‹ Anatomie descriptive (volume 4)Chapitre 30 sur 185 · RÉGION CERVICALE ANTÉRIEURE. STERNO MASTOÏDIEN · texte numérisé non relu

RÉGION CERVICALE ANTÉRIEURE. STERNO MASTOÏDIEN

sterno-mastoïdien, l'artère carotide primitive, la veine jugulaire interne, le nerf pneumo-gastrique ; derrière le sternomastoïdien, les muscles scalènes, les nerfs du plexus brachial, (Quelques nerfs inférieurs du plexus cervical; 3° à la Alafdce. face, l'artère maxillaire externe, le raasseter, le buccinateur, la glande parotide, etc.

Action. Vestige le plus remarquable du pannicule charnu ^^tj des animaux, le peaucier imprime de légers mouvemens de uestl plissementàlapeauducou.Sonbordantérieurétantlapartiela tige da^ pan-

1/.J I ^, ' ' '11 nicale charnu

plus épaisse de ce muscle, surtout a son msertion près de la ^^^ animaux, symphyse, fait saillie pendant sa contraction : le peaucier est un des abaisseurs de la mâchoire inférieure ; il abaisse en Abaîssear de outre la lèvre inférieure: et enfin il abaisse un peu la com- lamachoirem.

. . ferienre.

missure. Il exprime donc les passions tristes ; mais par sa

., 1 . -11 . De la com-

portion accessoire il devient un antagoniste de la portion missure.

principale; car il relève l'angle des lèvres, qu'il porte un

peu en dehors , et conséquemment il esprime les passions . ^^^^^^ "° * ^ ^ ' ^ "^ ^ risonns.

gaies, d'où le nom de risorius,

Sterno-cléido-mastoïdien.

Préparation. Divisez la peau et le peaucier qui la double, à partir de l'apophyse mastoïde jusqu'à la fourchette du sternum, suivant une direction oblique de haut en bas et d'arrière en avant ; renversez les deux lambeaux, l'un en avant, l'autre en arrière, en ayant soin de comprendre dans l'incision une aponévrose assez forte qui recouvre le muscle. Pour bien voir les insertions supérieures , faites une incision horizontale le long de la ligne courbe demi-circulaire supérieure de l'occipital.

Le sterno-cléido-mastoïdien occupe la région antérieure et situation, latérale du cou; il est épais, bifide inférieurement,plus étroit pi^ure.

à sa partie moyenne qu'à ses extrémités. Il s'insère, dune , .^^^^ partj au moyen de deux faisceaux bien distincts, i° à l'extrémité interne de la clavicule, 2° à l'extrémité supérieure Supérieure. du sternum , au-tlevant de la fourchette de cet os.

JiOO MYOLOGIE.

D'autre part, à î'apopliyse mastoïde et à la ligne courbe

occipitale supérieure.

Insertions L'insertiou sternale se fait par un tendon qui se prolonge

sternales. dans Une étendue assez Considérable , au devant des fibres

charnues.

^, . , . L'insertion claviculaire se fait par des fibres aponévroti-

Claviculaire. r r

ques bien distinctes et parallèles, à la partie interne du bord

antérieur et de la face supérieure de la clavicule, dans une

étendue très- variable; circonstance importante en anatomie

Intervalle chirurgicale. Souvent un intervalle celluleux considérable

cel a enx <î"i sépare l'insertion sternale de l'insertion claviculaire; d'au-

separe la por- ^ - '

tion sternale tres fois cet intervalle est presque nul; mais, dans tous les de la portion ^^^ j^ séparation des deux portions est facile. Les fibres char-

clayicalaire. ' r r

nues, nées de cette double origine, constituent deux gros faisfaisceaux res- ceaux qui restent distincts dans une partie de leur longueur : tent distincts, aussi plusieurs anatomistes, et Albinus en particulier, ont-ils divisé ce muscle en deux muscles distincts, qu'ils ont décrits séparément, savoir, le sterno-mastoïdien et le cléido-mastoïdien, division que l'anatomie comparée a sanctionnée. La Direction portion Sternale du muscle, plus considérable, se porte de de la portion j^gg gj^ haut et de dedans en dehors; la portion claviculaire se porte presque verticalement en haut, et se place derrière

Delà portion ,,,/. ., .

claviculaire. la précédente, qui la recouvre entièrement au niveau de la

Ces deux partie moyenne du cou. Ces deux portions restent encore

portions se Jistinctes , bien qu'accolées ; elles finissent par se con-

coiifondent . ,.,>,/ i i

en haut. tondre, et viennent s insérer a la race externe , au bord antérieur et au sommet de l'apophyse mastoïde , ainsi qu'aux deux tiers externes de la ligne occipitale supérieure. L'insertion occipitale se fait par une aponévrose mince; l'inser- Insertjons tJon mastoïdienne par un tendon très-fort qui règne quelque

mastoïdienne , , t i i ' • i i t »* •

et occipitale, t^î^ps le long du Dord antérieur du muscle. La dnection Axe du ou Taxe du sterno-cléido-mastoïdien est oblique de bas en muscle. haut, d'avant en arrière et de dedans en dehors.

