‹ Anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 114 sur 185 · ESTOMAC · texte numérisé non relu

ESTOMAC

\1 estomac est un des principaux organes de la digestion. Définition. C'est cette portion du canal alimentaire , intermédiaire à Tœsophage et au duodénum , ample dilatation dans laquelle s'amassent les alimens et où ils sont convertis en chyme (j^<»o-7'«/> , ventriculus^.

Situation, Il est situé à la réunion du dixième supérieur et des neuf dixièmes inférieurs du canal alimentaire, entre les organes de la déglutition et l'organe de la chylification. Il occupe la partie supérieure de la cavité abdominale, remplit presque entièrement Thypocondre gauche, s'avance dans l'épigastre jusqu'aux limites de l'hypocondre droit.

Situation.

ORGANES UE LA DIGESTION. ESTOMAC. /j57 ,

Il est maintenu dans sa situation par l'œsophage et le duo- ggs moyens de'num, et par les replis du péritoine qui le fixent au dia- de fixité, phragme, au foie et à la rate. Aussi l'estomac est-il moins sujet aux dépiacemens que le plus grand nombre des viscères abdominaux. On peut même dire , d'une manière générale , que la plupart des changemens de rapports de cet organe sont consécutifs aux dépiacemens ou aux changemens de volume des organes avec lesquels il a des connexions; je ne parle pas des cas de transposition complète des viscères, ou de ces cas de vices de conformation du diaphragme, dans lesquels on a vu l'estomac occuper la cavité thoracique.

Direction, L'estomac est obliquement dirigé de haut en Direction, bas , de gauche à droite , et un peu d'amère en avant : on explique en partiel par cette direction le décubitus sur le côté droit, que nous prenons le plus habituellement pendant le repos, et pourquoi un sommeil pénible, une digestion laborieuse accompagnent le décubitus sur le côté gauche

Les changemens de direction de l'estomac sont d'ailleurs Changemens dus aux mêmes causes que les changemens de situation de ^^ direction. cet organe. Ainsi , les tractions exercées par l'intestin grêle ou par l'épiploon déplacé, l'augmentation de volume du foie, de la rate, et l'usage de corsets trop serrés (i), doivent nécessairement influer sur la direction de ce viscère. Il est assez fréquent de trouver des estomacs qui présentent une direction verticale.

Nombre» L'estomac est unique chez l'homme comme d'ail- Nombre, leurs chez le plus grand nombre des animaux. Les exemples

(i) On ne saurait trop insister sur l'influence qu'exerce l'usage des corsets trop serrés sur la situation, et même sur la forme des \iscères qui occupent la base du thorax. Aussi les changemens de situation et de direction de l'estomac sont-ils plus fréquens chez les femmes que chez les hommes. Scemmering avait observé , sans en indiquer la cause, que l'estomac est plus arrondi chez l'homme, et plus oblong chez la femme.

A'^S SPLAîKCHNOLOftlE.

cî estomacs doubles ou triples, dans l'espèce humaine, sont des exemples d'estomac unique, rétréci circulairement en un ou deux points de son étendue (i): ce qui caractérise un double estomac, ce n'est point un rétrécissement congénial ou accidentel, mais bien une différence de structure. Au Estomacs reste , rien de plus fréquent que les estomacs biloculaires ; mais cette disposition (en forme de gourde de pèlerin), qui est quelquefois extrêmement prononcée sur des estomacs vides, disparaît, au moins en grande partie, lorsque cet organe est fortement distendu par l'insufflation. Volume. Volume. L'estomac est la partie la plus volumineuse du

canal alimentaire, et cela dans toute la série animale, tellement que dans beaucoup d'espèces chez lesquelles la ligne de démarcation entre l'estomac et les autres parties du tube digestif n'est pas aussi tranchée que chez l'homme , on ne reconnaît l'estomac qu'à la présence d'un renflement.

