OKGANE DE LA RESPIRATION. POUMONS
phatiques très-muîtipliës , souvent visibles à l'œil nu , toujours faciles à injecter, et qui viennent de la profondeur des poumons.
Les lobules pulmonaires ne communiquent nullement indépen» entre eux; ils sont complètement indépendans les uns des au- dance des lotrès. L'insufflation le démontre; la dissection le prouve delà najies. manière la plus manifeste : l'étude des poumons du fœtus, ne saurait d'ailleurs laisser le moindre équivoque à cet égard. La plèvre et le tissu cellulaire interlobulaire ayant peu de coérence chez le fœtus, les lobules se séparent sans dissection , et représentent comme des grains de raisin appendus à leur pédicule , et portés sur une tige commune qui est constituée par les divisions des branches et des vaisseaux pulmonaires.
Cette indépendance des lobules est encore prouvée par l'anatomie pathologique: ainsi on voit tous les jours un lobule infiltré de sérosité, de pus, de matière tuberculeuse, au milieu de lobules parfaitement sains.
Chaque lobule est donc un petit poumon qui peut agir ctiaque loindépendamment des lobules qui l'environnent. Je me suis tuie peut être assuré par un grand nombre d'expériences que les lobules considère com-
•■• " ■*• ... ™^ '^'^ petit
sont inégalement perméables à l'air; qu'une insufflation mo- ponmon.
dérée des poumons, faite autant que possible dans les
limites d'une inspiration ordinaire, ne dilate peut-être pas
le tiers des lobules pulmonaires. J'ai observé, et ce fait me .l^.f.^f ^T'
r ' meabilité des
paraît d'une haute portée , que les lobules les plus per- lobules.
méables étaient les lobules du sommet; d'où il suivrait que
ces lobules- agiraient plus habituellement que les lobules
des autres régions du poumon ; d'où peut-être la plus grande
fréquence des tubercules dansle sommet du poumon (i). Ilya
dans le poumon des lobules qui sont pour ainsi dire en ré-
(i) Il y a de l'exagération à dire que la pneumonie attaque presque toujours la base des poumons: la pneumonie n'a pas de siège spécial ; elle envahit peut-être aussi souvent le sommet que la base.
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serve, et qui n'agissent que dans les grandes inspirations (i). Variétés de ^^^s lobuIes pulmonaires ont une forme très-variable : tous foi-me des !o- ]q^ lobules superficiels représentent une pyramide dont la naiies. base repond à la surface du poumon; les lobules profonds,
couches le long des tuyaux bronchiques , sont taillés à facettes, et se moulent exactement les uns sur les autres, à la manière de pièces de marqueterie; mais ils | sont tellement irréguliers par leur forme, qu'il serait aussi difficile qu'inutile d'en donner la description.
, , Ainsi, le poumon est le groupement d'une multitude raie sar la innombrable de lobules couchés^ le long des tuyaux bronsiructme des gj^iqugg et dcs vaisscaux qui leur servent de soutien et de'
poninoiis. *• ••■ ^
charpente , et auxquels ils sont appendus par des pédicules 5 lobules réunis par un tissu cellulaire séreux, et revêtus par ■} une grande cellule, la plèvre, qui ne fait qu'un tout'd'un aussi grand nombre de parties.
Le problème de la texture du poumon se trouve donc réduit à la détermination de la texture d'un lobule; mais la difficulté se trouve reculée plutôt que détruite; car un lobule, c'est un petit poumon : or, chaque lobule reçoit un canal aérien , un vaisseau artériel; il émet une ou plusieurs veines et des vaisseaux lymphatiques.
Avant d'exposer la disposition du canal aérien et des vaisseaux par rapport à chaque lobule, disons un mot de la structure de ce lobule, considéré en lui-même.
(i) Dans les respirations ordinaires, il y a peut-être le tiers des poumons qui agit : le besoin d'exercice, les bâillemens tiennent probablement à la nécessité de faire agir la totalité des poumons. Ainsi des milliers de tubercules peuvent infester le poumon sans qu'ils manifestent leur présence par de la gêne dans les respirations ordinaires. Ce n'est que dans les grandes inspirations, dans l'exercice , dans les efforts de la voix , dans tous les mouvemens où l'action de la totalité des poumons est réclamée, que l'on s'aperçoit qu'il y a une lésion dans l'organe central de la respiration.