‹ Anatomie descriptive (volume 4)Chapitre 4 sur 185 · perlîciels sont · texte numérisé non relu

perlîciels sont

articulations, et peuvent, par conséquent, concourir a pro- {^.3 i^, longs, duire des mouvemens dans toutes ces articulations. Cette longueur considérable de certains muscles est encore avantageuse, en ce sens qu'elle leur permet de prendre un point d'appui, c'est-à-dire, une insertion fixe sur une partie habituellement moins mobile, comme le tronc; d'où ils peuvent agir sur des parties plus habituellement mobiles; tels sont les muscles qui meuvent la cuisse ou la jambe. Les muscles longs Us sont sîm-

1 T«/nn AIT-- 1 '• ' ^ pics 00 divisés.

sont ou simples ou divises, lantot la division est du cote de l'insertion habituellement fixe; tantôt elle est du côté de l'insertion habituellement mobile.

hes muscles laiges occupent les parois des cavités, ils sont Muscles larges, quadrilatères, lorsque toutes les insertions ont lieu au tronc ; ils sont triangulaires, lorsque du tronc ils s'étendent aux membres. Lorsque plusieurs muscles larges sont superposés, ils offrent ceci de particulier, que leurs fibres sont dirigées de manière à se couper à angle et à se croiser : disposition qui , en formant une sorte de tissure, augmente singulièrement la

fi ^ «IVOLOGIE»

résistance des parois qu'ils concourent à former, ainsi qu'on peut s'en convaincre par les muscles larges de l'abdomen. Muscles courts ^^^ muscles courts se rencontrent généralement là où • existent des os courts. Ce n'est pas la brièveté des fibres qui constitue un muscle court, c'est la brièveté du corps charnu. Ce qu'il importe de remarquer par rapport à cette classe de muscles, c'est que dans plusieurs points ils sont dis^posés par séries à la suite les uns des autres , de manière à simuler un muscle long. Plusieurs exemples de cette disposition se remarquent dans les muscles des gouttières ver» tébraies, ,

Direction des Muscles.

Importance La direction des muscles est im des points les plus imporde la direction j^jjg jg jg^^j. l^Jstoire, puisque, sans cette donnée, il est imdes muscles. mit ' • i /-.i

- possible ci apprécier leurs usagées. Chaque muscle a un axe

Jjeur axe. ^ ^^ " ^

OU une ligne moyenne, à laquelle on peut rattacher l'effet général de ses fibres.

11 est peu de muscles qui aient une direction tout-à-fait

rectilignej la plupart sont ou anguleux ou recourbés j pres-

. , . que tous subissent des déviations ou des réflexions, en passant

teur dovia- * . .

lion ou ré- autour desarticulations; quelques-uns prennent une direction.,

tiexion. perpendiculaire à leur direction primitive, en passant à travers des poulies ou des crochets de réflexion. Dans les musr clés de cette espèce, l'action du muscle ne s'exprime qu'à partu' du point de réflexion.

La direction des muscles doit être étudiée, relativemen|

à Taxe du corps , et surtout relativement à l'axe du membre^

ou du levier, dont ils représentent la puissance. Un très-grand

Axedesmns- nombre de muscles sont presque parallèles à l'axe du levier

clés parai ccg^j. lgfJ^g| jjg aorissent: mais il est à remarquer que dans

cnperpendicn- . *

laire au levier, certaines attitudes ces mêmes muscles forment des angles suivant les at- ^^n^ qu moius prouoncés , et peuvent même devenir perpendiculaires à leurs leviers. Sous ce rapport, la direction des

DES MUSCLES EN GÉNlÎRAr. 7

muscles n'a rien d'absolu ; elle est subordonnée à l'altitude des leviers.

Quelques muscles sont perpendiculaires aux leviers sur Direction

, , ., . perpeniicu-

lesqueîsiis agissent. laire.

Les muscles offrent des incidences variées, mais qui rap- Angles d'inprochent bien davantage de l'incidence parallèle que de lin- ^]^^^^^^ ^^cidence perpendiculaire.

L'axe du muscle n'étant pas le même que celui des fibres Direction da ciui le composent, on doit étudier dans chaque muscle, d'une *;"'^F charnu

, ,. . \ „ , ,. distincte de la

part, la direction du corps charnu j a une autre part j la direc- direction de» tion des fibres. fibres.

Rapports ou connexions des Muscles.

Les rapports ou connexions des muscles sont, sous le point de vue des applications chirurgicales , une des considérations les plus importantes de leur histoire.

