APONÉVROSES DU MEMBRE THORACIQUE
La cloison intermusculaire externe naît du bord antérieur t,.
, ^ Disposition
de la coulisse bicipitale par une extrémité étroite et très- de la cloison.
épaisse, aui se confond avec le bord postérieur du tendon i'^*^"""*<=^ ^i-
r ' T I re externe.
du deltoïde, gagne le bord externe de l'humérus, s'élargit en s'amincissant un peu , sépare les muscles antérieurs des muscles postérieurs, et plus particulièrement le triceps du brachial antérieur, en donnant insertion aux uns et aux autres. Cette cloison est très-obliquement traversée par le nerf
T , 1, ^ 1 ' ^ ri -1 ' • Elle est tra-
radial et par 1 artère humerale proronde , qui , de postérieurs versée par le
qu'ils étaient d'abord , deviennent antérieurs, La gaîne de ce ^^^^^ radial et
l'artère humé-
nerf et de cette artère établit donc une large communication raie profonde. entre la gaîne antérieure et la gaine postérieure.
La cloison intermusculaire interne^ plus large et plus
, . ,, . , . 11 A 1 , 1 Disposition
épaisse quel externe, triangulaire comme elle, naît du bord de la cloison postérieur de la coulisse bicipitale, au-dessous du grand rond, i"termusculai-
• 1 11 u !-• 1 ' 11 • reimerne.
se continue avec le tendon du coraco-brachiai qu elle croise à angle très-aigu , et avec lequel elle s'unit et se confond en partie, longe le bord interne de l'humérus, auquel elle adhère fortement , et se termine à la tubérosité interne de cet os. L'une et l'autre cloisons sont formées par des fibres Direction des et des bandelettes qui se détachent successivement des bords stituent l'une correspondans de l'humérus , et donnent attache aux mus- ^^ l'autre eioi-
1 1 1 • 1 / • • . , , sons.
des brachial antérieur en avant et triceps en arrière. Le
nerf cubital, antérieur à cette cloisoH dans sa partie supé- ,. , ^ ^^'
' 1 r bital traverse
rieure, la traverse, et reste accollé contre sa face posté- la cloison inrieure, en passant dans l'intervalle des insertions du triceps. *^'"™"^<="l^"'^
' ^ 1^ interae.
De ces deux grandes gaines partent les gaines propres des muscles : le muscle deltoïde a sa gaîne propre : a* une ^^i"*'* P'°"
, , , près des rans-
lame aponévro tique, mince, qui va s'épaississant de haut en des. bas, que constituent en grande partie des fibres verticales, et qui devient une des origines de l'aponévrose antibrachiale, sépare le biceps du brachial antérieur ; 3° les vaisseaux bra-> chiaux et le nerf médian ont une gaîne particulière qui reçoit en haut la veine basilique et les nerfs cubital et cutané
, , 7 7 f ; Canal bra-
mterne : c est le canaL brachial.^ analogue du canal ferao- chial, 2. a3
354 APONÉVBOLOGIE.
, ralj qui établit une communication entre le tissu cellu-
laire du creux de l'aisseile et le tisssu cellulaire du pli du coude; 4° une lame aponévroîique sépare , dans sa moitié supérieure , la longue portion du triceps des autres portions de ce muscle. La gaine du coraco-brachial se détache du bord interne du biceps.
Nous devons considérer comme des dépendances de la
Les veines »,,.,, , • t i ' n /
superficielles gamc brachiale les enveloppes particulières qu elle lournit ont des gaines jj^jj yeines céphalique , basilique, médiane, aux rameaux du
propres. .* *■ ^ / ^ r • \ t
îierf bracbial cutané interne et aux rameaux superficiels du
îierf musculo-cutané. Lorsq|u'une artère ou une veine sous-
aponévrotique doit devenir sous-cutanée, presque toujours
la perforation de l'aponévrose se fait par arcade.
Le grand Nous cherchons vainement pour cette aponévrose un
erand^'' dorsal "^^scle tcnsciir analogue au muscle du fascia-lata ; le grand
sont tensems pectoral et îo grand dorsal suffisent de reste pour opérer
de cette apo- .. ^
çévrose. Cette tcnsion.
DES ArOMÉVROSES DE l'aTANT-BRAS ET DE lA. MAirf,
Aponévrose antibrachiale.
Préparation. Faites une incision circulaire à la peau, immédiatement au-dessus de l'articulation du coude; abaissez de cette incision deux autres incisions verticales, l'une antérieure et l'autre postérieure, qui se terminent au poignet : que ces incisions arrivent jusqu'à l'aponévrose sans l'entamer. Détacliez ensuite la peau avec précaution , en ayant soin d'enlever en même temps le tissu adipeux sous-cutané : vous pourrez ménager les veines et les nerfs superficiels. Vous étudierez la face superficielle de l'aponévrose, puis vous ouvrirez successivement les gaines qu'elle fournit. Disposition L^ ciponévrose antihrachiale forme une gaîne générale qui générale de eutourc OU étrciut tout l'avant-bras , la crête du cubitus ex
l'aponévrose , i i • i a
antibrachiale, ceptec. A travers la demi-transparence de cette game com mune, on voit qu'elle est comme cowpée par des lignes blan ches, généralement verticales, qui répondent à autant d'é paississemens de cette gaîne, et a,'ux cloisons intermusculaire qui s'en détachent.
