VI, / . / 111 T 1 / I. imites
par le pomt ou 1 extrémité caudale de cette appendice se detache du testicule.
Voici quel est le trajet très-compliqué du canal déférent;
i" Dans une première portion, portion testiculaire , '\\ se,. ^^[^^°^^^^'
r c ' r 7 liculaireda ca-
porte d'arrière en avant et de bas en haut le long du bord nal déférent,
supérieur du testicule, presque parallèlement à l'épididynie
dont il longe le côté interne, n'en étant séparé que par les
artères et veines spermatiques. Dans cette première portion
de son trajet, le canal déférent représente assez bien une
natte de cheveux; il offre encore, comme l'épididyme, un
grand nombre de replis.
2° Dans sa deuxième ^oïXvqxx^ portion funiculaire ou ascen- Portion fudante^ le conduit déférent fait partie du cordon testiculaire, ^''^"'^j''* "^'^
,. -, ascçndante.
et se porte directement de bas en haut vers l'anneau inguinal. Là , il est en rapport avec les artères et veines spermatiques qui sont placées au-devant de lui, et dont il est parfaitement distinct, étant entouré d'un tissu filamenteux qui lui forme une gaîne indépendante. Replié sur lui-même à sa partie inférieure dans l'espace d'un pouce à un pouce et demi; il est rectiligne dans le reste de son étendue,
74o SPrANCHNOLOGIE.
3° Dans la troisième portion on portion inguinale, il fran- ^HînTle'du'ca- ^^^^^ ^^ Canal inguinal pour pénétrer dans l'abdomen. De liai défiieiit. môme que ce canal, il est oblique de bas en haut, dededans en dehors et d'avant en arrière, et sa longueur est d'un pouce et demi à deux pouces et demi. Le bord inférieur des muscles petit oblique et transverse semblent se courber au-dessus de lui j il coupe perpendiculairement l'artère épigastrique , un peu au-dessus du coude que forme cette artère, lorsque d'horizontale elle devient verticale : dans cette portion de son trajet , de même que dans la précédente , le canal déférent fait partie du cordon spermatique.
4° Quatrième portion ou portion vésicule. Parvenu dans
Portion vé- l'abdomcn , le canal déférent abandonne les vaisseaux et
sicale. nerfs spermatiques, se plonge verticalement dans le bassin ,
longe d'abord les côtés, puis la face postérieure de la vessie,
contre laquelle il est maintenu par le péritoine qu'il soulève.
Son trajet . , . , , ,
derrière la ves- croise très-obliqucment le cordon fibreux formé par l'artère
*'^" ombilicale, se porte en dedans et en bas et gagne le bas fond
„ . de la vessie. Arrivé au niveau de l'insertion vésicale de l'ure-
Son trajet
au bas - fond tère, il se porte horizontalement de dehors en dedans, et un vessie, pg^^ d'arrière en avant , comme la vésicule séminale, en dedans de laquelle il est placé et se rapproche de plus en plus de son congénère , avec lequel il semble se réunir. Parvenu au niveau de l'extrémité antérieure de la vésicule séminale, ' il se réunit à angle aigu avec le conduit excréteur de cette vésicule, et de leur réunion résulte le canal éjaculateur. Dans sa portion vésicale, deux pouces environ au-dessus dn • ' ^'^rf" ^^^ vésicules séminales, le canal déférent se dilate beaucoup rent au voisi- cu même tcmps quc ses parois s'amincissent. Cette dilatation, cuks ^^' ■*^"' ^"^ persiste encore en dedans des vésicules , s'accompagne les. quelquefois de bosselures qui donnent à cette partie du ca-
nal un aspect flexueux. Chaque bosselure est formée par une ampoule qui s'ouvre dans la cavité du conduit.
Le canal déférent constitue donc en cet endroit une sorte de réservoir provisoire dont l'aspect intérieur et la structure sont en effet les mêmes que ceux des vésicules séminales,
ORGANES GÉWITO-URINAIRES. DU CANAL DEFERENT. 74 1
C'est l'ensemble des vaisseaux spermatiques, artères, veines, vaisseaux lymphatiques, du plexus nerveux spermatique , d'une branche provenant du nerf génito-crural , et enfin du canal déférent: c'est, dis-ie, cet ensemble qui, en- ,
1 , . r, ^ ' Cordon tes-
toure du cremaster et de la tunique fibreuse commune cens- ticulaire. titue le cordon testiculaire^ cordon des -vaisseaux spermatiqaes. Structure. Voici quelles sont, sous le rapport de sa structure, les principales dispositions du canal déférent: Il offre toi me et
' *• *■ ^ ^ strnctnre pro-
i" une dureté qui ne se rencontre dans aucun autre canal pies au canal excréteur, et qui permet de le reconnaître par le toucher «défèrent. au milieu des auties parties constituantes du cordon, et ' dans l'état sain , et dans l'état morbide , où il peut acquérir un volume assez considérable. 2" Une forme très-régulièrement cylindrique. 3° Une finesse de calibre telle que le conduit a une capillarité presque parfaite, permettant à peine au stylet de Méjan de pénétrer dans son intérieur. 4** Une épaisseur de parois qui est considérable et qui contraste avec l'étroitesse du calibre.