Son volume^ considéré dans l'échelle animale, est considérable chez les herbivores, beaucoup moindre chez les carnivores. L'estomac de l'homme tient le milieu entre

L'estomac ^ -,. . , . i • • x i»

de l'homme ^^^ extrêmes, disposition qui atteste sa destination a 1 une et a tient le milieu 1 autre espèced'alimentation. Du reste, l'estomac de l'homme

sous le rapport , ,,. i i i .,,-.. , -, , ,

du volume. présente d innombrables variétés, depuis cet état de rétrécissement extrême dans lequel il ne surpasse pas le volume de l'intestin duodénum qui lui fait suite, jusqu'à cet état de dilatation énorme dans lequel il remplit un tiers, une moitié, ou même la presque totalité de la capacité abdominale. Ces différences dans le volume de l'estomac tiennent moins à

(i) On pourrait dire à la rigueur que les ruminans n'ont qu'un seul estomac, la caillette; que les trois premiers, la panse, le bonnet et le feuillet , ne sont autre chose que des renflemens de l'œsophage, dans lesquels les alimens subissent une élaboration préparatoire. La même observation est applicable aux oiseaux, dont le jabot et le gésier ne sont nullement des organes de chymification , mais bien le premier un organe d'insalivation , et le second un ' organe de trituration.

ORGANES DE LA DIGESTION*. tSTOMAC. / f^^Ç)

une différence originelle qu'à une structure tout à l;i fois circons-

émineniment dilatable et élastique qui permet à cet organe '«"ces qui in-

. 1 • V « j ^•.' T r fl«*^"t sur les

de se prêter a l introduction d une très-grande quantité cl ali- différences de mens, et de revenir plus ou moins complètement sur lui- capacité de

^ , 1, , , . / l'estomac.

même dans 1 état de vacuité.

Ainsi l'estomac est bien plus considérable chez les individus qui ont la mauvaise habitude de ne faire qu'un seul repas très-copieux, en vingt-quatre heures, que chez ceux qui en font plusieurs , mais peu copieux ; il devient énorme dans certains cas de rétrécissement du pylore. L'abstinence longtemps continuée détermine un rétrécissement tel, qu'on a prétendu qu'il en résultait un frottement douloureux des parois Tune contre l'autre, d'où naissait le sentiment de la faim ; mais cette théorie, toute mécanique, doit être rejetée. Chez un grand nombre de cholériques, l'estomac était réduit à des dimensions extrêmement peu considérables. Chez une femme qui succomba un mois après l'ingestion volontaire d'une petite quantité d'acide sulfurique, l'estomac racorni n'avait pas plus de volume qu'une vésicule biliaire de moyenne capacité.

Figure, L'estomac a la forme^ d'un cône aplati, recourbé Figure, sur lui-même , d'avant en arrière et de bas en haut, dont la base serait arrondie, disposition qui l'a fait comparer à une cornemuse. Les diverses coupes faites perpendiculairement à son axe représentent des cercles successivement décroissans depuis l'insertion œsophagienne jusqu'au pylore. On lui considère une surface extérieure et une surface intérieure.

Surface extérieure.

Sa forme permet de lui considérer une face antérieure, Snrface une face postérieure, un bord convexe ou grande cour- térieure. bure, un bord concave ou petite courbure, une grosse tubérosité, une extrémité œsophagienne et une extrémité pylorique.

Face antérieure {face supérieure de quelques anatomistes), regardant en avant et un peu en haut. L'insufflation rend

ex-

4^0 SPLANCHNOLOÔIE.

cette face complètement supérieure sur le cadavre , l'abdo-

Rapportsde , •• i • * i a i •

la face anté- ^^^ étant ouvert ; il ne doit pas en être de même sur le vi-

rieure. Y^n^ qq même sur le cadavre, avant l'incision des parois

abdominales. L'estomac distendu se porte alors dans le sens

qui lui offre le moins de résistance , c'est-à-dire en avant et

en bas, et son redressement ne saurait être complet.

Cette face est en rapport , i° avec le diaphragme qui la sépare du cœur 5 2° avec le foie qui se prolonge plus ou moins sur elle(i); 3° avec les six dernières côtes, dont elle est séparée par le diaphragme; 4° avec les parois abdominales, au niveau de l'épigastre, auquel l'estomac a donné son nom. Il n'est pas rare de voir le grand épiploon renversé de bas en haut entre l'estomac et le foie. Dans l'état de distension , les rapports de l'estomac avec l'épigastre , ou mieux , avec les parois abdominales, sont bien plus étendus, soit dans le sens vertical, soit dans le sens transversal.

