‹ Anatomie descriptive (volume 4)Chapitre 20 sur 185 · RÉGION ABDOMINALE ANTÉRIEURE. GRAND DROIT · texte numérisé non relu

RÉGION ABDOMINALE ANTÉRIEURE. GRAND DROIT

Quels sont les usages des intersections ? On dit généralement qu'elles ont pour effet de tripler, de quadrupler le nombre des fibres, par conséquent de multiplier par Usages des deux 5 par trois, la force du muscle. On s'appuie pour '°^^'"*^^*^°^* cela sur ce principe qui en lui-même est incontestable, savoir, que la puissance d'un muscle est en raison directe ^ugmentent-

, , . , . , elles la force

de la multiplicité de ses fibres : car si chaque fibre repré- da muscle ? sente une puissance partielle, plus il y aura de ces puissances partielles , plus la puissance totale sera grande. Mais on n'a pas remarqué que le principe précédent ne s'applique qu'aux fibres qui sont juxta-posées, et non à des fibres situées bout à bout. En effet, on démontre en physique que quand deux forces égales s'appliquent parallèle- , » ment entre elles sur un levier, elles produisent un effet piiysique qui double de celui que produirait chacune d'elles isolement : f^^^^^ *i^^ ^^

/ i ' force n est pas

que si, au contraire, les deux puissances sont placées à la aagmentée.

suite l'une de l'autre sur le même levier, elles produisent

un effet équivalent à cdui que produirait chacune d'elles

isolément. Ces intersections n'augmentent pas la force du

muscle; elles ne diminuent pas non plus l'étendue du mou- ,. ,.

vement, car la somme de raccourcissement des petits muscles, minuent pas

en lesquels sont convertis les muscles droits , équivaut à la ^^^"'^"*' ^ ^ . ' 1 mouvement.

contraction d'un seul muscle non coupé.

Quels sont donc les usages des intersections ? Serait-ce, comme le dit Berlin , pour associer les muscles obliques à l'action du muscle droit, par suite des adhérences intimes ooinion de qui lient entre elles les intersections de ce muscle avec les Bertia à ce suaponévroses (i).^' ''^**

(i) Bertln considère ces adhérences comme de véritables points d'attache des muscles de l'abdomen ; en sorte que, lorsque le muscle droit se contracte, il agit non-seulement sur le pubis, mais encore sur les crêtes iliaques par l'intermédiaire des aponévroses abdominales. M. le professeur Bérard , qui rapporte l'opinion oubliée

64 MYOLOGIE. /

Du muscle pyramidal.

Sit at' t "^^ pyramidal y petit muscle triangulaire qui manque

figure. souvent, occupe la partie inférieure de l'abdomen sur les

côtés de la ligne blanche; il naît du pubis et du liga-

lûsertions ment antérieur de la symphyse par des fibres tendineuses an pubis. „

auxquelles succèdent les fibres charnues, lesquelles se portent de bas en haut , les internes verticalement, les externes obliquement de dehors en dedans, et se terminent par une A la ligne extrémité pointue, qui s'attache à la ligne blanche et forme blanche. jg sommet du muscle, dont la base est au pubis [pubio-sous-

ombilical^ Chauss. ). Recouvert par les aponévroses des grand, petit oblique et transverse, le pyramidal recouvre le muscle grand droit abdominal.

Il y a une sorte de solidarité entre la partie inférieure du muscle grand droit et le muscle pyramidal. Quand ce dernier manque, l'extrémité inférieure du grand droit est renforcée d'une manière proportionnelle ; quand il existe , l'extrémité inférieure du grand droit est moins considérable.

On trouve quelquefois deux pyramidaux d'un côté, et lih du côté opposé; d'autres fois les deux pyramidaux sont inégaux en volume. Sur un nègre, les deux muscles pyramidaux s'élevaient au-dessus de la partie moyenne de l'espace qui sépare le pubis de l'ombilic.

action. Tenseur de la ligne blanche.

de Berlin ( Répert. génér. des Se. méd. , a.rticle Abdomen ), fait observer avec raison que l'aponévrose du petit oblique adhéra seule au muscle droit. Dans le même article, M. Bérard dit aussi qu'il n'est pas convaincu que les intersections des muscles droits augmentent leur force.

RÉGION DIAPHRAGMATIQUE.

Diaphragme.