1°. Rapports des muscles auec la peau. Il n'y a que les j^^^ mascles muscles que nous appellerons peauciers qtii aient des rapports superficiels sr

T ^ . rn 1 .. 1 .. ' ' dessinent à trat

directs avec la peau, io'jsles autres muscles en sont sépares yersiapean. par des aponévroses plus ou moins épaisses, en sorte que les mouvemens de la peau sont étrangers aux muscles j et réciproquement. Néanmoins les changemens qui s'opèrent dans le volume et la forme des muscles pendant leur contraction , sont tels , que les muscles superficiels se dessinent plus ou moins à travers les tégumens; mais les saillies qui répondent au corps des muscles, les enfoncemens qui répondent h leurs insertions, sont comblés par un tissu adipeux, dont la quantité varie chez les différens sexes et chez les différens individus. C'est à ces différences que se rattache Thabitude extérieure du système musculaire chez la femme, comparé à l'homme, chez lindividu pourvu d un grand embonpoint, comparé à l'individu amaigri.

2.". Rapports des muscles avec les os. Dans les membres où les muscles forment autour des os plusieurs couches qui leur sont

8 MYOLOGIE,

parallèles, toujours le corps ou la partie la plus renfle'e du muscle correspond au corps , c'est-à-dire à la partie la plus iiiascle°iXond étroite de l'osj tandis que les extrémités, ou la partie la plus «a corps de étroite des muscles, répondent aux extrémités renflées des os. Lesrapports des os avec les muscles varient suivant que ces derniers sont profonds ou superficiels. Les muscles superficiels ne touchent aux os que par leurs extrémités ou leurs tendons. Les muscles profonds sont les seuls qui répondent aux os dans toute leur longueur.

Snperposî- 3°. Rapports des muscles entre eux. Les muscles forment plu-

tî< n des nins' sieurs couches superposées : une membrane fibro-celluleuse clés. , , , 1 • • ' 1 A

revêt chaque muscle , lui constitue une espèce de gaine; un

tissu celluleux , lâche et humide , interposé entre les diverses gaines, assure la facilité du glissement des muscles et l'indépendance de leur contraction. Cet isolement des muscles n'existe pas dans toute leur longueur: souvent plusieurs sont confondus dans une insertion commune, d'où ils partent comme d'un centre , en se séparant les uns des autres. Cette communauté d'origine se remarque principalement dans les muscles qui remplissent des usages analogues , ou qui du moins ont coutume d'a»ir simultanément.

Le plus grand nombre des muscles sont contenus dans une

Gaines fi- gaine fibreuse propre, qui les isole dans leurs fonctions aussi

briusts. bien que dans leurs maladies, ainsi que nous en trouverons

des exemples remarquables pour le rnuscle grand-droit de

l'abdomen et pour le muscle couturier. Considérés sous le Kspaces tnan- . J^ i i i i

gnlairesqui se- pomt de vue des rapports qu affectent leurs bords , les mus-

parentles bords çjgg sQjjf igjjf^l- çqjj^Jctvxs dans toute leur longueur, tantôt de» muscles. , , . ^ i- • • i • i

sépares par des intervalles, ordinairement triangulaires, dont

l'importance est surtout appréciée en anatomie chirurgicale, parce que c'est presque toujours dans ces espaces qu'on pratique les incisions pour découvrir les vaisseaux.

4". Rapports des muscles a\^ec les 'vaissecMX et les nerfs. Sous le point de vue de leurs connexions avec les vaisseaux et les nerfs , les muscles sont des moyens de protection.

DES MUSCLE5 EN GÉKlircAL. 9

autant par l'épaîsseur des couches qu'ils forment au devant d'eux , que par la résistance qu'ils opposent aux violences extérieures durant leur contraction. En s^éné.Tal , il existe ^"^ mnscles

D •* forment pour

dans l'épaisseur, et près de la partie centrale des membres, les nerfs et les au milieu des couches musculaires, un espace celluleux ^^'^^^^""^ ^*

' ^ couches pro-

assez considérable, destiné aux vaisseaux et aux nerfs prin- tectrices.

cipaux. L'existence de ces espaces celluleux prévient la gêne Espaces cel-

qui pourrait résulter, pour les nerfs et les vaisseaux, de la l^^^'i'es desti- •^ ^ ^ nés aux vais-

compression produite par le gonflement des muscles pen- seaux et aux

dant leur contraction. On remarque aussi que là où les vais- '"^''^^" seaux traversent le corps des muscles, il existe une arcade Arcades apoou anneau aponévrotique , dépourvu de contractilité, qui *^

