‹ Anatomie descriptive (volume 4)Chapitre 127 sur 185 · RATE · texte numérisé non relu

RATE

Organe spon- '^^ ^'^^^ (<r»-AÎv, lien) est un organe spongieux et vasculaîre gieuxetvascH- dont les fonctions peu connues paraissent liées à celles du système veineux abdominal.

g. . Elle est située profondément dans l'hypochondre gauche,

en arrière et à gauche de la grosse tubérosité de l'estomac, à laquelle elle est liée par un repli dy péritoine appelé épiploon gastro-splénique. Elle est en outre maintenue dans sa position et par le péritoine qui, du diaphragme se réfléchit sur elle, et par les vaisseaux qu'elle reçoit et qu'elle émet. Il Suspendue plutôt que fixée à des parties mobiles, la rate

doit participer à leurs mouvemens; et la contraction ou relâchement du diaphragme, ainsi que les alternatives de distension et de resserrement de l'estomac exercent sur la rate

Mobilité. , , . .

une influence non équivoque; mais ces changemens légers et temporaires de position ne constitUjent pas un véritable déplacement. On peut même dire que les déplacemens de la Déplacement, rate, très-rarcs d'ailleurs, sont presque toujours des déplacemens congéniaux. C'est ainsi' que Haller a vu cet organe occuper le côté gauche de la vessie chez un enfant d'un an; Desault l'a trouvée dans la cavité droite du thorax chez un foetus à terme. Je ne parle ici ni des cas de transposition complète de viscères, ni des cas où le changement de situation est une conséquence de l'augmentation de volume de la rate, ou d'un déplacement de l'estomac (i). J'ai dit ailleurs que , j'avais trouvé la rate dans la région ombilicale.

Les adhérences accidentelles de la rate sont si fréquentes

Adhérences qu'elles méritent d'être mentionnées. Elles sont tantôt fila-

acea ente es. jjjej^tgyggs^ tantôt cclluleuses, et rendent douloureux les

(i) La grosse tubérosité de l'estomac est la partie la plus fixe de ce viscère , à raison de l'insertion de l'œsophage. Les changemens de situation de cet organe portent , d'une part , sut sa portion intermédiaire au pylore et au cardia, et, d'une autre part, sur le pylore lui-même.

ORGANES DE LA DIGESTION. ANNEXES. RATE. 5j)q

légers changemens de position qu'éprouve cet organe dans les grandes contractions du diaphragme ou dans les grandes distensions de l'estomac: ces adhérences sont presque toujours la suite des fièvres intermittentes.

Nombre. La rate est unique dans l'espèce humaine. Les NomLie. rates surnuméraires que l'on rencontre quelquefois dans son voisinage, ne sont autre chose que de petits.fragmens de rate , ovoïdes ou sphéroïdes qu'on serait au premier abord tenté de prendre pour des ganglions lymphatiques. Je n'ai jamais vu numéraires, plus de 2 rates surnuméraires chez l'homme. On dit qu'elles sont plus fréquentes chez le fœtus que chez l'adulte j cette opinion est erronée (i). On dit encore avoir vu lo , 12 et jusqu'à s3 rates surnuméraires. Sans nier la possibilité du fait, je suis porté à douter de son existence. La rate étant constamment multiple chez un grand nombre d'animaux, on peut considérer les rates surnuméraires de l'homme comme le vestige de cette disposition.

Quant aux exempleî'd'absence congéniale ou accidentelle de la rate qu'on trouve mentionnés dans quelques auteurs , La rate s-til est à remarquer qu'ils coïncidaient avec des maladies gra- ^'^^ manque

1 1, 1 1 1 • 1, / quelquefois?

ves de 1 abdomen , et que des rates petites, adhérentes, perdues en quelque sorte au milieu des organes environnans ont bien pu échapper à une observation peu attentive.

Volume et poids. Il n'est aucun organe qui présente plus Volume et de différence que la rate sous le rapport du volume et du P°" **' poids. Ces différences peuvent se rattacher aux chefs suivans : V Différences individueUcs , c'est vainement qu'on a cherché à établir un rapport entre le volume de la rate et

(r) Il est certain qu'on cite un plus grand nombre de cas de rates surnuméraires chez le fœtus que chez l'adulte; mais il sera facile d'expliquer le fait , si l'on considère que les rates surnuméraires ne peuvent pas échapper chez le fœtus, tandis qu'elles sont souvent difficiles à voir chez l'adulte , à raison de la graisse qui sisrchai'ge ' les épiploons.

