REGION LABIALE
Aucune région ne possède un aussi grand nombre de muscles au Hîuscles quc Vouvcrture de la bouche. Dix-sept, dix-neuf et moins sont souvent vingt-un muscles sont groupés autour de celte ou-
gronpés au- i' i • i • i t i 't -
tour de Ton- vcrtj^re j ce sont : 1 orbiculaire des lèvres , les élévateurs vertme hue- communs déjà décrits, les élévateurs propres, les grands zygomatiques , les canins, les buccinateurs, les triangulaires, les] carrés , les muscles de la houppe du menton , et souvent de chaque côté de la face deux muscles; l'un nommé risorius de Santoràu\ Yaniie petit zygomatique.
Orbiculaire des lèvres.
F réparation. Faix'C à la peau qui recouvre les lèvres une incision elliptique circonscrite à l'ouverture de la bouche. Disséquer la peau avec beaucoup de précaution. On peut: préalablement dis-
RÉGION LAËTAtÈ. ORBldUtAlSE. I27
tendre la bouche par l'introduction d'un tampon entre les lèvres et les bords alvéolaires.
Lorhiculaire des lèvres est le sphincter de l'ouverture bue- „
* Il constitue
cale; il constitue essentiellement la charpente musculeuse la charpente des lèvres {labial ^ Chauss. ) ; il occupe tout l'espace compris, ^'' *'^"*' d'une part, entre le bord libre de la lèvre supérieure et la situation base du nez; d'une autre part, entre le bord libre de la lèvre inférieure et le sillon transversal qui surmonte le menton.
Nous considérons avec Winslow^ le muscle orbiculaire „ ,
II est coru-
comme composé de deux demi-orbiculaires constitués cha- posé de deux cun par une demi-zone ou demi-ceinture de faisceaux con- ^^ ' *^^ '"**" centriques demi-elliptiques, se terminant de chaque côté aux commissures de la bouche. Les fibres qui entrent dans -, ,
* Les deux
la composition de ces deux muscles, et qui toutes sont muscles se concharnues, ne se continuent point entre elles au niveau des î'""*°' "'^f*^
' ^ les Ijbies Aa.
commissures; elles s'y entrecroisent seulement, et se conti- buccinatear. nuent, celles du demi-orbiculaire supérieur avec les fibres inférieures du buccinateur, celles du demi-orbiculaire inférieur avec les fibres supérieures du buccinateur.
L'épaisseur des demi-orbiculaires est variable chez les Epaisseur vadifférens individus, surtout au niveau du bord libre des le- ""^'^• vres, où les faisceaux de ce muscle éprouvent une sorte Renverae-
' J^ ment en dc«
de renversement en dehors. Chez le nègre ce renversement bors des faisest très-manifeste. Il faut distinguer l'épaisseur deis lèvres p^"^ qui dépend de cette cause de celle qui tient à la constitution scrofuleuse.
Rapports. Ces muscles sont recouverts par la peau, à la- Rapjo ts: quelle ils adhèrent intimement: d'où la facilité d'agir sur j^^, j^ ^^^^ toute l'épaisseur de la lèvre, en agissant seulement sur la «"tanée, peau dans l'application des moyens contentifs pour les solutions de continuité des lèvres.
2". Ces muscles recouvrent en dedans la muqueuse bue- De la face
cale; ils en sont séparés par les çLmdules labiales, les '^'"^^"'"'^ "" ' . niurjHeuse,
vaisseaux coronaires et un grand nombre de filets nerveux.
laô MYOLOGÎE.
. , . 3°. Leur circonférence externe reçoit tons les muscles ex-
De la eu» ^ . . " .
conférence ex- trinsèques des lèvres, qui viennent se terminer au muscle terne. labial comme à un centre commun.
De la cir- 4"' La circonférence interne circonscrit l'ouverture de la
conférence in- bouclie : ce sont Ics différences dans les dimensions de cette terne.
ouverture qui déterminent à l'extérieur les variétés qu'on
admet dans la grandeur de la bouche. Ces variétés n'ont aucune influence sur la capacité de la cavité buccale. . . , Action. Elle se rapporte à des phénomènes très-variés , et
peut être étudiée sous le rapport , i* de l'occlusion de la porte à des bouche ; 2° de la préhension des aliraens par succion ; 3"* du phénomènes • ^ j^^ inslrumens à vent ; 4" de l'expression faciale. Je ne
tres-vanes. ' ' ^^ r
m'occuperai ici que de l'occlusion de la bouche.
Occlasion L'occlusion de la bouche peut se faire par le simple rapde la bouche, prochcmeut dcs mâchoires, que les lèvres suivent dans leurs
Passive^, mouvemens. Dans l'occlusion active, c'est-àrdire dans celle
ActiTe. q^- (j^pgjjd de l'action même des orbiculaires , il peut arriver deux choses : tantôt ces muscles se bornent à appliquer fortement les lèvres contre les arcades dentaires , et leurs bords libres l'un contre l'autre; tantôt les lèvres sont déje-
Froncemem ^^^^ ^" avant et froncées : l'ouverture buccale, qui dans des lèvres. l'état ordinaire représente une ouverture linéaire transversale, représente alors une ouverture circulaire ou plutôt lozangique,
Buccînatettr.
Préparation. Distendre la joue en tamponnant la cavité buccaîâ.
sur les côtés ; a" faire à la peau une incision transversale qui de la
commissure s'étende jusqu'au masseter; disséquer les lambeaux,;
3" pour bien voir le bord postérieur de ce muscle, renverser de
haut en bas l'arcade zygomatique et le masseter, puis scier l'os
maxillaire au-devant de sa branche.
