‹ Anatomie descriptive (volume 4)Chapitre 28 sur 185 · A • deux digita · texte numérisé non relu

A • deux digita

tumee, tandis que 1 autre va se rendre à la côte qui est au- tions.

dessous. Ces derniers muscles , appelés longs surcostaux

( longiores levatores , Haller ), sont en quelque sorte le pas- Longs sur-

..1 ^•, f 1 . 1 \ 1 costaux de

sage entre les petits surcostaux ( lei^atores biei^es ) et les HaUer. dentelés. Morgagni a vu tous les muscles surcostaux unis entre eux, constituant un seul muscle dentelé extrêmement régulier. Recouverts par le long dorsal et le sacro-lombaire, Rapports, les surcostaux recouvrent les intercostaux externes.

irection 3res.

g4 MYOLOGIE.

. . action. Les muscles intercostaux externes et internes.

Action. '

en se contractant , tendent à rapprocher les côtes aux-

Us sont à q^^^^^s ils s'insèrent. .Or, suivant que les côtes supérieu-

la fois inspîra- j-gs sont fîxes par rapport aux côtes inférieures , ou sui-

teurs et expi- ^^ • r / •

rateurs. "^^"^ ^^^ celles-cî sont hxes par rapport aux supérieures,

ils sont inspirateurs ou expirateurs. On n'a jamais nié que

les intercostaux externes rie fussent des inspirateurs; mais,

comme on a vu rentrecoisement des muscles intercostaux

Les nsages internes et externes, on a pensé que cette opposition dans

des inteicos- \r^ direction des fibres devait entraîner une opposition dans

taux externes u v i /• t • i tt i

et internes ne 'es usages : d OU la fameuse discussion de Hamoerger et de

sont pas oppo- Haller. Il est facile de comprendre que la différence légfère ses. . . , . . , ,

qui existe entre les insertions, sous le rapport de leur éloi-

gnement du point d'appui, ne saurait contre-balancer la Lenr entre- ,., \. . , ^

croisement est différence de fixité des côtes, et que l'entrecroisement de

relatif a la so- ç.q^ muscles n'a d'autre but qu'une plus grande solidité dans

lidite. . , r fc)

les parois de la poitrine.

Or, la première côte étant beaucoup plus fixe que la der-

Succession 'M. M. î. J.

d'action de ces nière , il s'cnsuit qu'elle doit servir le plus babituellement inuscles , soit jg point d'appui au premier muscle intercostal qui doit

debasenhaut, ^ r m \ i n • i • ^

soit de haut en p^u" conséquent élever la seconde; que celle-ci devient à son ^'^^' tour le point fixe pour la troisième côte; et ainsi de suite.

Les muscles scalènes prennent souvent leur point d'appui sur les vertèbres, et tendent alors à relever la première côte. Le carré des lombes agit de même sur la dernière côte qu'il abaisse, et qui peut alors servir de point d'appui pour les mouvemens des côtes dans l'expiration.

Quant aux surcostaux, ils agissent très-efficacementiisur

Action des , ^ ,.,,.,, ,

surcostaux. Ics côtes pour les élever, parce qu'ils s insèrent plus près

du point d'appui ; en sorte que le moindre mouvement imprimé à l'extrémité postérieure devient très-sensible à l'extrémité antérieure, taux agissent ^^ pense avcc Borclli ( de Motu anùn.^ tora. II, p. i58)

dans la respi- que l'action dcs muscles intercostaux a lieu, même dans la ration la plus . . , , • -i ^ -n.r

paisible. respiration la plus paisible. JNous pouvons nous en assurer

RÉGION THORACIQUE. TRIANGULAIRE DU STERNUM. g5

sur nous-mêmes ; nous pouvons égaîemeïit l'observer chez des individus plonges dans le sommeil le plus profond. On voit manifestement les côtes se porter un peu en dehors, et le sternum s'élever,

$. V. Du petit dentelé antérieur, ou triangulaire du sternum.

Préparation. Scieries côtes par une coupe verticale à leur union avec les cartilages, et décoller la plèvre avec les doigts.

Le pçtit dentelé antérieur représente antérieurement les surcostaux, ou mieux les petits dentelés postérieurs, avec cette différence, qu'il occupe la surface interne du thorax, au lieu de recouvrir la surface externe. Gomme eux, il est dentelé; son insertion fixe a lieu sur les parties latérales de la face postérieure du sternum, de son appendice xyphoïde et de 1 extrémité interne des cartilages costaux. A l'aponévrose d'origine succèdent des fibres charnues, qui se divisent en trois, quatre, cinq, et quelquefois six languettes, lesquelles vont s'insérer, par des fibres aponévrotiques, à la face postérieure et aux bords des cartilages des sixième, cinquième, quatrième , troisième, quelquefois deuxième, et même premières, côtes, d'où le nom de sterno-cosial, Chauss.

La direction des .fibres inférieures est horizontale et parallèle aux fibres supérieures du muscle transverse, avec lesquelles elles se continuent. Les fibres qui sont au-dessus se dirigent de bas en haut, et de dedans en dehors, d'autant plus obliquement qu'elles sont plus supérieures : d'où la forme triangulaire de ce muscle , qui lui a fait donn'er son nom. ( Triangulaire du sternum. )

Rapports. 1° Ce muscle est recouvert par le sternum, les muscles intercostaux internes et les cartilages costaux, dont il est séparé pM" les vaisseaux mammaires et quelques ganglions lymphatiques; 2° il est tapissé par la plèvre, et recouvre inférieurement le diaphragme.

Situation.

Fîgnre.

Insertion fixe on sternale.

Direction des fibres cliarnues.

Division en 4, 5, 6 languettes.

Insertions aux cartilages costaux.

Direction des fibres charnues.

Rapports,

ras

traction suc cessive.

96 MYOLOGIE.

„ Ses usages sont évidemment d'abaisser les cartilages cos-

taux auxquels il s'insère, ou de s'opposer à leur élévation. Remarque sur les muscles intercostaux. Les muscles que Remarque nous vcnons de décrire, les intercostaux et leurs accesgenerale sur goircs, entrent essentiellement dans la composition de la

les intercos- . . *■ ^

taux. poitrine; on les rencontre chez tous les animaux pour-

vus de thorax. Ils ont pour usage la dilatation et le resserlls entrent es- rement de cette cavité, suivant ses diamètres trans verse seniiellement ^^ antéro-postérieur. De plus, la première côte, maintenue sition du tho- par la contraction des scalènes, sert de point d'appui aux puissances inspiratrices, de même que la dernière, mainte- Leur con- nues par le carré des lombes, sert de point d'appui aux puissances expiratrices. De sorte que ces nmscîes, qui sont le plus habituellement affectés à l'inclinaison latérale, les F" t' d 1 pï'6"^iÊ'''s du cou, le second des loi/ibes, n'en ont pas moins I" côte par des usagcs relatifs aux côtes; et en cela je ne partage nullees sca enes. ^ixenl l'opinion de Winslow, qui refuse aux scalènes toute es- . , , j pèce d'action sur les côtes, à tel point qu'il regarde l'articula* par le carré lation mobile de la première côte avec la première vertèbre des lombes. dorsale, comme destinée au mouvement de cette vertèbre sur la première côte, et nullement au mouvement de la première côte sur la vertèbre (i).

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