus ou moins complètes j mais Peyer (i), jeune encore, sans connaître le travail de Pechlin , les a décrits et fait représenter avec une exactitude qui ne laisse rien à désirer , sous îe titre de glandidœ agminatce.
Ces follicules agminés se présentent sous la forme de
plaques généralement elliptiques dont îe grand diamètre est
• dirigé suivant la longueur de l'intestin, criblées de trous ou
de petites dépressions, ce qui leur donne un aspect gaufré,
f é dcf ^*1* ^^"' ^'^^ ^^ ^°'^^ ^^'^ /'/a^Ké* gaufrées j sous lequel je crois les
avoir le premier décrites 5 toutes sont situées du côté opposé
Elles occu- au mésentère, c'est-à-dire le long du bord, convexe de l'in^
pent le bord ^ . . •iAri,i .^ v
convexe de î^stm , jamais du cote du bord concave, m même sur lune
î'intestiu. et l'autre faces de rintestin. On les rencontre principalement
Jjfîir gi^p, vers la fin de l'intestin e;rêle j elles devienneuî de plus m plus
(ï) B@ glanduUs irae,iUrwnim j J. Coar?id»â Pâysr, iôS^-^iS^S.
ORGANES DE LA DIGESTION. INTESTIN GRÊLE. 5o3
rares à mesure qu'on s'approche du duodénum j cependant Lenmouibre Peyer lui-même en a rencontré une dans le duodénum. Leur nombre varie beaucoup : on en compte quelquefois vingt, d'autres fois trente et même davantage. Peuvent-elles manquer entièrement? La difficulté de les rencontrer chez quelques sujets les a fait rejeter ou considérer comme le résultat d'un état pathologique , manière de voir qui est en contradiction manifeste avec l'observation.
Du reste, rien de constant ni dans la situation, ni dans la ^^ ... , forme, ni dans les dimensions des plaques gaufrées. On les la forme des voit se présenter sous la forme de longues bandelettes de ^ "*î"'^'*" deux à trois pouces de longueur ; quelquefois elles forment un groupe circulaire ou irrégulier. C'est au voisinage de la valvule iléô-cœcale que se rencontrent les plaques gaufrées les plus considérables. Il n'est pas rare de voir la fin de l'intestin grêle entourée par une plaque circulaire ; dans d'autres cas, les plaques cessent à quelques pouces au-dessus de la valvule iléo-cœcale, et sont remplacées par des follicules simples.
Ces plaques gaufrées sont en général contenues dans l'é- pug^ ^^^^ paisseur de la muqueuse, à laquelle elles donnent une plus contcnuesdans
,-,.,.,. ■>' 1 • l'épaisseur de
grande densrte, si bien qu a leur niveau cette ïi^em- j^ ^^ yj.g brane résiste à l'action du grattoir; dans quelques cas, elles semblent implantées au milieu de la tunique fibreuse. On doit les étudier et par la surface externe et par la surface interne de la muqueuse. Lorsqu'elles sont remplies du liquide qu'elles sécrètent, et qu'on les examine à travers le jour, elles représentent très-bien les vésicules de la peau d'une orange. Cette observation est surtout facile chez le chien.
Ces plaques gaufrées sont évidemment des agglomérations indépendant de foîlieules, tout-à-fait semblables aux follicules simoles. ce de= ''3' .cu^
•aquG oepression parait être 1 cnîice o un iouicmej §t ces ^pej^^é»*, ' foliieules sont taut»à-faiè indépgrKlfms ks «ns de§' autraâ, Aussi voiî-oïi quelquefois ûm% qu troi§ foliiculia altérés su milieu d'une plaque parfaitement laïne d'ailiijurs, Du reite.
^'^^ , SPLANCRîfOLOGlÈ.
les papilles ne manquent pas au niveau desplaques agminées; elles occupent les intervalles qui séparent les dépressions. Follicules et follicules OU corpuscules de Lieberkuhn. Lieberkuhn parle SeWk^n 'T ''''^'^ ^^ follicules intestinaux, innombrables, arrondis, blanchâtres, qui se voient entre les villosités, et de corpuscules qui se voient entre ces follicules. II admet quatre-vingts follicules pour dix-huit villosités, et huit corpuscules pour •un seul follicule. Je suis porté à penser que ces follicules et ces corpuscules, qui n'ont été aperçus qu'à l'aide du microscope, doivent être rapportés aux globules que les instrumens grossissans démontrent dans tous les tissus.
Vaisseaux et nerfs,
Anèrei. Les artères de l'intestin grêle proprement dit viennent
toutes de la mésentérique supérieure. Elles sont très-multipliées. Celles du duodénum émanent de l'hépatique. Les artères de la mésentérique supérieure sont remarquables, l'par les nombreuses anses anastomotiques qu'elles forment avant d'arriver à l'intestin ; a" par leurs flexuosités dans l'épaisseur de l'intestin ; 3" par les plans successifs qu'elles forment entre la tunique péritonéale et la tunique musculeuse, entre la tunique musculeuse et la tunique fibreuse , entre celle-ci et la tunique muqueuse. Ce dernier plan forme un réseau trèscompliqué d'où partent les vaisseaux de la muqueuse.
Veines. ^*^^ veiiies ^ bien plus volumineuse» que les artères, pre'-
sentent la même disposition , sauf les flexuosités qui sont propres aux artères j elles constituent la grande veine mésaraïque qui est une des branches principales d'origine de la veine-porte.
Vaisseaux .^^^ -i^aisseaux lymphatiques sont de deux ordres : i» les lymphatiques vaisscaux lactés ; 2° les vaisseaux lymphatiques proprement dits. Les uns et les autres vont se jeter dans les ganglions nombreux situés dans l'épaisseur du mésentère j ceux du duodénum se rendent aux ganghons placés au-dessus du pancréas.