60O SPLANCHNOIOGIE.

individuelles tî^lui d" foie,entre le volume de la rate et la stature, le poids de volame et Je î'individu, la constituticn , le genre de vie (ï). de poids. T^ ^r' -7 . ^

i" Différences relatives a des conditions physiologiques . On

XJliiCrCIlCCs • • -I /

relatives à des î'encontre souvcnt la rate petite, ndee, ratatinée, comme conditions Jîetrie et affaissée : cet état ne suppose-t-il pas une autre con-

])hysiologi- i f- ■ n t-» t t

ques. dition , la distensionr Dans d autres cas , la rate est volumi-

neuse , et comme tendue. Doit-on admettre avec Lieutaud (2) que la pression exerqée sur la rate contre les côtes par l'estomac distendu pendant les digestions stomacales diminue le volume de cet organe, qui deviendrait au contraire le siège d'un afflux sanguin dans l'intervalle des digestions. Cette idée est peut-être erronée quant au temps indiqué pour l'affaissement et pour la turgescence; mais elle est juste quant au fait principal, c'est-à-dire l'alternative d'affaissement et de turgescence.

Différences ^° Différences relatives a Vâge. La rate est proportionnelrelatives à l'A- lement plus petilte cliez le fœtus que chez l'adulte , chez l'adulte que chez le vieillard. '

4° Différences relatives aux maladies. Sous le point de vue des différences morbides , la rate donne lieu aux comidérations les plus importantes : chez un grand nombre de

(i) La rate est proportionnellement plus volumineuse chez l'homme que chez les animaux. On a dit, comme s'il était possible d'établir un rapport entre deux termes aussi variables, que la rate était la aoo*' partie du corps.

(2) Lieutaud prétend qu'il a constamment vu la rate plus volumineuse chez les individus morts pendant la digestion stomacale, que chez ceux qui n'ont succombé qu'après cette digestion ; mais telles sont les différences de volume qu'elle présente , qu'on ne saurait comparer la rate dun individu à celle d'un autre individu. On a fait une expérience ingénieuse dont le résultat est en opposition avec l'idée de Lieutaud. Quatre chiens nonveau-nés, de la même portée, en ont été le sujet. A deux, on a donné du lait ; les deux autres ont été privés de tout aliment. Tous les quatre ont été sacrifiés ; chez tous la rate avait le même volume.

ORGANES DE IjA DIGESTIOK. ANNEXES, RATE. 6oî

malades affectés de fièvres intermittentes, surtout lorsque la

rate est déjà volumineuse par suite d'accès antérieurs , on

sent manifestement la rate se tuméfier pendant chaque accès.

L'hypertrophie de la rate peut être portée à un degré Hypeitro- ,. . ^ , . • 1 T' phie delarate.

extraordinaire ; a tel point que cet organe qui, dans 1 état

naturel , relégué dans le fond de l'hypochondre gauche , n'est point aperçu à l'ouverture de l'abdomen , remplit dans certains cas la presque totalité de la cavité abdominale et que le poids de cet organe qui varie de 2 à 8 onces dans l'état ordinaire peut être de dix, de vingt, de trente livres. On cite même un exemple où la rate pesait 43 livres.

Les cas ^atrophie de la rate sont très -rares; j'ai vu des cas Atrophie. où elle était réduite au poids de 2 gros.

La pesanteur spécifique de la rate est à l'eau , comme P.esantear

^ ^ ^ ' spécifique.

1100 est a 1000. ^ ^

La co«/e«r la plus habituelle de la rate soit à sa surface, soit dans sa profondeur est lie de vin foncée. Cette couleur présenté d'ailleurs beaucoup de variétés depuis le rouge-brun foncé jusqu'au gris-pâle. Lorsque sa surface a été quelque temps au contact de l'air, elle devient rosée , comme la surface da sang veineux , retiré d'une veine dans la palette. L'âge , le genre de mort, les maladies influent beaucoup sur cette coloration, qui n'est pas toujours uniforme dans les différens points de la rate. J'ai vu une rate couleur brunmarron foncé.

Consistance. Un des caractères du tissu de la rate, c'est son extrême friabilité. En général, il se déchire et crie FriaLilité. sous le doigt qui le presse en faisant éprouver une sensation de crépitation, semblable à celle connue en minéralogie sous le nom de cri de Tétain. On peut considérer la rate comme le plus IHable de tous les organes après le cerveau. Aussi existe-t-il des exemples de déchirure de la rate par suite de coups , de chutes sur l'abdomen , et même par suite de commotion générale ou de la contraction du diaphragme et des muscles abdominaux dans un effort violent, etc.

Coulfiur.

602 SPLANCHPîOLOGIE.

,, ., , , Du reste, la consistance de la rate présente beaucoup de

variétés de.,,/ ... .

consistance. Variétés suivant les individus et suivant les maladies. C'est

même à l'augmentation ou à la diminution'de consistance que se rapportent les altérations les plus importantes de cet Induration. Organe. Dans l'induration qui est en général accompagnée d hypertrophie , le> tissu de la rate est compacte, cassant ^ sec, et se rompt à la manière d'un résiné compacte : au summum du ramollissement, la rate est convertie en une bouillie meut ° '^^^ '^^^ pulpe inorganique tout-à-fait semblable à une rate saine qu'on aurait pétrie entre les doigts, et qui contiendrait une quantité de sucs plus grande que dans l'état naturel. On observe souvent cet état à la suite des fièvres pernicieuses (i), lorsque les membranes sont déchirées , la boue splénique s'écoule spontanément.

