‹ Anatomie descriptive (volume 4)Chapitre 34 sur 185 · RÉGION NASALE · texte numérisé non relu

RÉGION NASALE

Les muscles de cette région sont : i° le pyramidal; %° \èlévateur commun de l'aile du nez et de la lèvre supérieure j 3° le transversal , ou triangulaire du nez ; 4*^ l'abaisseur de l'aile du nez ou myrtlforrae , 5° le naso-labial d'Albinus.

Pyramidal. •

Préparation. Suivre sur le dos du nez îa dissection des fibres

les plus internes du frontal, en dirigeant l'instrument parallèle-

Q nient à la longueur de ces fibres, qui sont verticalement dirigées.

le considérer Le pyramidal ^ languette charnue, prolongement des

dépendancedu ^"^^^ ^^s plus internes du niuscle frontal dont il peut 0|tre

ïrontaL

RîLGION NASALE- PYRAMIDAL, ÉLÉVATEUR COMMUN. 12 5

considéré comme une dépendance [fronialis jjars per dor-

sum nasi ducta , Eustachi), longe le dos du nez sur les côtés

de la ligne médiane. Séparé du muscle du côté opposé par Fi^nre.

une couche mince de tissu cellulaire, il se rétrécit d'abord insertions

un peu pour s'élargir ensuite, et se termine en s'amincissant ^^isales.

à l'aponévrose du muscle transversal du nez.

Rapports. Recouvert par la peau, à laquelle il adhère Rapports, intimement, surtout en bas, le pyramidal recouvre l'os propre du nez et le cartilage latéral qui lui fait suite.

Action. On a considéré ce petit muscle comme un élé- Action.

valeur de l'aile du nez, et, par conséquent, comme un di- Elle paraît

latateur : mais ie pense que son action est bien plutôt relative *.°*'°"'^„ [^.*' ' J r T. ^ r tive a 1 abais-

à rabaissement de l'angle interne du sourcil et delà peau sèment de lan-

intermédiaire aux deux sourcils ; sous ce rapport, il con- ^ "l'cne du

' . . sonrcU.

court beaucoup à l'expression de la physionomie.

Elévateur cOinnîun de l'aile du nez et de la lèvre supérieure.

Préparation. Faites une incision verticale un peu oblique qui, de l'opopliyse montante de l'os maxillaire, s'étende à la lèvre supérieure. Renversez en dehors la partie interne et inférieure du muscle orbiculaire.

V élévateur commun est mince, triangulaire, divisé en SitqatiOB. deux parties inférieurement, étendu de l'apophyse montante Fignre. de l'os maxillaire à l'aile du nez et à la lèvre supérieure Hestbifar- ( maxiUo-lahial , Chauss. ). Il naît par une extrémité étroite 2,"!!°*^"*°''*' de l'apophyse orbitaire interne du frontal, immédiatement insertion au-dessous du tendon de l'orbiculaire des paupières; de là ^"^ octale, il se porte un peu obliquement en bas et en dehors, s'é- Direction, largit beaucoup et se termine en partie au cartilage de l'aile . terminaison

, 1 ^ . , ^ peau du

du ntz, OU plutôt à la peau très-dense qui le revêt, en nez et de la partie au muscle orbiculaire des lèvres, ou plutôt à la peau ^^^^ *"P** de la levre supéruure. La portion cutanée de l'élévateur

I2/i MYOLOGIE.

commun contraste par sa pâleur avec la couleur rouge du reste de ce muscle.

Rapports. Rapports. Recouvert par la peau et un peu par le muscle orbiculaire des paupières, ce muscle recouvre l'apophyse montante de l'os maxillaire et le muscle transversal du nez. Action. Action. 11 élève à la fois l'aile du nez et la lèvre supé-

11 est le pins rieure. Je le regarde comme le plus important de tous les important «les niuscles du ucz , puisque l'élévation de l'aile du nez a ne2^ pour résultat la dilatation" de l'ouverture des narines; sous

Il dilat 1 ^^ rapport, il joue un grand rôle dans les cas de gêne de la narines. respiration. C'est un muscle respirateur de la face; il con-

court aussi beaucoup à l'expression de la physionomie : c'est le muscle du dédain. Son action sur la lèvre supérieure est beaucoup moins importante que son action sur l'aile du nez.

Transversal ou triangulaire du nez.

Situation.

Figure.

Préparation. Enlevez avec une extrême précaution la peau qui revêt l'aile du nez; poursuivez ce petit muscle au-dessous du bord interne de l'élévateur commun, ou, mieux, détachez toutes les parties molles qui recouvrent l'aile du nez, et procédez à la dissection du muscle par sa face profonde.

