ORGANES DE LA RESPIRATION. POUMONS
le cœur augmente de volume dans l'anévrisme, ou lorsqu'une grande quantité de liquide s'accumule dans le péricarde. Dans les épanchemens thoraciques, le liquide épanché prenant la place du poumon, celui-ci se flétrit peu à peu, et se réduit à une lame si mince, ou à un noyau si petit, qu'il a quelquefois échappé à une observation superficielle j mais alors si l'on insuffle ia trachée , on voit l'organe apparaître dans tout son développement, et remplir peu à peu le vide énorme de la cavité. Cette réduction excessive du ^f poumon
se réduit a une
poumon, sans altération aucune de sa substance, prouve que lame mince et le volume de cet organe tient essentiellement à la présence ^ ,"" noyan
" , , . ^ ^ tres-petit.
de l'air. On a cherché à évaluer d'une manière exacte la quantité d'air contenue dans la cavité des poumons, ou ce qui revient au même, la capacité de ces organes : elle serait de cent dix pouces cubes d'air dans l'expiration , et de cent quarante pouces dans l'inspiration ordinaire, d'après une évaluation qu'on ne peut donner que comme approximative.
A la suite d'un épanchement qui a été long-temps à se résorber, le poumon du côté de l'épanchement reste atrophié, «^»opûie du
' t i ■•• ' poumon.
et la cavité thoraciquerétrécie, tandis que l'autre poumon acquiert un très- grand développement ; à tel point que le médiastin est dévié , et que le poumon du côté sain dépasse la ligne médiane (i). Dans certaines pneumonies aiguës, dans le rachitisme du thorax, il arrive souvent de voir l'un des poumons réduit à de très-petites dimensions , tandis que l'autre est très-développé (2).
(i) Dans un cas d'induration chroniqiie du poumon gauche, la déviation du médiastin était telle que le poumon droit répondait aux cartilages gauches.
(2) L'augmentation de volume produite par l'inflammation est moins considérable dans le poumon que dans beaucoup d'autres organes ; et cette différence s'explique par la structure vésiculaire du poumon, le développement ou l'augmentation de volume se faisant aux dépens de la cavité des vésicules.
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^..., Du reste, le volume des deux poumons n'est pas absolu-
Jjirierences ' ri
lie vaiume en- ment le même: à raison de la proéminence du cœur dans la tre les deux cavité sauclie du thorax, le diamètre transverse du poumon
poumons. a ., 7 x
gauche est plus petit que celui du poumon droit ; et à raison de la proéminence du foie dans la cavité droite , le diamètre vertical du poumon droit est moindre que celui du poumon gauchco Compensation faite , la différence est à l'avantage du poumon droit»
Dans la détermination du volume des poumons, il faut bien
Le poumon • , i . . . . , ,
acquiert dans ^^^^^' ^gard a Cette cu'constance , savoir, que le poumon , de un sens ce qu'il même que la cavité thoracique, acquiert dans un sens ce qu'il autre. ^"^ ""^ perd dans l'autre : les jj^oumons obîongs qui sont regardés comme plus particulièrement disposés à la phthisie pulmonaire , ne m'ont pas paru d'un volume moindre que les poumons d'un individu à poitrine large et de même taille.
lue poids des poumons doit être envisagé sous le rapport : 1° de leur pesanteur spécifique; 2° de leur poids absolu.
La pesanteur spécifique des poumons est moindre que celle de tous les aiitres organes, et même beaucoup moindre
que celle de l'eau. Cette îésfèreté spécifique tient à la grande I Pesanteur ^ . , , . . , f t ^ o fl
spécifique. quantité d'air qui les pénètre de toutes parts: aussi les poumons surnagent le liquide dans lequel ils sont plongés.
Cette pesanteur spécifique présente des différences importantes. 1° Suivant Page. Avant la naissance, et chez l'enfant mort-né, qui n'a pas respiré, les poumons se précipitent au
Ses diffe- jjg £qj,^^ YediVi ; les poumons surnap^ent au contraire lorsque renées. . ,
l'enfant a respiré , non parce qu'il s'opère quelque changement dans la nature intrinsèque de l'organe, mais parce que l'air s'insinue dans les cellules. C'est l'appréciation / de la pesanteur spécifique des poumons qui constitue ce qu'on appelle en médecine légale docimasie pulmonaire hydrostatique. Chez l'adulte, le poumon surnage toujours, quel- Docimasie ç, effort ç.^yç. j'o^ fasse pour expulser l'air contenu dans les
pulmonairoby- ^ ^ .,11 n • %
«irostatique. cellulcs puîmouaires ^ \\ semble que l air entre en quelque sorte