s'oppose , jusqu'à un certain point , à la compression des vaisseaux et à leur aplatissement lors de lu contraction des fibres charnues. Je dis jusqu'à un certain point, car pour que toute espèce de compression sur les vaisseaux fût impossible , il faudrait que les fibres charnues qui viennent s'insérer au pourtour des anneaux fibreux, partissent de ces anneaux comme d'un centre , en divergeant dans tous les sens. Il résulterait, en effet, de cette disposition, que les tractions musculaires s' exerçant à la fois sur tout le pourtour de l'anneau fibreux, ne pourraient en changer la forme, et tendraient à l'agrandir en tout sens. Mais partout, au contraire, où Elles ne s'op

se trouvent des anneaux fibreux , les contractions des muscles P°**^^* P"® *

' une conipres-

auxquels ils appartiennent, ont pour effet de les alonger sien légère des

dans un sens , en les rétrécissant dans un autre. Or, Bernouilli ^^'^''^'''"^ «*

' des nerfs.

a démontré qu'on ne peut changer la forme d'un cercle , en rendant un de ses diamètres plus considérable que les autres, sans diminuer en même temps la capacité de ce cercle: propriété qui se rattache à celle-ci, savoir, que, sous tme périphérie donnée, les figures les plus régulières sont celles qui ont le plus de capacité ; or, le cercle est plus, régulier que l'ovale ou que l'ellipse. Du reste, nous devons ajoiiter que ce resserrement des anneaux fibreux n'apporte aucun préjudice notable à la liberté de la circulation.

lO JiiyOLOGIB.

Il est à remarquer aussi qu'une gaîne fibreuse isole et protège les vaisseaux et les nerfs au milieu de tous les muscles dont ils sont environnes,

La plupart des artères ont, pour ainsi dire, un muscle sateî- «ellites des ar- "^^j auquel on peut donnerj en anatomie , le nom de muscle tercs. satellite de telle ou telle artère: ainsi, le couturier est le sa-

tellite de l'artère fémorale, le biceps celui de la brachiale, le sterno-mastoïdien celui de la carotide, etc.

Attaches ou insertions des muscles.

Importance I^^s attaches OU insertions sont, dans l'histoire des muscles,

de l'étude des yj^ ^^^ objets les plus importans , et un de ceux qu'on doit attaches on in- i i . •

sertions. se rappeler avec le plus d'exactitude ; car sur la seule con-

naissance des insertions, on peut juger des usages d'un muscle.

Les insertions musculaires doivent être envisagées sous deux points de vue : i" sous celui de l'insertion directe des fibres musculaires aux tendons, aux aponévroses, et même à d'autres organes 2° ; sous celui de l'insertion des tendons et des aponévroses aux leviers que présente le système osseux.

A. Les fibres musculaires se fixent, 1° à lâpeau, ainsi qu'on en

trouve des exemples multipliés dans les muscles de laface; a**

Imertions dl- à d'antres fibres musculaires, ainsi (mon le voit pour plusieurs vectesdelafi- , i i 1 r 1 i 1 o-, v i •/ • •

tre mascnlaiie "^s muscles de la lace et de la langue; 0° a des cartilages, amsi

qu'on l'observe pour plusieurs des muscles de la poitrine et du,

larynx ; 4" ^ des aponévroses dont ces fibres musculaires et

contractiles constituent les muscles tenseurs, et dont elles

concourent à maintenir la résistance; 5° enfin, l'insertion des

fibres charnues se fait à des tendons ou aponé^'roses, lesquels

vont eux-mêmes se fixer aux os.

L'insertion ou le mode de continuité des fibres charnues avec les tendons et les aponévroses a lieu de la manière suivante :

Le tendon se prolonge en s'épanouissant sous la forme piembraneuse, à la surface ou dans l'épaisseur delà masse

* CES JIUSCliES EM G^N^RAIw 11

musculaire. Il résulte de cette disposition , i" un développe- i„,ertion âea ment considérable de surface pour l'insertion des fibres mus- fil>res mascuculaires, que le tendon recueille, pour auisi dire, aiin de ^ons et aponéconcentrer leurs efforts sur un même point. 2*. De cette proses, disposition résulte encore l'obllcjuité d'insertion des fibres Conséquences, musculaires, par rapport à l'axe du muscle, qui représente la direction de la puissance : on conçoit que cette obliquité est du plus grand intérêt sous le rapport dynamique ou de la force d'action des muscles (i).

Une des circonstances les plus curieuses de la continuité Unîon întîdes fibres tendineuses ou aponévrotiques avec les fibres mus- ™® ^J^. *"*"

^ ^ ^ •"■ ^ ^ mascolaire et

culaires, c'est l'union intime du tissu musculaire et du tissu du tiwu 6fibreux. Cette union est telle, que les violences extérieures ne ^""*' la détruisent presque jamais, et qu'elles triomphent plutôt de la cohésion des fibres musculaires que de celle des fibres tendineuses. C'est un fait bien digne de remarque, et que nous avons déjà eu l'occasion de signaler plusieurs fois, que les adhésions de deux tissus organiques sont plus fortes que la cohésion respective de ces tissus ; de telle sorte que ces tissus se brisent plutôt que de se sép.irer.