APONÉVROSES nV MEMBRE THORACIQUE. 355
Séparée de la peau par les veines et les nerfs superfi-
. -, , , .. ., Rapports
Ciels j 1 aponévrose antibrachiale donne à sa partie supé- superficiels.
rieure de nombreuses insertions aux muscles qu'elle revêt ;
ce qui rend sa dissection très-difficile. Mais en incisant lon-
\sfitudinalement les gaines qu'elle fournît à chacun des mus- ï^apports ° ^ , . profonds,
des, en retirant avec précaution ces muscles de leurs gaines,
vous pourrez vous faire une bonne idée des compartiaiens Mnîtîplicité anguleux, si multipliés, en lesquels est divisée cette aponé- ^^^ compartl-
TT, 1. 1 1 1- / p M mens de l'apo-
vrose. slX d abord disons que cette aponévrose, comme d ail- névrose.
leurs toutes les aponévroses d'enveloppe, est composée de „.,
i rr ' r Fibres pro-
fibres propres et de fibres surajoutées \ que les fibres propres près, sont circulaires ou à peu près , plus ou moins obliques , plus Fibres sarou moins entrecroisées, que les fibres surajoutées sont yer- ^'°"'^^^*' ticales; que cette aponévrose est deux fois plus épaisse sur la . ^®"^ direcface dorsale que sur la face palmaire de l'avant-bras ; que son épaisseur et sa résistance vont en augmentant de haut en bas j inégaie'cirraque cette aponévrose est fortifiée par un grand nombre de ponévrose. faisceaux surajoutés, qui sont une expansion des tendons
, , . ,, . . 111-1 ' Expansions
aponevrotiques des muscles qui 1 avoisinent : le brachial ante- des tendons rieur envoie en dehors l'aponévrose anti-brachiale , le biceps aponévroti-
j , ^, . 11-1 •' 1 quesquilafor-
en dedans et en avant, et le triceps brachial en arrière des ufient. expansions aponevrotiques, dont la plus remarquable est sans L'expansion contredit celle du biceps, qu'on peut considérer comme le du biceps est la
, 1 1 • ' • 1 ' v\a^ considé-
muscle tenseur de la partie antérieure de cette aponévrose, labie. Cette expansion est réellement une des terminaisons du biceps; elle fait suite à ses faisceaux les plus externes, et naît en outre du bord externe et de la face antérieure du tendon de ce muscle. L'expansion du biceps, si importante à cause de ses rapports avec l'artère brachiale, se porte obliquement en dedans et en bas, et s'épanouit en coupant perpendiculairement les faisceaux aponevrotiques verticaux nés des tubérosités interne et externe de l'humérus. Je regarde comme sur-
, ^ o Faisceaux
ajoutes les faisceaux aponevrotiques nés des tubérosités in- surajoutés nés terne et externe de l'humérus , faisceaux qui font suitQ au -^^s ttiLérosites
' T- ^ de 1 humérus.
tendon commun d'insertion des muscles de l'avant-bras , et
556 ApowiSvs.oio<ME*
^, , , ^ constituent la paroi antérieure de ces deux pyramides multi-
fhmidesfibreu- locuîaires, î.'uîîe iiîteine et l'autre externe, êe cette série de
ses multiioco" cornets , comme les appelle B'L Gerdy , dont chacun donne
naissance aux muscles de ces régions. Je ne passerai pas sous
silence cette épaisse bandelette aponévrotique , née de toute
an cubital an- 1^ longueur de la crêîe du cubitus , qui, en se dédoublant,
îcriear. donîte îî.aissance an cubital antérieur , et qui , par sa face
interne, donne attache au fléchisseur sublime.
L'aponévrose antibrachiale présente plusieurs ouvertures Ontertttpes vasculsires et nerveuses ; mais j'appellerai l'attention sur
"vasculaires et , .,,,,"., tii
■nerveuses. ^^^^ ouverture tres-consiclerabie qui existe au pu du bras, et Ouverture ^ue circoKscrit en dedans le bord externe de Fexpansion Bn pli da cou- aponévrotique du biceps; ouverture qui établit une large communication entre le tissu cellulaire sous-cutané et le Crenx du pU ^^^^^^ Cellulaire sous- aponévro tique du pli du bras, et qui «lu coude. conduit dans une espèce de creux où se voient le tendon de biceps, l'artère brachiale, le commencement de l'artère radiale, et le nerf médian, creux tapissé par des lames aponévro - Lames apo>- ^i'ï'^^s, savoir, en dehors par le feuillet qui recouvre la partie névrotiques interne du long supinateur, des radiaux et du fléchisseur gui e apissen g^j^iii^g^ q^ g^ dedans par le feuillet qui complète la gaîne du rond pronateur ; creux qui communique en haut avec le canal de l'artère brachiale, et en bas avec les canaux qui transmettent à l'avant-bras les artères radiale, cubitale, interosseuse , et le nerf médian.