Sitnation. ^~'^ buccinateur est le muscle propre de la joue; large,
Fisnre. mince , irrégulièrement quadrilatère , il s insère ;
îiisertians; 1°. A la f^ce çîçterne de l'arcade alvéolaire supérieure ,
BÉGION liABZALE. BUCCIITATeUR. lag
dans l'espace compris entre la première grosse molaire et la Aaxarcades
. , -Il • alvéolaires su-
tuberosite maxillaire. péneares.
2°. En bas , à la face externe de l'arcade alvéolaire inférieure, ou plutôt à la ligne oblique externe, dans toute cett« inférieure; portion de son étendue , qui répond aux deux dernières grosses molaires.
3"^. En arrière, les fibres naissent d'une aponévrose placée A l'aponéentre le buccinateur et le constricteur supérieur du pha- ^^^^*. jh^r *^ rynx. Cette aponévrose, à laquelle on a donné le nom d'apo- gienne. névrose buccinato-pharyngienne, s'insère, d'une part, au sommet de l'aile interne de l'apophyse ptérygoïde j d'une autre part, à l'extrémité postérieure de la ligne oblique interne.
De ces diverses origines , les fibres charnues se portent Direction, toutes d'arrière en avant: les supérieures, un peu obliquement de haut en bas; les inférieures, obliquement de bas en hàutj les moyennes, horizontalement.
De la disposition respective des fibres supérieures et in- Entrecroiseférieures , il résulte un entrecroisement au niveau de !a *"?"* * '^ *^°™"
' luissure.
commissure. A partir de cet entrecroisement, les fibres in- Continuité férieures du muscle vont se terminer dans la moitié supé- avec l'orbicurieure de l'orbiculaire, et wce versa pour les fibres supérieures.
. , . , , .- Bapports :
Rapports. Profondément situe en arrière, ou il est recouvert par la branche de la mâchoire inférieure, par le masse- De la face ter, un peu par le temporal ; séparé de toutes ces parties par «^**"^"*' une masse considérable de tissu adipeux, et par une boule . ,
^ ... Avec les
graisseuse qu'on rencontre même chez les individus les plus muscles,
maigres , le buccinateur est recouvert plus en avant par le
grand zygoniatique, par le petit zygomatique et le risorius
de Santorini, lorsqu'ils existent; à la commissure, il est re- ■ deSténon
couvert par le canin et le triangulaire des lèvres. Le canal
de Sténon longe ce muscle avant de le traverser; les nerfs Avecles ar-
buccaux, les rameaux de l'artère faciale transverse marchent j^^f*^*' ""* ' ... deiaface.
parallèlement à ses fibres ; l'artère et la veine maxillaires ex* a. 9
i3q MYOrOGIE.
ternes le coupent perpendiculairement à côté de la commis- Aponévrose sure. Une aponévrose p^vûcaWère , aponéurose buccale ^ lui
bucjale. ^^j. intimement unie et le sépare de toutes ces parties. Le
Ra oitsde '^"^^'"^''^'^^ recouvre la muqueuse de la joue, dont il est
la face profon- séparé par une couche épaisse de glandules appelées buc-
de. I
cales.
Il est anta- action. C'est l'antagoniste le plus direct du muscle orbi-
gonistede l'or- eulaire. Lorsque les joues ne sont pas distendues, sa contrac-
bicuiaire. . ,<> i> i \ ^ ^■>
tion a pour eiiet 1 alongement transversal de 1 ouverture buccale , et par conséquent la tension des lèvres et le plissement vertical de la peau de la joue, plissement qui devient permanent chez le vieillard, et qui constitue lune de ses principales rides.
Son action Lorsque les joues sont soulevées par de l'air ou par un sar les joues corps étranger quelconque, le muscle buccinateur, de plané
sfiulevées dans >i < • i' i i i • i • i
le jeu des ii.s- ^^ '• était d abord devient courbe , et acqviiert toutes les pro^ iraniens àvent. priétés de CCS derniers muscles. Ainsi le premier effet de la contraction de ses fibres est de devenir droites ou de tendre à devenir droites; les corps gazeux, liquides et solides sont expulsés brusquement lorsque le muscle orbiculaire n'y op-» pose aucun obstacle , ou graduellement lorsque ce musclé contracté ne cède que peu à peu. Il suit de là que le bucci« nateur remplit un rôle essentiel dans le jeu des instrumens à vent; d'où lui vient son nom [bucclnare ^ sonner de la T. , trompette V Dans la mastication, il remplit un usagre non
Dans la mas- r / ' i o
ticatian. nioins important, en repoussant les substances aUinentaireâ
entre les dents, et les chassant de lespèce de gouttière qui existe entre les joues et les arcades alvéolaires.
Elévateur propre de la lèvre supérieure.
Préparation, i" Pienverser de bas en haut l'îiémisplière inférieur du muscle palpébral; 2" disséquer avec beaucoup d'allenlion l'extrémilé inférieure qui adhère intimeitïent à la peau. Ce muscle ne peut être bien étudié que lorsqu'on le prépare par sa face profonde.
RÉGION LABIALE. ÉLÉVATEUR PROPRE. CANIN. l3l
n élévateur propre ., mince, quadrilatère, situé sur le situation. même plan que l'élévateur commun , dont il paraît le conti- Figure, nuateur, s'étend depuis la base de l'orbite jusqu'à la peau de In-sertions. la lèvre supérieure i^mojen sus-maxillo-lobi.al , Chauss. ).