Tous ces rapports sont de la plus haute importance ; ils

L'eslomac ne x i> • 1 i? ' • ti

répond pas à ^^^^ constans, a i exception des rapports avec 1 epigastre. 11 cette partie est rare en effet que l'estomac réponde précisément à Ten-

qn'on désigne ^ i i •• t ' i / . ^

sous le nom loncement sousternal ou xypnoidien, qu on a appelé tour a de creux de tour creux deV estomàc ^ fossette du cœui\scrohicule du cœur^

l'estomac. . , . 1 '^ t ^ n

et qui n appartient pas plus au cœur qu a 1 estomac. Fresque toujours, en palpant ce creux d'estomac, c'est le foie que l'on explore; l'estomac est plus bas, et répond le plus souvent au-dessous de l'appendice.

Face postérieure [face inférieure de quelques anatomistes ); elle regarde en bas et en arrière, et se voit dans l'arri ère-cavité des épiploons, dont elle forme la paroi antérieure.

(i) Les rapports de la face antérieure de l'estomac avec le foie sont très- variables pour leur étendue. Quelquefois même elle répond à la vésicule biliaire. Ainsi j'ai vu un cas dans lequel la vésicule biliaire adhérente à la face antérieure de l'estomac, et par conséquent à gauche du pylore , s'ouvrait dans l'estomac par un orifice qui versait dans ce viscère et la bile et des calculs biliaires»

ORGANES DE LA DIGESTION. ESTOMAC. AÔl

Elle repond, i" au mésocolon transverse quiluiserl comme de planclier, et qui la sépare des circonvolutions intestinales; de k^^^e^pol! 2° à la troisième portion du duodénum , que quelques ana- *^^^^°»'e. tomistes anciens avaient appelée l'oreiller de l'estomac, uentriculi puhinar '^ 3° au pancréas. Le duodénum, le pancréas l'aorte et les i^iliers du diaphragme la séparent de la colonne vertébrale sur laquelle elle est obliquement couchée.

Ces rapports sont d'ailleurs modifiés par l'état de vacuité ou de plénitude de l'estomac.

Grande courbure {bord inférieur , lord antérieur de quelques anatomistes). Elle est convexe, dirigée presque directe- Rapports ment en bas dans l'état de vacuité, presque directement en tJhm^r''^^ avant dans l'état de plénitude, et donne attache aux deux feuillets antérieurs du grand épiploon. Elle est en rapport avec les parois abdominales et les cartilages des dernières côtes , et longée par l'arc du colon , au-dessus duquel elle s'avance lorsque l'estomac est considérablement distendu: d'où le nom de bord colique, donné par Ghaussier à la grande courbure. Dans l'état de distension, ses rapports avec les parois abdominales deviennent également beaucoup plus considérables; mais j'ai peine à croire qu'on puisse alors, chez les individus maigres sentir avec le doigt les battemens des artères gastro-épiploïques, ainsi qu'on l'a avancé.

Petite courbure {bord supérieur, bord postérieur de quelques anatomistes), concave, mesure l'intervalle qui sépare le de k'^pe°titê cardia du pylore, donne attache au petit épiploon ou epi- ^^°^^"''®' ploon gastro-hépatique, regarde en haut dans l'état de vacuité, en haut et en arrière dans l'état de plénitude, et embrasse alors par sa courbure la colonne vertébrale, dont elle est séparée par l'aorte et les piliers du diaphragme ; elle embrasse également le petit lobe du foie ou lobule de Spigel , le trépied cœliaque et le plexus solaire.

Grosse tubérosité de V estomac {fond, grand cul- de -sac de l'estomac ). Elle comprend tonte la portion qui est à gauche du cardia; c'est une sorte de demi-sphéroïde ap-

Ses rapports.

462 SPLANCHNOLOGIK.

pliqué à la base fhi cône , représenté par l'estomac : elle constitue la partie la plus élevée et la plus volumineuse Lérostté^* de* de cet organe. Elle manque presque entièrement chez les l'estomac. carnivores; elle est très-volumineuse chez les herbivores : l'homme tient le milieu. Il existe, d'ailleurs, beaucoup de variétés entre les différens individus sous le rapport du volume de cette grosse tubérosité. J'ai vu des estomacs humains dont la grosse tubérosité ne dépassait pas en volume celle des carnassiers.

