‹ Anatomie descriptive (volume 4)Chapitre 119 sur 185 · RECTUM · texte numérisé non relu

RECTUM

Ainsi nommé à cause de sa direction , généralement moins

flexueuse que celle des autres parties du canal intestinal, le rectum est la dernière portion du gros intestin , et par cooséquent du tube digestif. Limites.

Il commence au niveau de la base du sacrum , et finit à l'anus.

Il est ^/fee dans le petit bassin, au-devant de la colonne sacro-coccygienne.

Le canal all-

On voit donc que le canal alimentaire, après avoir aban- mentaire est donné la colonne vertébrale pour décrire ses nombreuses '^^^^'f ''" ^'^-

'■ chis a sou ori-

circonvolutions, vient, à sa terminaison, se placer au-de- gine conime à vant de la partie inférieure de cette colonne , de la même *^ ternimaison, manière qu'à son origine il en occupait la partie supérieure, situation, f;

Maintenu dans une position fixe, surtout inférieureraent, où il est, d'une part, environné de tous côtés par du tissu cellulaire, et, d'une autre part, assujéti par l'aponévrose pelvienne supérieure, le rectum n'est susceptible d'aucun déplacement analogue aux changemens de position qui constituent les hernies; mais ses fonctions d'organe d'expulsion des matières fécales concentrent sur lui seul tout l'effort des muscles abdominaux, l'exposent à des déplacemens d un autre ordre , à des invaginations ou renversemens. Fixité.

Sa situation, en quelque sorte invariable, dans une cavité osseuse , à parois inextensibles , et ses rapports avec l'aponévrose pelvienne , le mettent dans des conditions toutes Conséqaeaparticulières; et tandis que la vessie et l'utérus, placés comme lui dans le bassin, viennent, dans l'état de distension , réclamer une place dans la cavité abdominale , le rectum, dans lequel s'accumulent les matières fécales, se dilate dans le bassin, sans éprouver le moindre changement de posilion.

Il suit encore de cette fixité du rectum au centre de la cavité pelvienne, que, dans le cas de dénudation de cet intestin par suite de la fonte du tissu cellulaire ambiant, i! reste écarté des parois pelviennes : d'où le mécanisme des fistules à l'anus j d'où la nécessité de l'incision du

524 SPHiAïifGHSrOLOÛIE.

rectum, pour qu'il puisse venir au contact avec les parois pelviennes.

Direction. Direction, La direction du rectum mérite de fixer spécialement l'attention, comme un fait anatomique d'où découlent des inductions pratiques d'un haut intérêt. Cette direction n'est nullement rectiligne, mais curviligne, dans le sens antéro-postérieur et dans le sens latéral. Cotîrbnres *^- ï^^ns le sens antéro-postérieur , le rectum suit la courdans le sens biîre sacro-coccygieune, sur laquelle il se moule: il est donc

antéro - posté- • ' t>

rienr. concave en avant et convexe en arrière. Parvenu au sommet

du coccyx , il s'infléchit légèrement en arrière pour se terminer à un pouce au-devant de cet os. Par cette inflexion très-remarquable, il s'éloigne du vagin chez la femme, et du canal de l'urètre chez l'homme.

IndinaisoH 2^. Inclinaison latérale. Sur la partie latérale gauche de la

ateraie. 1^^^^ j^ sacrum , au niveau de la symphyse sacro-iliaque, le

rectum se porte en bas et à droite, jusqu'à ce qu'il ait atteint la ligne médiane du sacrum, ce qui a lieu au niveau de la troisième pièce du sacrum. Là il se dirige d'arrière en avant, toujours dans le sens du plan médian , en formant une légère courbure avec la partie supérieure. On a dit et répété que la partie inférieure du rectum n'occupait pas rigoureusement la ligne médiane, mais se déviait un peu à droite. Le fait est qu'il n'est pas rare de voir le rectum dépasser à droite la ligne médiane, au niveau de la partie inférieure du sacrum; mais il s'y replace toujours avant sa terminaison. Anomalies Au reste , quelques variétés importantes existent dans la