L'insertion supérieure se fait à la base de l'orbite , à la insertion moitié interne du bord inférieur de cette base, en debors du «rbitaire. muscle élévateur commun de l'aile du nez et de la lèvre supérieure. A partir de cette insertion, qui est quelquefois ^. . bifide, les fibres se portent, en convergeant, en bas et en dedans, et vont se terminer à la peau. L'insertion cutanée se L'insertion fait d'une manière successive, tt en quelque sorte par étage: c^'anée se fait il est probable qu'elle se fait aux bulbes des poils comme dans les animaux à moustaches; en sorte que ce muscle mériterait sous ce rapport le nom de moustachier, qui a été donné par quelques anatomistes au nasal-labial d'Albinus. •
Rapports. Profondément situé dans ses deux tiers supé- Rappo>"ts. rieurs, ce muscle devient dans son tiers inférieur intimement *V" .^"*
' ses deux, tiers
adhérent à la peau. supérieurs;
C'est une chose digne de remarque, que de voir presque Superficiel tous les muscles de la face placés profondément à l'une de dans son tiers
inférieur,
leurs insertions, tandis que par l'autre la plupart se perdent à la peau.
Recouvert par le muscle orbiculaire des paupières et par Rapports de la peau , ce muscle recouvre les vaisseaux et nerfs sous-orbi- ®^ ^"*^^ P'^°~ taires au moment ou ils sortent du canal sous-orbitaire ; il répond en outre au muscle canin , dont il est séparé par une assez grande quantité de tissu adipeux, au transversal du nez , et au muscle orbiculaire des lèvres , qu il sépare de la peau.
Action. Il élève la lèvre supérieure, en la portant un peu Action.
en dehors.
Canin.
Préparation. Renversez le muscle élévateur propre de la lèvre supérieure.
Insertion dans la fosse canine.
Direction.
Insertion à la coiiimissure.
Rapports
Superficiels,
Profonds.
Action.
l32 MYOLOGIE.
Ainsi nommé à cause de son insertion supérieure , le canin naît du milieu de la fosse canine (^petit sus-niaxillo-labial , Chauss. ) , par une base assez large j de là il se porte en se rétrécissant de haut en bas et un peu de dedans en dehors, et devient de plus en plus superficiel jusqu à ia commissure, où il se termine en s'unissant au grand zygomati- <jue, et en se continuant avec le triangulaire. On voit souvent naître de ce muscle des fibres accessoires qui vont se rendre à la peau de la commissure.
Rapports. Caché à sa partie supérieure au-dessous du muscle élévateur propre et des vaisseaux et nerfs sous-orbitaires, il devient tout-à-fait superficiel inférieurement, où il n'est plus recouvert que par la peau; il recouvre l'os maxillaire, la muqueuse buccale et le buccinateur.
Action. 11 élève la commissure et la porte un peu en dedans , à raison de sa direction oblique.
§. IV. Grand et petit zygomatiques.
Préparation. Faites à la peau delà face une incision obliquement étendue de l'os malaire à la commissure; isolez avec soin le miiscie grand zygoraatique du tissu adipeux au milieu duquel il est plongé.
1° Grand zjgomatique. Languette charnue, cylindroïde,
étendue de l'os malaire à la commissure. Il naît par de^
fibres aponévrotiques, de toute la longueur d'un sillon:
horizontal qui surmonte le bord inférieur de l'os malaire<
Ses fibres charnues se rapprochent pour constituer un jfais-^
ceau qui se dirige obliquement en bas et en dedans, se rend
Insertion à à la commissure, où il s'unit intimement au canin, et se
la commissure, continue comme ce dernier avec le triangulaire des lèvres.
(^ grand zygomato-lahial ^ Chauss.).
Raj)ports Rapports. Recouvert par la peau, dont il est séparé en
Superficiels haut par le muscle orbiculaire, et en bas par une assez
grande quantité de tissu adipeux, le grand zygomatique
Situation.
Figure.
Insertion malalre.
KÉtilON LABIALE, ZiGOMATK^tiE. TaiAKGULÂlKS, l3'i
recouvre l'osmaîaire, le masseter,le buccinateur, unegrande masse de tissu adipeux, et la veine labiale.
Action. Il porte la commissure des lèvres en haut et en dehors : congénère du canin dans l'élévation de cette commissure, il est son antagoniste dans le mouvement en dehors. Quand ces deux muscles se contractent en même temps, les effets opposés se détruisent, et la commisssure est élevée directement.
2° Petit zygomatique. Ce petit muscle (^petit zygomatolabial ^ Ghaus. ), qui manque souvent, peut être considéré comme une dépendance de Télévaieur propre de la lèvre supérieure; il naît de l'os malaire au-dessus du grand zygomatique, se porte en bas et en dedans, gagne le bord externe du muscle élévateur propre, avec lequel il se confond. Il n'est pas rare de voir ce muscle grossi par des faisceaux détachés en dehors et en bas de la circonférence du muscle orbiculaire. Recouvert par la peau et par le muscle orbiculaire des paupières, il recouvre le canin et la veine labiale.
Action. Congénère de l'élévateur propre, il relève la lèvre supérieure , et la porte un peu en dehors.
Profonds.
Action.
Il manque soavent.
Il est une dépendance de l'élévateurpropre.
Diiectlon.
Rapports.
Action.
§. y. Triangulaire ou abaisseur de l'angle des lèvres.
Préparation. Incisez verticalement la peau , à partir de la commissure jusqu'à la base de la mâchoire ; disséquez ensuite en suivant la direction des fibres charnues que vous rencontrerez.
Triangulaire , comme son nom 1 indique , ce muscle ap- Situation, partient à la région maxillaire inférieure. Fignre,
Il naît par une large base : i** en dedans , du bord inférieur insertions à de la mâchoire inférieure, à côté de la ligne médiane, et '^ mâchoire inquelquefois de cette ligne médiane elle-même; 2" en dehors, de la ligne oblique externe; de là ses fibres se portent dans Directiondiverses directions: les plus externes, presque verticalement en haut, les internes obliquement en haut et en dehors,
l34 MYOlOGIE-
. d'autant plus obliques qu'elles sont plus internes, en décrifibres conver- vant une courbe dont la concavité est en dedans. Toutes ces gent vers la fjjjpgg gg Concentrent en un faisceau étroit et épais, qui
commissure. .
se termine à la commissure sur un plan antérieur aux fibres du buccinateur et de Vorbiculaire, en se contiiiuaut manifestement avec le canin et avec le grand zygomatique réunis ( niaxillo-lahial ^ Ghauss. ).