De la face interne de l'aponévrose antibrachiaîe se détachent une multitude de lamelles qui constituent les gaines musculaires suivantes :
ï". A la région antérieure de l^açant-bras , une cloison apo-
sé re 16^11^5- ^^^^^''^^^^ transversale, plus épaisse en bas qu'en haut,
clés superfi- sépare les muscles de la couche superficielle des couches
dis profomls'. *ïiusculaires moyenne et profonde , formées , la première
par le fléchisseur sublime , la seconde par le fléchisseur
profond des doigts et le long fléchisseur propre du pouce.
D'autres cloisons antéro-postérieures séparent les muscles de
APONÉVEOSfiS DU MEMBRE THOEAGIQIIE4 $57
la couche superficielle les uns des autres. En bas , les gaines Cloison andu radial antérieur et du palmaire grêle, parfaitement dis- ^^^<*"P*^***'^^^"' tinctes , sont sur un plan antérieur au reste de l'aponévrose , Gaî e d ce qui avait fait dire à quelques anatomisîes que l'aponévrose ^^^àhl antéétait traversée par les tendons de ces muscles , et nommé- l^aire^êi^^ ment par celui du palmaire grêle. L'artère radiale a une gaine Gaine do propre dans toute son étendue. L'artère cubitale et le nerf l'aptère rôdiala cubital n'ont de gaîne propre qu'à la partie inférieure de l'avant-bras.
2°. A la région postérieure de V avant-bras , l'aponévrose cloison quî antibrachiale est beaucoup plus épaisse qu'à la région anté- sépare les mns-
• TT 1 1 ' 1 î 1 1 1 ^^^ superfî-
rieure. Une lame transversale sépare les muscles de la couche deia des mussuperficielle de ceux de la couche profonde ; des cloisons "^^^^ profond», antéro-postérieures subdivisent ces gaines communes en un Cloisons annombre de gaines particulières proportionnel à celui des mus- *6'^o-poste"eucles. Ainsi, nous trouvons une première gaîne propre pour l'extenseur commun des doigts, une deuxième pour l'exten- caînes proseur propre du petit doigt, une troisième pour le cubital pos- P''^^ ""^^ ^~
, % .. ,0 /■! i"3 ■ vers musdcsk
teneur^ une quatrième pour i ancone : les muscles long supinateur et radiaux externes paraissent être dans la même gaîne • mais une iame aponévrotique plus ou moins'distincte isole le premier de ces muscles 5 le court supinateur a aussi une gaîne propre. Nous trouvons une gaîne commune pour le long extenseur du pouce, et l'extenseur propre dell'index. Le long abducteur et le court extenseur du pouce, qui ne sont, à proprement parler, qu'un seul et même muscle , ont également une gaîne commune qui les accompagne jusqu'au ligament dorsal du poignet.
Du ligament annulaire dorsal du poignet j et de rapooiévrose dorsale du métacarpe.
1°. Du ligament annulaire dorsal du poignet. Nous pouvons considérer ce ligament comme une dépendance de }^ ®^* ""^^
,, , •11-1 • • T • dépendance de
i aponévrose antiDrachiaie , qui, parvenue au mveau du poi- j'aponévrose gnet, est renforcée par un grand nombre de fibres. C'est une amibruchiae;
358 APONÉVROLOGIE.
Seslimites. bandelette de six à huit lignes de large, obliquement jetée
en dedans et en bas sur les tendons extenseurs de la main,
interrompue par des ouvertures vasculaires, et qui ne se
distingue de l'aponévrose antibrachiale que par son épaisseur
un peu plus considérable et par sa disposition en faisceaux
parallèles. Elle naît en dedans de l'os pisiforme et de l'apo- Son origine. , , . ^ i a ^ • i
névrose palmaire, contourne le cote interne du carpe, puis
- Sa direction. ^ , . . i i ■> i
sa race postérieure, est interrompue par le bord externe de
la coulisse des deux radiaux, renaît de ce bord externe pour
recouvrir le côté externe du poignet, et se terminer en s'in- Sa terminaison , . ,. . , ,, , m i • i
serant, partie au radius, partie a l aponévrose antibrachiale.
De la face antérieure de cette épaisse bandelette fibreuse
Prolonge- naissent de petits prolongemens qui s'interposent entre les
mens qui nais- tcudous nombrcux qui traversent les régions dorsale et ex-
sent de sa face , . i t
profonde. terne du carpe, et convertissent en canaux les coulisses ou
gouttières, dont les extrémités inférieures du radius et du
cubitus sont sillonnées. Ainsi, en procédant de dehors en
dedans et d'avant en arrière, nous trouvons, i^ une gaîne
Il existe six particulière pour les tendons réunis du long abducteur et du
gaines bien i o oo i a t •
distinctes pour court cxteuscur du poucc; 2 et o deux gaines distinctes au lestendons des niveau du radius : l'une pour les deux radiaux externes, ^ ' l'autre pour le long extenseur du pouce, lesquelles gaînes se
confondent plus bas en une seule gaîne complètement fibreuse; 4° ""^ quatrième gaîne, plus forte que les précédentes, est destinée à l'extenseur commun des doigts et à l'extenseur propre de l'index; 5° une cinquième gaîne, complètement fibreuse dans toute sa longueur, appartient au tendon de l'extenseur propre du doigt; 6° enfin, la gaîne du cubital postérieur extrêmement forte, se prolonge au-dessous du cubitus, et conduit le tendon jusqu'au cinquième métacarpien. Toutes ces gaînes sont d'ailleurs tapissées par des synoviales gynoviales qui remontent assez loin au-dessus du ligament
qui les tapis- , . "
sent. dorsal, et qui, d'une autre part, conduisent les tendons
très-bas, quelquefois jusqu'à leur terminaison.