B. li insertion des aponévroses et des tendons au système osseux , donne lieu aux considérations suivantes :

Les tendons et les aponévroses constituent des espèces de ligamens , au moyen desquels l'effort d'une masse charnue très-volumineuse se transmet au levier qu elle doit mouvoir par un cordon fibreux ou une larae aponévrotique d'un volume peu considérable. Il en résulte un grand avantage,

(i) En effet, le tendon et les eiponévroses par lesquelles il se continue dans le corps du muscle, représentant la direction de la puissance, les fibres charnues ne peiivent se fixera la surface de ce tendon , sans offrir, par rapport à lui, une incidence plus ou moins oblique. Nous n'avons point à examiner ici les conséquences importantes qui résultent de cette disposition, sous le rapport de la déperdition de force qu'elle enti'aîne.

12 MYOLOGïE. *

Àvantagesde SOUS le rapport de l'économie des surfaces osseuses destil'insertion des ^ées aux insertions musculaires. MalCTe l'étendue que donne

ZDUscIes aux os ^ ■ , . ^

par des teu- à CCS surfaces le renflement des extrémités osseuses et i'exisdons. tence des éminences et des crêtes dont est hérissée la superfi-

cie des os, cette superficie est évidemment disproportionnée Economie des ,, , . , . , ,,. . . ^i

surfaces osseu- ^^ec ceile qui Serait nécessaire a l insertion des fibres musses, culaires proprement dites.

Il résulte encore de l'existence des tendons et des aponévroses cette conséquence remarquable, que les insertions musculaires sont d'une solidité beaucoup plus grande que si les fibres charnues se fussent insérées directement aux Solidité de OS. Le tissu aponévrotique joue le rôle d'un tissu de tran- 1 insertion. sition, qui tient, par quelques points de son organisation, du système osseux, tandis que , par d'autres attributs , il se rapproche du système musculaire. L'analogie qui existe entre le tissu osseux et le tissu fibreux est confirmé, et parla fréquence des ossifications du tissu fibreux dont quelques portions s'ossifient normalement, ainsi qu'on le voit pour les sésamoïdes, et par le mode même suivant lequel s'effectue l'insertion des tendons. On remarque, en effet, qu'il existe dans le Fnsion des point de jonctioîi des tendons aux os une sorte de fusion

tendons et des Jes deux tissus, d'où résulte une connexité tellement intime,

os. ' . . ,

que toujours les tendons se rompent dans leur continuité

plutôt que de se détacher des surfaces osseuses , et que la macération ne détruit que difficilement les adhérences des tendons à la surface des os.

Des différens os auxquels se fixe un muscle qui se contracte, les uns restent immobiles; les autres sont mis en mouvement : de là la distinction des insertions en insertions Jixes et insertions mobiles. Mais cette distinction érai-

fixes'^r "'f ïi^mment utile ne doit point être prise dans un sens absolu ;

les. elle ne s'applique, d'une manière rigoureuse, qu'à un petit

nombre de muscles qvii, comme quelques-uns de ceux qu'on trouve à la face, se fixant d'une part à la peau, et d'une autre part à la charpente osseuse de la tête , ne peuvent

J)F.S MUSCLES EN GÉNÉRAL. l3

imprimer de mouvemens qu'à leurs insertions cutanées.

Pour la plupart des muscles, au contraire , bien qu'ils aient

le plus habituellement une de leurs insertions fixe, et l'autre ^g^ iaser-

mobile , ces insertions peuvent changer de rôle les unes tions habîtael-

^ r A u* l6™ent fixes

par rapport aux autres, et devenir tantôt nxes , tantôt mobi- peavent develes: il faut donc établir avec soin, dans l'exposé de l'action nir mobiles, d'un muscle, l'état respectif de mobilité ou de fixité dans lequel on suppose les diverses insertions.

Nous ferons remarquer, à l'égard des insertions habituellement fixes , comparées aux insertions habituellement Différences mobiles, que pour les premières, il existe des inser- ^"^^"^^ '^^ ''^s^'^"

. . , , , ,. , , tions fixes et

tions multiples ou dissemmees , c est-a-dire présentant la les insertions forme membraneuse ou aponévrotiquej tandis que, pour ™''^'^"' les insertions habituellement mobiles, on trouve un tendon bien nettement circonscrit. C'est à cette disposition que se rapportent les expressions métaphoriques de tête et de L'attacbe moqueue, qui ont été données aux extrémités des muscles. .^^ est tou-

^ , , . joars isolée.

