ORGANE!» I)E LA RESPIRATION. DU LARTIVX EN GÉNÉRAL
La circonférence inférieure du larynx parfaitement circu- ciiconf^laire, est formée par le cartilage cricoïde et se continue avec «ace inférieula trachée.
Muqueuse et glandes du larynx.
La membrane muqueuse du larynx est la continuation de
, 111 • /-\ Membrane
la muqueuse buccale et pharyngienne. On a vu que par une œuqneuse. exception unique dans l'économie, une partie de la surface Le larynx
di P , . , . ^ est recouvert
u larynx , sa face postérieure était recouverte . ^^^ mem-
par une membrane muqueuse ; cette exception est motivée bianemuqueu-
1 ^ ! . 1 1 f. . se dans noe
sur cette circonstance que la race postérieure du larynx tait paj^jg ^1^ ., ^ paroi dans le pharynx. • smfate es-tei-
ne.
Voici d'ailleurs comment se comporte la muqueuse laryngée : en la supposant partir de la base de la langue, elle se réfléchit sur la face antérieure de l'épiglotte, et dans cette lai-vnsée. réflexion forme les trois replis muqueux glosso-épiglottiques déjà décrits, un médian et deux latéraux ; elle adhère assez intimement à l'épiglotte, se réfléchit sur son bord libre, revêt sa surface postérieure , et pénètre dans le larynx ; de chaque côté, elle se porte de l'épiglotte aux cartilages aryténoïdes , pour se continuer avec la membrane pharyngienne qui revêt la face postérieure du larynx. Au niveau de l'ouverture supérieure du larynx, elle se réfléchit sur elle-même pour former les replis muqueux épîgîotti-aryténoïdiens, lesquels constituent les parois latérales de la région sus-glottique du larynx, recouvre la corde vocale supérieure, s'enfonce dans le ventricule et envoie un prolongement dans son arrière-cavité. Dans ce ventricule, elle est remarquable par son peu d'adhé- » rence aux parties qu'elle revêt ; du ventricule elle se réfléchit sur la corde vocale inférieure. Là, de même qu'au niveau de la corde vocale supérieure elle est si mince qu'elle ne voile nullement l'aspect nacré de ce ligament et si adhérente qu'il est difficile de l'en séparer. Enfin , elle recouvre la surface interne du cartilage cricoïde et les membranes crico-lhyroïdiennes moyenne et latérales.
68o SPLANCHNOLOGIE.
La membrane muqueuse laryngienne est remarquable par Ténaité et s;i ténuité, par son adhérence aux parties qu'elle revêt, et par
adhérence de , ,,,,, -i i ' i>
la inuquense ^'^ coui'eur rosepale. JiUe est cnblee d ouvertures qui ne sont laryngienne, autre chose que des orifices mu queux. On connaît son exquise sensibilité, surtout à l'orifice supérieur, et dans la partie sus-glottique du larynx (i). Les replis muqueux épiglottiarylénoïdiens , qui contiennent dans leur épaisseur un ligament du même nom et chez les grands animaux des fibres musculaires, sont remarquables par la grande quantité et par la laxité du tissu cellulaire séreux qu'on y rencontre. Celte disposition anatomique les expose à cette infiltration séreuse si rapidement mortelle qui est commue sous le nom d'angine œdémateuse.
Glandes du larynx. Jjçs ghindes du larynx sont les glandu les épigîottiques et les glandules aryténoïdes. La glande ou corps thyroïde ne saurait être considérée comme appartenant au larynx : si elle appartenait à quelque organe, ce serait à la trachée.
Glandes épi- i". Glandules épigîottiques. On appelle ordinairement
fiottiqnes. glande épiglottique la masse adipeuse que j'ai dit être placée
entre le corps thyroïde et l'épiglotte : on a même prétendu
/ qu'elle s'ouvrait à la face postérieure de l'épiglotte par des
conduits particuliers. Il n'y a de glande épiglottiqvie que les
V glandules placées dans l'épaisseur de l'épiglotte, laquelle est
criblée d'une infinité de îious pour les contenir dans son
épaisseur; ces glandules, qui sont tellement multipliées que
^ Morgagni (i) les a considérées comme constituant une seule
glande, s'ouvrent toutes sur la face laryngée de l'épiglotte
(i)La sensibilité de la partie sous-glottiquc du l;u'ynx est beaucoup moins développée, ainsi qu'on l'observe dans les expériences sur les animaux et dans l'opération de la laryngotomie, lors de l'introduction de la canule.
■ i) Advers. I , page 2 j advers. V , page 68.