àt diiection. ^ourbure que décrit le rectum. Ainsi il n'est par rare de voir la partie supérieure de cet intestin s'infléchir en manière ai S italique avant d'atteindre la ligne médiane; et, dans ce cas, il est incertain de savoir si la partie infléchie appartient au rectum ou à l'S iliaque. Dans plusieurs des cas de déviation de l'S iliaque que j'ai signalés plus haut, le rectum commençait à droite de la base du sacrum , ei se portait en bas et à gauche. Dans un cas où l'S iliaque était dans aa position normale, le rectum se portait presque transversalement à

©RGAHES DE LA DIGF.STION. RECTUM. SïS

droite, jusqu'à la symphyse sacro-iliaque droite, pour se diriger ensuite très-ohliquement de droite à gauche. La situation à gauche de la partie supérieure du rectum a servi de texte à plusieurs explications relatives à la fréquence de l'inclinaison de l'utérus à droite et à la plus ou moins grande difficulté de l'accouchement, suivant que les positions occipitales sont droites ou gauches.

Volume, Cylindroïde , non bosselé, dépourvu des bande- voiomït lettes que nous avons remarquées dans les autres parties du gros intestin, il offre à sa surface extérieure une couche uniforme de fibres longitudinales très-apparentes, fasciculées, qui lui donnent quelque ressemblance avec l'œsophage. Son calibre, un peu moins considérable supérieurement que celui de l'iS iliaque, va en augmentant à mesure qu'on approche de son extrémité inférieure. Là il présente , avant de se terminer par l'orifice rétréci qu'on appelle anus , une dilatation , "^"^ ® considérable, espèce d'ampoule susceptible d'acquérir un volume énorme, à tel point que, dans certains cas de rétention des matières fécales, on a vu le rectum remplir la to- ^ talité de l'excavation pelvienne.

RappOTts. En arrière^ le rectum répond à la symphyse sa» Rapports j cro-iliaque droite, à la courbure du sacrum et du coccyx; î"- En ar= il est fixé supérieurement au sacrum à l'aide d'un repli du *' péritoine, connu sous le nom de tnésorecium ^ et séparé t^,,,., du sacrum et de la symphyse sacro-iliaque par le muscle pyramidal , le plexus sacré et les vaisseaux hypogastriques. Dans toute la partie qui déborde ie coccyx, le rectum répond aux releveurs de l'anus qui lui forment une espèce de plancher.

En aidant, le rectum, libre dans sa partie supérieure, a'^eEnavam. est adhérent dans sa partie inférieure. Les rapports varient dans l'un et l'autre sexes. Ils sont de la plus haute importance sous le point de vue chirurgical.

A. Chez l'homme^ il répond, par sa partie supérieure ou libre , à la face postérieure de la vessie, dont il est séparé, ex- -,. ^" ^^^^ cepté dans îe cas de rétention d'urine ou de dilatation consi-

^^ SPLANCHNOiOGIË,

avec ui:::^ derabledu rectHm,par les circonvolutions de l'intestin grêle; par sa partie inférieure ou adhérente , il est en rapport avec le bas-fond de la vessie, auquel il répond immédiatement sur la ligne médiane, dans l'espace itriangulaire , intercepté par les vésicules séminales , et dont il est séparé de chaque côté par ces mêmes vésicules. Ses rapports immédiats avec le bas-fond de la vessie sont plus ou moins étendus suivant les sujets, et suivant l'état de vacuité ou de plénitude de la vessie et du rectum. Nous verrons ailleurs que le péritoine forme entre eux un cul-de-sac plus ou moins profond Chez quelques sujets, ce cul-de-sac s'étend jusqu'à la prostate en sorte que la totalité du bas-fond de la vessie en est^ecou-' verte.

avec t'p:;': ^"' Au-devant du bas-fond de la vessie , le rectum répond tnte. encore à la prostate, à laquelle il est assez intimement uni

Or, dans certains cas, la prostate déborde le rectum de chaque côté ou d'un seul côté- dans d'autres cas, c'est le rectum qm déborde, soit d'un côté, soit de l'autre, soit des deux côtés à la fois, et qui reçoit la glande comme dans une gouttière.

tiot'metw ^°-^^^ ^^^^""^ «ffecte encore des rapports avec la portion neuse de lu- membraneuse du canal du l'urètre> Mais, à raison de son in- -^^- flexion en arrière, il est séparé de la portion membra-

neuse qm se porte en haut, par un espace triangulaire dont la base est en avant et en bas, le sommet en arrière et en haut.

