‹ Anatomie descriptive (volume 4)Chapitre 134 sur 185 · ORGANE DE LA KESPIRATION. POUMONS · texte numérisé non relu

ORGANE DE LA KESPIRATION. POUMONS

foie est comme reçu dans la concavité de la base du poumon :

" . , . , , Réception

si bien que la partie postérieure de cette base répond à peu du foie dans de chose près au niveau de la face inférieure du foie. Le rap- î** concavité de

■*■ ^ ^ ^ la base du pon •

port du foie avec la base du poumon qui n'en est séparé que mon droit. par le diaphragme explique comment des abcès et des kystes du foie se sont ouverts dans le poumon.

Sommet. Obtus, il dépasse en haut la première côte qui im- Sommet. prime sur ce sommet une dépression très-sensible en avant. H déLorde J'ai observé que la hauteur de la portion qui déborde la pre- mière côte.^"^^' mière côte varie suivant les sujets. Chez plusieurs, il avait un „ . , ,

•' ^ ' Vaiietes

pouce à un pouce et demi de hauteur. Chez une femme dans la hauâgée, dont la base du thorax avait éprouvé une constriction *'^"'^ ''" '*'^"'

o ' ^ ^ , met.

extrême, le sommet du poumon (c'est-à-dire la partie limitée en bas par une dépression en rapport avec la première côte ) avait deux pouces de hauteur. Je me suis demandé si la circonstance mécanique de la pression du bord interne Aperçu sur de la première côte sur le sommet du poumon ne pouvait '^ fréquence

, . ,, 1 1 ' 1 '^ • c ' *^''* tubercules

pas exercer quelque mrluence sur le développement si ire- dnçomuiet. quent des tubercules dans cette région. Au reste, pour se faire une bonne idée du sommet du poumon, il faut préalablement insuffler cet organe.

Toute la surface du poumon est libre, lisse, humectée de sérosité : il ne tient au reste du corps que par sa racine qui

Fr<iqi;ence

le fixe aux bronches et au cœur , et par un repu de la plèvre, des aduérencee Il est extrêmement rare de rencontrer des poumons libres ^'^ poumon a

. la plcyre cos'

d'adhérences à leur surface : aussi les anciens regardaient- ,aie, ils ces adhérences filamenteuses et autres comme natu- I relies.

p^V^ .'"g. r , ^j^^ |Slructure des poumons.

Examiné dans sa structure, chaque poumon présente 3 il" une membrane d'enveloppe, sac séreux, qui est formé 1 par la plèvre ; 2° un tissu propre. Nous allons commencer

! par la plèvre.

SF^vkvemnohoaim.

Delà plèTr#.

Préparation. Pour voir la plèvre costale, diviser par un trait de scie les six ou sept premières côtes en arrière , au niveau de leurs angles ; couper les cartilages de ces mêmes côtes à quelques lignes de leur articulation sternale ; enlever avec précaution les côtes et le» muscles intercostaux, de manière à laisser intacte la plèvre costale. On pourra insuffler la cavité de la plèvre.

Pour voir la portion médiastine et la portion pulmonaire, il faut ouvrir la plèvre costale, et en suivre la continuité.

La plèvre \{^vxtvf a j le côté) est une membrane séreuse, par conséquent un sac sans ouverture, qui est déployée d'une part sur les parois de la poitrine , d'une autre part sur les poumons.

Il y a deux plèvres, une pour le poumon droit, une pour le poumon gauche.

Voici quelle est leur disposition générale :

i". La plèvre tapisse les parois thoraciques, côtes et dia-

Distiibutïon phragme,/?/^^^^ costale ^ plèvre diaphragmatique ; a" elle revêt

générale de la j^ poumon dans toutc sa surface, et lui forme une espèce de

j>levre. ^ ^ ' '■

tégument j plèvre pulmonaire-, 3° elle s'adosse à la plèvre du côté opposé, pour former une cloison qui sépare les deux poumons l'un de l'autre , plèvre médiastine.

Pour faciliter la description de la plèvre, nous la supposerons partir d'un point quelconque de sa continuité j nous suivrons son trajet sans interruption, et nous la ramènerons au point de départ.

Si donc nous faisons partir la plèvre du sternum, nous verrons qu'elle tapisse la surface interne du thorax , appliquée contre les côtes et les muscles intercostaux, recouvrant en avant sur ir"ace in- ^^^ vaissêaux et Ics ganglious mammaires, en arrière les vaistenie du tbo- seaux et nerfs intercostaux, et au niveau de la tête des côteS, les ganglions du grand sympathique j en bas, elle se réfléchit sur le diaphragme , dont elle revêt toute la face supérieure; en haut, elle se réfléchit sous la première côte, et se termine

OEGàNE DE LA RESPIRATION. POCMOKS. 629

par un ciil-de-sac destiné à recevoir le sommet des poumons qui déborde plus ou moins le niveau de cette côte.