ORGANES DE LA RESPIRATION. liU LARYNX EN GÉNÉRAL. 58 1
par des pertuis très-manifestes, à travers lesquels on peut exprimer un mucus asse'z abondant.
2". Glandâtes flrjfeizoiWé'.y. Parfaitement décrites par Mor- Glandes aiv gagni , qui les considère avec raison comme un seul et ténoïdes. ,même corps glanduleux, situées dans l'épaisseur du repli muqueux épiglotti-aryténoïdien , elles sont disposées suivant deux lignes réunies à angle, à la manière de la lettre L (i); Lem di.jio-
tioa ari"uit'nse
Ailèics, Veines.
la branche verticale longe la face antérieure du cartilage aryténoïde et du cartilage corniculé, et fait une légère saillie bien distincte de celles de ces cartilages; la branche horizontale, moins saillante, est logée dans l'épaisseur de la ^ corde vocale supérieure. Lesglandules aryténoïdes s'ouvrent isolément à la surface interne du larynx.
Vaisseaux et tierfs.
Les artères viennent de la thyroïdienne supérieure , branche de la carotide externe , et de la thyroïdienne inféi^ieure, branche delasous-clavière. Les veines vont se rendre dans les troncs veineux correspondans. Les vaisseaux lym- • ^^alsseaux
■ . 1 • 1 1 lyinnliaiiques.
pnatiqueSj peu connus, vont en grande partie dans les ganglions lymphatiques de la région sus-hyoïdienne, si j'en juge par l'inflammation de ces ganglions, qui est si fréquente dans la laryngite aiguë , etc.
Ses nerfs lui sont fournis par les nerfs pneumo-gastriques : '
ce sont les laiyngés supérieurs et les laryngés inférieurs ou ré- l^^'f^ currens.lues laryngés supérieurs ne sont pas exclusivement affectés aux muscles dits constricteurs (aryténoïdien et cricothyroïdien); ni les IjMwrngés inférieurs aux muscles dits dila* tateurs (cricoaryténoïdiens postérieurs et latéraux, thyroaryténoïdiens), ainsi que l'a avancé un physiologiste célèbre. Les mouvemens de bascule des cartilages aryténoïdes pourraient bien déranger un peu la classification des muscles du larynx en dilatateurs et constricteurs.
(i) Gnomonis, sed obtusanguli figuram ntervis acervus habet (Haller).
682 SPJLANCHNOLOGIE.
Développement..
Point de L'évolution du larynx présente ceci de remarquable, que tbangemeiji depuis le moment où il est formé jusqu'à l'époque de la pu-
notahle jus- , , ., , J i r i r
quà l'épo- J>erte, il ne présente aucun changement notable. Les ventrique de la culcs sont si peu développés, qu'on en a nié l'existence. La
puberté. . ^ cr
saillie de 1 os hyoïde efface en quelque sorte celle du larynx. 11 n'existe , comme l'a très-bien prouvé M. Richeiand (i) , aucune différence bien remarquable entre le larynx d'un enfant de trois ans, et celui d'un enfant de douze ans; en outre, le larynx n'offre aucun vestige des différences sexuelles qui deviendront si remarquables plus tard. En regard de ces donnée anatomiques, nous devons placer le timbre grêle de la voix et l'uniformité des sons vocaux dans les deux sexes.
A lépoque de la puberté, en même temps que les organes génitaux, le larynx se développe si rapidement, que dans
ChaueemeDS i, i, , , , . .. . • ' i
à l'épooue de^^P^^^ d uiie année son évolution est terminée : alors, ! a puberté. d'uniforme qu'elle était chez les enfans, la voix acquiert et son timbre et sa qualité; alors aussi les différences sexuelles de l'appareil vocal se prononcent.
Serait-ce parce que le développement ne se fait pas d'une manière égale dans les diverses parties du larynx, ou bien par le besoin d'une certaine éducation, que la voix présente alors ces sons discordans, bien sensibles surtout dans ie chant, et qui caractérisent ce quon appelle mue de la voix ?
L d V 1 - *^ ^"""^ coïncidence du développement de l'organe de la voix, I ement du la- et du développement des organes géniiauic, a fait admettre
jynx eb s us ^^^^^.ç, ^gg oTganes uuc relation de cause ta effet, et l'observais dépendance o '
desoiganesgé- tioii a prononcé que l'organe vocal était en quelque sorte sous la dépendance des organes génitaux. Chez les castrats, cet organe conserve la petitesse du larynx de la femme (2).
(1) Mémoires de la société médicale d'émulation, tome 3. (2)M. Dupuytren, Mémoires de la société phil., tome 2.