Conséqaeii^ Comme conséquences pratiques de ces rapports, nous sir ZX: gnaîerons, i°îa saillie que fait la vessie danslerectiïm, dans ports. le cas de rétention d'urine; 2" la possibilité d'explorer la

vessie à travers !e rectum, et d'arriver à la vessie par la ponJ- Èion et par la taille recto-vésicale; 3" le secours que fournit l'introduction du doigt dans le rectum pour le cathétérisme de l'urètre et pour l'exploration de la prostate ; 4» la nécessité de vider le rectum et de provoquer son resserrement dans l'opération de la taille par la méthode latéralisée ; 5» la pos-

ORGAIifES D5 lA DIGESTIOTT. EECTUM. ^27

sibilité d'inciser la portion membraneuse de î'urètre sans intéresser le rectum.

B. Chez la femme ., le rectum, dans sa portion libre, répond B- Kapports

T j ,!)• ri j,.'-!*^' chez la ieuirae,

au ligament large, a 1 ovaire et a la trompe utérine du cote gauche , à Tutérus et au vagin.

La péritoine forme entre le vagin et le rectum un cul-de- Cul-de-sac sac analoffue à celui que nous avons observé entre la vessie ^"^ penfome

° ■■■ / 1 A • ' entre le reotiim

et le rectum chez l'homme , et présente les mêmes varié- et le vagin, tés. Toujours dans l'état de vacuité de l'utérus et du rectum, un certain nombre de circonvolutions intestinales sont interposées entre le rectum et le vagin. Aussi les déchiremens de la paroi postérieure du vagin sont-elles accompagnées de l'issu e des intestins au-dehors.

Il n'est pas rare de voir le vagin et l'utérus déviés à gauche pendant que le rectum est dévié à droite, et alors celui-ci correspond dans sa partie libre au ligament large et à l'ovaire droits. Enfin, dans la rétroversion de l'utérus qui est si fréquente, le fond de cet organe ^répond au rectum sur lequel il appuie.

Dans sa portion inférieure ou adhérente, le rettum répond Rappoiis au vagin, auquel il adhère d'une manière intime : d'où la fré- ^^*"^ ex^gm, quente extension du cancer vaginal au rectum : inférieurement, à raison de son inflexion antéro-postérieure , le rectum s'éloigne du vagin de la même manière qu'il s'éloigne du canal de l'urètre chez l'homme, et c'est cet espace triangulaire dont k base est dirigée en bas qui constitue le périnée de la femme.

Sur les côtés y le rectum répond, dans sa portion libre, Rapports da

1^- •^.•1 1 • nr .1 'ecîKin sur les

aux circonvolutions intestinales,- dans sa partie adhérente, il c^tés. plonge au milieu d'un tissu cellulaire graisseux , qui nulle part ne remplit plus manifestement l'usage de combler les vides , et dont l'affaissement par l'amaigrissement ou la destruction par la suppuration jouent un si grand rôle dans les maladies de l'anus.

Surface interne du rectum. Remarquable par des pîis Ion-

5a8 SPÎ-AX(.:H^OLOGIE.

Sm-face jn- gitudinaùx aui s'effacent par la distension de l'intestin, et

terne dn re-- ^ . , ^ t- i v i • i- * i r

tmn. qui représentent assez bien les plis longitudinaux ae iœso-

Ses plis îr.n-

phage. Ces plis , qu'on appelle improprement colonnes du giindiDanx. 7'eclum , sont coupës par d'autres plis demi-circulaires , qui s'effacent également par la distension. Cette surface interne présente d'ailleurs une dilatation correspondant au renflement extérieur qui surmonte l'anus.

Structure du gros intestin.