2^, Uaponévrose dorsale du métacarpe fait suite au liga-
AP0N1SVB.0SBS DU MEMBRE THORACIQUE, SSg
ment annulaire dorsal : c'est une lame aponévrotique très-
, f, , . , Aponévrose
mince, composée de fibres transversales , qui sépare les ten- dorsale da mé-
dons extenseurs des vaisseaux et nerfs sous-cutanés. Un tissu t^*^^''?®cellulaire, lâche, extensible et élastique, remplace les synoviales à l'égard des tendons extenseurs , et permet le glissement facile de ces tendons.
Du ligament annulaire antérieur du carpe.
La gouttière profonde que présente la face antérieure du carpe , est convertie en canal par une bandelette fibreuse extrêmement épaisse : c'est le ligament annulaire antérieur du l^ig^ment an'
■■• '-' .... nmaire ante-
carpe. Ce ligament naît en dedans par deux origines bien dis- riear da carpe, tinctes que sépare le nerf cubital, i*^ du pisiforme et du tendon g^ double du cubital antérieur; 2° de l'os crochu ; le premier faisceau se origine en de porte de haut en bas , le second transversalement ; de là leurs iibres réunies, les unes transversales, les autres croisées en sautoir, vont se terminer au trapèze et au scaphoïde , en envoyant une expansion à l'aponévrose du thénar, avec laquelle elles se continuent. Du reste, ce ligament fait suite en haut à l'aponévrose antibrachiale qui s'épaissit beaucoup , nue avec lapoimmédiatement au-dessus de lui: il reçoit en avant le tendon "evross untiépanoui du palmaire grêle, et se continue par son bord inférieur avec l'aponévrose palmaire. Sa face antérieure donne insertion à la plupart des muscles de l'éminence thénar et de l'éminence hypothénar. On ne voit et on ne décrit ordinaire- ^ , , ,
•^ ^ On ne décrit
ment que la plus petite partie de ce ligament, la partie libre, en génénd que Si vous voulez vous en faire une bonne idée, enlevez avec j P^!?*^ ^'^'^
' de ce ligament.
précaution les muscles qui s'insèrent à sa face antérieure ; vous verrez alors que ce ligament décrit en dehors une courbure à concavité interne pour aller s'attacher au ^scaphoïde et au trapèze, et que c'est dans son épaisseur qu'est creusée C'est dans la gaine du radial antérieur, gaine complètement fibreuse en '''°" epaibscur
<-> ' o i qu est crciisiie
haut, osseuse et fibreuse en bas, où elle convertit en canal lagaînedn râla gouttière du trapèze, "^''^ améneur.
Tandis qu'il existe en arrière, pour le ligament dorsal du
36o APON^VKOLOOÏE»
Il n'existe Carpe, presque autant de gaines synoviales qu'il y a de tenquune ^^" ^ (Jons, ici , neuf tendous et le nerf médian forment un seul
gaine pour les ' '
neuf tendons faisceau que lubrifient une synoviale ou deux. Cette synoviale
fléchisseurs et / . !• •• • • ^^ j' mi ^ i-
1 nerf ^é- P^^^^*^ disposition curieuse , Sujette d ailleurs a Dcau-
dian. coup de variétés. Elle tapisse la face postérieure du ligament
Delà grande annulaire antérieur du carpe, se prolonge au-dessus et aucarpeV ^ " dcssous de ce ligament, se réfléchit, sans s'interposer enti'e les divers tendons , sur la face antérieure du faisceau que forment les tendons fléchisseurs et le nerf médian en dehors. Pour avoir une bonne idée du trajet ultérieur de cette synoviale, coupez les tendons à la partie inférieure de l'avant-bras , et renversez -les en avant sur la paume de la main ; vous verrez la synoviale se réfléchir sur le bord interne du faisceau tendineux , tapisser la face postérieure de ce faisceau en s'enfoncant plus ou moins entre les tendons qu'elle isole les uns des autres d'une manière assez peu régulière; vous la verrez se réfléchir sur la gouttière du carpe , en se prolongeant en haut et en bas beaucoup plus loin qu'elle ne l'avait fait antérieurement, et se diviser en bas en quatre petits prolongemens qui correspondent aux tendons destinés à chaque doigt. Ce n'est pas tout encore, il existe ynovia e ^^^ autre svnoviaie destinée au lon^ fléchisseur propre du
propre au long -^ D i r
fléchisseur du poucc. Pour la découvrir, incisez la synoviale au moment où pouce. ^y\q se réfléchit en dehors du iisraraent annulaire sur le nerf
médian et sur la face antérieure du faisceau tendineux; vous verrez une synoviale spéciale très-étendue qui remonte trèshaut le long du tendon du fléchisseur propre du pouce, et qui se prolonge en bas jusqu'à la dernière phalange de ce doigt.