Arrivées sur les côtés de la colonne vertébrale, les deux ^,,. plèvres se réfléchissent d'arrière en avant jusqu'à la ra- postérieur, cine des poumons, et constituent, par leur adossement, une cloison connue sous le nom de médiastin postérieur. Cette cloison contient dans son épaisseur l'aorte, l'œsophage, les nerfs pneumo-gastriques, le canal thoracique, la veine azygos, beaucoup de tissu cellulaire, un très-grand nombre de ganglions lymphatiques, et la trachée-artère : on voit que l'adossement des deux plèvres est bien loin d'être immédiat.

Arrêtée pour ainsi dire par le pédicule ou la racine des poumons , la plèvre se réfléchie de dedans en dehors der- . ^ dwposiriere ce pédicule, revêt une petite partie du péricarde , poamoM. recouvre toute la portion de la face interne des poumons qui est en arrière du pédicule, le bord postérieur de ^*^ ces organes ; leur face externe s'enfonce dans la scissure interlobaire, revêt complètement les faces correspondantes des lobes du poumon, se réfléchit sur leur bord antérieur sur leur face interne, et parvenue au pédicule pulmonaire, elle recouvre sa partie antérieure , se réfléchit d'arrière en avant, sur le côté du péricarde, au-devant duquel elle s'adosse à la plèvre du côté opposé, et arrive aux bords du sternum d'où nous l'avonsj^lsupposé partir.

On appelle médiastin antérieur la cloison antéro-postérieure formée par les deux plèvres depuis la racine du poumon jusqu'au sternum (i). Cette cloison n'est pas verticale, et médiane comme le médiastin postérieur, mais obliquement « las^»»

f- ' ^ ^ antérieur.

dirigée de haut en bas et de droite à gauche ; disposition qui est

(i) Suivant Meckel, le médiastin antérieur seraitla portion de cloison située devant le cœur, de même que le niédiastln postérieur est la portion de cloison située derrière cet oi'gaue.

63o SPLANCHNOLOGIE. '

en rapport avec l'obliquité de direction du cœur, lequel empiète plus sur la cavité gauche que sur la cavité droite du thorax. Il suit de là qu'à sa partie supérieure le'médiastin antérieur répond derrière le sternum, tandis qu'inférieurement il anticipe sur les cartilages costaux du côté gauche, d'où la possibilité d'arriver dans ce médiastin sans ouvrir la cavité de la plèvre, en plongeant l'instrument le long du bord gauche du sternum, au niveau de la cinquième côte.

Le médiastin antérieur, étroit à sa partie moyenne, est

évasé en haut et en bas, à la manière de cette horloge de verre

Evasement q^'q^ appelle sablier. Le cône ou l'évasement supérieur ,

en haut et en ^ ^ ^ ^ "^ ^ , ^ '

bas du médias- très-développé cliez le fœtus, est rempli par le thymus que tin antérieur, j-gniplace plus tard du tissu cellulaire; le cône ou l'évasement inférieur , plus considérable, contient le cœur et le péricarde, les nerfs diaphragmatiques , et au-devant du cœur une grande quantité de tissu cellulaire.

Le tissu cellulaire, qui est contenu en si grande abondance dans le médiastin antérieur, communique librement en haut avec celui de la partie antérieure du cou , en bas avec celui de la paroi abdominale, à travers l'espace triangulaire que le

-, . diaphragme présente derrière le sternum. Cette double com-

Coinmuni- r 13 i

cations du tis- munication explique comment le pus d'un abcès formé suce uane u ^^^ ^^^^ ^^ j^^^^ l'épaisseur du médiastin, peut venir se faire

médiastin an- JC^ ' *^

térieur, jour à la région épigastrique.

La plèvre présente à considérer deux surfaces: une externe , une interne.

Surface ex- ^* Surface externe ou adhérente. Elle adhère inégalement terne : aux parties qu elle revêt. i° Plèvre costale. Peu adhérente dans

i' De la sa portion costale, elle peut être séparée des côtes et des plèvre costale, jj^^g^j^g intercostaux avec la plus grande facilité. Quelquefois elle est soulevée au niveau de ces muscles par des flocons adipeux. Elle est supportée par une lame fibreuse qui, nonobstant sa ténuité, joue un rôle important dans les maladies de la poitrine ; car elle explique pourquoi il est si rare.de ,voir des abcès développés dans l'épaisseur des parois

ORGAKE DE LA. Respiration. POUMONS. 63 1 -

ihoraciqueS; s'ouvrir dans la cavité de la plèvre, et des épaiichemens de la plèvre s'ouvrir au-dehors.