Figure, Figure. La rate a la forme d'un croissant dont le grand

diamètre serait vertical, la concavité à droite et la convexité à gauche. On peut la comparer avec Haller, à un segment d'ellipsoïde coupé suivant sa longueur.

On lui considère une face externe^ une face interne^ et une circoriférence.

Face externe ou costale. Convexe, lisse, en rapport avec le Face exter- diaphragme qui la sépare des g*', lo*' et ii® côtes (i). d'où

reoucostale. ,,. n ' i i ■ i t

1 mlluence qu exercent sur la rate les contractions du diaphragme qui peuvent la déchirer à la suite d'un effort violent. On explique par ce rapport la douleur qu'on ressent à la région splénique par suite d'une course forcée, la gêne et la douleur qu'éprouvent souvent dans une forte inspiration et

(i) Voyez Anat. pathoL, avec planches, a*" livr., Maladies dt la rate : J'ai pu recevoir dans une fiole à médecine le liquide splénique , et le soumettre à diverses expériences. »

(a) Or dit que ces côtes laissent sur la rate l'empreinte de la pression qu'elles exercent sur elle'pendant la vie; je n'ai jamais observé ce phénomène, que je ne concevrais que dans le cas d'hypertrophie de la rate.

ORGAKES DE LA DIGESTION. ANNEXES, HATE. 6o3

pendant une course les individus dont la rate est hypertrophiée. ,

On voit assez souvent le foie prolongé en languette recouvrir presque complètement la face externe de la rate.

Face interne ou gastrique. Elle est concave dans tous les Face intersens; et présente a la reunion des deux tiers antérieurs avec ^

le tiers postérieur , une série peu régulière de trous irréguliers eux-mêmes , plus ou moins nombreux , plus ou moins espacés, disposés suivant la longueur de la rate. C'est cette série de trous qu'on appelle scissure ou hile de Scissure ou

; ^, „ . 'in/, bile de la ratCi

la rate, d est au niveau de cette scissure que s attache 1 epi-

ploon gastro-spléîiique. Quelques variétés se remarquent

dans la disposition démette face interne. Ainsi, tantôt Variétés dans

elle présente une concerné uniforme, tantôt elle offre au la disposition

, •■ . ^ T 1 Ml . • 1 T de cette face

niveau de la scissure une espèce d angle saillant qui la di- interne vise en deux parties inégales, une antérieure plus considérable , une postérieure plus petite : dans ce dernier cas qui est fréquent, la rate présente la forme prismatique et triangulaire.

Les rapports de cette face interne sont les suivans : dans ses rapports. toute la partie située au-devant de la scissure, elle répond à la grosse tubérosité de l'estomac; à droite et en arrière de cette tubérosité , à l'épiploon gastro-spîénique, et aux vaisseaux courts situés dans son épaisseur. Le foie que nous avons vu recouvrir quelquefois la face externe de la rate, répond plus souvent par son extrémité gauche à la face interne de la rate. Derrière la scissure , la rate répond au rein, à la capsule surrénale et au pilier gauche du diaphragme qui la séparent du rachis, et à la petite extrémité du pancréas.

La circonférence., qui est elliptique , présente i° un ^or<^ Qj-couférence postérieur T^\\\s épais en haut qu'en bas : il est en rapport avec le rein, qu'il recouvre quelquefois dans dans toute sa longueur; 1° un bord antérieur plus mince qui s'applique contre Vestoma.cj'd" une extrémité supérieure épaisse, souvent recourbée sur elle-même j et qui répond au diaphragme dont elle est

6o4 » SPLANCHNOLOGIE.

tjttrémité «ï^elquefois séparée par le foie; 4° "ïï^ extrémité înféînférienie. Heure ^ terminée en pointe, qui appuie sur l'angle que forme le colon transverse avec le colon descendant ou sur la portion de mésocolon transverse qui soutient cet angle. Sillons ou Cette circonférence est sillonnée par des échancrures , et scissures delà quelquefois par des scissures plus ou moins profondes, qui se prolongent sur lune et l'autre face de la rate, plus particulièrement sur la face externe et la divisent en lobules plus ou moins nombreux, et plus ou moins distincts. Cette disposition lobulaire est le vestige des rates multiples dont nous avons parlé. i

, Les rapports que je viens d'exposer sont ceux qu'affecte la rate pendant la rate dans l'état de vacuité de l'estomac; mais dans l'état de la distension Jistension de ce viscère, ces rapppits présentent quelques y différences, La rate que séparait de l'estomac l'épiploon gas-

iro-splénique, s'applique alors immédiatement sur l'estomac, se moule sur lui et double en quelque sorte ses parois. Elle abandonne les rapports qu'elle affectait avec le rein et la colonne vertébrale, et occupe la partie inférieure et postérieure de cette tubérosité, et nullement l'extrémité gauche. Sa direction , de verticale qu'elle était dans l'état de vacuité, est devenue horizontale ; son extrémité postérieure regarde en arrière son extrémité antérieure en avant.

