‹ Anatomie descriptive (volume 4)Chapitre 157 sur 185 · ORGANES GÉNITO-URINAIRES. DES TESTICULES · texte numérisé non relu

ORGANES GÉNITO-URINAIRES. DES TESTICULES

sidérable qu'il ne le faut pour loger ie testicule; 4° !<* présence de poils clair-senies et implantes obliquement , 5°çle volume des follicules pileux qui font relief à sa surface; 6" enfin les alternatives que présente cette membrane dans son aspect extérieur: ainsi on voit le scrotum devenir flasque et alongé sous l'influence de la chaleur, de même que chez les vieillards et les individus affaiblis; tandis qu'au contraire dans la jeunesse, chez les individus vigoureux, et sous l'influence du froid, le scrotum se resserre, se plisse, se crispe en quel que sorte, et s'applique étroitement sur le testicule.

Le scrotum est divisé en deux moitiés latérales par une espèce de ligne ou crête médiane qui porte le nom de îî^^p^ie. rap/ié j du grec puTrrûj, je cous, parce qu'il semblerait que les deux moitiés de la peau ont été réunies sur cette ligne à l'aide d'une suture

Quant à l'étendue considérable de la peau du scrotum, elle a peut-être pour but principal de lui permettre de recouvrir la verge dans fétat d'érection.

2°. Dartos.

Le dartoi est un tissu filamenteux , rougeâtre , par- Da-tos. couru par un grand nombre de vaisseaux faciles à apercevoir même à travers le scrotvun. Ce tissu enveloppe les deux testicules , et fournit un prolongement qui s in- sa tlohon. terpose à ces deux organes pour constituer la cloison du dartos. Sur les parties latérales et au niveau du cordon , c^^.. Hmite». le dartos est brusquement interrompu, et remplacé par du tissu celkilaire adipeux. En devant , il se continue autoui' de la verge; en arrière , il se prolonge sur la ligne médiane, par une extrémité anguleuse, jusqu au sphincter de l'anus.

Il résulte de ce qui vient d'être dit, qu'il n'existe qu'un ,, .

T- '1 T. 11 ji y a qu un

seul dartos, dans l'intérieur duquel sont logés les deux seul daitos. testicules , séparés seulement par une cloison. C'est cette séparation médiane qui avait fait admettre , d'après Pvuysch,

72É> SPLANCHNOLOGIE.

Sa laxité, *^^cux dai'tos , un pour chaque testicule. Intimement uni à la peau du scrotum par sa face superficielle, le dartos adlière très-lâchement aux enveloppes subjacentes sur lesquelles il glisse avec une grande facilite', ne leur adhérant que par un tissu cellulaire très- délié.

Sa textore. Examiné dans sa texture, le dartos présente au premier abord de l'analogie avec le tissu cellulaii-e ; mais il en diffère essentiellement : i" par son aspect ; nulle part le tissu cellulaire ne présente, comme le dartos, des fiîamens rougeâtres , noueux , distincts les uns des autres. Leur

Différences entrelacement est irrégulier, il est vrai 5 mais la plupart

qui existent ,/•.■» t • ' i i • i i

enîiele dartos des iilamens soDt diriges dans le sens vertical j et quand on et le tissu cel- examine une fibre isolée, on est frappé de son analogie avec la fibre musculaire. 2° Par ses propriétés vitales : le dartos jouit d'une contractilité très-active qui se manifeste, 1" par le resserrement du scrotum, et par les mouvemens vermiculaires qui s'observent chez les individus exposés à l'action du froid , ou qui sont sous l'influence d'une vive frayeur, de l'orgasme vénérien; 2° par la contraction bien plus prononcée qui s'empare du scrotum après une injection irritante dans la tunique vaginale.

i^su cai- ^^ tissu qui tient le milieu entre le tissu cellulaire et le

toique. T-

tissu musculaire constitue donc un tissu spécial, auquel on peut donner le nom de tissa daï'toïque. Long-temps considéré comme exclusivement propre au scrotum, il se rencontre encore dans plusieurs autres parties, telles que le vagin, l'épaisseur du mamelon, et les parois des veines dont il me paraît constituer la membrane externe.

Quelques anatomistes ont considéré le dartos comme n'é- , tant autre chose que les débris du s^ubernaculuni testis-

Le dartos T- ^ '

n'est pas cens- mais, d'une part, on trouve le dartos chez le foetus, avant titue par es |^ Jescentc du tcsticule; et d'une autre part, sur un adulte

«îebris (lu gu- ' l '

beriiaoulam chcz lequel le testicule n'avait point encore franchi l'an- '"*'*■ neau , je me suis assuré que le gubernacukira et le dartos

ORGANES GÉNITO'URINAIRES. DEb TESTICULES. ']%•]

existaient isolement et indépendamment l'un de l'autre (i). On a encore considéré , mais à tort , le dartos comme faisant suite ^yxjascia superficialis. iVoy. Aponévrologie.)