De l'aponévrose palmaire-
La portion Ij'aponéurose palmaire forme une gaine commune à tous moyenne est les muscles de la paume de la main , et se divise en trois porment " décrite ^îons : Une moyenne ^ et deux latérales. sous le nom A. Portion moyenne. C'est la seule qui soit généralement
d'aponévrose j r • i ,, , , , ,,
palmaire. décrite SOUS le nom d aponévrose palmaire ; elle est tnangu-
APONÉVROSES Df MBMBRE THORACIQUE. 36 1
laire, forte, mais d'une épaisseur variable, et bride d'une manière efficace les nombreux tendons subjacens.
Elle naît, i° de la face antérieure et du bord inférieur du ligament annulaire antérieur du carpe j 2° du tendon du petit palmaire qui peut être considéré comme son muscle tenseur. C'est entre ces deux origines que l'artère cubitale pénètre Sa double dans la paume de la main. Il n'est pas rare de voir le tendon origine. épanoui du petit palmaire former à lui seul un plan fibreux antérieur à l'aponévrose palmaire propremert dite. Etroite et
, . , . . „ , , . , ,, . Sa forme
épaisse a son origine , i aponévrose palmaire va s élargissant triaugulaùe. de haut en bas, et, parvenue au niveau des têtes du métacarpe, se divise en huit languettes pour les quatre derniers ^^ division doigts. A l'endroit de cette division, se voient des fibres en huit lantransversales très-fortes qui brident ces languettes et pré- "
,,, 11- •• ^1)/ Fibres trans-
viennent l ecartement des doigts , ainsi que toute espèce d e- versales quiles
ralliement. Il en résulte quatre arcades, sous lesquelles pas- ^"'^^nt.
sent les tendons des muscles fléchisseurs: entre ces quatre ^ Q^aire ar-
' -^ canes destinées
arcades existent trois autres arcades plus petites qui donnent aux tendons, passage aux vaisseaux et aux nerfs collatéraux des doigts et Trois arcades aux muscles lombricaus ; ce qui fait en tout sept arcades. ^^^^^ ^^^^^
'T. ir nerveuses.
Ces arcades sont de véritables canaux fibreux. Pour en q^^ arcades avoir une bonne idée , incisez verticalement l'aponévrose sont de vérita-
, . 11 ' • blés canaux fi-
palmaire ; vous verrez des proiongemens aponevroîiques ij^eux. ou languettes se détacher de la face profonde de cette aponévrose au niveau de ces arcades; ces languettes se contourner sur les côtés des tendons pour les embrasser et venir se continuer avec le ligament antérieur des articulations métacarpo-phalangiennes : cette disposition est commune aux trois petites arcades vasculaires et nerveuses , qui séparent les quatre grandes arcades tendineuses. Du reste, l'aponévrose Rapports. palmaire est intimement unie à la peau par des proiongemens extrêmement multipliés ; sa face profonde recouvre l'arcade artérielle appelée palmaire superficielle, les nerfs médian et cubital et les tendons fléchisseurs; un tissu cellulaire lâche , très-extensible , la sépare de ces [parties, et permet le
362 APONÉVKOIiOGIS.
Cloisons de glissement facile des tendons. De son bord interne se de'ta-
tre Ta* /onév "" ^^^ ^" prolongement antéro-postérieur très-fort qui se con-
se palmaire tinue avcc Faponëvrose interossense et sépare la région pal-
îmoiXrosTsla- ^^^^6 moyenne de la région palmaire interne; de son bord
térales. externe se détache un prolongement moins fort qui s'enfonce
entre les muscles de l'e'minence thénar et le premier lombri-
cal. ^A l'aponévrose palmaire médiane se rattache le petit
muscle dit palmaire cutané^ qui prend ses insertions sur le
bord interne de cette aponévrose, et qui n'est autre chose
qu'un muscle paucier.
. , B et G. Aponévroses palmaires externe et interne , ou apo-
Aponevroses / / i c
palmaires ex- névroses thénar et hypothénar. Ce sont deux lames aponévroterne et inter- jj^^gg assez ténucs qui forment une gaîne aux muscles de l'éminence thénar et à ceux de l'érainence hypothénar ; l'une et l'autre se continuent avec l'aponévrose palmaire moyenne : Texterne semble, en grande partie, l'expansion du tendon du long abducteur du pouce , et l'interne l'expansion du tendon du cubital antérieur. C'est aux limites de ces aponévroses et de l'aponévrose palmaire moyenne que se voient les deux cloisons antéro- postérieures qui divisent la paume de la
Il existe à la . . \ -, . ,. . , , ' i •
paume de la mam en trois gaines bien distinctes : 1 une , médiane , que mam trois gai- complète l'aponévrosc interosseuse , destinée à tous les
nés bien dis- , n ' i • • • • r i i
tinctes. tendons ilechisseurs , aux principaux vaisseaux et neris de la
main; les deux autres latérales, qui brident les muscles des éminences thénar et hypothénar.