La grosse extrémité répond à la T'àte (^extrémité splénique ^ Chaus.), à laquelle elle est fixée par un repli du péritoine appelé èpiploon gastrO'SpUnique^ et par les vaisseaux courts. Dans l'état de distension de l'estomac, la rate est comme accolée à cette grosse extrémité , sur laquelle elle se moule (i). On déduit de ce rapport un grand nombre de conséquences physiologiques. La grosse extrémité remplit l'hypocondre gauche et répond encore , dans la plus grande partie de son étendue, à la moitié gauche du diaphragme qui s'applique exactement sur elle^ et qui la sépare en haut des poumons, et en avant des six'dernières côtes. Elle s'élève plus ou moins, suivant que l'estomac est dans un état de distension plus ou moins considérable. On conçoit d'après cela la gène de la respiration qui suit l'ingestion d'une grande quantité d'alimens. Enfin, pour ne rien omettre, la grosse extrémité répond en arrière au pancréas , au rein et à la capsule surrénale gauches.

(1) La grosse tubérosité est tellement liée à la rate , qu'elle suit nécessairement cette dernière dans ses déplacemens. Ainsi, j'ai vu dans un cas, la rate, trois ou quatre lois plus volumineuse que de coutume, occupant la région ombilicale : elle avait attiré dans celte mènsc région la grosse tubérosité de l'estomac : l'extrémité gauche de l'arc du colon et la partie supérieure du colon descendant avaient pris la place de la grosse tubérosité. La malade se plaignait depuis long-temps de mauvaises digestions, qu'on avait attribuées à une ga.sltitc chronique.

Extrémité œsophagienne. L'œsophage s'ouvre dans l'estomao, sous un angle variable, suivant que ce dernier viscère ^^trémîté est dans un état de vacuité ou dans un état de plénitude- le '*'°^^'''^"'""^' lieu de cette ouverture , qui est désignée sous le nom impropre dec«r6?ffl (cœur), occupe l'extrémité gauche de la petite courbure, à droite de la grosse tubérosité , au niveau de l'ouverture œsophagienne du diaphragme. Cette ouverture estembrassée en avant par l'extrémité gauche du foie qui l'entoure quelquefois en demi-cercle, en arrière par le lobe de Spigel. Un cercle vasculaireet des nerfs circonscrivent cet orifice: vue seulement à l'extérieur, l'extrémité inférieure de l'œsophage -se continue avec l'estomac sans autre ligne de démarcation que la différence de capacité et la différence de direction. Le péritoine se réfléchit directement du diaphragme sur l'œsophage et sur l'estomac, en formant une espèce de rej)li qui est appelé gastro-diaphragmatique {Ugamentum phrenico-gastri- ' cum^ Sœmmer.)

Extrémité pylorique: pylore, portier , de deux mots grecs { vlXTi, porte; cv^cs, gardien ). Elle occupe l'extrémité droite pyioi^que!""'*^ de l'estomac. Elle forme le sommet du cône que constitue cet organe, présente un rétrécissement ou étranglement circulaire qui établit parfaitement les limites entre Testomac et le duo dénum. C'est au voisinage de ce rétrécissement, à un pouce environ, que l'estomac se recourbant fortement sur lui-même, forme un coude très-prononcé, coude de F estomac^ et présente du côté de la grande courbure une ampoule, laquelle répond à une excavation intérieure , désigné par Willis sous le nom à:antre du pylore, par d'autres sous celui de petit cul-de-sac de V estomac. Il n'est pas rare de voir une seconde ampoule à côté de la première, et une troisième, mais plus petite, du côté de la petite courbure, par le fait du couda que décrit l'estomac. L'extrémité pylorique de l'estomac regarde à droite, en arrière, en haut , et quelquefois même il regarde un peu à gauche , lorsque l'estomac est fortement distendu.