3°. Tunlquii érythroïde.

On donne ce nom (du grec Ipùêpog, rouge), à une membrane mince formée par l'épanouissement des fibres du crémaster. Très-prononcée chez les sujets jeunes et vigoureux, cette tunique est en partie atrophiée chez le vieillard (2).

Nous avons vu (Voyez myologie ^ muscle petit oblique) Lecrémasteque le crémaster était essentiellement constitué par des * . ' J*^"'?"*

i -T erythroMlH

fibres qui naissent directement de la gouttière que présente sont bien âj*l'arcade crurale, en dehors du canal inguinal. Les anses les ''"*^*« f®«"*^*

' o du petit obh-

plus inféreures du petit oblique et du transverse, quand que. elles existent, en sont complètement distinctes. Le crémaster, et la tunique érythroïde, qui en est l'épanouissement, sont les agens du mouvement d'ascension brusque du testicule, bien distinct du mouvement vermiculaire qui est le résultat de l'action du dartos. Chez un sujet chez lequel le d'ascension d*» canal de l'urètre était très-irritable, l'introduction d'une bou- testicule Mm

, . ■ -11 I ^ 1 distinct du

gie était accompagnée d un soulèvement brusque et pro- mouvement longé des testicules, avec écartement de leurs extrémités in- vermkulaiie. férieures. Ce mouvement était tout à fait étranger au dartos et au scrotum, lequel restait flasque et pendant au-devant des cuisses.

Lorsque le crémaster est arrivé au niveau du testicule, il s'épanouit en une multitude de faisceaux qui s'éparpillent à la surface externe de la tunique fibreuse, à laquelle ils s'in-

(i) La pièce sur laquelle j'ai vérifié ce fait a été préseeté à la société anàtomîque par M. Maned*.

(2) Le crémaster est extrêmement développé chez le cheval entier; c'est surtout chez cet animal qu'on peut bien constater la différence qui existe entre le crémaster et les fibres inférieurei du petit oblique, dont les anses n'existent pas chez tous les sujets.

7^8 SPLANCHNOLOGIE.

Tiansfoi m V gèrent par des fibres tendineuses très-prononcees chez les

des faisee.itix giands animaus, mais que je n'ai jamais pu découvrir chez

du crenaasiei. l'homme. Dans l'hydrocèle, ces faisceaux fibreux représentent

de petits cordons, qu'on serait tenté de prendre , suivant la

judicieuse remarque de sir Astley Cooper, pour des cordons

nerveux.

4° Tunique fibreuse commune.

La tiinique ^^^" distincte de la tunique vaginale qui en revêt la surfibrense com- face interne, cette membrane forme au testicule et au cor-

ipune est bien . , . .

distincte de la don une cnvcloppe commune, a parois minces et transpatunicjue vag!- jgjjtgs , étroite le long du cordon, renflée inférieurement pour envelopper le testicule. Parvenue à l'anneau, cette gaine se divise en deux lames : l'une presque toujours incomplète, qui s'attache au pourtour de l'anneau; l'autre | qui semble se prolonger dans l'intérieur du canal inguinal , où il est d'ailleurs très-difficile de la suivre. Les anatomistes modernes regardent cette tunique fibreuse comme un prolongement Anfascia transversalis qui Sjerait entraîné par le testicule au moment où celui-ci s'engage dans le canal in-

guinal.

5° Tunique vaginale ou séreuse.

Tunique va- La tunique vaginale a la forme d'un sac sans ouverture , giuaie. q^i offre deux feuillets: Vuupo'ietal, qui tapisse la tunique

fibreuse; l'autre réfléchi on testicalaire^ qui revêt le testicule, sans que cet organe soit contenu dans l'intérieur de la poche séreuse.

£!!<=• appar- ^"^ trouve ici dans l'union intime de la tunique fibreuse ei tientàlaoïasse de la tunique vaginale, un exemple de membrane fibro-sc-

des fihro - se- i ^ i t > ' • i t 'fl •

j,g„jg, reuse analogue a la dure-mere et^au péricarde. La reilexion

de la tunique vaginale sur le testicule se faisant à une hauteur variable, il en résulte qu'une portion plus ou moins considérable du cordon est revêtue par cette tunique vaginale.