Rapports. Recouvert par la peau , à travers laquelle il se
Rapports ,.,,.. , , , ,
„ c • I dessine tres-distmctement, ce muscle recouvre le carre, le
Superfaciels, ' '
Profimds. peaucier et le buccinateur. Je regarde comme une dépen-
Fibresacces- dance du muscle triangulaire des fibres décolorées qui cou-
.soiresdutrian- p^j-|[ :^ nnffle droit les fibres du carré, et qui ont d'ailleurs la
guJaire. ^ ° ...
même direction que les fibres du triangulaire lui-même, en dedans duquel elles sont situées ; ces fibres sont destinées à la peau , comme le muscle carré.
Action. Abaisseur de l'angle des lèvres, il est antagoniste Action. . . 1 1 M
des muscles canm et grand zygomatique, avec lesquels il se
de Tiinf^le continue: la continuité de ces trois muscles est si manifesté
Confiîinité qu'on peut les considérer comme constituant im seul et
du fiian"iilaiie k . ■ ^ ^ • 1 • J •.• ' • f '
, " . même muscle , large et triangulaire dans sa moitié inte-
avec le cania ' t? o
et Ifgiarid zy- rieure, bifide supérieurement pour former le canin et le " '■ grand zygomatique, étroit a sa partie moyenne, ou il repond
à la commissure. Les fibres internes du triangulaire font équilibre au canin, sous le rapport de l'obliquité; mais les ' fibres externes ne font point équilibre au grand zygomatique sous le même point de vue.
§. Vî. Carré du menton ou abaisseur de la lèvre inférieure.
Vrèparriiion. Disséquez la peau qui revêt ce muscle dans une direction un peu oblique en bas et en dehors, c-^ »• Situé en dedans du précédent, carré ou plutôt lozangi-
ÎSLtaation. i ' i o
Pi g qi>f^? ^^' muscle naît de la ligne oblique externe de la mà-
Insertionsà ciioire inférieure, et se continue en grande partie avec le
la ligne obli- gj^j^^-^j. ^jy^jj jgg fibres passent derrière et quelquefois à
qae externe, r ' i * * ,
RÉGION LABIALE. CARRÉ. HOUPPE DU MENTOK. l!35
travers le triangulaire; de là, il se porte obliquement en Direction." haut et en dedans, par conséquent dans une direction opposée à celle du triangulaii^e , et vient se terminer à la
peau de la lèvre inférieure, sur un plan antérieur au demi- . , ^*;™'naison •■• ' r a la lèvre.
orbiculaire correspondant. Intimement uni à la peau, à laquelle il s'implante, le carré recouvre la mâchoire infé- Rapi^orts. rieure, le nerf et les vaisseaux mentonniers, le demi-oibieulaire inférieur des lèvres, et le muscle de la houppe du menton, avec lequel il est intimement uni. Séparé en bas du muscle du côté opposé, par !a houppe du menton, il se confond avec lui supérieurement.
Action. Le carré abaisse la lèvre inférieure. En vertu de 1 obliquité de ce muscle, chaque moitié de cette lèvre est portée en bas et en dehors, et par conséquent la lèvre est tendue transversalement.
Muselé de la houppe du menton.
Préparation. Renversez la lèvre inférieure ; divisez la muqueuse dans le point où elle se réfléchit de la mâcîioire inférieure .sur cette lèvre, pour mettre à découvert les insertions à la mâchoire inférieure. Pour découvrir l'insertion cutanée, enlevez avec beaucoup de précaution la peau qui revêt le menton. Comme les deux muscles de la houppe du menton se confondent sur la ligne médiane, pour pouvoir les séparer, -vous ferez une incision verlicale d'avant en arrière au niveau de la symphyse.
Petit faisceau conoïde, qui forme en grande partie la situation, saillie du menton , le muscle de la houppe raîr de la fossette Fignre. qu on remarque de chaque côté de la symphyse au niveau insertîonsnr des dents incisives, d'où le nom àincisif inférieur, sous le- '** ''""' ^^ ^* quel on désigne encore ce muscle; de là ses fibres se por- Épanouissetent, en s'épanouissant à la manière d'une- houppe, en bas ™^"' ''« ^^'^ ^et en avant pour s implanter à la peau. Rou^e et fascicule „' • i dans sa moitié supérieure, près de son insertion à la ma- tation à la choire inférieure, il est décoloré, entremêlé de graissé, P*^°"
l36 MYOLOUIE.
non fascicule à sa base, qui se confond en dedans avec son congénère, et en dehors avec le carré du menton. Ses fibres
Rapports, supérieures forment en haut une concavité qui embrasse en partie la grande circonférence du muscle demi-oibiculaire inférieur.
Action. Action. Le muscle de la houppe est releveur de la peau
du menton qu'il fronce, et, par suite, releveur de la lèvre inférieure qu'il projette en avant par une sorte de mouvement de bascule. 11 semble au premier abord assez singulier de trouver un releveur de la lèvre placé au-dessous d'elle.
Considérations générales sur les mouvemens des lèvres et sur les mouvemens de la face en général.
, , Si nous jetons un coup d'œil général sur les muscles de
ces muscles, la face, nous verrons: i° qu'aucune région n'est plus favo-
Ijgs'jnjplan. risée sons le rapport du nombre des nmscles; 2" que tous
tent aux os par ^es muscles , implantés aux os par une de leurs extrémités,
leurs extrémi- s'implantent par l'autre, soit au derme, soit à d'autres mus-
•^s- clés ; 3" que la portion cutanée de ces muscles est décolorée,
Décoloration non fasciculée, et présente tous les attributs des muscles
de a portion involontaires: 3° que la portion de ces mêmes muscles, qui
cutanée de ces .
muscles. s'insère , soit aux os, soit à d'autres fibres musculaires,
présente au contraire tous les caractères des muscles volontaires.