Préparation. Pour mettre à découvert ce muscle , il faut ouvrir l'abdomen et enlever tous les viscères abdominaux: le foie , l'estomac , les reins, seront surtout détachés avec beaucoup de précaution. On lie l'œsophage et la veine-cave ascendante au niveau de leur passage à travers le diaphragme, et on les divise au-dessous de la ligature. On saisit le péritoine avec les doigts ou avec une pince à disséquer à mords larges, et on le détache en tirant légèrement j on prépare ainsi la face inférieure de ce muscle sans le secours du scalpel. C'est par cette face encore qu'on voit parfaitement toutes les insertions du diaphragme. Pour bien étudier la face convexe, il faudrait avoir un autre sujet dont on ouvrirait le thorax avant d'ouvrir l'abdomen; c'est la seule manière den avoir une bonne idée. Lorsque l'abdomen a été préalablement ouvert, l'ouverture du thorax est suivie de l'affaissement du muscle ; et l'on n'a aucune idée de sa voussure.

Le diaphragme , septum transversum , qu'on ne rencontre

^ . ■/ ■ V • j TT 1, aolsonmns-

que chez iesniammireres, est, suivant 1 expression de Haller, culaire, seule le plus important des muscles après le cœur; il consiste en ^""''^ entre le

, . , . , ,. . , , , , . thorax et l'ab-

une cloison musculaire, obliquement située a la reunion du domen.

tiers supérieur avec les deux tiers inférieurs du tronc, cloison qui sépare le thorax, dont elle forme le plancher, de l'abdomen, dont elle forme la voûte. Tandis que tous les muscles situation, du corps sont situés en dehors, ou autour des leviers qu'ils doivent mouvoir, le diaphragme seul s'insère en dedans de ces leviers, à la manière des muscles appartenant aux animaux à squelette extérieur.

Le diaphragme divise le corps en deux parties inégales, l'une supérieure ou sus-diaphragmatique ^ l'autre inférieure OU sous-diaphragmatique. Placé sur la ligne médiane, il n'est nullement symétrique. Elliptique dans son plus gfrand diamètre qui est transversal, mince et aplati, il a \2ijorme d une en \oùte. a. 5

66 MYOLOGIE.

^. . . voûte, ou plutôt d'un éventail dont la partie larpfe et cir-

Divise en ' I \ o

portion hoii- culaire serait horizontale, et la partie étroite, verticale, forzontale, nierait avec la première un angle droit : aussi les anciens

Et portion divisaient-ils ce muscle en deux portions: une supérieure, verticale. , i t i . (,, . . ,

grand muscle aiapliragme ; une intérieure, petit muscle

diaphragme.

. Insertions. Le diaphragme s'insère, Ôl une part ^ à la région

lombaire de la colonne vertébrale, au devant du corps et des disques des seconde, troisième et souvent quatrième vertèbres lombaires ; d «ne autre part ^ i°àla face postérieure du sternum , à la base de l'appendice xyphoïde ; 2° à la face postérieure et au bord supérieur des cartilages des septième, huitième, neuvième, dixième, onzième, douzième côtes, et à la portion osseuse à laquelle ils font suite. Quelquefois il va se fixer à la sixième cote.

Uinseiiion -vertébrale se fait par deux tendons que constituent plusieurs petits tendons verticaux placés les uns au- Tendous devant des autres, lesqiiels se confondent avec le ligament d'origine des vertébral commun antérieur. Aux tendons succèdent deux gros faisceaux charnus qui se portent verticalement en haut, deviennent de plus en plus épais et de plus en plus larges , s'envoient mutuellement un faisceau , et vont se terminer à l'échancrure postérieure d'une aponévrose en forme de trèfle, qui forme comme le centre du muscle, et qu'on appelle Centre ou pour cela Centre y trèfle aponéurotirjue du diaphragme. Ces

trèfle

ne.

les Jambes y les appendices du diaphragme; le pilier droit

apone- fj^ig^g^^jx charnus et leurs tendons s'appellent les piliers,

erotique. l^l^ ' '

Piliers ou , , . i i • i i i i

ïambes. ^^t plus antérieur, plus volumineux, et descend plus bas que

T^.„, le gauche. Chaque pilier est quelquefois divisé lui-même en

Difterences O i i t. i

entre les deux deux piliers secondaires bien distincts, et on trouve con- ^* ^^**' stamment le rudiment de cette division dans l'ouverture qui

donne passage au grand nerf splanehnique. Les deux piliers des piHe'i-s^'di- ^^ diaphragme laissent entre eux un intervalle divisé en Tisés en denx dcux portions OU aiineaux, par le faisceau charnu qu'ils se

anneaux. / , . ^ t r • i

sont envoyé réciproquement. Le laisceau de communica-

tion qu'envoie le pilier droit est plus considérable que celui

qu'envoie le pilier gauche, et lui est antérieur- Des deux

ouvertures ou anneaux qu interceptent entre eux les piliers

du diaphragme , Yinférieure ou aortique est parabolique et Ouverture

donne passage à laorte, à la veine azygos, au canal thora- ^ ^*^°^'

cique , et quelquefois au nerf grand sympathique gauche.