Rapports de Cotinexioiis. Ce muscle a des rapports importans. S^iface

la face snperfi- /> . 7» i 1

cieiie. sjiperficiellc ou externe est recouverte par la peau et le

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peaucier, dont le séparent la veine jugulaire externe, et les branches nerveuses qui forment ce qu'on appelle improprement plexus cervical superficiel. — Sdi face profonde De la face ou interne recouvre , i° l'articulation sterno-claviculaire ; P^^^onde. !a° tous les muscles de la région sous-hyoïdienne, et en outre le splénius, l'angulaire, le digastrique et lesscalènes; 3° le nerf accessoire de Willis, qui le traverse au-dessous de son tiers supérieur, le nerf pneumo-gastrique, le grand-sympathique, l'anse nerveuse de l'hypoglosse, les nerfs cervicaux; 4*^ la veine jugulaire interne; 5° l'artère carotide primitive, dont il recouvre seulement la partie inférieure. Son bord Du bord ananîérieur fait sous la peau une saillie très - importante **'"^°'^à étudier, puisque c'est le long de ce Lord que doit être pratiquée l'incision pour la ligature de la carotide primitive , et pour l'œsophagotomie. La glande parotide appuie supérieurement sur ce bord, qui est séparé de celui du côté opposé par un inter\alle triangulaire, dont le sommet est en bas et la base est en haut. — Son hord postérieur constitue Du bord posle bord antérieur du triangle latéral du cou, dont le bord teneur. externe du trapèze constitue le bord postérieur , et la clavicule le bord inférieur.

Action. Lorsque le sterno-cléido-raastoïdien agit d'un seul Action. côté, il détermine un mouvement au moyen duquel la tête est fléchie, inclinée latéralement du côté du muscle qui se contracte, et subit un mouvement de rotation en vertu du-

iir ,iA, , -f i"i Fléchisseur

quel la race est tournée du cote oppose. Le sterno-cleiuo- ^^ rotateur de mastoïdien est donc à la fois fléchisseur et rotateur de la ^^ ^ète. tête.

Quand les deux muscles agissent simultanément, ils fle- Action si-

.... ] A 1 1 1 T multanée des

cnissent directement la tête sur le cou et le cou sur le thorax, jeux muscles. Leur action n'est jamais plus manifeste que dans l'effort qu'on fait pour relever la tête, quand on est couché horizontalement sur le dos. Cependant il est une position dans laquelle le sterno-cléido-mastoïdien devient extenseur de la ^! P^°* ^^''

» j 11 1 venir exten-

tête: cest cène dans laquelle la tête est fortenJent renversée seur de la tête.

X02 svnroloâiË,

en arrière. Cet effet est dû à la disposition de l'insertion supérieure, qui a lieu un peu en arrière du point d'appui du levier représenté par la tête.

C'est dans le jeu du sterno-cléido-mastoïdien qu'on a La contrac- Surtout l'occasion de signaler la synergie ou la simultationdecemas< néité d'action de plusieurs muscles pour l'action efficace de preave et ^ "" seul. Ainsi, pour que le sterno-cléido-mastoïdien agisse d'exemple de sur la tête avec la plus grande efficacité, il devient nécesmascnlaire. ^^'"^^ que le Sternum, qui est, dans ce cas, le point fixe, soit, dans la plus grande immobilité possible: or, ce résultat ne peut être obtenu sans la contraction des muscles grands-droits de l'abdomen. Ces derniers, à leur tour, ne peuvent remplir cet usage qu'autant qu'ils trouvent sur le bassin un point fixe; et le bassin lui-même ne saurait être fixé sans la contraction des muscles fessiers, demi-tendineux, demi-membraneux et biceps fémoral; enfin ces derniers muscles doivent trouver à la jambe une fixité qu'elle doit à l'action de ses muscles extenseurs.

Cette simultanéité remarquable de contractions, que nécessite l'action d'un seul muscle, a été développée par Winslow^ avec une rare sagacité. Elle a en physiologie, et même en pathologie, des conséquences très-importantes.

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