Texture de la raie.

Parties cens- Dgux membranes d'enveloppe, une séreuse, une fibreuse,

ti tuantes ! de la *■ *■

rate. ' des cellules à parois fibreuses que remplit un suc boueux,

de couleur lie de vin ; des granulations peu distinctes chez l'homme; une artère très-volumineuse; une veine plus volumineuse encore; des vaisseaux lymphatiques et des nerfs; telles sont les parties constituantes de la rate. Membrane Membrane séreuse on péritonéale. Elle enveloppe la rate tout péritonéale. entière, à l'exception de la scissure qui répond à l'épiploon, gastro-splénique. Cette membrane donne à la rate un aspect iisse, lubréfie sa surface, en même temps que par les

ORGANES DE LA DIGESTION. ANNEXÉS, RATE. 6o5

liens qu'elle lui fournit , elle fixe cet organe aux parties voisines. Par sa face profonde elle adhère intimement à la membrane fibreuse. . .

Membrane propre. La membrane propre forme à la rate Membiapi une espèce de coque fibreuse, résistante malgré sa ténuité et propre on f sa transparence. L est cette membrane qui est le siège de ces plaques cartilagineuses que l'on rencontre si souvent autour de la rate et qui en voilent la couleur; intimement unie à la membrane péritonéale par sa surface externe, elle adhère plus intimement encore par sa surface interne au tissu de ce viscère à l'aide de prolongemens fibreux extrêmement multipliés, très-denses, qui le pénètrent dans tous les sens, et gb^'d s'entrecroisent sous toutes les directions pour former des léaréoles ou loges dont nous étudierons plus tard la disposi- j"" tion. es. Ce n'est pas tout encore, la membrane fibreuse n'est pas

perforée au niveau de la scissure splénique pour le passasse Protonge- •^ ^ ... . mens canali-

des vaisseaux; mais par une disposition que nous avons déjà Qnlés autour

eu occasion de rencontrer au foie, cette membrane, parve- vaisseaux. nue à la scissure de la rate, se réfléchit autour de ces vaisseaux à la manière de la capsule de Glisson et se prolonge le long des vaisseaux artériels et veineux, auxquels elle forme des gaines qui se divisent et se subdivisent comme ces vaisseaux eux-mêmes, et qui reçoivent les prolongemens émanés de la face interne de la membrane fibreuse.

Cette disposition a été très-bien décrite par Delasonne (i) et surtout par M. Dupuytren(2);il suit de là que la charpente Charpente de la rate est constituée par un tissu fibreux qui se compose : 1° d'une membrane fibreuse d'enveloppe; 2' de gaines fibreuses qui accompagnent les vaisseaux dans leurs divisions et subdivisions jusqu'à leurs dernières extrémités ; V de prolongemens qui, nés de la face interne de la membrane, s'en-

(i) Méin. Acad. des Se, 1754, (2) Thèse de M, Assolant,

fibreuse de la rate.

^ 606 SPLANCHNOLOGIEo

1- trecroisent sous toute sorte de directions et yoni se fixer à la

face externe des gaines (i).

La charpente intérieure de la rate est donc une trame aréo- Preparation J^ire dont on peut se faire une bonne idée en soumettant

scJ)OUf montrer ,,,. t-ii

rai a di^osition un fragment de rate à 1 action dun jet d'eau continu; la ireoiairede la p^lpe spléniquc cst entraînée: ce qui reste est un tissu aréo-

ranie fibreuse . .

laire et spongieux blanchâtre.

La disposition aréoiaire i^pongieuse se montre dans toute son évidence par l'injection directe , soit de mercure, soit d'un liquide coloré , soit même d'air dans le tissu de la Ri^ rate à l'aide d'une ponction faite à cet organe. On voit

^/^^ alors les enA^eloppes se soulever çà et là, et la disposition

l'esto celluleuse se manifester par la dessiccation. Cette expé-

rience démontre encore que la rate est divisée en un certain nombre de départemens,- car à moins de déchirure, on ne peut injecter de cette manière qu'une petite partie de l'organe.

D'après cette sorte d'analyse de la raté on voit que son tissu propre est constitué : i*^ par une trame fibreuse aréoiaire j 2° par une matière pultacée couleur lie de vin, suc ou boue splénique que les anciens considéraient comme une

Bouespléiii- c ^ i i i- ' • i - i^

que, cies humeurs londamentales de 1 économie sous le nom aa-

. , ., , irabile , et que les chimistes modernes n'ont pas encore anciens, soumise à un assez grand nombi^e de recherches.