Ordinairement l'attache fixe d'un muscle se confond avec l'aLtache fixe de plusieurs autres, tandis que l'attache mobile Origine, terest toujours isolée. Pour faciliter la description , l'attache „asde°" "° habituellement fixe sera désignée sous le nom d'origine^ et l'attache mobile, sous celui de terminaison.

Structure des muscles.

Les muscles se composent de deux ordres de fibres : i° de fibres rouges ou contractiles qui constituent la fibre muscu- Fibres roulaire propremen t dite 5 2° défibres blanches , albuminées , résis- ^^ ?.^ *^""* tantes, non contractiles, ci ui constituent les tendons et les aoo- r-i lu névroses.Nous avons déjà indiqué, à l'article des ligamens, les gînées , résis-

• '^'1 1 ''11^1 ^1 ' tante.s,noncoa-

jjropnetes les plus générales des tendons et des aponévroses, tractil^-s appartenant comme eux au tissu fibreux : un mot sur les attributs particuliers de la fibre musculaire.

i". Couleur. La fibre musculaire offre une coloration rouge, dont l'intensité varie dans les différens muscles , et dans les

ï4 MYOLOGIE.

Couleur de différens individus. Cette couleur n'est un attiibut essentiel

la tibie masca- jg la fibre musculaire ni chez l'homme, cliez lequel les laire. , , ^ . '

fibres contractiles du canal intestinal sont blanchâtres, ni surtout chez les animaux , dont quelques-uns ne présentent que des muscles à fibres blanches. La coloration rouofe de la fibre musculaire est indépendante du ssng qui est contenu dans les vaisseaux du muscle.

2". Consistance. Ija fibre musculaire pre'sente une consis- Sa consis- tance variable chez les différens sujets: chez les uns, elle est ttioUe et se déchire avec facilité 5 chez d'autres , elle est plus ferme, plus résistante, et conserve, pendant un certain temps, après la mort, une rigidité qui ne lui permet de céder que difficilement aux tractions qu'on exerce sur elle. 3°. Volume. Sous le rapport de son volume ou de son épais- Son volnme. seur, lafibre musculaire a été le sujet d'un grand nombre d'hypothèses qui ne doivent point trouver place ici. Nous dirons seulement que tous les muscles sont divisibles en faisceaux de divers ordres, ces faisceaux en fibres distinctes, visibles à l'œil nu,et qu'on peut rendre très -apparentes, soit en les isolant par le secours de la dissection , soit en les faisant se crisper par l'action de l'alcool , de l'acide nitrique étendu d'eau , et même de l'eau bouillante. Leur forme est variable, et représente un Sa forme, prisme, tantôt à trois pans, tantôt à quatre, cinq ou six pans ; jamais elle n'es|, cylindrique. Quant à la longueur des fibres Salongaeur. charnues, elle varie dans les différens muscles. Il n'est qu'un petit nombre de muscles dans lesquels ces fibres, étant parallèles entre elles, ont toute la longueur du corps charnu.

Les fascicules charnus se présentent partout entourés de tissu cellulaire séreux qui , après avoir enveloppé chaque muscle comme dans une espèce de gaine, pénètre dans son épaisseur , et constitue une gaîne semblable pour ^issu cel- (.Jiaque faisceau et pour chaque fibre. Ce tissu cellulaire per-

iQJaire dcnve- ■ t /mi» t i i

loppe des fi- met le ghssement facile des faisceaux de divers ordres les

brcs mosçulai- y„g g^. jgg autres, et constitue autour d'eux une sorte d'at-

res*

imosphère qui les isole en même temps qu'elle les unit.

DES MUSCLES EN G^kÉBAL. i5

Soumise à l'analyse chimique , la fibre charnue des mus des, donne pour résultat.

Acide lactique libre en petite quantité (Berzéiius). Analyseclii»

Gélatine; quelques sels. uiiciae.

Osmazome , en quantité d'autant moins considérable, que le muscle appartient à un sujet moins avancé en âge.

Leucine. Substance qui a été extraite de la chair musculaire , en traitant celle-ci par des procédés décrits par M. Braconnot. (^Annales de chimie et de physique ^ tom. VIII.)

Indépendamment de la fibre albuginée et de la fibre charnue , il entre encore dans la composition des muscles, des vaisseaux, des nerfs et du tissu cellulaire. La part que ^^ ' prend ce dernier tissu dans la composition des muscles, vient d'être indiquée. Le mode de distribution des nerfs et des vaisseaux aux muscles, trouvera naturellement sa place dans la description des appareils vasculaire et nerveux (i).