Des gaines des tendons fléchisseurs des doigts et de leurs synoviales.
Au sortir des arcades ou plutôt des gaines si remarquables Gaines spe- que leur forme l'aponévrose palmaire, immédiatement au-des-
tiales des ten- '■ .,. , -i ^ ' •
dons fléchis- SUS dcs articulations raetacarpo-phalangiennes , chaque paire senrs. jg tendons fléchisseurs est reçue dans une gaîne spéciale qui
ne l'abandonne qu'à la dernière phalange. Rappelez-vous que les faces antérieures des première et seconde phalanges sont comme creusées en gouttière longitudinale. Eh bien ! aux |)Qrdsdecette gouttières'attacheun demi-cylindre fibreux fort
APONÉVROSES EU MEMBRE THORACIQtrE. 363
régulier qui a juste la capacité nécessaire pour loger les deux Résistance tendons fléchisseurs. Cette gaîne très - résistante] ne s'affaisse ^^ cesgames. nullement lorsque les tendons en ont été enlevés ;^et vous pouvez vous faire une idée exacte de son importance, en examinant ce qui arrive lors de la contraction des muscles fléchisseurs, quand elle a été divisée. Cette gaîne résulte d'ailleurs chaque gaîne de demi-anneaux superposés et parallèles, fortement pressés ^^' formée de
j . t Tii demi -anneaux
les uns contre les autres au niveau du corps des phalanges , superposés et et formant une gaîne ordinairement continue, devenant plus parallèles. rares et même disparaissant quelquefois complètement au niveau des articulations et des extrémités osseuses qui consti- j^^ ^J moins tuent ces articirlations. Il m'a semblé que, dans les mouve- considérable
dn • . -, . , f. . -, de ces demi-
e riexion , ces anneaux articulaires s enroncaient les ,,„„^,„^
uns sous les autres. La gaîne cesse entièrement au-dessus de l'articulation de la seconde avec la troisième phalange.
Une synoviale extrêmement remarquable , qui se prolonge Synoviales en haut jusqu'au-dessus des arcades formées par l'aponé- des gaînés tenvrose palmaire , tapisse dans toute sa longueur la gaîne ostéofibreuse d'une part^ et, d^une autre part ^ se déploie sur les tendons fléchisseurs , à chacun desquels elle constitue une gaîne ^ forme deux et souvent trois ou quatre replis triangu- Replis svnolaires , à base tournée en haut, tout-à-fait analogues au vîaux, ligament dit adipeux du genou : de ces replis , un , supérieur, situé au niveau de l'extrémité supérieure de la première phalange, va du tendon du sublime au tendon du profond; un, inférieur, est étendu de l'écartement des deux demi-tendons du sublime aux tendons du fléchisseur profond; d'autres, moyens , vont de la phalange aux tendons. On voit trèsbien ces replis synoviaux, en soulevant les tendoKs fléchisseurs et en les écartant des phalanges. Il n'est pas très-rare La synoviale devoir la synoviale faire hernie entre deux anneaux, soit ^'^^'^ quelque-
Ti ••'1111 • • T f'^i^ hernie en-
dans la continuité de la phalange, soit surtout au niveau des tre les anneaux articulations. Du reste ces replis synoviaux sont probable- fit>reux. ment destinés à soutenir les vaisseaux nourriciers des tendons, et nullement à lier ces tendons entre eux.
FIN DE L APONEVROLOGIE.
Défimtfon. ^^ spîanchnologie (de ir5rA«y;{;v6v, viscère) est cette partie de l'anatomie qui a pour objet l'étude d'organes plus ou moins composés dans leur structure , dont les uns sont contenus 'dans l'une des trois cavités splan cliniques [viscères)^ et dont les autres sont situés en dehors de ces cavités {organes proprement dits) (i).
ïl ne sera On rattache Ordinairement à la splanchnologie, le cerveau, pas question la moellc épinière,le cœur e£ les organes des sens. Je crois decœur'^^eT^'des ^<^"' circonscrire la splanchnologie dans l'étude de l'appareil organes des digestif , de Fappareil respiratoire et de l'appareil génitourinaire. La description des organes des sens, du cerveau et de la moelle, sera mieux placée à côté de la névrologie, et la description du cœur à côté des autres organes de la circulation.
Méthode ^^^ organes dont s'occupe la splanchnologie, offrant peu, descriptive ap- de rapports entre eux , na sauraient donner lieu à des conane^oreane ^' sidérations générales aussi étendues et aussi importantes que celles dont nous avons fait précéder l'ostéologie et la myologie. Je me contenterai d'exposer succinctement la méthode qui doit présider à la description de chaque organe. Tout organe présente à considérer ; i° sa conformation
(i) Tous les viscères sont des organes; mais tous les organes ne sont pas des viscères. Le mot viscère vient probablement de vescor, je me nourris, parce que un grand nombre de viscères servent à la nutrition.