Mais quelle est la disposition des cellules spîéniques? quel est le rapport de ces cellules avec les artères, les veines et les nerfs? Voilà ce qui nous reste à déterminer

Artère splénique. Aucun organe, d'un .aussi petit volume, ne reçoit une artère aussi considérable ; l'artère splénique est en effet la b;ranche la plus volumineuse du tronc cœîiaquej

(i) Cette charpente est plus ou moins développée dans les diverses espèces d'animaux. Elle est bien plus résistante chez le cheval que chez le bœuf.

ORGANES DE IiA DIGESTION. ANXEXES. RATE, 607

disposition qui explique pourquoi les solutions de continuité delaratesontpresquetoujourssuiviesd'uneliémorrhagiemor- . ^^^^^ "^

r ^ J T> mque.

telle. Elle est encore remarquable par ses flectuosite's ; réduite à la moitié de son calibre par les branches qu'elle a fournis , elle pénètre dans laratepar quatre à cinqbranches plus ou moins ^^ ilexuositcs distantes : ces branches se divisent dans l'épaisseur de l'organe delà manière accoutumée, et conservent jusqu'àleur terminaison la disposition tlexueuse. Une particularité bien digne d'être notée j c'est que les artères se distribuent dans un rayon déterminé, en sorte que l'air insufflé, l'eau ou le suif injectés dans une branche artérielle nepassentpas dans les ramifications des autres branches. Or cette division par départemens s'observe non-seulement dans les grandes , mais encore dans les petites Division de branches , en sorte que la rate peut être considérée comme partemens in° l'agglomération d'un nombre considérable de petites rates dépendans les

, ^ . T . , . uns des autres.

reunies sous un tégument commun : aussi chez un ammai vivant , si l'on pratique la ligature d'une division de l'artère splénique , la partie de la rate à laquelle se distribue l'artère se flétrit, tout le reste présentant l'état naturel. On peut rendre celte disposition piquante et démonstrative tout à la fois, en injectant les différentes branches artérielles de la rate par des matières diversement colorées. Ces matières injectées ne se mélangeront nullement, et la ligne de démarcation qui sépare les lobes deviendra évidente.

Cette structure de la rare explique comment des rates multiples peuvent se rencontrer chez l'homme et chez les animaux, et pourquoi il existe tant de variétés sous ce rapport dans la série animale.

t Quelques rameaux artériels, spléniques , lombaires et sper matiques gagnent la rate à travers les replis du péritoine.

Pleine splénique. La veine splénique, de quatre à cinq fois yelne splé» plus considérable que l'artère, est une des deux racines prin- nique. cipales de la veine-porte ; elle est à peu près égale à l'autre racine , formée par la veine mésaraïque supérieure : c'est en grande partie à la connexion veineuse de la rate et du foie

6o8 §î'LAIÎCHNOL0GIE.

qu'est due ropînion de la connexité des fonctions de ces deux organes.

La veine splénique remplit la rate de ses innombrables et volumineuses divisions; on peut même dire que la texture de la rate est essentiellement veineuse , que cet organe est constitué par un plexus veineux, un tissu érectile, Les cellules que la rate est par rapport aux veines ce que sont les ganformé^s°*aries g^^^ns lymphatiques par rapport aux vaisseaux du même veines. ordre. Les cellules spléniques communiquent toutes avec les

veines, ou plutôt ne sont que ces veines elles-mêmes soutenues par les colonnes et gaines fibreuses déjà décrites; c'est ce que démontrent les considérations et les expériences suivantes :

1°. Examen directe S\ à l'exemple de Delasonne (i), nous

Examen tll- , t i i t r vi>'ii) i

lect des divi- ^tudions la rate du bœut, en ouvrant, a laide dune sonde

sioHs de la cannelée, les veines spléniques et leurs divisions , nous verveine spléni- . ' 1 • ■>• f 1- ,1

que chez le ^'^us : I ces vcincs reiuutes presqu immédiatement a la tubœuf, nique interne, percées de trous comme avec un emportepièce, à travers lesquels apparaît la matière lie-de-vin , ou boue splénique : bientôt ces trous sont tellement multipliés que les veines sont converties en cavités ou cellules à parois criblées d'ouvertures plus ou moins considérables, remplies par la pulpe splénique. Cette disposition qui est encore plus manifeste sous l'eau, démontre que le tissu de la rate est composé de cellules veineuses à la manière du Chez l'homiue, corps caverneux de la verge. Chez l'homme , chez le che- \ val , le chien , les grosses veines ne sont pas criblées d'ouvertures ; mais la disposition celluleuse et aréoîaire des veines spléniques à une certaine profondeur n'en est pas moins manifeste.