Comme toutes les ouvertures qui donnent passage aux Elle est apo-

artères, cet anneau est aponévrotique , formé latéralement névrotique.

par les tendons des piliers, et en haut par un prolongement

fibreux de ces tendons qui se courbe en arcade pour la

compléter. L'ouverture supérieure ou œsophagienne donne Ouverture

passage à l'œsophage et aux nerfs pneumo-gastriques : celle- °^*°^ agienne

ci est elliptique et entièrement musculaire; cependant chez ^,,

i /i . E''^ ^** mus-

un sujet qui a servi à mes leçons , la partie supérieure de culaire.

l'ouverture œsophagienne était aponévrotique. Une autre

fois , j'ai rencontré un petit faisceau charnu qui, partant du

contour de cet orifice , allait se perdre dans les tuniques de

l'œsophage. Haller a noté deux fois la même disposition.

Du tendon d'origine des piliers part en dehors un prolon-

* £1 • /' > 1 1 11' 1 Arcade apo-

gement iibreux qui va se faxer a la base de 1 apopliyse trans- névrotique du verse de la première vertèbre lombaire , pour constituer une P^o^*arcade tendineuse, sous laquelle passe l'extrémité supérieure du psoas. Une seconde arcade aponévrotique, qui a été nom- Arcade apomée à tort ligament cintré du diaphragmé , puisqu'elle n'est "^^^° ^*1"'' ^ autre chose que le bord supérieur replié du feuillet antéi'ieur tes. de l'aponévrose dvi muscle transverse, va de l'extrémité externe de la première arcade au bord inférieur et au sommet de la dernière côte. Sous elle passe l'extrémité supérieure du muscle carré des lombes. De cette double arcade partent des fibres charnues qui se dirigent d'arrière en avant , et vont s'insérer à la partie correspondante du trèfle aponévrotique du diaphragme.

T . 1 , . , , Les cinq ar-

Les cmq arcades aponevrotiques dont nous venons de cades sont reparler : savoir, une médiane aortique, deux latérales desti- "gi"^ ^^^ *î"

, '111 !>• ^^^^ charnues

nées aux muscles psoas et carres des lombes , sont l'on- postérieures.

68 MTOLOGIE.

gine de toutes les fibres charnues qui vont se terminer à l'échancrure^ postérieure du centre aponévrotique du diaphragme. Ce sont ces arcades qui avaient fait admettre à Hal- 1er et à Sœmmering trois et même quatre piliers de chaque côté. Le centre aponévrotique, qui est l'aboutissant des fibres charnues précédentes, sert à son tour d'origine à un nouvel ordre de fibres qui vont constituer la voûte diaphragmatique. Cette aponévrose moyenne du diaphragme , à laquelle les a fait jouer aa anciens ont fait jouer un si grand rôle sous le nom de

v^J^û^u^^^^^^^^^^^ P^'^'^^^^^'^'^^^ ^ ^* ^^^ quelques modernes regardent phrénique. comme le point central de tout le système aponévrotique du corps humain , occupe la partie moyenne de la voûte diaphragmatique , immédiatement au-dessous du péricarde , avec lequel sa circonférence se confond chez l'adulte , mais dont on la sépare très-bien chez les jeunes sujets; c'est une espèce d'île aponévrotique qu'entourent de tous côtés des fibres musculaires, et qui fait du diaphragme un véritable muscle digastrique. Cette aponévrose est découpée en feuille de trèfle échancrée au niveau de son pédicule; cha- , ,. , que découpure s'appelle aile on foliole ^ le foliole moyen est moyen , droit le plus large : en deuxième lieu vient le foliole droit ; le foet gauche. Jiole gauchc est le plus petit. Entre le foliole droit et le foliole moyen, se voit une ouverture quelquefois conver- Onverture de . i i • ' ^ i • i /-i

la veine-cave, tie en Canal, destinée a la vcine-cave ascendante. Cette ouverture, entièrement aponévrotique, quadrangulaire, lorsque la veine cave est enlevée, est bordée par quatre faisceaux Struct red tendineux qui se rencontrent à angle droit. Le trèfle aponé-

trèfle aponé- vrolique est lui-même composé de plusieurs plans de fibres;

vro ique. j^ plan principal est formé de fibres divergentes dirigées

d'arrière en avant, et réunies en faisceaux irréguliers , droits ou courbes, qui se coupent à angles variables : disposition qui donne à l'aponévrose centrale une très-grande solidité. De tous les points de la circonférence du trèfle aponévrotique ,