Tous ces muscles sont concentrés autour des ouvertures
La plupart / i r '
des mnscles fa- que présente la face, et par conséquent ils sont tous con-
cianxsontcon. stricteurs OU dilatateurs : mais fouverture de la bouche a
centrés aofonr
de la boache. ceci de particulier (i) que la plupart des muscles de la face
(i) L'homme l'emporte de beaucoup sur tous les autres animaux pour le nombre des muscles labiaux. Le singe, qui se fait remarquer dans la série animale par l'extrême mobilité de sa physionomie, ne possède, à proprement parler, pour toute la face, qu'un seul muscle qui est une dépendance du pcaucier : aussi le
RÉGION rABIALE. MOUVEMENS DliS LK^RES. 187
lui sont destines. En effet, à l'orbiculaire des lèvres, ou ,, ,, , . sphincter de la bouche, sont opposés, i" les buccinateurs fait équilibre à ou dilatateurs transverses; 2° les élévateurs de la lèvre su- °°^ es autres. périeure, élévateurs commun et propre ; 3" les abaisseurs de la lèvre inférieure, les carrés; 4" ^^s élévateurs de la commissure; canin, 'grand zygomatique, petit zygomatique et risorius de Santorini, lorsqu'ils existent; 5" les abaisseurs de la commissure, triangulaires.
Les lèvres remplissent \\n grand nombre d'usages qui Usages des
• ^ 1 uM'.-'ii iONi lèvres relative-
tous exigent une grande mobilité ; elles servent, 1 a la ^ , ,
b 0 " ' ment a l.-i pre-
préhension des alimens, à la succion; 2° à 1 articulation des hension. sons, d'où le nom de labiales^ qu on a donné aux consonnes, a l'articuè,y7, m^ qui sont produites spécialement par le jeu des lèvres; dation des sons. 3° elles servent à modifier l'air expiré, de manière à pro- A l'action duire des vibrations d'un caractère particulier, et dont l'ensemble constitue l'action de siffler : et, sous ce point de vue, ne trouve- t-on pas, dans le jeu des lèvres, le secret du mécanisme de la glotte ; 4° les lèvres servent à la mastica- a la mastition, en retenant les alimens et en les repoussant incessam- ^^''^'O"ment entre les arcades dentaires ; 5° les lèvres servent dans Au jeu des le jeu des instrumens à vent, mesurent le volume de la co- "'**''"'"^"* " lonne dair qui doit aller frapper le corps vibratile, et le mécanisme de leur action varie suivant l espèce d'instrument. Ainsi, tantôt elles concourent à graduer la rapidité delà colonne, en graduant l'orifice par lequel s'échappe l'air, ainsi qu'on le voit dans le jeu de la fliite; tantôt elles représentent des cordes qui vibrent à l'entrée d'un instrument, et qui, par leurs degrés divers de tension, déterminent les différens tons : dans ce cas, les lèvres con-
jeu de sa physionomie se rapporte-t-ii à une grimace qni est toujours la même, qui ne présente que des nuances dans son intensité, mais qui ne lui permet point d'exprimer des passions différentes, et même opposées, ainsi qu'on les voit se peindre sur la physionomie humaine.
l38 MVOtOGIE.
stituent elles-mêmes des corps vibratiles qni propagent leurs oscillations au corps avec lequel elles sont en contact, indépendamment de leffet produit dans l'instrument par le passage d'une colonne d air. Ce mécanisme s'observe dans le cor, la trompette, etc.
Les lèvres Examinés sous le rapport du rôle qu'ils jouent dans servent a l'ex- j'exprcssion des passions, les muscles de la face sont tantôt
pression des ^ . v i' • i i i ^
passions. soLîstraits presque complètement à 1 empire de la volonté, ce qui arrive quand l'expression des passions n'est pas simulée; tantôt, au contraire, leur contraction est volontaire et calculée, ainsi qu'on l'observe chez ceux qui, par profession ou par habitude, sont exercés à simuler des impressions qu'ils n'éprouvent point. Toutefois, on doit remarquer que si l'on peut à force d'art donner à son gré à chaque passion l'expression faciale qui la traduit à l'extérieur, il y a toujours une grande différence entre cette expression factice et l'expression naturelle. Expression Du reste, Ics modcs généraux d expression faciale peu-
des passions vent se rattacher comme nuances à deux grands types,
gaies ou tristes . ,, . , . . ni •
savoir : i expression des passions gaies et celle des passions tristes. Les passions gaies s'expriment par iépanouissenient des traits; c'est-à-dire par leur éloignement de la ligne médiane: ainsi l'occipito-frontal, le releveur de la paupière, et surtout le grand zygomatique, sont les agens principaux de l'expression des passions gaies. L'expression des passions tristes, qui consiste au contraire dans le rapprochement et la concentration des traits vers la ligne médiane, a, pour principaux agens, le sourcilier, le triangulaire des lèvres, les élévateurs propre el commun delà lèvre supérieure , le muscle de la liouppe du menton et le carré. La pbysio 4 raison de la connexion intime qui existe entre la
nomie résuiie , i r , , ^ . . ,. , .^
eti partie de pcau de la lace et les muscles iaciaux qui s identihent en l'habitude de quelque sorte avec elle par les fibres qui s'y implantent, la
contraction de. , '■ ,,, , ■/'
tels ou tels contractioii fréquemment répétée d'un ou de plusieurs lûuscles. jjgg muscles de la face, imprime à la peau des plis ou rides
RÉGION TEMPORO-MAXILLAIRE. MASSETER. iSg
qui persistent même après la cessation et dans l'intervalle des contractions qui les ont déterminées. L'habitude des sensations tristes ou gaies, et de l'expression faciale qui les caractérise, imprime donc un cachet particulier à la physionomie, et y laisse des traces en quelque sorte ineffaçables, de manière qu'avec une grande habitude d'observation on peut, jusqu'à un certain point, juger du caractère d'un individu d'après l'analyse de sa physionomie. Le système de Lavater n'a pas d'autres fondemens.