Nous trouvons dans le gros intestin le même nombre de tuniques que dans l'intestin grêle ; mais ces tuniques présentent des dispositions particulières dont les unes sont communes à tout le gros intestin, et dont les autres sont particu= lières à quelques-unes de ses parties.

. 1°. Tunique pérùonéale. Le péritoine ne forme pas en ffé- ;*

Tnmqae pe- •' -' '^ ^ *■ "

ritonéale. ' néral au gros intestin une enveloppe aussi complète qu'à \i

intestin grêle; en outre, il offre au pourtour du gros intes- »

tin une foule de replis presque toujours chargés de graisse II

qu'on appeWe appendices graisseuses. Ces repiis, dontlenom-

Appendices bre , le volumc et la longueur ne sont assujettis à aucune

graiïsecses. i r • j- ' • j , . ,

règle, sont quelquerois disposes suivant des séries régulières. Il en est de si longs qu'ils ont pu entrer dans la formation des hernies , ou même devenir cause d'étrangle-

Dimenîioii». ment, en formant un anneau autour de l'intestin : il est rare de les voir manquer complètement. Ils diminuent lors de la distension de lintestin et s'alongent lors de son resserrement; ils se chargent quelquefois d'une quantité énorme de graisse , dont on peut les considérer comme les réservoirs. On les observe dans toute la longueur du grosinlestin, y compris toute la partie libre du rectum.

Tnniqnepi- Le péritoine enveloppe souvent le cœcum en entier; d'au-

ritouéale du r-'j i a. -v Tir ji

ccscum '^*^^ ^'^^^î ^^ °^ ^^ revêt pas en arrière, il lorme le plus sou-

vent à 1 appendice vermiculaire un repli ou mésentère, et ne fait que passer au-devant des colons lombaires droit et

OaCAlfES DE LA DIGEATIOS. G£Oi lyrZSJlJ!. jig

gauche, dont la partie postérieure se trouye liabituelieinent . Toaiaaepédépourvue de péritoine. Il enveloppe la totalité de Tare du eJioo et dn colon, excepté en arrière, dan5 un espace triangulaire, qui ^e*^™™ répond au mésocolon transrerse. et en avant, dans un autre espace triangulaire, qui répond au grand épiploon. Il se comporte à regard de 15 iliaque comme à l'égard de lintesiin grêle, c'est-a-dire qu'il lenveloppe en entier, excepté dans un petit espace triangulaire au niveau de son mésentère. Enfin , au rectum , il se comporte dabord comme pour TS iliaque; puis il ne fait que passer au-devant de cet intestin : enfin , la partie inférieure du rectum, complètement dépourvue de péritoine , plonge au milieu d'un tiisu adipeux trèsabondant.

Il suit de la disposition du péritoine relativement au gros intestin, que celui-ci est plus favorablement disposé que 1 intestin grêle pour acquérir un volume considérable, et qu'il est possible de pénétrer dans sa cavité en plusieurs points de sa longueur sans ouvrir le péritoine. Tanlqaa

2°. Tunique musculeuse. Elle présente comme celle de ™™**^^°^«l'intestin grêle deux ordres de fibres: les unes longitudinales , les autres circulaires. ^^ .

FiDrea cir-

l^e-, fibres circulaires . qui forment la couche profonde, se colalres. comportent comme à Tintestin grêle; les fibres longitudinales ^ qui forment la couche superficielle, au lieu d'être régulièrement disposées tout autour de la circonférence de Rires Ionl'iatestin, sont réunies en trois bandes ou brides, sur les- gi^^'u^î" quelles nous avons déjà fixé lattention. Ces trois bandes ^ois iszcdcs. qui, à travers le péritoine, ont 1 aspect nacré des ligamens, font suite aux fibres longitudinales de lappendice vermiculaire. L'antérieure est la plus considérable ; elle devient inférieure au niveau de lare du colon, pour redevenir antérieure SOT le colon descendant et 15 iliaque, ou elle s épanouit. Des postérieures, qui sont plus étroites, Inné est externe, lautre interne ; elles deviennent supérieures aumveau de lare du colon, pour redevenir postérieures au

53o SPLANCiïNOLOGIK.

colon descendant et à l'S iliaque, sur lesquels elles se confondent souvent en une seule bandelette. J'ai déjà dit que ces trois bandelettes n'ayant qu'un tiers ou tout au plus une moitié de la longueur du gros intestin, déterminaient le froncement de l'intestin et sa disposition en cellules que séparent des rétrécisseraens.