ORGANES GÉmTO-URÏNAlRES. BKS TESTICULES. 729

La tunique vaginale ne se comporte pas de la même ma nière de chaque côté de l'épididynie.

En f/eAors, elle recouvre immédiatement l'épididyme se ré- ^.

' AT Disposition

fléchit au-dessous de lui, en s'adossant à elle-même, et forme ]e le tawique un cul-de-sac qui isole complètement la partie moyenne de vagmale an ui-

^ ^ *■ *- •' veau de \ epi-

ce corps du hord supérieur du testicule : au fond de ce cul- didyme. de-sac se voient quelquefois de petites ouvertures qui conduisent dans une arrière cavité. La tunique vaginale forme donc une sorte de mésentère à la partie moyenne ou corps de l'épididyme, dont les extrémités sont accoUées contre le testicule.

En dedans^ la tunique vaginale , qui s'élève sur le cordon beaucoup plus haut que du côté externe, est séparée de l'épididyme par le canal déférent et par les vaisseaux testiculaires. Facile à isoler de la tunique fibreuse au moment où elle se réfléchit sur le testicule, la tunique vaginale adhère iritim ement à l'épididyme et à la tunique albuginée.

Sa surface interne, libre et lisse, est le siège d'une exhala- inieme. tion de sérosité, dont l'accumulation anormale constitue la maladie connue sous le nom à' hfdrocèle. Dans plusieurs espèces d'animaux, la tunique vaginale communique avec le péri- Sa coimnu-

A 11-/". • • » ■ nication avec

tome à tous les âges de la vie. Cette communication n existe ja cavité da chez l'homme, à l'état normal, que pendant la^vie intra-uté- peiiioine. ne. Après la naissance les deux cavités sont complètement isolées. Quand par l'effet de causes variées, le travail de séparation ne s'effectue pas, la tunique vaginale peut constituer soit un sac herniaire à des intestins déplacés, soit un kyste au liquide séreux provenant de labd^men. Dans le premier cas, la maladie porte le nom de hernie congéniaiej àdns le second, celui àihydrocele congéniale.

B. Des testicules.

Les testicules sont deux organes glanduleux destinés à sécréter le sperme.

Situés dans les bourses , sur les parties latérales et au-des

7^0 SPLANCHNOLOGIE.

SOUS de la verse , ils sont exposés à Tiniure des corps

Situatioa. , . *' ^ ^ '

extérieurs.

" Sou tenus par leurs enveloppes et par le cordon des vaisseaux

spermatiques, ils sont à une distance plus ou moins considérable des anneaux, suivant que le dartos et le crémaster sont dans l'état de relâchement ou dans l'état de contraction. Les testicu Du reste, les testicules ne sont pas situés exactement à la .°^'?°°'^r'''.* même hauteur: celui du côté j^auche descend un peu plus

siliies a la me- ... .

me haatenr. bas quc celui du côté droit. Cette disposition, qui n'a échappé ni aux peintres ni aux sculpteurs, a t-elle pour effet de prévenir le froissement des testicules, en leur permettant, quand ils sont serrés dans le rapprochement brusque des cuisses, de glisser l'un au-dessus de l'autre , et de s'éluder ainsi ré^ ciproquement.

Sit ti nclch La situation des testicules n'est pas la même à toutes les

testicules chez; époqucs de la vic. Chcz le fœtus, le testicule est renfermé œ us. clans la cavité abdominale. Or, il arrive quelquefois que cette

situation qui, dans l'état régulier, n'est que temporaire, devient permanente ou beaucoup plus prolongée qu'elle ne doit l'être.

Nombre. Nombre. Les testicules présentent quelmies variétés de

nombre; mais la plupart ne sont qu'apparfflttes. C'est ainsi, par exemple que presque tous les individus monorchides [fAovosj seul, èfpc'sj testicule), ont dans l'abdomen le testicule

Il existe . i i i ^^ i •' • ' j

quelqries ex- ^^" manque dans les bourses. Cependant, j ai eu occasion de

ceptions à cet disséquer un individu qui n'avait qu'un seul testicule. Une

^^^^ ' vésicule séminale atrophiée se voyait du côté du testicule

manquant; le canal déférent naissait de cette vésicule et se

perdait sur le côté de la vessie. Je n'ai pas pu examiner les

vaisseaux spermatiques.

Les exemples de testicule triple, quadruple ou quintuple, ne sont pas bien avérés (i). Une tumeur épiploïque,

(i) J'ai été consulté pour un enfant qui m'a paru présenter du même côté deux testicules dont chacun était aussi volumineux que

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