f r ' ' 1 ' • certains rap
cles agissent ensemble, les eilets opposes se détruisent, et .,orts et antal'effet commun reste : ainsi, lorsque le muscle cubital anté- go"'*tes sous
1 , n ' 1 • d'antres.
rieur, qui est adducteur et ilechisseur, se contracte en même temps que le cubital postérieur, qui est adducteur et extenseur, la main n'est portée ni dans la flexion ni dans l'extension, mais bien dans l'adduction. Nous retrouverons, pour ainsi dire à chaque instant, cette disposition qui me paraît donner aux mouvemens une bien plus grande précision, que si ces mouvemens avaient été produits par deux muscles congénères de tout point.
Il y a encore des mouvemens combinés qui sont comme
•' . , . . Monvcoicns
les résultantes de deux mouvemens différens : ainsi, quand combinés-
les fléchisseurs et les adducteurs du fémur se contractent
simultanément, le fémur suit la direction intermédiaire.
Cest de cette combinaison que résultent les mouvemens
en fronde ou de circumduction , lesquels sont le produit
de quatre ordres de muscles situés aux extrémités des deux
diamètres antéro - postérieur et transverse qui traversent
l'articulation. Ces quatre ordres de muscles sont désignés
sous les noms dejléchisseurs, d'extenseurs, d'adducteurs et
d'abducteurs.
Enfin, les muscles peuvent se contracter sans faire exé- immobilité cuter de mouvemens : c'est lorsque les muscles antago- active, nistes se contractent avec une éffale énerofie. Il résulte de cette contraction simultanée une immobilité active y un mouvement tonique, comme le disaient les anciens, qui rnérite de fixer toute l'attention.
JîYOLOCiE.
Fréparatloîî des tauscîes.
Préparation '^" P'''-P<'i-'^^'^'on exteinporcinée. Le but qu'on doit se proposer
d'an muscle, clans la préparation dun nniscle, c'est de l'isoler exactement
(jes parties qui lentourent, en laissant subsister tons ceux de
ses rapports, dont la conservation est compatible avec son
isolensent.
Comme il est parfois impossible de concilier ces deux choses , îa conservation des rapports et l'isolement du muscle, il devient aîoi^s nécessaire d avoir deux préparations pour la démonslration ou pour l'étude d'un seul muselt}. T, . , . . Pour isoler un muscle , il faut le dépouiller du tissu celvredanslapré- bdaire qui i environne de toutes paris, et qui lui constitue muscle ^^^^ gaine, souvent tres-adherente. Ur, pour enlever complè-
tement le tissu cellulaire , il faut :
1°. Faire à la peau une section dirigée parallèlement à la longueur des fibres du muscle, et pénétrer par celte incision jusqu'au corps nîême de ce muscle , en y coSiprenant la gaine. 2°. Dèsqu on peut saisir le lambeau cutanéavec la main, on doit le tendre largeinentet lécarter, en portant le bistouri dans l'angle qui se forme entre le muscle et les tégumens.
'6°. Dès que la face superficielle est mise à découvert, on sépare avec précaution la face profonde, en conservant, autant que possii)le , les rapports importans.
4°. On dissèque ensuite lesinseriions, en les circonscrivant avec la plus .ofranda cxaclitude.
5". On doit atîaclîei-; pour i'élude du système musculaire, mie grarsde iînporîance au choix des sujets. Les muscles des 6ujels robusteSj et pourvus d'un médiocre einbonpoint, sont >ce;is qui se prêtent le mieux à l'étude de l'appareil musculaire.
lî. Consefvaiion, des muscles dans les liquides. L'alcool , î'îîuilc essentielle deté.rébenîhine, un mélange à parties égales
DES MUSCLES EN OENÉRAt. ftî
de ces deux liquides, les solutions de deutochlorure de mercure, de persulfate de fer, peuvent être euiployes pour la conservation des muscles, dont ils allèrent toutefois plusieurs propriétés, telle que la couleur, la consistance, etc.
C Préparations par dessiccation. Ce genre de préparation exigeant des procédés particuliers, nous renvoyons pour ce sujet aux traités spéciaux de préparations. Foy. les ouvrages de MM. Marjolin, Lauth.
Ordre de description des muscles.
Avant de passer à !a description des muscles , en particulier, il se présente une question iîuportante : celle de savoir dans quel ordre seront étudiées les diverses régions du système musculaire.
Galien,pour décrire les muscles, divisa le corps en régions, Ordre lopo- ■^ans chacune desquelles il décrivit les muscles d'après l'or- = ^ ^ ■ dre de leur superposition. A l'ordre deGaîien, qui est entièrement topographique, Vésaie substitua un ordre fondé Ordre physur la considération des usages des muscles, c'est à-dire un siologiqae. ordre physiologique.
C'est cet ordre pliysiologiquequi fut adopté par Winslow, qui désignait les diverses régions musculaires par les déno- /
minations suivantes : Muscles quimeuvent répaulesur le tronc, muscles qui meuvent le hras sur V omoplate. Albin us, qui Albimis a fait
l'cvivrc 1 ordre
fit revivre la méthode de Gaîien, divisa les muscles en qua- tonograplùque rante-huitrégionspour î'honîme, quarante-six régions pour la femme. Cet ordre fut exclusivement suivi par Sabatier. Vicq-d'Azyr le perfectionna, en établissant quelques subdivisions dans les groupes qui avaient été formés par Albinus. C'est cet ordre ainsi modioé qui a été adopté par presque tous les anatomistes modernes.
Cet ordre est évidemment préférable à beaucoup d'é- Avantages de gards , en ce qu'il est essentiellement anatoraique , et qu'il *^°* °''^'"**
a4 MVOLUCJIE.
est ie plus propre de îoiis à faire bien apprécier les rapports des muscles entre eux.^ et des diverses régions entre elles. Il a, sous ie rapport de iéconoinie des sujets et de la facilité des préparations, un avantage incontestable sur l'ordre physiologique , avec lequel il peut du reste se concilier pour un assez grand nombre de régions. C'est donc celui que nous adopterons, en lui faisant toutefois subir quelques modifications qui permettront de faire toute la myologie sur ie même sujet. Du reste, après avoir exposé l'histoire des muscles en particulier dans l'ordre de leurs rapports topographiques, nous en présenterons un tableau général où ils seront groupés dans un ordre physiologique.
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