Le transversal^ que je regarde comme une dépendance du muscle myrtiforme, est un petit muscle triangulaire, fort mince, étendu de la partie interne de la fosse canine jus- Insertion en que sur le dos du nez {^susmaxillo-nasal , Chauss. ): il naît dedans de la ^^ dedans de la fosse canine par une extrémité étroite, de là

fosse canine. ,,. ,,., l'ii

^. se porte en s élargissant d arrière en avant , couche le lonff

Direction. ^ » ' ^ »

„, . . de l'aile du nez, et se termine par une aponévrose très-

lermmaison ^ ' . .

sur le dos du mince , qui se confond sur la ligne médiane avec celle du côté opposé et avec le muscle pyramidal. Recouvert par la peau , à laquelle il est intimement uni; recouvert par l'élévateur commun de l'aile et de la lèvre supérieure , le transversal du nez recouvre le cartilage de l'aile et un peu le cartilage latéral du nez.

Rapports.

AECION NylSALE. TR*.IÎSVBRSAL. ABAISSEUR. laS

Action. L'action de ce petit muscle n'est pas encore Lien Action. déterminée: les uns avec Riolan en font un dilatateur {^qui Tantôt dilaalam naris dilatât sine elevatione nasi^ Riol.) ; les autres avec *^*^"'"' Spigel et Alhinus un constricteur du nez {primi paris con- ^^^^^/^''^' stringentium alas, ^Y^gû] compresser naris ^ Alb.). Il est probable que l'action de ce petit muscle varie suivant la forme de l'aile du nez. Est-elle concave en dehors, il est dilatateur; est-elle convexe dans le même sens, il est constricteur. Au reste , cette action est bien peu prononcée.

Abaisseur de l'aile du nez ou myrtiforme.

Préparation. Renversez la lèvre supérieure , et enlevez la membrane muqueuse située sur les côtés du repli qu'on appelle le frein

de cette lèvre, -vous pourrez isoler les deux myrtiformes l'un de Letnmsveri> . ... .. , . , 11- ' j- ^ sal et le myiti-

I autre par une incision verticale pratiquée sur la ligne meclianc. Tt t

II vous sera facile de voir que ce muscle et le transversal du nez ne qu'un .seul et font qu'un seul et même muscle, naissant du bord alvéolaire supé- ™«'™<' r.i"2sc.e. rieur, au niveau des incisives, de la canine et de la première molaire , et se partageant entre i'orbiculaire des lèvres , l'aile du nez

et la cloison.

Ce muscle, court, rayonné, naît par une extrémité étroite inserfion à

■\ t r ... 1 1, -n • ' • • la fosset'.e inci-

de la fossette incisive de 1 os maxillaire supérieur, au ni- ^j^j^^

veau des incisives et de la canine [incisif moyen ^ Winslow);

de là ses fibres se portent en divergeant en haut et en de- Direction tîes

hors, pour se terminer : les inférieures, qui sont descsindan- ""'^^•'*-

tes, en arrière et dans l'épaisseur du muscle orbiculaire des Letir îenr.!-

lèvres; les supérieures, qui sont ascendantes, à la partie pos- ]èvre.'*ii;Hr;<'tî-

térieure de l'aile du nez et à la cloison. Son bord supérieur '■^' " ^^''f '''^

n est pas distinct du bord inférieur du transversal du nez. cloison.

Sa terminaison dans la lèvre supérieure l'a fait regarder par

Chaussier comme une des origines du muscle orbiculaire des

lèvres.

Rapports. Recouvert par la muqueuse buccale , par le Rappo.-îs. muscle orbiculaire des lèvres et par l'élévateur commun de V^Uç dq nez e| delà lèvre supérienre, ce niusçîe recouvre Vosi

îa6 MYOLOGÎE,

maxillaire ; il se continue sans ligne de démarcation aucune avec le transversal du nez. Le bord interne du niyrliforine d'un côté est séparé de cehii du côté opposé par un intervalle qui répond au repli médian ou frein de la lèvre supérieure.

^ . Action. Abaisseur de l'aile du nez, on le regarde en même

temps comme abaisseur de la lèvre supérieure {^depr essor labri superioris , Cowper). Je le regarde bien plutôt comme élévateur de cette lèvre.

Kaso-labliil d'Albinus.

Petit faisceau difficile à voir chez un grand nombre de

Petit faîs- . .j Ail» ' •. ' ^ ' • 11 1 •

ceau d'un iso- sujets ; II naît de 1 extrémité antérieure de la sous-cloîson , lement diflG- se dirige horizontalement d'avant en arrière, pour se réfléchir en bas et se perdre dans le muscle orbiculaire, de même que le précédent: on peut considérer ce petit muscle comme une racine du muscle orbiculaire.

Page 1