Usages des muscles.

Les muscles sont les organes actifs du mouvement ; ils I^^s muscles

, . t- r 1 . / sont la pois-

constituent la puissance appliquée aux leviers que represen- ^^^^^ appli-

tent les diverses pièces du squelette. q"ée aux le-

viers.

Les mouvemens sont une conséquence de la propriété

qu'ont les muscles de se raccourcir, propriété connue sous

le nom de contraciilité musculaire ou inyotiUté. Le raccourcis-

^1. 1 > M ^ ^- \-> ' ' ■: Contraction,

sèment ci un muscle s appelle contraction-^ l état oppose s ap- relâchement

pelle relâchement, damnscle.

Phénomènes de la contraction musculaire. Pendant leur contraction , les fibres musculaires se plissent en zig-zag sui-

(i) Notre intention étant de réunir àla fin delà myologlcriiistoire des aponévroses, nous nous contenterons, pour le moment, des notions générales qui ont été exposées plus haut sur cette dépendance importante du tissu fibreux.

#8 3IYOL0O1E..

Etat de la vant leur longueur: le muscle durcit, et présente une augre pendanf'sa "^^"^'^'^^o" ^11 largeur et en épaisseur qui est proportionnelle contraction, au raccourcissement. 11 n'y a point d'oscillation dans la fibre musculaire pendant une contraction normale.

Passivité de Lcs aponévroscs et les tendons ne prennent aucune part dln'ea'se"" ^^^ ^ ^^ contraction ; leur rôle est entièrement passif.

Degré de ^^ degré de raccourcissement dont la fibre musculaire

raccourcisse- est Susceptible , ne saurait être déterminé d'une manière ment. . ,

rigoureuse : ce que nous savons, c est que le raccourcissement de la libre , et par conséquent fétendue des mouvemens, est proportionnel à la longueur de cette fibre. Force. ^" distingue dans la contraction musculaire la force et

Vitesse. la vitesse : la vitesse ou la vélocité de contraction est bien Etendue du distincte de Yétendue du mouvement. Celle-ci se mesure mouvement, p^r la longueur des libres musculaires; celle-là ne s'explique pas. Variable suivant le sujet, elle tient probablement à la rapidité plus ou moins grande de l'influx nerveux. Force mns- Force musculaire. La force musculaire se compose d'un culaire. grand nombre d'élémens. Depuis Borelli , on distingue dans

Intrinsèque, chaque muscle une force intrinsèque et une force efficace. Efficace. ^^ force intrinsèque est celle que des fibres musculaires déploieraient si elles étaient dans les conditions les plus favorables pour leur contraction; la force efficace est mesurée par l'effet produit.

L'appréciation de la force d'un muscle suppose la conpi. . naissance, i" du nombre des fibres; 2° de la qualité, de la)

nie meus ne- ' ' 1 ' , j

cessaires pour constitution de la fibre; 3° de la disposiiion du levier sur le-j

de^^k" 'force T^^^ '^ muscle agit; 4" de l'angle d'incidence du muscle sur

musculaire. Je levier; 5" de l'angle d'incidence des fibres musculaires par

rapport à Taxe fictif du muscle.

Influence, 1° Chaque fibre musculaire étant bien distincte des fibres

1°. unom- YQjsirjes et pouvant être considérée comme une petite puis-

bre des libres. ' >- ^ i

sance, on conçoit que plus il entrera de fibres dans un

muscle, et plus la contraction de ce muscle sera énergique.

2° La qualité, la constitution de la fibre, l'intensité du

DES MUSCt-ES EN GKÎSKF.AL. f]

Stimulant, n'influent pas moins sur la force de contraction ^ ,

^ /a». Deîaqua-

d'un muscle que le nombre de ses fibres. Pour s en con- lité de la fibre

vaincre, on n'a qu'à comparer l'éneroie de mouvement duu ^} ,^^. l'inten- . . . . ^l'fi du stiinu-

individu qu'anime la colère avec celle d'un individu pai- lant,

sible.

