APONÉVROSES DU MEMBRE ABDOMINAL
Les aponévroses du membre abdominal comprennent: i° l'aponévrose fémorale; a» l'aponévrose jambière; 3° les ligamens annulaires, qui brident les tendons des muscles de la jambe au moment où ils vont gagner la face dorsale ou la face plantaire du pied- 4° les aponévroses plantaires et dorsales du pied; 5° enfin les gaines tendineuses qui maintiennent les tendons appliqués contre les phalanges des orteils. Nous allons décrire successivement ces diverses parties.
De l'aponévrose fémorale.
rutiiitéde D'api'ès les généralités dans' lesquelles nous sommes enl'aponévrose très au sujet des aponévroses, il est facile de concevoir que fémorale. j^g musclcs aussi nombrcux que ceux de la cuisse, des muscles aussi longs, aussi lâchement unis entre eux, et qui,' d'ailleurs, éprouvent presque tous une réflexion plus ou moins marquée autour de l'articulation du genou, doivent
APONlSVROSKS DU MEr^BRË ABDOMIKÂL. 335
être maintenus solidement appliqués les uns contre les autres et contre les os , d'où la nécessité de Vaponévrose fémorale qui constitue une vaste gaine fibreuse contenant les muscles sans les comprimer , et dont la résistance est rigoureusement proportionnelle à la force des muscles et à leur tendance au déplacement. Sa face superficielle ou sous-cutanée est séparée delà peau par une lame fibreuse très-mince, /a jc^^îk- Sa face sa^ perficialis^ dont l'existence est surtout facile à démontrer au- perficielle. dessous de l'arcade fémorale et le long de la veine saphène. C'est entre l'aponévrose fémorale et le fascia superficialis, le- ^ quel est formé par la réunion de tous les prolongemens et nerfs sousfibreux nés de la face profonde du derme, que rampent les ^^^^^^^ ^^^^
'■ ^ . situes entre 1 a-
vaisseaux et nerfs sous-cutanés qui communiquent avec les ponévrose févaisseaux et nerfs profonds, soit par de simples ouvertures, ^°^^^^ ^^ I®
»•'*•• ' fascia supern-
soit par des conduits fibreux plus ou moins longs. Sous ce cialîs. fascia sont encore situés les ganglions et les vaisseaux lymphatiques les plus superficiels de l'aine.
Un grand nombre de nerfs cruraux superficiels ont des petites eaîgaines spéciales qui sont en quelque sorte creusées dans ^es spéciales
t> / . 1 , pour les nerfs.
V épaisseur de cette aponévrose.
L'aponévrose fémorale est comme criblée de trous au niveau des vaisseaux cruraux, depuis l'arcade fémorale jus- partie supéqu'à l'abouchement de la veine saphène dans la veine cru- rienredei'aporaie. Ces trous, qui se voient dans un espace triangulaire dont la base est en haut^et le sommet en bas , sont destinés au passage d'un très-grand nombre de vaisseaux lymphatiques, qui de superficiels deviennent profonds. On dirait que Vaponévrose manque complètement dans toute cette étendue : aussi l'a-t-on appelée portion criblée ou fascia cribri- , , Portion cn-
r • Ti ' t • T 1 1 • *"^ fascia
tormis. Il n est pas rare de voir un ganglion lymphatique çribrîformis. engagé dans une de ces ouvertures.
De toutes ces ouvertures, la plus remarquable est sans contredit celle de la veine saphène interne, au moment où elle , , Ouverture
A ' de la veine sa-
va se jeter dans la veine crurale , à la partie supérieure de phènç interne. la cuisse, huit à dis lignes -au-dessous de l'arcade crurale ;
APONEVKOLOGIE,
cette ouverture, qu'on appelle improprement V orifice inférieur du canal crural^ semble n'exister que dans sa moitié inférieure, à raison de l'absence presque complète de l'aponévrose au-dessus de l'ouverture de la saphène; d'où la disposition semi-lunaire de l'aponévrose au niveau du passage de la veine.
Face pro- \j2l face prof onde de l'aponévrose présente une foule de fonde de 1 apo- ppolongemens qui pénètrent dans l'intervalle des muscles et
névrose. * \ ^ ^ •tit-»
leur forment des enveloppes ou gaines particulières. De tous ces prolongemens, les plus considérables sont deux cloisons aponévrotiqUes latérales , cloisons intermusculaires ^ étendues de l'aponévrose fémorale à la ligne âpre, ayant la forme d'un triangle dont la base est en bas et le sommet en haut, cloisons extrêmement épaisses, surtout à leur base.
Des cloisons intermusculaires de l'aponévrose fémorale.
On les divise en interne et en externe^
i". Cloison intermusculaire inferns. Servant à la fois de cloi-
Cloison in- son , d'aponévrose d'insertion et de gaîne pour le vaste inr
interne. teme, étendue depuis la ligne oblique antérieure qui va du
grand au petit trochanter jusqu'au condy le interne du
fémur.
Sa face antérieure donne attache dans toute son étendue - ^ au vaste interne: sa face postérieure est appliquée contre les
Ses rapports. ' ^ rr t
adducteurs, aux aponévroses desqueh elle est fortement unie. Son bord interne s'attache à la ligne âpre ; son bord externe est très-épais, et saillant en bas, où on le sent comme une corde, soutenu qu'il est par le tendon inférieur du troisième adducteur. Il semble se continuer en bas avec le ligament latéral interne du genou.
Cette cloison intermusculaire est composés de faisceaux verticaux très-forts, un peu obliquement étendus de dehors
Disposition ,, ii -, ^ ^ - i-i-
des faisceaux. ®" dedans et de haut en bas. Ces faisceaux sont brides en bas, au-dessus du condyle interne, par des fibres transver-