2°. La pleçre diaphragmatlque est plus adhérente que laplè- ^

vre costale. On y remarque quelquefois , principalement au- plèvre «liatour du péricarde , des appendices graisseux très -développés ptragmatique. qui rappellent les appendices graisseux du gros intestin.

3°. Plèvre pulmonaire. Sur les poumons, la plèvre qui n'est plus supportée par une lame fibreuse , est extrêmement te- plèvre pulmo= nue; et bien qu'elle soit plus adhérente que la plèvre pa- °^^'^° riétale, elle peut facilement y être démontrée.

4°. Plèvre médiastine. La plèvre médiastine , unie aux parties contenues dans l'épaisseur du médiastin par un tissu cel- plèvre médias^ lulaire très-lâche, adhère moins lâchement aux côtés du *'"^péricarde , contre lequel les nerfs diaphragmatiques sont comme accolés.

B. La surface interne o\\ libre est lisse, humide de sérosité,

,, A 1 ' 1 T • • Surface in»

et contiguè a elle-même dans toute son étendue, disposition ^g^^g commune d'ailleurs à toutes les membranes séreuses. Les adhérences qu'il est si commun d'y rencontrer sont toutà-fait accidentelles.

La structure de la plèvre est celluleuse ou plutôt entièrement lymphatique. Il est douteux qu'elle reçoive des artérioîes et des veinules. Le réseau vasculaire, qui est quelquefois si développé à ia suite d'une pleurésie, lui est étranger, et est appliqué contre sa surface externe. On n'a ]pas suivi de nerfs dans cette membrane.

Usages. Tégument du poumon qu'elle isole des parois thoraciques et des autres viscères, la plèvre facilite son glissement Usages sur les parois thoraciques par la sérosité qui est incessamment exhalée et absorbée à la surface interne de cette membrane.

Tissu'propre.

Le tissu pulmonaire se présente sous l'aspect d'un tissu spongieux ou vésiculeux, dont les cellules sont remplies

Stractaie,

SPLANCHNOLOGIE.

Aspect spon- ^'^^^ ' Cette disposition ressort de l'observation la plus simgieux ou vési- pie de la surface du poumon examiné , soit à l'œil nu , soit à la loupe, après une insufflation préalable. L'étude à la loupe des coupes faites à un poumon desséclié démontre la texture celluleuse ou vésiculeuse de ia manière la plus évidente, et cela dans toute l'étendue des poumons. On peut apprécier les formes diverses de ces cellules et leur inégale capacité.

Mais quels sont les rapports de ces cellules entre elles ? Communiquent-elles entre elles dans toute l'étendue du poumon? communiquent-elles dans un espace déterminé, ou bien sont-elles indépendantes les unes des autres? Pour résoudre ces questions, il faut examiner le poumon d'un animal volumineux, celui du bœuf, par exemple, dont la structure est la même que celle de l'homme, chez lequel on peut ensuite répéter la même observation. On voit , i° la surface Disposition du poumon parcourue par des lignes losangiques; et si le poudes cellaies le» ni OU a été insufflé, OU trouve qu'il est lé£:èrement déprimé

unes par rap- ' ■•■ ° *•

port aux au- au niveau de ces lignes et bombé dans les intervalles. 2° Si, à ''"''' l'aide d'un tube délié, on insuffle de l'air sous la plèvre, ou en-

core si on insuffle fortement le poumon parla trachée, de manière à déterminer la rupture de quelque vésicule, et par conséquent un emphysème , alors on voit ces hgnes losangiques répondre à des couches minces de tissu cellulaire très-délié, mais assez lâche, qui divisent le poumon en un nombre considérable de groupes de cellules qu'on parvient à isoler complètement les unes des autres par ia dissection, jusqu'à ce qu'enfin on arrive auxpédicules par lesquels ces groupes de cellules sont liés à la masse commune.

Lob les du ^^^ groupes de cellules sont les lobules du poumon ; le poumon. tissu cellulaire qui les unit est le tissu cellulaire interlo-

Tissu cellu- ^«/a/rc, qui est d'une grande ténuité, jamais graisseux, laire inierlo- m^is souvent infiltré de sérosité et susceptible d'emphy-

bnlaire, ^ . .,,-11 1 i • 1 "

seinej tissu cellulaire dans lequel rampent des vaisseaux lym-

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