Rayonne- • ■ m i • i i '

ment «les fi- uaisseut des fibres charnues qui rayonnent dans tous les sens; bres charnues i^g fibres OU radiations antérieures , extrêmement courtes,

quelquefois aponévrotiques, viennent s'inse'rer à la base de Radiations l'appendice xyphoïde , en décrivant une légère courbe ^ ^"*^"^"'"^^' concavité inférieure j souvent ces fibres laissent entre elles un petit espace triangulaire, ou plusieurs petits espaces qui. Petit espace établissent entre le tissu cellulaire du thorax et le tissu cellu- qui fait comlaire de l'abdomen une communication par laquelle se font mu"'quer le quelquefois des hernies appelées diaphragmatiques, par la- domen. quelle encore on a vu du pus , situé soit au cou , soit dans le médiastin , venir faire saillie à Tépigastre. 11 n'est pas rare de voir l'insertion sternale du diaphragme manquer en totalité ou en partie.

Les fibres musculaires latérales , beaucoup plus longues Radiations

I , . 1 ' • 1 1 » latérales.

que les antérieures, décrivent des courbes extrêmement pro- ^.

, . A> . , . p, . Disposées en

nonces, et constituent une voûte à concavité inférieure, Toùte.

plus bombée à droite qu'à gauche, et se divisant de cha- Terminées que côté en six ou sept languettes ou digitations , les- dh;itâdous*^^ quelles vont s'insérer aux côtes en s'entrelaçant avec les insertions costales du muscle transverse. 11 n'est pas rare de intervalledes rencontrer entre les divers faisceaux qui constituent ce mus- 1^^'^* mascucle, surtout entre la onzième et la douzième côte, des intervalles considérables au niveau desquels la plèvre répond immédiatement au péritoine. Le faisceau de la douzième côte manque quelquefois, et est alors remplacé par une aponévrose. La direction des fibres du diaphragme est donc Direction des radiée et curviligne dans sa portion horizontale , radiée et fi^reschamaes rectiligne dans sa portion verticale.

Rapports. i° Face inférieure ou abdominale , concave à la partie moyenne, beaucoup plus concave à droite, où elle ^PPO"^ *• répond au foie, sur la convexité duquel elle se moule, qu'à i° De la face gauche, oii elle répond à la rate et à la grosse tubérosiié de l'estomac ; elle est recouverte par le péritoine dans la plus grande partie de son étendue, excepté au niveau du ligament coronaire du foie, et en arrière, où elle répond à la troisième portion du duodénum, au pancréas , aux reins, aux capsules surrénales et au plexus solaire.

MVOLOGÎE.

RanBorts ^'** ^^^^ thoracique ou supérieure. Convexe , recouverte de la face con- par la plèvre et par le péricarde, la partie moyenne est plane, et sert de plancher, de support au cœur, dont la tace inférieure repose sur lui : d'où les battemens du cœur à i'épigastre. Les parties latérales sont convexes et contiguës à Convexité la base des poumons. La convexité est plus considérable à P^°® x°T • droite qu'à gauche; le point le plus élevé que puisse atteindre qu'à gauche, dans l'état naturel la courbe à droite s'élève jusqu'au niveau de la quatrième côte; le point le plus élevé de la courbe à gauche s'élève jusqu'au niveau de la cinquièsne, d'où le précepte des chirurgiens de pratiquer l'opération de Tempyèrae dans un espace intercostal plus élevé à droite qu'à gauche (i). Au reste, rien de plus variable que la hauteur à laquelle s'élève le diaphragme ; il s'élève bien plus haut chez le fœtus que chez l'adulte. La voussure moindre de ce muscle est donnée par les médecins légistes comme signe que l'enfant a respiré.