2°. Injections. Si on injecte l'artère splénique, la rate augmentera très peu de volume dans le premier temps de Tin-

(i) Delasonne a décrit la disposition de la rate du bœuf comme appartenant à l'espèce humaine.

c'est-à-dire tout le temps que la matière de Finjection n'a point passé dans le système veineux (i); mais aussitôt que ce passade s'est effectué , et il est facile , l'augmentation de vo- Communi

1 • 1 M • 1 1 . . , ,, cation directe

lume est rapide : il suit de la que la communication de 1 ar- des veines tère avec les cellules spléniques est indirecte. D'un autre !^^"* '^* ^^^^^^

\ ' • . . l'i n - ' Iss spleniques,

cote , si on injecte la veine , les cellules se gonflent immédiatement ; la rate augmente de volume d'une manière prodigieuse; et il est aisé de voir que la communication est directe, et que le système veineux fait en quelque sorte le fond de l'organe.

Il est rare que l'on rencontre une rate d'homme assez saine injection pour faire l'expérience suivante. La rate du cheval, dont la ^^^^ structure est beaucoup plus dense , s'y prête parfaitement. On devra d'abord débarrasser la rate du liquide qu'elle contient. Pour cela, il faut pousser par l'artère splénique une injection d'eau. Cette eau reviendra par les veines, d'abord bourbeuse, bientôt seulement teinte, et enfin limpide et pure (2).

(i) On a dit à tort que la communication de l'artère avec la v^eine est plus facile dans la rate que dans tous les autres orgales. La grande anastomose visible à l'œil nu , admise par Spiïel, Diemerbroek, Bartholin et autres, entre la veine et l'artère >plénique , est imaginaire.

(2) Cette injection, qui exige d'assez grands efforts, et surtout des îfforts soutenus et long-temps continués , a pour résultat une transludation d'eau parfaitement transparente à la surface de larate, et cela lans le même temps où l'eau qui revient par la veine est boueuse. 3'est là l'image de l'exhalation. Et comme cette transsudation se fait ;ans déchirure , il est évident qu^d y a un ordre de vaisseaux par equel elle a lieu. On peut, au lieu d'une injection qui est toujours aborieuse, fixer l'artère splénique autour d'un tube, lequel s'ajustera ui-même à un autre tube qui partira du fond d'un seau ; la colonne ie liquide surmontera la résistance qu'éprouve l'eau à passer des irtères dans les veines; et le lendemain, l'eau qui traverse la rate îst d'une limpidité parfaite.

QXÛ SÏ>LAÎÎCHïTOLOGiÊ.

J'ai vainement essayé de faire passer l'injection des veines dans les artères.

Après l'injection d'eau , j'ai fait pousser de l'air dans l'artère , afin de vider aussi complètement que possible la rate du liquide qu'elle pouvait contenir.

Si on examine une rate ainsi débarrassée de la boue splé- Etat de la nique , on voit qu'elle est ridée et comme ratatinée à sa surrate lorsqu'elle face, qu'elle a singulièrement diminué de volume; et si on Te'SuTsplt la divise, on trouve un tissu spongieux, blanc, composé de nique. lames et de fibres qui s'entrecroisent sous toutes sortes de

^ directions.

^ La préparation suivante (i) met dans tout son jour cette

Injection de structure. Une rate de cheval préparée comme je viens de ^°'^' le dire , et dont le poids était d'une livre , a pu recevoir dix

livres de suif. L'injection a été poussée par les veines : à chaque coup de piston , on voyait la rate se gonfler sans effort , preuve bien évidente que les cellules spléniques communiquent directement avec les veines, tandis que pour obtenir le même effet par les artères, il fallait un effort très-considérable. L'injection ceSivetês de la rate par les veines n'a pas lieu d'une manière uniforme, parties de la ,^ais successivcment; dans notre injection , la partie supérieure fut injectée avant la partie inférieure , le bord antérieur avant le bord postérieur. L'indépendance des diverses parties de la rate les unes à l'égard des autres existe pour les veines aussi bien que pour les artères. Nous avons pu voir quelle résistance apportait le tissu splénique à une distension forcée, résistance qui fait refluer la matière à injection aussitôt que la force d'impulsion vient à cesser, lies cellules sont extensibles jusqu'à un certain degré , passé lequel elles résistent très-fortement : il ne paraît pas qu'elles soient douées d'élasticité.