Considérations généraies. 365
extérieure ; i^ sa conformation intérieure ou sa structure 5 3° son développement; 4" ses usages.
Conformation extérieure des organes.
La conformation extérieure des organes a pour objet leur Son objet. nomenclature, leur nombre, leur situation , leur direction, leur volume, leur figure et leurs rapports.
1°. Nomenclature. La nomenclature des organes n'a pas Nomenclaété soumise aux mêmes vicissitudes que celle des os et des ^"^^'^ ^^^ °^o^" muscles : les dénominations adoptées par les auteurs les plus anciens se sont maintenues dans la science, et or.t même passé dans le langage vulgaire.
Les noms des organes sont déduits : 1° des usages; ex. : poumons^ de woj, je souffle; glandes laciymales ^ salwaires^ sesdecettenoetc. ; 2° de la longueur ; ex. : duodénum ; 3° de la direction , menclature. ex. : rectum; 4° de la forme; ex. : amygdales ; 5" de la structure; ex.: ovaires; Qi" du nom des auteurs qui les ont le mieux décrits; ex. : membrane de Schneider^ trompes de Fallope; 7° enfin ce sont des mots de convention ; ex. : rate, foie.
•2.^. Nombre. Il est des oraanes impairs: il en est de pairs.
Ti , , • 1 •' ' 1 T -1 Nombre.
11 n est pas rare de voir des variétés de nombre, soit en plus
soit en moins. Ainsi on a vu trois reins chez le même indi- yariétés de
vidu ; il est fréquent de n'en trouver qu'un seul. On cite nombre.
quelques exemples d'individus qui avaient trois testicules ; il
est même rare de n'en trouver qu'un seul. Au reste, ces
variétés de nombre par excès tiennent presque toujours
à la division , de même que les variétés par défaut tiennent
à la réunion ou fusion de ces organes.
3° Situation. Elle doit être considérée : i' eu égard à la g.^^ ^^ ^ ^ région du corps qu'occupe l'organe : c'est ce qu'on appelle solue. situation générale ou absolue; 2* eu égard aux rapports de l'organe avec les organes qui l'avoisinent : c'est la situation re/a^iW. Ainsi , lorsqu'on dit que l'estomac occupe l'hypo- j^ . chondre gauche et l'épigastre ^ on énonce la situation ab-
366 SPLAWCHNOLOGIE.
solue ou générale de cet organe; mais lorsqu'on ajoute qu'il est situé entre l'œsophage et le duodénum, au-dessous du diaphragme, au-dessus du raésocolon transverse, on énonce sa situation relative.
Variétés de Au reste, plusieurs des organes dont s'occupe la splanch-
sitnation. , . . v i • ' ' i
nologie sont sujets a des variétés de position qui constituent un point important dans l'histoire de ces organes. Ces variétés de position dépendent : i° d'un déplacement congéïiial; 2° d'un déplacement accidentel, lequel est tantôt particulier à l'organe, tantôt consécutif à des changemens survenus dans les organes voisins; 3° d'une modification dans le volume de l'organe lui-même.
4°. Volume. Le volume d'un organe se détermine : d'une manière absolue^ i°par des muscles linéaires; a** par la quan- Absolu, ijj^ d'eau que l'organe déplace; 3° par le poids; d'une manière relative^ par la comparaison de cet organe avec des corps dont le volume est connu ou avec d'autres organes.
Le volume des organes est suiet à un grand nombre de
Variétés de . , , ^ . , ° , . •* f ,,, ,
volume. variétés. Les variétés sont relatives : i° a lage; exemple;
foie ^ testicules , thymus; i° au sexe; 3* au tempérament; 4° à l'individu. Elles sont encore relatives aux conditions dans lesquelles se trouve l'organe; exemple : utérus , pénis , rate. S'' Enfin, il est des variétés pathologiques qui ne doivent pas être étrangères à un traité d'anatoniie descriptive.
5°. Figure. La figure des organes dont s'occupe la splanchnologie se détermine d'après les considérations suivantes : 1° les organes doubles ne se ressemblent pas exactement à droite et à gauche; 2** les organes impairs, qui occupent la ligne médiane, sont symétriques; mais ceux, en plus grand nombre, qui n'occupent pas cette ligne médiane ne sont pas symétriques. Toutefois, la symétrie n'est pas aussi rigoureusement bannie des viscères qui servent à la vie nutritive, que l'avait avancé Bichat : ainsi, Y estomac^ \ intestin grêle ^ le gros intestin j peuvent être divisés en deux moitiés égales.
La figure des organes se déduit en général de leur ressemblance : 1° avec des objets connus^ 2° avec des formes géométriques. Ainsi, on dit que le sz/i ressemble à un haricot, le poumon à. un cône. Pour les organes très-irréguliers , on se contente de décrire les faces et les bords. Nous ne trouvons pas dans les viscères l'invariabilité de forme qui est propre aux organes de la vie de relation.
6*. Direction. La direction d'un organe se détermine comme celles des os et des muscles, par i.^s rapports de cet organe avec les plans de circonscription du corps ou avec le plan médian.