S**. Circonférence. A l'exception des piliers, le diaphragme delà circonfé- n'a, dans son pourtour, de connexions qu'avec le muscle

rence avec le transverse qui présente rigoureusement les mêmes insertions, muscle trans- ira

verse. en sorte qu'on peut considérer le transverse et le diaphragme

comme un seul et même muscle constituant une poche contractile interrompue par les insertions costales.

Action du diaphragme. Le diaphragme fait cloison entre le thorax et l'abdomen, mais cloison active, qui agit à la fois

Les piliers ,., , , i -^t m-

agissent à la ^^'^ ^^^ visceres de ces deux grandes cavités. Les piliers agismanière des sent à la manière des muscles longs; le corps du diaphragme

muscles longs. , , ., , , /r^ i i -i-

a la manière des muscles creux. Quand les piliers se con-

(i) Ce précepte doit être négligé: il avait pour but de faire ouvrir le thorax dans le lieu le plus déclive, afin de donner une^ issue plus facile au liquide; mais le lieu plus déclive serait en arr rière, au bas de la gouttière profonde que forme le diaphragme avec les parois thoraciques. L'endroit le plus déclive importe peu il suffit d'ouvrir une issue ; le liquide s'y portera toujours.

tractent, ils prennent leur point fixe sur les vertèbres iom- Action des baires, et leur point mobile sur l'échancrure postérieure du pi'iers snr l'a-

,p , . . , . 1 ., . . ponévrosecen'

trelle aponevrotique , qui n est pas mîmobile , mais qui est traie qu'ils fi- ■ portée en arrière et en bas. Cette aponévrose devient à son ^*''^*' tour un point fixe pour toutes les fibres radiées curvilignes qui vont s'attacher aux côtes. Or , le premier effet du rac- Action des coarcissement d'une fibre curviligne est son redressement; '^^ cmvn-

o ' gnes.

par ce redressement, la partie la plus élevée delà courbe

tend à descendre au niveau des extrémités; d'où il suit que

le diamètre vertical du thorax est augmenté , et celui de A-^randisse-

l'abdomen diminué d'une manière proportionnelle,* mais , en ™^"t vertical

, ^, . , , -, du thorax.

se contractant, les fibres agissent également sur leurs deux points d'insertion. Or, l'aponévrose est le point fixe ; les attaches costales susceptibles de céder,lepoint mobile. Les côtes Mouvement sont donc portées en dedans , et le diamètre transverse de la ^^ dedans des partie inférieure de la cage thoraco-abdominale est diminué. Le diamètre antéro-postérieur doit être également rétréci; Refoulement mais le diaphragme étant coupé obliquement d'avant en ar- ^" ^"^ ^* f^

iy 1 ., , 1 , avant des vis-

riere et de haut en bas , il en resuite que c est en avant et en cères abdomibas que les viscères abdominaux sont refoulés. Doit-on ad- "2"^mettre avec quelques expérimentateurs, parmi lesquels nous citerons Haller etFontana, que le diaphragme peut devenir convexe en bas dans une contraction forcée .^^ Je croîs pouvoir avancer que cet effet ne peut avoir lieu qu'autant que de l'air a pénétré entre le poumon et les parois du thorax.

Voyons maintenant les effets de la contraction du dia- Action du phragme sur les ouvertures dont il est perforé. diaphragme

•'•'-' •"• ^ surlesouver-

L'ouverture œsophagienne, elliptique ou plutôt ovalaire, tures dont il entièrement musculaire, se resserre par la contraction du est perfore. diaphragme , comme les lèvres par l'action du muscle orbi- . , . culaire : donc l'œsophage est comprimé. On en avait conclu ment de Touque le vomissement était impossible pendant l'inspiration ; ^f' ^^^ **^°' ^ r i r ' phagienne.

mais l'expérience prouve le contraire : le vomissement est favorisé par cette compression.

L'ouverture de la veine cave ascendante est-elle rétrécîe

72 MYOLOGIE.

Rétrécisse- pendant la contraction du diaphragme? On dit généralement

ment de l'oa- • -i rc i • ^ nt i •

vertare de la ^"^ ^^^ 5 msLis il sutht de raccourcir les hbres musculaires

Teine-cave. qui avoisinent cette ouverture, pour être convaincu qu'il y a tiraillement, rétrécissement. Haller a vu d'ailleurs cet orifice rétréci, sur un animal vivant pendant l'inspiration. L'ar- cade ou plutôt le canal parabolique qui donne passage à

tare aoriiqae. l aorte est également rétréci, l'aorte un peu comprimée; d'où sans doute la fréquence des anévrismes de cette artère à son passage entre les piliers.

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