Au rectum, La tuTiique musculeuse est remarquablement modifiée dans les fibres Ion- |g j-gctum. Déjà, dans rS iliaque, les fibres lonoritudinales

gitndinales . . . .

sont (lisserai- se sofit disséminées. A la fin de l'S iliaque, elles occupent

nées par fais- ^Q^j^g \^ circonférence de l'intestin ; mais cette disposition ceanx. ^

est surtout propre au rectum, dont les fibres musculaires

longitudinales se présentent sous l'aspect de faisceaux épais,

qui forment une couche non interrompue tout autour de

cet intestin.

Epaisseur ^'^ couchc musculaire profonde ou annulaire du rectum

considérable est beaucoup plus épaissc que celle du reste du canal ali-

de la couche • i> i ' ' • i i

circulaire du mentaire , l œsophage excepte ; son épaisseur permet de la rectum. séparer en anneaux distincts. Le dernier anneau a paru si remarquable , qu'on l'a décrit comme un muscle particulier, sous le titre de sphincter interne. Sous le rapport de sa disposition, la tunique musculeuse du rectum ressemble exac- Ce que c'est temcntà la tunique de l'œsophage : la différence d'épaisseur, que le spbinc- q^j ggj; A, l'avantage de l'œsophage, dépend de la différence ter interne. ^, i • v i ' i

d usage des deux conduits; 1 œsophage étant tout pour la progression des alimens, qui doit être rapide , et le rectum ayant pour auxiliaires les muscles abdominaux : de même que l'œsophage, lorsque le rectum est vide, il est contracté sur luimême, et ses parois sont contiguës.

Tunique fi- 3°. La tunique fibreuse àw gros intestin ne présente rien de

breuse. • i-

particuher.

4°. La tunique muqueuse du gros intestin ne présente point

de valvules : les saillies ou crêtes semi-lunaires qui séparent

Absence de les cellules sont formées aux dépens de toute l'épaisseur de

va 9ales. l'intestin. Les plis irréguîiers , ou rides qui s'y remarquent,

s'effacent complètement par la distension. Il n'est pas rare

de voir la muqueuse fan'e hernie à travers la membrane mus-

ORGANES DE La DIGESTION. GROS IJfTESTIN. 53l

euleuse, et conslituer des petites cavités à gouîot étroit, remplies d'une boulette de matière fécale durcie: on dirait au pre?nier abord une varice. Cette disposition, très- fréquente chez les vieillards, est peut-être le résultat d'une constipation habituelle.

Examinée à la loupe et sous l'eau, avec les mêmes précautions que la membrane muqueuse de l'intestin grêle j la surface interne du gros intestin ne présente plus de villosités; mais on y retrouve exactement la même apparence qu'à la membrane muqueuse de l'estomac, c'est-à-dire une dis- Aspectareo-

,, 1 • I T lairedela sur-

position qui retrace celle d une ruche a mieî. Les ouvertures fa^g intérieure ou pores de cette muqueuse sont innombrables- et dans '^"^^ §'<^s ^"-"" l'hypothèse où ils seraient à la fois exhalans et absorbans, on conçoit avec quelle rapidité devrait se faire et l'exhalation et l'absorption dans le gros intekin. Cette membrane est parsemée d'une multitude de follicules [tanqaani stellœ firmamenti^ Peyer) , déprimés et perforés à leur centre , qui , chez Follicnles. un grand nombre de sujets, et principalement chez le vieillard, présentent une couleur noire. Jamais ces follicules ne se groupent par plaques comme dans l'intestin grêle ; toujours ils sont solitaires. Il n'est pas rare de les trouver enflammés, les autres élémens de la membrane muqueuse étant intacts.