7°. Rapports. La figure d'un organe étant déterminée, on divise sa surface en régions, dont on établit exactement les rapports. Ces rég.ions portent généralement le nom de faces et de bords. La situation de plusieurs organes étant sujette à de nombreuses variations, leurs rapports doivent en offrir de correspondantes. On ne saurait trop insister sur la détermination précise de ces rapports, qui est féconde en applications pratiques de la plus haute importance.
Conformation intérieure ou structure des organes.'
La superficie d'un organe étant bien connue , on passe à l'étude de sa structure qui comprend, 1° la couleur; 2° la consistance; 3" les élémens anatomiques.
1°. Couleur. La couleur d'un organe doit être étudiée et à la surface et dans la profondeur de cet organe. Les variétés de coloration seront notées avec soin. L'âge et les maladies influent beaucoup sur cette coloration. Il est souvent bien difficile d'établir une ligne de démarcation bien tranchée entre l'état physiologique et l'état pathologique.
a*. Consistance. La consistance ^ la densité, hi fragilité des organes appartiennent à la structure de l'organe. La pesanteur spécifique ou la densité n'a été rigoureusement étudiée que dans un seul organe, le poumon, et cela pour un but médico-légal, La consistance , la fragilité , ne peuvent être
Rapports.
Couleur.
Consistance.
Densité.
Fragilité.
368 SPLANCHNOLOGIE.
appréciées que d'une manière approximative. II serait à désirer que cette appréciation fût soumise à des procédés plus méthodiques et plus rigoureujj:.
3°. Elérnens anatomiques. La détermination des élémens Elémensana- . • 't ^ • • in
tomiques im- anatomiques immédiats , ou tissus qui entrent dans la com-
médiats. position d'un organe, de leurs proportions, de leur arran-
gement , voilà ce qui constitue essentiellement sa structure. Or, tout organe a une charpente qui est celluleuse, fibreuse, cartilagineuse, osseuse. Quelques organes sont pourvus de fibres musculaires et même de muscles : tous ont des vaisseaux sanguins de divers ordres, artères, veines, vaisseaux lymphatiques ; tous ont des nerfs. Les organes glanduleux ont des conduits excréteurs.
Dans l'exposition de la structure des organes, nous nous contenterons presque toujours d'une indication succincte des parties constituantes de ces organes, renvoyant à l'anatomie de texture des détails qui seraient déplacés dans un ouvrage élémentaire.
Développement.
, , L'étude du développement des organes, des changemens
ment. qu'ils éprouvent aux diverses époques de la vie intra-utérine
et extra-utérine, est d'un haut intérêt, au moins pour quelques-uns d'entre eux ] mais il s'en faut bien que l'évolution des parties molles soit aussi exactement connue que celle des parties dures; ce qui tient à ce que les phénomènes les plus importans de cette évolution des parties molles ont lieu dans les premières semaines de la conception. Aussi l'article du développement sera -t -il presque toujours l'indication d'un vide à remplir.
Usages.
Les fonctions ou les usages des organes découlent si naturellement de la description anatomique de ces organes, que nous croyons, à l'exemple du plus grand nombre des anatomistes , devoir faire suivre cette description d'un
CONSIDÉRATIONS CÉNÉRAI.KS, ?;G(J
résumtî succinct des usages de ces organes. Au reste , nous ne mentionnerons d'une manière explicite que ceux de ces usages qui découlent immédiatement de la structure, renvoyant aux ouvrages de physiologie les détails et les discussions des divers points litigieux de la science des fonctions.
Importance de la splanchnologie.
Aucune partie de l'anatomie n'excite un aussi grand in-
, . , . . , , 1 1 1 • , • 1 u- 1^3 splanch-
teret de curiosité que la splanchnologie, a raison de lim- noiogieestune portance des organes qui font l'objet de son étude. Sans elle *^"^ parues les
• 1 . •! 1 1 11 ' • 1 r • P^'^* importan-
il est impossible de comprendre le mécanisme des fonctions tes de l'anaioles plus indispensables à la vie j et comme ces mêmes organes ™'^* sont le siège de la plupart des lésions dont s'occupe la médecine, et d'un grand nombre de celles dont s'occupe la chirurgie, la plupart des questions fondamentales de l'art de guérir sont attachées à la connaissance approfondie de ces organes.
Préparation anatonilque des organes splanchniques.
La préparation des organes dont s'occupe la splanchnologie ne consiste pas seulement dans leur isolement qui, pour les organes contenus dans les cavités splanchniques, a lieu Procédés
1 1 <■ • 1 T 1 • ' -Il pour la prépa-
par le seul rait de 1 ouverture de ces cavités 5 mais elle con- ration des 01siste essentiellement dans la séparation des élémens ana- S?'^'^'* splanch-
1 1 • /-k 1 • • • 1 niques.
tomiques de ces organes ou des tissus. Ur, les injections les plus déliées , la macération , la coction , la conservation dans l'alcool , la dessiccation , l'action des acides, toutes les ressources en un mot de l'art de l'anatomiste , sont mises ù contribution pour cet objet.
Cela posé, nous allons décrire successivement, i* les organes de 1^ digestion ; a" les organes de la respiration j 3° les organes génito-urinaires.