RÉGION TEMPORO-MAXÏLLAIRE.
Les muscles de cette région sont au nombre de quatre : deux de chaque côté , le masseter et le temporal.
Masseter.
Préparation. i° Faire une incision horizontale le long de i'areade zygomalique; 2^ une incision verticale allant tomber sur la partie moyenne de la première incision à la base de la mâchoire; 3° disséquer les lambeaux en avant et en arrière, en ayant soin de ne pas diviser le canal de Stenon qui croise le muscle perpendiculairement; 4° pour voir la face profonde, détacher par deux traits de scie l'arcade zygomatique, et la renverser en dehors.
he masseter est un muscle court, très-épais, de forme ir- situation, régulièrement quadrilatère, situé sur les, parties latérales de Figure, la face.
Insertions. Il s'insère, d'une part, au bord inférieur de insertions. 1 arcade zygomatique; d'une antre part, à la face externe de 1 angle et de la branche de 1^ mâchoire inférieure {zygomato-maœillaire^ Chauss.).
L insertion supérieure ou zygomatique se fait par une aponévrose extrêmement épaisse, qui embrasse le bord an- Insertion térieur du muscle, et se compose de plusieurs plans de ^^somat'qae. fibres superposées, qui se prolongent dans une étendue assez considérable à la surface et dans l'épaisseur du muscle. De la face interne et des bords de cette aponévrose naissent
I/jO BiyOLOGlE.
les fil)res charnues qui se dirigent un peu obliquement de Direction, haut en bas et à\ivant en arrière^ pour venir s'insérer, soit
directement, soit par des lames aponévrotiques très-fortes, à Insertions i» i i j a i • ti ' i • p •
maxillaires. 1 angle de la mâchoire. Il n est pas rare de voir un petit faisceau triangulaire se détacher en avant pour venir se fixer au Direction bord inférieur du corps de l'os. Les fibres- charnues, qui
propre à deux naissent de la partie postérieure de l'arcade zygomatique , Êiisceaux char- . ^ * -iii ^^
nus. constituent un raisceau court, peu considérable, presque en-
tièrement charnu , qui se porte verticalement en bas, et s'insère en arrière du précédent , à la face externe de la branche de la mâchoire. Enfin, l'arcade zygoniatique étant renversée, on voit un faisceau charnu, plus petit encore, naître directement de sa face interne, et, se diriger A' arrière en afant, pour s'insérer à la face externe de l'apophyse coronoïde, et même au tendon du muscle temporal.
Rapports Rapports. Recouvert par la peau dont le sépare une petite
lame aponévrotique , et quelquefois un prolongement du
Superficiels, peaucier ; recouvert en arrière par la glande parotide, en haut par le palpébraî et le grand zygomatique ; croisé à angle droit par les divisions du nerf facial, par l'artère transverse de la face et le canal de Sténon, le masseter recouvre la branche de la mâchoire inférieure, le muscle temporal , et le buccinateur dont il est séparé par une boule
Bord anié- graisseuse. Son bord antérieur, saillant à travers la peau , ' présente en bas un rapport important avec l'artère maxil-
Postérieur. l^ire externe. C'est immédiatement au-devant de ce muscle qu'il faut îa comprimer. La parotide embrasse son bord postérieur.
Action. Action. L'action de ce muscle est très-puissante. On peut
en mesurer en quelque sorte l'énergie dans la série animale d'un côté par le volume de l'arcade zygomatique, et d'un autre côté, par la saillie des lignes et dés éminences que présente l'angle de la mâchoire inférieure.
Moment du I^«^ moment où l'aciion de ce muscle s'exerce avec le plus muscle. d'avantage est celui où les mâchoires sont légèrement écar-
RÉGION TEMPORO- MAXILLAIRE. TEMPORAL. 1 lijl
tées l'une de l'autre , parce qu'alors l'incidence du muscle
sur le levier qu'il doit mouvoir, se rapproche davantage de
la perpendiculaire.
La direction géne'rale des fibres du masseter étant obli- Avantages
que de haut en bas et d'avant en arrière, il en résulte cet de l'obliquité 1 • • 1 T . , de l'axe du
avantage pour la trituration des aiiniens , savoir, que le mas- muscle.
seter, dans sa contraction, imprime à la mâchoire un mouvement de bas en haut et d'arrière en avant. Cette même
,,..,,., A, . , , Rôledumas-
obhquite explique le rôle que peut jouer le muscle mas- setgj, ^^^^g la
seter dans le mécanisme de la luxation de l'articulation tem- luxation de la .... or 1 ■ - • 1 1 ' uiâcLoirc infé-
poro-maxillaire, en etret, le point a insertion du muscle a rieme.
l'os maxillaire, qui est le levier, ayant lieu plus en arrière que si le muscle était dirigé verticalement, il en résulte que, pour peu que l écartement des mâchoires soit considérable, le condyle se trouve au-devant de l'axe auquel peuvent être rapportées toutes les fibres du masseter; et quand ce muscle se contracte, il augmente le mouvement de bascule, et tend à faire échapper le condyle à la partie antérieure.
Crotaphyte ou temporal.
Préparation. L'arcade zygomatique étant sciée et renversée, enlever, i** l'aponévrose qui recouvre la région temporale; 1° le tissu graisseux qui entoure l'insertion du muscle à l'apophyse coronoïde ; 3^ pour voir les rapports de la face profonde, détacher le muscle, soit de haut en bas, en ruginant le périoste de la fosse temporale; soit de bas en haut, après avoir scié l'apophyse coronoïde à sa base.