Les rapports de lextrémité pylorique avec les parois ab-

4^4 SPLÀNCHTfOLOGIE.

jj j,^g dominales sont três-variabîes ,• car c'est principalement sur de l'extrémité Cette extrémité que portent les cbangemens de situation de vec^kTparois ^'^^t^^i^^c. Elle répond, à droite del'épigastre, sur les limites abdominales, de l'épigastre et de i'hypocondre droit ; quelquefois à la vésicule du fielj qui la colore : dans un certain nombre de cas , îl déborde à droite cette vésicule, dans l'étendue d'un pouce à un pouce et demi. Je l'ai vue occuper le sillon horizontal '' du foie, dont les bords étaient écartés pour la recevoir. Rien

de plus fréquent que de voir le pylore occuper la région ombilicale. Je l'ai rencontré à l'hypogastre chez une femme qui avait un squirrhe au pylore j je l'ai vu dans le flanc droit, dans la fosse iliaque droite : aussi est-il extrêmement difficile de déterminer le siège d'une lésion organique du pylore, d'après le point des parois abdominales auxquelles la lésion correspond. 20 Avec les Les rapports du pylore avec les viscères abdominaux sont viscères abdo- ^^ns constans. En haut, il répond au foie et au petit épipîoon; en bas, au grand épipîoon; en avant, aux parois abdominales; en arrière, au pancréas. Il n'est pas rare de le voir adhérent à la vésicule biliaire.

Surface interne de l'estomac.

Elle offre les mêmes régions que la surface externe; Surface m- jgg particularités qu'elle présente appartiennent à la membrane muqueuse qui va nous occuper à l'occasion de la structure. On y voit en outre les deux orifices de l'estomac.

^ .^ Orifice œsophagien: orifice cardiaque, orifice gfauche ou

Orifice ce- ^ X i <-> i. 7 o

sophagien. Supérieur (pstium ifitroitus). Il est remarquable, i^ par des plis radiés ( ad stellœ similitudinem , Haller ) qui s'effacent par la distension; 2^ par un bord inégalement frangé et par un changement de coloration qui établissent les limites entre la muqueuse œsophagienne ec la muqueuse gastrique ; 3* par sa largeur et sa dilatabilité; 4^ par l'absence complète de valvule et de sphincter.

Orifice duodénal: orifice pylorique , orifice droit ou infé-

déna? ^^^ ^^ rieuT (janitor j sphincter; ostiam exitiis). Il est remarquable ,

OROASES J)E L* niOESTlOS. EST05JAC, //>.-

1° par un bourrelet intérieur ou vahmle circulaire valvule qui, sur un estomac distendu et desséché, représente une espèce de diaphragme ( la speciem diaphragmatis qua , '":,'"'?i;'"'" lia sunt in tabis tele.copicis, Morgag. ); 2° par letrôiLse d-<l'-."l de 1 ouverture qui admet difficilement le petit doi<.t chez^un grand nombre de sujets; 3» par le peu de dilatall litc de cet orifice; 4° par la présence d'un anneau musculaire, qu on peut considérer comme un véritable sphincter Il ne sera point indifférent de remarquer que l'orifice duo' denal de l'estomac présente, indépendamment de toute lésion morbide, beaucoup de variétés sous le point de vue de ses di- dan, Tef^df mensions; et il est probable que ces différences con-éniales ""'°''™'' ••« ou acquises doivent exercer quelque influence sur les mala- "^J^ (lies de cet orifice.

Un point d'anatoniie fort important est relatif à la position respective des deux orifices. Sous ce rapport, nous devons no. .espeet'é't ter, 1 que ces deux orifices sont peu distaiis l'un de l'autre eu ^^'^ "'■"'"' égard au volume de l'estomac, et que l'intervalle qui les se- ''""""""" pare n augmente pas en raison de ce volume; a» que l'orifice œsophagien regarde directement en haut ; l'orifice pylorique en arrière et un peu en haut; 3° que les deux orifices ne sont pas sur le même plan: l'orifice œsophagien appartient à un plan plus élevé que l'orifice pylorique, et lui est postérieur.

Structure de l'estomac.

Préparation. L'étude de la structure de l'estomac nécessite une distension préalable de cet organe. Deu^ estomacs , destinés, l'un à être disséqué de dehors en dedans, et l'autre de dedans en dehors sont indispensables pour cet objet. On pourra renverser sur luimême , puis insufler l'un de ces estomacs.