D'après ce qui précède, il serait donc facile de distinguer l^ grosln^

1 • . ^ , ,. . M T ' 1 1 . testin pourrait

le gros mtestm ae 1 intestni grêle, d après le seul caractère être distircué de sa membrane muqueuse. La limite est le bord libre de la ^^ l'intestin

valvule ileo-cœcale : tout ce qui est en deçà présente les membrane mu-

éaractères de la muqueuse de l'intestin grêle ; tout ce qui «lieuse.

est au-delà présente les caractères de la muqueuse du gros

intestin.

Dans l'appendice vermiforme on trouve des plaques agmi- Mnqnense nées; quelqueiois même la totahte de cette appendice est ^ermiculaire. tapissée par une couche continue de follicules.

La muqueuse qui revêt le rectum est plus lâchement unie Laxité des

» 1 4. • eu 11 1 • • r^ adSvérences dt

a la tunique nbreuse que dans le reste du gros mlestin. Cette j^ mucmeus» laxité augmente surtout à la partie inféneure, doù la possi- do^rectum.

532 SPLANCHNOLOGIE.

bilité d'un depiacement de la muqueuse, analogue à celui dont nous avons indiqué la possibilité pour l'œsophage, et qu'il faut bien distinguer du renversement du rectum. Je ferai également remarquer le développement du système ca- Developpe- pilaire yeineux, dans la partie inférieure de cette mucfueuse,

ment du sys- *^ . , , , . .

tème capillaire développement qui s'exagère d'une manière considérable chez vemeax de la certains individus.Dour Constituer les tumeurshémorroïdales.

muqueuse du '■

rectum.

Vaisseaux et nerfs.

, Artères. Les artères du gros intestin viennent, pour le cœ-

cum, l'appendice vermiculaire, le colon ascendant et la moitié droite de l'arc du colon, de la mésentérique supérieure; pour le reste du colon et le rectum, de la mésentérique inférieure. Le rectum reçoit en outre , sous le nom d'hémorrhoïdale moyenne , une branche de l'hypogastrique , et sous celui d'hémorrhoïdale inférieure, une branche de l'artère honteuse interne.

Quelques artérioles sont encore fournies au gros intestin

par les artères gastro - épiploïque , splénique , capsulaire,

sperraatique, etc.

Le recinm Sous le rapport du nombre et du volume de sea artères,

est la partie la jg rectum suroasse toutes les autres parties du çros intestin.

plus vasculaire ,. ,, . , .

du f^ros intes- Aussi ies Opérations que 1 on pratique sur la partie infe-

*'°- rieure du rectum sont-elles souvent suivies d'hémorrhagie.

Les -veities crui portent le même nom et suivent la même

Veines, i i

direction que les artères, concourent à la formation des grandes et petites veines mésentériques ou mésaraïques, qui vont elles-mêmes se jeter dans la veine-porte. Vaisseaux Les vaisseaux lymphatiques , très-nombreux, vont se jeter lynipliaîiques. j^j^g jgg ganglions lymphatiques qui longent le bord adhérent de l'intestin. On admet pour ce gros intestin des vaisseaux lactés, mais moins évidens que ceux de l'intestin grêle.

Nerfs„ Les iierfs sont une émanation du plexus solaire, et consr

ORGANES Dï tA DIGESTION. ANUS. 533

tJtueiit des plexus qui arrivent à l'intestin avec les artères. Tous ces nerfs appartiennent au système des ganglions.

Le rectum seul reçoit à la fois et des nerfs ganglionnaires^ is rectum et des nerfs provenant du système cérébro-spinal. Ces der- leçoit des nerfs

^ . , , . ~ 11 ganglionnaires

mers sont tournis par le pîexus hvposasîriaue et par le plexus ^^ ,^„^ „„,,f.

plexus hypogasîrique et par le plexus ^t ''clés ^çj^j :'s deux ordres de nevù intestin, qui est en par volonté , et en partie soustrait à son influence

sacré. La présence de ces deux ordres de nerfs est en rapport céicLro-rachi avec les fonctions de l'intestin, qui est en partie soumis à la

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