Le crotaphyte ou temporal , ainsi nommé à cause de sa qimaiien. situation dans la fosse temporale qu'il remplit en totalité Fi^nre. ( xp«T«<^of, tempe ) , se présente sous la forme d'un muscle large , radié , représentant un triangle à base tournée en haut.
Insertions. Il s'insère, d'une part, dans toute l'étendue de la fosse temporale, ainsi qu'à la face interne d'une aponé-
l[^% MYOLOGIE.
Insertions, vrose , nommée aponeAjrose temporale superficielle; (Tune autre part^ aux bords et au sommet de l'apophyse coronoïde iteinporo-maxillalre^ Glîauss.).
Insertions à Les fibres chamues naissent toutes directement, soit a osse tem- j^ j^ fosse temporale, soit de la face interne de l'aponé- A l'aponé- "^*'ose temporale, laquelle, fixée en haut à toute la longut-ur vrose tempo- de la ligne demi-circulaire temporale, en bas au bord supérieur de l'arcade zygomatique , est très-fortement tendue, et fournit aux fibres charnues une insertion très-solide et très-résistante. Nées de cette double surface osseuse et aponévrotique , les fibres charnues se portent Direction en convergeant , les antérieures obliquement d'avant en arconvergenfe j^-j^^rg 1^3 postérieures d arrière en avant, les moyennes ver-
des fibres , ^ > j
charnues, ticalement, et constituent une masse charnue de plus en plus
épaisse, dont les fibres viennent se rendre, les unes à la face
Aponévrose externe (ce sont les moins nombreuses ), les autres à la face
de terminaison . i i t ' i • •
niterne et aux bords d une aponévrose de terminaison.
Cette aponévrose, très-forte, radiée elle-même à son ori-
însertion co- gine , rassemble ses fibres pour constituer un tendon très-
ronoidienne épais, qui vient s'insérer à l'apophyse coronoïde, tendon copar nn ten- i ' i x j. «/ i
don. lonoldien. Le temporal, en se portant de la fosse tempo-
Réflexion raie à l'apophyse coronoïde, éprouve une sorte de réflexion ™^*'^ ^* sur la gouttière placée à la base de l'apophyse zygoraatique. J'ai rencontré souvent un faisceau musculaire très-fort, qui, naissant de la partie inférieure de la fosse temporale et de la crête qui la borne inférieurement, venait s'insérer, par un tendon distinct, à la lèvre interne du bord antérieur de là branche maxillaire.
Rapports de Rapports. Recouvert par Sa peau, par l'aponévrose occi-
la face snperfa- . . . , .
cielle du mus- pito-frontale , par les muscles auriculaires antérieur et su- ^'^^ périeur, parles artères, les veines et nerfs temporaux su-
perficiels; recouvert plus immédiatement par l'aponévrose j^ I f temporale superficielle, par 1 arcade zygomatique et le masprofoade, seter, le temporal recouvre la fosse temporale, le ptéry-
gQÏdien externe, un peu le buccina leur, l'artère maxillaire
RÉGION PTÉRYGO -MAXILLAIRE. JPTÉBYGOIDIEN INTERNE. l43
interne et les vaisseaux temporaux profonds. Son épaissseur est proportionnelle à la profondeur de la fosse temporale et à la force de l'apophyse coronoïde.
Action. La force du muscle temporal peut être en quel- Action, que sorte mesurée par la profondeur de la fosse temporale et le volume de l'apophyse coronoïde, ainsi qu'on peut Moyen d'aps'en convaincre en examinant ces régions ilu squelette chez pï'ec''»tion «le
, • • I 1 1 '1 ' force da
les animaux carnassiers, dont les muscles élévateurs de la muscle, mâchoire jouissent de la plus grande énergie. L'usage du temporal est, de même que celui du masseter, d'élever la mâchoire inférieure; mais il diffère beaucoup de ce muscle par le mécanisme suivant lequel il afj[it. En effet, le mas-, ^^^/°' ^
i ^ L> 'la niuçhoire
seter élève la mâchoire par un mouvement direct; le tem- inférieure, poral au contraire 1 élève par un mouvement de bascule, Para" ™oi-
. . . , . , . 11' vement de bas-
en agissant principalement sur la partie postérieure dela-cule.
pophyse coronoïde. En un mot , le temporal agit sur le
bras vertical du levier coudé que représente 1 os maxillaire; Levier condé
le masseter agit au contraire sur le bras horizontal du le- J*^ mâchoire
vier. Dans le mouvement de bascule que le temporal im- inférieure.
prime à l'os maxillaire inférieur, celui-ci représente ce genre
de levier coudé qui constitue un mouvement de sonnette.
RÉGION PTÉRIGO-MAXILLAIRE.
Les muscles de cette région sont au nombre de deux , et connus sous le nom de ptérygoidiens, que l'on divise en interne et en externe.
Ptérygoïdien interne ou grand ptérygoïdicn.
Préparation, i". Séparer du reste de la tète la face et la partie da crâne qui est située au devant de la colonne vertébrale; "iP diviser la face en deux moitiés latérales par une section antéro-postérieure. •
On peut aussi préparer ce muscle par le procédé suivant: 1° Scier la mâclioire inférieure verticalement à la réun[o?î du
l44 MYOLOGIE.
corps et de la branche ; a" enlever l'arcade zygomatique ; 3° scier
l'apophyse coronoïde à sa base ; 4° scier le col du condyle , puis
désarticuler le condyle.
Le ptêrygoldien interne est profondément placé dans îa Situation, fosse zygomatique, couché le long de la face interne de la
branche de l'os maxillaire inférieur {tertius musculus qui in
ore latitat^ Vésale).