Les parois de l'estomac résultent de la superposition de quatre membranes ou tuniques de texture et de propriétés

en Ïdan? ^ """'T" '""'' '" ï'^°°''^'''"" ''^ dehors .rr";:: en dedans, i „„e membrane séreuse, a° une membrane hîque» «'per-

musculeuse, 3° une membrane fibreuse, 4» une meaibrane {".t:':""'"'

tion.

466 SPLANCKNOLOGIE.

muqueuse. Nous aurons en outre à examiner les vaisseaux , les nerfs et le tissu cellulaire qui entrent dans la composition de ces parois.

Membrane séreuse ou péritonéale.

Comme la plupart des viscères mobiles de l'abdomen, l'es-

tomae reçoit du péritoine une tunique complète (^membrane

Membrane commune des anciens, membrane capsulante ^ Gliauss.) qui

séreuse on pé- gg comporte de la manèire suivante : deux feuillets du përi-

ritonéale. . , , i i • i r •

toine adosses partent de la scissure îransverse du loie , et gagnent la petite courbure de l'estomac. Là, ils s'écartent ba isposi- Y^^^ ^^ l'autre , laissent entre eux et cette petite courbure un espace triangulaire , dont la base répond à la petite courbure : le feuillet antérieur revêt la face antérieure, le feuillet postérieur revêt la face postérieure de l'estomac; parvenus à la grande courbure, ces deux feuillets se rapprochent l'un de l'autre , laissant entre eux et cette grande courbure un espace triangulaire tout-à-fait semblable à celui de la petite courbure et se réunissent pour aller former les deux feuillets antérieurs du grand épiploon. La même disposition a lieu par rapport à la grosse tubérosité de l'estomac : un cercle artériel occupe l'angle de réunion des deux feuillets du péritoine le long des grande et petite courbures.

Il suit de là que le péritoine forme à l'estomac une envej loppe complète, excepté au niveau de la orande et de la petite

Les grande 1 r r ? i o 1

et petite conr- courbures , où se voit un espace triangulaire dans lequel ures sont ce- g'^j^fQ^^g gjj quelque sorte l'estomac lors de sa distension. Je

pourvues de Mi

péritoine. doute que, dans les grandes distensions de l'estomac, cet espace triangulaire puisse suffire; dans ce cas, il m'a paru que les deux feuillets antérieurs de l'épiploon étaient euxmêmes attirés sur cet organe. Il est d'ailleurs facile de voir que l'ampliation de l'estomac se fait surtout aux dépens de sa grande courbure, Adhérence L'adhérence de la tunique péritonéale aux tuniques sub-

iéreus""'^^^ jacentcs , peu prononcée au voisinage de l'une et de l'autre

courbure, va en augmentant à mesure qu'on s'en éloigne, en sorte qu'elle devient intime à la partie moyenne des deux faces de l'estomac.

Le défaut d'extensibilité de la tunique péritonéaîe néces* Défaut d'exsite la disposition que nous avons indiquée le long des cour- tensjbilitédela

*^, membrane se-

bures de 1 estomac. rease.

Dans le tissu cellulaire sous-péritonéal delà petite cour- Petites banbure, j'ai rencontré des petites bandelettes de tissu fibreux delettes fibreu-

. , . . 1 1 • • ♦ ses le long de

qui doivent avoir pour but de maintenir cette petite cour- j^ pethe courbure, ^«^e.

La tunique péritonéaîe ne remplit d'ailleurs, relativement Usa<»esdela à l'estomac, que des usages mécaniques. Elle lui donne une membrane sé-

, . . . rease.

partie de sa résistance , en assure la forme , et facilite son glissement.

Membrane muscvleuse.

Cette membrane a beaucoup exercé la sagacité des ana- ^, ,

- c3 Membrane

tomistes^ depuis Fallope, qui le premier l'a bien décrite, et musculeuse. en faveur duquel Morgagni(i) a revendiqué cette découverte contre Wiilis, qui se l'est attribuée. Helvétius en a fait le sujet d'un travail ex professa (2).

