‹ Anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 108 sur 185 · ORGANES DE LA DIGESTION. VOILE DU PALAIS · texte numérisé non relu

ORGANES DE LA DIGESTION. VOILE DU PALAIS

forme le pilier antérieur , et se dessine à travers la demitransparence de la muqueuse très-tenue qui le revêt.

Action. Abaisseur du voile du palais, élévateur des bords de la base de la langue , et par conséquent constricteur de l'isthme du gasier.

Couche glanduleuse du voile du palais.

Il existe au-dessous de la muqueuse qui revêt la face supérieure du voile du palais , quelques glandules disséminées, aiandaleuse. plus nombreuses sur les parties latérales qu'à la partie , .

moyenne. Mais cette couche n'est rien à côté de la couche du voile du paglanduleuse qui occupe la face inférieure du voile ; couche

glanduleuse extrêmement épaisse, surtout au niveau de la

^ . , . 3 \j '..... , , Elles sont

portion aponevrotique du voile , et qui tait suite a la couche extrêmement

glanduleuse qui revêt la voûte du palais. Cette couche glan- multipliées, duleuse se prolonge dans l'épaisseur de la luette, dont elle détermine le volume , et en partie la forme. Les glandules du voile ressemblent exactement aux glandules salivairesdéjà décrites aux lèvres, aux joues et à la voûte palatine.

Couche muqueuse.

l'une et l'autre faces du voile du palais sont revêtues par ^ ,

. Goftcus mu-

Une membrane muqueuse qui constitue comme le tégument queuse.

de ce voile. Ces deux feuillets muqueux sont remarquables en ce que chacun d'eux présente les caractères de la cavité à laquelle ils appartiennent. Ainsi , le feuillet muqueux buccal conserve les caractères de la muqueuse buccale ; le feuillet Feuilletmumuqueux nasal les caractères de la muqueuse nasale. Ces queux nasal, deux feuillets se continuent, l'un avec l'autre, au niveau du bord libre du voile du palais; le repli muqueux, qui con- Feuillet mustitue ce bord libre, dépasse en arrière les autres élémens ^'^^"^ ^ ' que nous avons trouvés dans le voile du palais ; si bien que dans l'espace d'une demi-ligne à une ligne, les deuxf euillets muqueux sont adossés. La même disposition se rencontre pour la luette , dont le sommet , et quelquefois la moitié

4oO SPLANCHNOLOGIE.

inférieure est constituée par un repli muqueux , clans l'épaisseur duquel se voit un tissu celiuleux lâche, très-suscep- Infiltration ^ible d'infiltration. C'est l'infilrration séreuse ou sanguine de de la luette. Ja luette qui détermine cette augmentation de longueur connue soûs le nom de luette tombée. Je dois faire remarquer la grande différence qui existe, sous le rapport de la sensibilité et de la susceptibilité inflammatoire, entre la muqueuse du bord libre et la muqueuse du bord adhérent du voile du palais.

Vaisseaux et nerfs.

Très-multipliées eu égard à la petitesse de l'organe , les Artères. artères viennent de la palatine et des pharyngiennes supé* rieure etinférieure. Les veines portent le même nom, et ont la même direction. Les '2;^z^^(?<2(f/.r lymphatiques, peu étudiés, se rendent aux ganglions lymphatiques qui occupent l'angle de la mâchoire. Les nerfs viennent des rameaux palatins , qui émanent du ganglion de Meckel et du glosso-pharyn-

Veînes.

gien.

Développement.

Développe- ^^^ ^^ présente la question de la formation du voile du ment. palais par deux moitiés latérales qui se réuniraient plus tard

sur la ligne médiane ; mode de formation en faveur duquel militent les cas de bifidité et de la luette et de ce voile ; bifidité^ qui tantôt coïncide avec la bifidité de la voiite palatine et de la lèvre , tantôt en est indépendante. Chez les plus jeunes embryons que j'ai eu occasion d'examiner, j'ai toujours vu le voile du palais sans division médiane.

Usages.

Le voile du palais est une soupape contractile qui remplit

Uss»r/é3 ^^^ usages très-iuiportans relatifs à la déglutition, à l'arli-

culalion des sons, ;i la modulation de la voix. 11 jouit de

il^uyi mouvemens : l'élévation el l'abaissement. L'élévation

porte sur la portion musculeuse, et nullement sur la portion

•RGANES DE LA DIGESTION. AMYGDALE'S. /jOI

aponëvrotique ; elle ne peut jamais être assez considérable pour que le voile soit renversé de bas en haut. L'abaissement Occlusion de peut être porté jusqu'à l'occlusion de l'isthme du gosier par l'î^^liiie ; le rapprochement du voile du palais et de la base de la lan- * • ^^""^ *^

£. .«11 . I T 1 *6ns vertical.

mie. La contraction des pharyngo-staphylins, muscles curvi-

lignes, peut être portée jusquau contact des piliers posté- sens transver-

rieurs , et par conséquent jusqu'à l'occlusion de l'isthme , *^^*

suivant le diamètre transversal. La luette jouit de mouve-

mens indépen dans de ceux du voile du palais. Par la tension

de son aponévrose, le voile du palais résiste à la fois et à

1 eiévation et à l'abaissement.