(i) Cette préparation m'a été suggérée par celle qu'avait faite dans le corps caverneux Bogros, prosecteur de la Faculté , mort victime de son zèle pour la science.

rate

OftGANES DE LA ÛIGESTIÔN. ANNEXES. BATE. 6lt

Après quelques jours, la dessiccation étant bien complète, nous avons divisé la rate ainsi injectée en plusieurs fragmens qui ont été plongés dans l'essence de térébenthine médiocrement chauffée. Le suif qui distendait . ^^/'"cture

* eiectile.

toutes les cellules et qui avait pris la place de la boue splénique , ayant été dissous , nous avons vu les coupes présenter une disposition spongieuse, aréolaire, érectile ^ exactement la même que celle des corps caverneux ou du tissu du placenta : disposition spongieuse qui ne saurait être considérée , ainsi que le veut Meckel (i), comme le résultat artificiel de l'insufflation et de l'injection, lesquelles déchirent, suivant , -

cet auteur, une partie des vaisseaux et du tissu fibreux. Cette structure spongieuse, celluleuse, explique pourquoi la rate, de même que le corps caverneux, est susceptible d'un aussi grand nombre de variations dans son volume; pourquoi on l'a rencontrée tantôt affaissée , ridée , tantôt Conséquences. distendue et comme gonflée. Les cellules spléniques sontelles tapissées par la membrane interne des veines "^ si cette membrane existe, eile est si ténue qu'on ne peut pas la démontrer.

Granulations de la rate. Malpighi admettait dans la rate Granulations des granulations qu'il considérait comme l'élément principal '^^ '* ^^'*de cet organe, et comme imprimant au sang splénique des modifications importantes. Ces granulations , que Ruysh avait considérées comme essentiellement vasculaires , ont été remises sur la scène par Delasonne, qui les démontrait par la macération. Haller rejeta la nature glanduleuse de ces grainulations, par la raiso:^, dit-il, qu'il ne doit pas y avoir d^ crlandes là où il ne se fait aucune sécrétion , là où il n'ex^t^ pas de conduits excréteurs. Mais il ne s'agit pas d^ déterminer si les granulations sont ou ne sont pas de? glandes, mais bien si elles existent : or, il est certain que chez plusieurs animaux, chez le chien, le chat, par exemple, on

(i) Manuel d'anatomie^ t. III, p. 479-

6 12. SPLANCHNOLOGIE.

Voit un très-grand nombre de granulations disséminées|dan s

Les grana- ,,/ • i i . i, » i i i

lations n'exis- ^ ^paisscur de la rate , et qui, d après un calcul dont je ne

tent pas chez garantis pas l'exactitude, formeraient les deux cinquièmes en poids de l'organe. Ces granulations sont molles, blanchâtres ou rougeâtres , d'un diamètre variable depuis un quart de ligne jusqu'à une ligne : or, ces granulations ne me paraissent pas exister chez l'homme,

f" aisseaux lymphatiques ^ divisés en superficiels et en

Vaisseanx profonds. On ne connaît bien que les superficiels : il y en a

ymp atiques. ^^ certain nombre qui se portent de la rate à l'estomac ; tous

se rendent à des ganglions lymphatiques situés au niveau de

la scissure de la rate , dans l'épaisseur de l'épiploon gastro-

splénique.

Nerfs. Les nerfs sont une émanation du plexus solaire, Nerfs de cet ^^ portent le nom de plexus spléniques. On dit avoir vu des organe. divisious terminales du nerf pneumo-gastrique se porter

à la rate. Plusieurs nerfs sont remarquables par leur volume considérable qui permet d'étudier parfaitement sur eux la structure des nerfs ganglionnaires, et de les suivre profondément (i). On ignore comment ils se termi~ nent.

Quant aux conduits propres de la rate qui se rendraient di- Jl n'existe pas rectemeut de cet organe dans la grosse tubérosité de l'estoe con mts ^ même dans le duodénum, et qui y verseraient un

^P'mques par- ' ^ 1 J

ticuioyg liquide particulier, ils sont purement imaginaires. D'une autre

part, les trois ordres de communications vascuîaires qui existent entre la rate et l'estomac ne peuvent en aucune manière «expliquer l'abord à l'estomac de liqmdes venus de la rate:

(î;La rate jouit d'une sensibilité très-obtuse : chez un animal vivant, on i^ivise, on déchire la rate sans qu'il manifeste la moindre sensibilité. On .i vu des chiens dévorer leur propre rate qui avait été attirée hors de l'abdomen! Quelle différence sous le rapport de la sensibilité entre la rate et l'intestin? Et cependant ils reçoivent leurs nerfs de la même source.

ORGANES DE LA DIGESTION. ANNEXES. RATE. 6l3

en effet, i°les vaisseaux courts de l'estomac se détaclient de l'artère splënique avant que cette artère aitatteint la rate; i° les veines courtes ne se rendent dans la veine splénique qu'après sa sortie hors de la scissure de l'organe ; les vaisseaux lymphatiques seuls se rendent directement de la rate à l'estomac; mais ce spnt des vaisseaux superficiels tout-à-fait étrangers aux cellules spléniques.

Il n'y a point de tissu cellulaire proprement dit dans la il n'y a point rate, cependant elle est susceptible d'inflammation. klre"" *^^ ^'

Développement.