3° La détermination de l'espèce de levier (i), que repré- 30, De ressente l'os sur lequel agit le muscle, est un point fonda- P^*'^ ^* ^^^*^''* mental dans l'action musculaire. On démontre en mécanique que la puissance agit avec d'autant plus d'efficacité, que son bras de levier l'emporte davantage sur celui de la résistance. Or, le levier le plus répandu dans l'économie est celui du troisième genre, c'est-à-dire celui dans lequel la puissance, s'insérant entre le point d'appui et la résistance, agit par le bras de levier le plus défavorable,

4" Sous le point de vue de l'énergie du mouvement , le le- 4'"- Brièveté

,1 . • 1 'f> 1 1 -Il '^'i 1>''3S du Je-

vierdela puissance est aussi deiavorabie que possible, car ^j^^. ^j^ 1^ -g. les muscles s'insèrent en général à côté du point d'appui, sance. Mais par une sorte de compensation , qui est toute à lavan- Vitesse et tage de la mécanicfue animale , les mouvemens 'eaonent '^'^^^"^ ""

«J ' ' 00 mouvement en

en vitesse et en étendue ce qu'ils perdent en force. Or^ la raison inverse

de la longueur du bras dele-

(i) Rappelons ici îes notions les plus générales du levier. On eu- ^'°'^* tend par ce mût en mécanique une verge inflexible qui peut tourner autour d'un point. Le point sur lequel tourne le levier s'appelle point d'appui; le moteur s'appelle /?Jf/^<^i"â!/2ce; l'obstacle à surraonter s'appelle résistance ; l'espace compris entre le point d'appui et la puissance s'appelle bntjS de levier de la puissance; l'espace compris entre le point d'appui et la résistance est le bras de levier de la résistance.

On a distingué les leviers en trois genres , eu égard à ia situation respective des trois élémetis : 1" levier dn premier ge72re ou. intermobile, lorsque le point d'appîû se trouve entre la puissance et la résistance; 2" levier du second genre ou inlerrésistant ^ quand la résIsUuîce se trouve entre le point d'appui et ia puissance; 3" le~ vier du troisième genre ou interpinssant , quand la puissance se troîive entre la résistance et le point d'appui.

iS MYOLOGIE.

force pouvait s'obtenir par la multiplication des muscles et par

Èmnloî tles Celle (If S fibres cliamncs de chaque nuisclc. Toutefois les leviers

leviers les plus et Ics dispositions de levier les plus favorables à la puissance,

favorables à la . i i ' • ... i i '

««: .,,r,^» se rencontrent dans les régions qui ex!0[eaient un srand deploiement de force : tel est le pied dans son articulation avec la jambe, qui offre un exemple de levier de second genre; telle est la tête dans son articulation avec la colonne Vertébrale, qui offre un exemple de levier du premier genre. 5° De r* - ^'' L'/z/c/c/^/î^i? la plus favorable à la puissance est l'inci-

cidence de la dence perpendiculaire. Or, dans I économie, les muscles étant

naissance. i - i "il*.. • '• » .

*^ couches sur les os quils doivent mouvoir, s insèrent, pour

la plupart, à ces leviers sous un angle extrêmement aigu. Leur incidence serait bien plus défavorable encore, sans les renflemens que présiMitent les extrémités articulaires des os, renOenîens qui éloignent les muscles du parallélisme: Elle est que! d'ailleurs, rincidence s'approche plus ou moins de la per-

quefois per- j^jj^ij|,jjj,g ^^j|^ devient même perpendiculaire, et se

pendiculaire. * ' ^ ' ' '

trouve combinée avec un levier extrêmement avantageux,

lorsque les besoins de l'économie réclament cette double

disposition : exemple, le pied dans son articulation avec

la jambe.

Une remarque importante à faire dans la détermination L'incidence ,,,.,? , , . . , . ,

d'an muscle OC 1 action u un musclc, c est que son incidence varie dans

varie dans les |gg cUffércns temps de son action : tellement qu'un muscle,

divers temps , ^ ^ i • i "i

de son action, qui est presque parallèle au levier, lorsqu il commence à

se contracter, lui devient perpendiculaire dans un temps

Moment d'un Joiiné de son action. J'appellerai moment cran muscle ce

nmscle. temps de l'action de ce muscle, où son incidence perpendi-

culaire lui donne tout le degré d'énergie dont il est sus- i ceptible : ainsi le moment de l'action du biceps fémoral a lieu lorsque la jambe fait un angle droit avec la cuisse. Il est un certain nombre de muscles dont le moment coïncide avec le commencement de leur action : tels sont les jumeaux et soléaire. 11 est quelques muscles dont 1 incidence est la même dans tous ies temps de leur aciion, et qui,

DES MUSCLES E3« Gi;>KRAI-.. 19

par conséquent, n'ont pas tie moment : îei est le nniscie deltoïde.