Figare ^^ est épais', quadrilatère et tout-à-fait semblable, par îa
forme, par la direction et par la structure, au masseterj
d'où le nom de masseter interne qui lui a été donné par
Winslow.
, ^ Insertions. Il s'insère, d'une part ^ i* dans la fosse ptérv-
Insertions. ... r J
goïde; 2° au crochet de 1 aile interne de l'apophyse ptéry-
goïde; 3° à la facette inférieure de l'apophyse pyramidale de
l'os palatin j d'une autre part, à la face interne de l'angle
du maxillaire inférieur.
Insertion L insertion ptérygoïdienne se fait par une aponévrose
ptérygoïdien- tout-à-fait semblable à celle du masseter qui se prolonge sur
"®' la face interne et dans l'épaisseur du muscle. Cette aponé-
^. . vrose sert d'origine aux fibres charnues, lesquelles se diri- Direction. ° i ,
gent de haut en bas, de dedans en dehors, et d'avant en ar-
Insertion ^^ j-ière , pour vcnif s'insérer par des lames aponévrotiques la mâchoire ^ n ,,,..„,.
inférieure. trcs-tortes a la machon^e inférieure.
Rapports- Rapports, i" En dedans, ce muscle répond au muscle pé-
En d d ristaphylin externe, et au pharynx dont il est séparé par un intervalle triangulaire où se voient beaucoup de tissu cellulaire, de vaisseaux et de nerfs, et la glande maxillaire;
E d h ^° ^^ dehors, il répond à la branche de 1 os maxillaire inférieur dont le séparent en haut les nerfs dentaire et lingual, les vaisseaux dentaires inférieurs et la lame fibreuse appelée licfamenl latéral interne de l'articulation.
Action. Action. Ce muscle s'insérant presque perpendiculaire-
ment au levier qu'il doit mouvoir, agit avec une grande énergie. Du reste, la plupart des considérations qui ont otéi exposées à l'occasion du masseter, s'appliquent au muscle
REGION PTiRy&0-MAXlLI.AIRE. PTERYftOÏDlEK EXTERNE. l45
que nous décrivons ici , et qui est un véritable masseter interne. Le ptérygoïdien offre seulement ceci de particulier, qu'ayant son insertion fixe plus rapprochée de la ligne médiane que l'externe , il ^ut concourir à imprimer à la mâchoire un mouvement léger de latéralité qui favorise îe broiement.
Ptérygoïdien externe.
Préparations. La double préparation indiquée pour le ptérygoïdien interne s'applique parfaitement à ce muscle.
\uQ ptérygoïdien externe^ très-court, épais, conoïde, plus petit que le ptérygoïdien interne {^petit ptérygoïdien ^ petit ptéry go-maxillaire) ^ est situé dans la fosse zygomatique, horizontalement étendu de l'aile externe de l'apophyse ptérygoïde au col du condyle de la mâchoire inférieure. 11 prend ses insertions fixes ^ i° d'une part ^ à toute l'étendue de la face externe de l'aile externe de l'apophyse ptérygoide, et à la facette de l'apophyse palatine qui la termine en bas; i° à la crête qui sépare la fosse temporale de la fosse zygomatique, et à une apophyse en forme d'épine, qui me paraît djgne d'être mentionnée, et qui se voit à l'extrémité interne de cette crête. Ses insertions mobiles ont lieu , d^ autre part , dans la fossette creusée en avant du col du condyle de l'os maxillaire inférieur, et à la circonférence du cartilage interarticulaire.
L'insertion supérieure ou ptérygoïdien ne se fait par des aponévroses fortes et prolongées dans l'épaisseur du muscle. De là les fibres charnues se portent horizontalement de dedans en dehors et ài^ avant en arrière^ forment d'abord deux corps charnus distincts , entre lesquels passe souvent l'artère maxillaire interne^ convergent, se confondent, et se terminent par de petits faisceaux aponévrotiques qui constituent le sommet tronqué du cône représenté par le muscle , et vont s'insérer et au coi du condyle ^ et au cartilage interarticulaire,
a. ïo
Moayement léger de latéralité.
SitaatioQ.
Figure,
Insertions
Fixes,
Mobiles.
Insertions ptérygoïdien-
nes.
Direction des fibres.
Insertions condyliennes.
l4ê MVOLOGIE.
Rapports. Rapports. Profondément placé , ce muscle répond en
dehors à la branche de la mâchoire inférieure , au muscle temporal et à l'artère maxillaire interne; en dedans, au ptérygoïdien interne; en haut, à |a paroi supérieure de la fosse zygoma tique.
Action. Action. L'axe du ptérygoïdien externe étant dirigé de de-
dans en dehors et d'avant en arrière, et le point fixe étant
£ ouvsinent ^ j'apophyse ptérvpoïde , on conçoit que sa contraction doit
en avant et de rr^r.^o ' aT. ^
«6té. avoir pour résultat un double mouvement horizontal , savoir :
un mouvement en avant et un mouvement par lequel l'os
Contraction . ^-i k , /, i. » i ^ >■ ..j-
simultanée des ^^^ porte du cote oppose a celui qu occupe le pterygoidien aenxpiérygoï- qui agit. Lorsque les deux ptérygoïdiens externes agissent sij^^ ' multanément, la mâchoire inférieure est portée directe-
ment en avant. Il résulte de l'insertion du ptérygoïdien ex- Consé- terne au cartilage interarticulaire, que, dans les mouvemens r^idtent "^de ^^ ^^ mâchoirc inférieure, celui-ci n'abandonne jamais le l'insertion du coudylc. Ce musclc ptérygoïdien externe joue le principal extern^*'* '" - ^^^^ dans le déplacement du condyle , à la suite des fractures tilage interav- de son coî. Le muscîe ptérygoïdien externe est évidemment l'agent principal du broiement.