En opposition avecle foie, la rate est d'autant plus petite qu'on l'exarnine à une époque plus rapprochée de la conception.

Son apparition est tardive ; elle ne commence à être appréciable que vers la fin du second mois, et se présente sous parUion. ^^' l'aspect d'un grumeau de sang : je n'ai pas vu que son développement se fît par lobules isolés, lesquels seraient ensuite réunis par une enveloppe commune. A la naissance, ses proportions sont à peu près celles qu'elle doit présenter par la suite. La rate est dure et comme tendue , chez la plupart des enfans morts pendant le travail de l'accouchement; ce qui tient peut-être à la gêne qu'a éprouvée la circulation.

Les variations que subit la rate pendant l'accroissement, soit dans sa densité, soit dans son volume, sont, les unes physiologiques: elles sont peu remarquables ; les autres pathologiques : elles sont très-considérables et sortent de mon sujet. Chez les vieillards, la rate diminue comme tous les autres organes; et son atrophie, qui peut être portée au point qu'elle pèse seulement quelques gros , coïncide souvent avec le développement d'une coque cartilagineuse.

Usages.

Les usages de la rate me paraissent ressortir de sa structure et de ses connexions vasculaires. La grande quantité de

6l4 SPLANCHNOLOGIE.

sang qu'elle reçoit et qu'elle émet , sa structure toute vascu-

Usages dé- laï^e , les qualités physiques de la boue splénique, ne prou-

ilnits de sa yent-ellcs pas , d'une part, que le sanif de la rate a d'autres

stractnre vas- i • i • i • • i,

culaire, usages que celui de servir a la nutrition ; d une autre part,

que le sang y subit des modifications importantes? Mais quelles sont ces modifications ? Nous les ignorons complètement , parce que les moyens d'analyse nous manquent; mais quelles qu'elles soient, elles sont incontestable- / ment en rapport avec les usages du foie (i); car chez tous

les animaux qui ont une rate, lors même que le sang artériel ne lui vient pas d'un tronc commun avec l'artère hépatique , les vaisseaux veineux de la rate vont se rendre dans rôle dans le ^^ Système veincux du foie. Il est donc infiniment probable système vei- que la rate jouc un rôle important dans le système veineux jjal abdominal; mais quel est ce rôle? Nous l'ignorons complète-

ment, et ce qui achève de confondre toutes nos combinaisons, c'est que l'extirpation de cet organe, chez les animaux, ne détermine pas de changement notable dans la manière- d'être de ces animaux; c'est que les atrophies les plus complètes de la rate se concilient avec l'exercice le plus régulier des et]'l^To^hieT ^oï^ctious, et que l'hypertrophie, portée au point que cet orla rate se con- gane remplisse la presque totalité de l'abdomen , se borne à sàntr ^^^'^ ^ produire une décoloration de la peau, une diminution dans la nutrition, et à enrayer l'accroissement chez les jeunes sujets.

La texture spongieuse et vasculaire de la rate , l'absence de

valvules qui permet au sang veineux de refluer dans la rate

lorsqu'il existe quelque obstacle à la circulation , ont fait ad-

Hypothèse jjjg{^t^.g l'opinion, que la rate n'est autre chose qu'un di-

qui considère x / j. x ^

la rare comme vertlculum destiné à rétablir l'équilibre du système veineux un iverticu- ab^Q^iinal dérangé; et cette opinion, qui appartient à Haller,

(i) On ne peut pas dire avec Malpighi que la rate est l'organe préparatoire de la bile, car nous avons vu qu'il est extrêmement probable que le foie remplit des usages relatifs à l'hématose.

ORGANES DE LA DIGESTION. ANNEXES. nàTE. 6l5

est assez généralement admise (i). Une variante de cette opinion , c'est que la rate remplit, relativement à la circulation en gfénéral, et surtout relativement à la circulation abdo- t

o ' La rate rcra-

minale, l'office du tube de sûreté de Wolf dans les appareils pUt-eile l'office chimiques. Il est certain que la compression exercée surla veine g^reté " ^ ^ splénique chez un animal vivant , détermine un gonflement de la rate, qui fait place à un affaissement brusque, comme par unTCSserrement élastique, lorsque la compression vient à cesser; il est certain que tout, dans la texture delà rate, annonce que cet organe doit éprouver des alternatives d'expansion et de turgescence, d'affaissement et de flaccidité ; que, pendant l'accès d'une fièvre intermittente , on sent la rate déborder les /ausses côtes, etc. Mais tout cela constitue des présomptions , et non point une certitude. '

Des considérations qui précèdent, il suivrait que la rate n'est qu'un organe accessoire.

(i) Ne peut^on pas citer, à l'appui de cette manière de voir, la douleur qu'on éprouve dans la région de la rate à la suite d'une course forcée, douleur qui ne peut être rapportée qu'à la distension extrême de cet organe.

ORGANES

DE

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