6" Quant à l'angle d incidence des fibres musculaires OMnciden-

.. < 1' r ^"f r 1 x^ j J *^„ ce des fibres

par rapport a laxe iictii cl un musc'e, ou au tendon de ter- .

r rr ' par rapport a

njinaison, il est une cause de déperdition de force, d autant l'iixe fictif d'un plus que cet angle est lui-même plus considérable. Pour un certain nombre de muscles, les libres aponévrotiques font suite aux fibres charnues; pour d'autres, l'angle d incidence de la fibre musculaire est tellement aigu qu'on peut le négliger.

appréciation de Faction ou dès usages des muscles. Puisque Règles poar

la contraction d'un muscle consiste dans le raccourcissement ^PP'ec'^f'o^

de 1 action des

de ce muscle, il s'ensuit que, pour déterminer l\ priori son ac- iiiusclss. tion, il suffit de connaître les attaches d'un muscle et sa direction. On pourra expérimentalement l'apprécier, en plaçant le membre dans une position telle , que le muscle soit dans le relâchement le plus complet.

Or, comme un muscle remplit d'ordinaire plusieurs usages

à la fois, il convient de placer le membre dans plusieurs L'action d'an

positions, afin de noter auelles sont celles de ces positions ™°^^-'' *® ^" r T X 1 termine.

pendant lesquelles le muscle tombe dans le relâchement. Prenons, pour exemple, le grand fessier. Veut-on obtenir le relâchement complet de ce miuscle.'^ il faut, i° étendre le ^, Par le refémur sur le bassin; 2^ le porter dans l'abduction, .S° lui lâchement de

, -111 1 T ce muscle,

impruner un mouvement de rotation de dedans en dehors:

donc le grand fessier est à la fois, 1° extenseur de la cuisse sur le bassin , 2° abducteur, 3° rotateur en dehors.

Pour contre-épreuve, il faut placer le mensbre dans une 30 p^r ^ position telle que le muscle soit dans l'état de tension le tension. plus complet. Les attitudes successives dans lesquelles le muscle sera tendu seront l'opposé de celles que prend le membre pendant la contraction de ce muscle: ainsi, le grand fessier relâché épiouvera, i" un commencement de tension par la rotation de dehors en dedans; 2" un second degré

20 ' MYOLviGlK.

de tension dans iadduciion 5 3" un troisième et dernier degré dans la flexion de, la cuisse sur le bassin. liè"le pour Lorsqu'un muscle se réfléchit, il faut, pour déterminer les inascles ré- son action, faire abstraction de toute la portion de mus-

tléchis. , . i N 1 1 'fî • 1 •

cie qui est en deçà de la rellexion, et supposer la puissance transportée au point môme de la réPiexion. Action des L'actiou des muscles disposés en spliincter est de resephincteis. serrer les ouvertures autour desquelles ils sont placés.

Des muscles Lorsqu'un muscle est curviligne , le premier temps de curvilignes. g^^ action a pour effet de ramener le muscle à la direction rectiiigne.

Les insertions d'un muscle ne sont ni également fixes, ni

Point fixe également mobiles. On appelle point fixe (Vun muscle l'ex-

d un muscle, trémité du muscle qui reste immobile pendant sa contrac-

^ . tion; mais le point fixe peut devenir to/.7/ mobile dans cer-

Point mo- ' ^ ^ , . ,

bile. taines circonstances : d'où ia nécessité de supposer, dans la

détermination de l'action du muscle , que le point fixe deviendra point mobile, et réciproquement.

Le point fixe le plus habituel est l'attache la plus voi- Contractions . , ^ , ,, . , , .

nécessaires Sine du troiic. Ur, comme, a peu d exceptions près, le point

pour mainte- fixe n'cst jamais parfaitement fixe, et comme, d'une autre

Tiir le point ,, . ,, , , i • r-

fixe d'un mus- P^'"'' 5 ^ ^ction d un nuiscie prirtagee entre le point iixe et cle. le point mobile, serait singulièrement afiiiiLlie, il importe

que le point fixe soit maintenu par la contraction d'autres muscles dans un état de fixité aussi compiet que possible. Cette succession de contraction , qui peut avoir lieu dans un rayon très-étendu, doit êire connue du médecin et du physiologiste.

Lorsqu'un muscle passe sur plusieurs articulations, il meut successivement toutes ces articulaiions, en commençant par celle de ces articulations qui avoisine le point d'insertion mobile.

Muscles con- ^^^ muscles qui concourent au même niouvement sont génères. appelés Congénères ] ceux qui font exécuter des mouvemena

Am.'igonistes. opposés sont appelés antagonistes: ainsi, tous les muscles

OES aîLSCLES EN GïiKEÏlAL. ai

fléchisseurs sont congénères; les muscles fiéchisseiirs sont antagonistes des extenseurs.

Deux muscles peuvent être congénères sous certains rap- Mnsdesconports et antagonistes sous d'autres. Lorsque ces deux mus- goures sons

Page 1