AMYGDALES OU TOÎÎSrLtEà.

Situation.

Forme.

Volume.

On donne le nom à' amygdales [a^vyèaXn <, amande) ou de tonsilles à un groupe de follicules muqueux qui occupent de chaque côté l'intervalle des piliers du voile du palais. Leur existence est en rapport avec la nécessité de la lubréfactibn de l'isthme du gosier, au moment du passao^e du bol alimentaire. Leur forme est assez exactement celle d'une amande; leur direction est oblique en bas et en avant ; leur volume est sujet à une foule de variétés congéniales ou accidentelles. Chez certains sujets elles existent à peine; chez d'autres , elles remplissent l'excavation amygdalienne tout entière, et proéminent plus ou moins dans l'isthme du gosier, au point de gêner la déglutition et même la respiration.

L'amygdale est multiple lorsque les follicules se sont réunis en plusieurs petites agglomérations.

Sa/ace interne^ libre, est visible chez un individu dont on abaisse la base de la langue ; elle est criblée de trous semblables Troas dont à ceux de l'enveloppe hgneuse de l'amande. Ces trous, plus * ^ ^«'-c»'^^*^*^ou moins nombreux, plus ou moins considérables , en ont souvent imposé pour des ulcérations syphilitiques. Ces trous conduisent à de petites cellules dans lesquelles s'amasse quela. 36

Facelnlerne,

4oa SFLAIfCHSfOLOGlE.

quefois et se concrète le mucus , qui est rendu sous la forme de grumeaux durs et fétides , qu'on a souvent pris pour des tubercules pulmonaires.

Rapports de Sa/ace externe est recouverte immédiatement par Tapola face externe néyrose pharyngienne (i), et médiatement par le constricteur supérieur du pharynx. Elle répond au niveau de l'angle de la mâchoire inférieure. Une compression exercée derrière cet angle l'atteint directement, et provoque de la douleur, dans le cas d'inflammation de l'amygdale. Un rapport imporavfcrlrt^recr. tant est celui qu'elle affecte avec la carotide interne, dans rotide interne, [gs cas surtout où cette artère décrit une courbure à convexité interne qui confine à l'amygdale.

En avant, l'amygdale répond au piUer antérieur, et par Rapports: ^^^^^ ^^^ ^^ musclc glosso-staphylin ; en arrière, au pilier

En avant, ^ , i i ^ „♦„

En arrière postérieur, et par conséquent au muscle pharyngo - staphylin.

Structure. Les amygdales étabhssent le passage entre les Strncture. ^^^^-^^^^^ muqueux et les glandes : elles sont constituées par une agglomération de folUcules qui font suite aux follicules, de la base de la langue. Ces folhcules s'ouvrent en plus ou CeUules de moins grand nombre dans de petites cellules ou lacunes, l'amygdale, lesquelles s'ouvrent elles-mêmes à la surface interne de l'amygdale, par les trous indiqués.

La membrane muqueuse revêt la surface interne de 1 amygdale, et pénètre par les trous dans les cellules qu'elle tapisse.

• Vaisseanx. ^es artères sont volumineuses, eu égard à la petitesse de Artères. l'organe. Elles viennent de la labiale, de la pharyngienne in- Veines. féricure , de la linguale et des palatines supérieure et inférieure. Les veines forment autour de l'amygdale un plexus 1 mplauques^ tonsillairey dépendance du plexus pharyngien. Les vaisseaux

(i) Cette aponéYrose explique pourquoi le développement de l'amygdale se fait en dedans, pourquoi il est sans exemple qu'un abcès de l'amygdale se soit ouvert à l'extérieur.

ORGANES DE LA DIGESTION. LANGUE. 4o3

lymphatiques vont se rendre dans les ganglions qui occupent l'angle de la mâchoire,- d'où l'inflammation ou l'engorgement de ces ganglions consécutivement à l'inflammation ou à l'engorgement de l'amygdale. Les nerfs lingual et glossopharyngien forment en dehors des tonsilles un plexus qui leur envoie quelques rameaux.

Nerfi.

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