Nous admettrons , avec H aller (3) et avec le plus grand nombre des anatomistes, trois plans de fibres:

i" Plan superficiel ou lonsitiidiiial. Le plan le ])las super- ,„ faciel fait suite aux fibres longitudinales de l'œsophage , qui , fîciel ou longiarrivées à l'orifice œsophagien , s'épanouissent en rayonnant *"^'°^** sur l'estomac. Disséminées sur les faces, sur la grande courbure et sur la grosse tubérosité de l'estomac, ces fibres sont rapprochées, disposées en manière de ruban le long de la petite courbure, qu'elles concourent à maintenir. Cette disposition a mérité aux fibres de la petite courbure le nom de cravate de Suisse.

(i) Morgagni, Advers. anat., IIÎ, pag. 6,

(2) Hist. Acad. roy. des Sciences, 17 19.

(3) Eleraent*.physiol., îom. Vî, lib. XIX, soct ï, p. 12G. \

46,8 %PLA.NCHSQLOGIE.

Ces fibres forment un plan continu, assez épais dans la

Les fibres ^ . . j > t > ii

longitudina- portion rétrécic de 1 estomac, au voismage du pylore. La elles lesformentun ^^^^ plus Tobustcs, fascicule'cs , et Semblent en partie s'im-

plan continu ^ . . .

vcrsie pylore, planter au rétrécissement pylorique , en partie se contmuer sur le duodénum.

Second plan ^'» Le secojid plan , ou plan circulaire , est composé de on plan ciicn- fibres qui coupcnt perpendiculairement l'axe de l'estomac , et forment des anneaux successifs depuis l'œsophage jusqu'au pylore.

Rares sur la grosse extrémité de l'estomac, ces fibres de- A viennent beaucoup plus multipliées au voisinage du pylore,

sphincter pylo- dans toutc la portion réirécie de l'estomac. Au pylore même, nque, ^^^^ Constituent un anneau épais, saillant en dedans, en

forme de bourrelet, et que j'ai trouvé constamment plus développé dans la vieillesse qu'à aucune autre époque de la vie. C'est un véritable sphincter, qui s'oppose efficacement, par sa contraction , au passage des alimens et des gaz de l'estomac dans le duodénum. Il n'est pas rare de voir l'anneau musculeux tout entier, ou seulement la moitié, les deux tiers de cet anneau acquérir une épaisseur de trois à quatre lignes, indépendamment de toute lésion organique.

Les anciens anatomistes admettaient aussi un anneau nn'yapoînt œsophagien (^sphincter œsophagien) , de tout point semblacesophagien. ble à l'anncau pylorique, et auquel ils donnaient la faculté de fermer l'orifice œsophagien; mais cet anneau n'existe en aucune manière, et les dernières fibres circulaires de l'œsophage ne forment pas une couche plus épaisse que les premières.

Du reste , les divers anneaux des fibres circulaires se coupent un peu obl'quement ou à angle très-aigu. La disposition en spirale admise par Santorini ne peut pas être démontréiî. 3^. Le troisième plan de Testomac, que je n'ai pu bien lan^^n^fibret'^^^^ 4"^ ^"^ ^^^ estomacs hypertrophiés , est composé de Eansculeuses k fibres Cl anses on paraboliques dont la partie moyenne embrasse la grosse tubérosité de l'estomac depuis le côté gau-

anses.

anses.

ORGANES DK LA DIGESTION-, rSTOMAC. ^6q

che de l'orifice œsophagien jusqu'à la grande courbure, dont la branche antérieure répond à la face antérieure et dont la branche postérieure répond à la face postérieure de l'estomac.

Les anses supérieures gagnent la petite courbure; les Disposition anses inférieures gagnent la grande courbure: les anses ^^ *^^* ^'^^^* * moyennes semblent se perdre sur* l'une et l'autre face , ou plutôt se continuer avec les anses circulaires. Cette couche paraît avoir pour but de comprimer la grosse tubérosité, afin de repousser dans le corps de l'estomac, du côté du pylore, les substances alimentaires qui y sont contenues.

Il suit de ce qui précède , qu'à l'exception du voisinage Les fibres du pylore , les plans musculaires de l'estomac ne forment pas »i|"scaleuses

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