Plusieurs anatomistes ont admis dans la structure du cond lit déférent des fibres musculaires circulaires etlongitudina- ^^ structure
" est evideiK-
ks. Lewenhoeck avait constaté l'existence de fibres lon.jitu- meut muscu^ d nales superposées aux fibres circulaires. Les seules fibres ""^ chez ies
^ r grands ani-^
qi'il m'ait été possible de constater chez l'homme, en m'ai- niaux. d mt de la loupe, sont circulaires. Il y a dans leur aspect, dans leur cohérence , beaucoup d'analogie avec la fibre mi:sculaire; mais ce n'est que dans les grands animaux, chei le cheval , par exemple , qu'on peut leur reconnaître ce cnractcre d'une manière incontestable, et qu'on peut constater l'existence d'une couche longitudinale très-mince qui est superficielle, et d'une couche circulaire extrêmement épaisse, à fibres très-serrées.
La surface interne du canal déférent est blanche , rugueuse smi»ce inet aréolaire ; ces rugosités sont dues à de petits faisceaux fi- terne du canal breux très-blancs , dont les uns sont dirigés suivant la Ion- ^^^^^' gueur du canal , et dont les autres , circulaires , sont tantôt régulièrement , tantôt irrégulièrement disposés.
'Jl^% SPLAKCHNOLOGIE.
La muqueuse qui tapisse le canal déférent est si ténue qu'il est impossible de la démontrer.
DES VESICULES SEMINALES,
Direction,
Les vésicules séminales sont deux poches membraneuses destinées à servir de réservoir au sperme.
Elles sont situées entre le rectum et la vessie, en dehors des canaux délerens qu'elles longent dans un parallélisme parfait. 11 résulte de leur direction , oblique en dedans et en avant j que très- rapprochées à leur partie antérieure, où elles ne sont séparées l'une de l'autre que par la seule épais» seur des conduits déférens, elles sont très-écartées en arrière, et forment les côtés d'un triangle isocèle dans l'espace ou l'aire duquel la vessie est en rapport immédiat avec le rectum. Aplaties, oblongues, évasées à leur extrémité postérieure qui déborde quelquefois le bas-fond de la vessie, et qui la déborde toujours lorsque la vessie est revenue sur elle-même j
Aspect Los- /Tw . 1 f . , , . . 1 , ,
selédelearsm eitilees a ieur exti'emite antérieure qui est embrassée par la
^^•^^- prostate , les vésicules séminales présentent à leur surface nu
aspect bosselé. Leur volume est variable, et souvent inégal
Leur capa- ,, n , ■,, -, i -l'iii i>ii
cité. d un cote a 1 autre, beaucoup plus considérable chez 1 adulte
que chez l'enfant et le vieillard. Ce volume est d'ailleurs subordonné à la vacuité ou à la plénitude des vésicules. Longucnr. Leur longueur est de deux pouces à deux pouces et demi, leur largeur de six lignes, leur épaisseur de deux ou trois. îiappoits. Leurs rapports avec la vessie et le rectum ne sont pas immédiats. Elles sont entourées d'un tissu filamenteux à fibres transversales, qui les isole et qui me paraît analogue au tissu du dartos.
Soumises à des coupes variées, les vésicules séminales pré- Conpes de la sentent une agglomération de cellules communiquant toutes
vésicule séiui- ,, i- t i • ^^ , . .
naie. entre elles, et remplies d un suc brun jaunâtre, épais, vis-
queux, d'un aspect bien différent de celui du sperme éjaoulé pendant la vie.
Les bosselures de la surface extérieure des vésicules j l'aspect celluieux et cloisonné de leur surface intérieure 3 sont
ORGANES G£«ITO-tJRlNAlR£S. DES vÉhlCUJbES SÉMINALES. 7^3
le résultat du pelotonnement extrêmement compliqué d'une
sorte d'intestin ou de sac étroit, oblong, dans lequel je n'ai Longueur
jamais trouvé d'appendices , de ramifications , ou diverti- des vésicules
cules; sa longueur, lorsqu'il est déployé, varie de six à huit piiss^gs *
pouces; ses circonvolutions appliquées les unes contre les
autres, et adhérentes entre elles au moyen d'un tissu fibreux,
peuvent toujours être déployées avec ou sans le secours de
la macération. J'ai vu une vésicule déplissée qui avait un pied
de longueur; chez d'autres sujets, il y avait du même côté
deux poches distinctes, dont l'une était extrêmement petite.
Du reste, la surface interne de la vésicule offre le même «pec: leu-
' cale de la sur-
aspect rugueux et réticulé que le canal déférent. face interne.
La structure des parois de la vésicule séminale est abso- Structure. lument la même que celle du canal déférent, sauf l'épaisseur moindre de la membrane externe , qui est bien évidemment musculeuse chez les grands animaux, et qui me paraît l'être chez l'homme. On cherche vainement dans l'épaisseur de ces parois les glandes admises par Winslovr.
Conduit excréteur de la vésicule séminale. De l'extrémité Conduit exantérieure ou col de la vésicule, que nous avons dit être *^';*'**"[ ^ ^
' L vésicule semi-
reçu dans l'épaisseur de la prostate , naît un conduit extrê- uale. mement délié, conduit excréteur de la vésicule séminale , qui se réunit presque immédiatement au canal déférent dont les parois sont devenues minces et très-dilatables. De cette réunion, qui se fait à angle très-aigu, résulte le conduit éjaculateur^ lequel traverse la prostate de bas en haut et d'arrière
11X1 , 1 • 1 A ' r >., - Conduit éia-
en avant, parallèlement a celui du cote oppose quii côtoie, euiateur. sans jamais communiquer avec lui. Ces deux conduits accol-
, , , . . . . , , Son orifice.
les, a parois excessivement minces , mais assez larges et tresdilatables, viennent s'ouvrir isolément l'un à droite , l'autre à gauche, sur l'extrémité renflée du verumontanum,