‹ Anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 115 sur 185 · le l'estomac ne · texte numérisé non relu

le l'estomac ne

une couche commue, que cette couche est areolaire, que forment un dans les mailles interceptées par ces aréoles existent des es- 1''^^" continu

• 1/1, ^.*^^ 1 / . / ,, que vers le py

paces assez considérables ; d ou la nécessite d une membrane lore.

résistante que nous verrons servir en quelque sorte de

charpente : c'est la membrane fibreuse.

A quelque plan qu'elles appartiennent, les fibres muscu- Dêcoloratioa

laires de l'estomac sont décolorées, bien plus encore que ^^* ^^^^''^ ™"«-

celles de l'œsophage. Elles présentent à travers la membrane

péritonéaîe un aspect nacré qui a pu en imposer pour des ,

„, , . Tx, ^ 1, Apparence

hbres aponevro tiques. D ou 1 erreur d'Helvétius , de Wins- nacrée.

lovr,- etc., qui ont regardé comme les ligamens du pylore deux lignes blanches qui parcourent longitudinalement l'une et l'autre face de l'estomac, entre les deux courbures. Ces lignes blanches ne sont autre chose que des fibres musculaires longitudinales. D'autres ont admis seulement des intersections tendineuses.

Quant à l'épaisseur de la membrane musculeuse, elle Epaissenrde n'est pas uniforme dans les divers points de son étendue, l^^^niqucmusl^xtremement tenue dans le grand rul-de-sac, elle devient beaucoup plus épaisse au voisinage du pylore. Elle présente d'ailleurs beaucoup de variétés , suivant le» individus. Peu

4/0 SPLANGHNOLOGIE.

développée chez ceux qui ont un estomac volumineux, elle est bien plus prononcée chez les individus qui ont un estomac étroit. Il est une hypertrophie physiologique et . une hypertrophie morbide de cette membrane. Dans l'hypertrophie morbide, la tunique musculeuse peut acquérh' sept à huit lignes d'épaisseur.

yiembrane fibreuse.

Membrane Alternativement admise et rejetée, la membrane fibreuse ,

fibreuse, intermédiaire à la membrane musculeuse et à la membrane

muqueuse dont elle est tout-à-fait distincte, connue par les

Démonstra- anciens sous le titre de membrane nerveuse ^cnn^ûlMO, ^ à protion de cette prement parier, la charpente de l'organe. Pour démontrer

inembraue. , ., rr.^ o i' i ^ i

cette membrane, il suttit, i" d enlever sur un estomac la tunique péritonéale et la tunique musculeuse 5 1^ de retourner l'estomac sur lui-même, et d'enlever sur les mêmes points la meml^rane muqueuse. Cette expérience met, en outre, dans tout son jour la grande résistance de cette membrane ; car, réduit à sa membrane fibreuse, l'estomac peut encore supporter une distension considérable; tandis que, lorsque la membrane fibreuse a été divisée, on voit la membrane ou les membranes restantes s'échapper à travers la perte de substance.

Cette membrane ne saurait être confondue avec le derme

Elle ne saurait être cou- muqueux, car elle adhère beaucoup plus fortement à la

fondue avec le j^gj^}^,,^^,^ musculeuse , dans répaisseur de laquelle elle enderme mu- ' . . ,

queux. voie des prolongemens multipliés, qu'à la membran<î mu-

queuse, à laquelle elle est unie par un tissu cellulaire lâche. Cette membrane fibreuse n'est pas disposée linéairement Elle est reti- ;^ j^ monière des aponévroses et des membranes fibreuses d'enveloppe; mais elle forme un reseau tres-dense, dont les filaniens ou lamelles peuvent être isolés par l'insufflation ou l'infiltration. Elle joue un rôle trèsiniporlant dans les maladies chroniques de l'estomac; elle est très-susceptible d'hy-

ORGANES DE Là. DIGESTION, ESTOMAC. 471

pertropliie, et, dans certains cas, peut acquérir plusieurs lignes d'épaisseur.

Membrane muqueuse.

L'histoire de cette membrane est curieuse. Lon£^-temp3

... 11 ' • 1 ' Menibran*

confondue avec le mucus qui la tapisse, elie était regardée muqueuse. comme du mucus desséché (i). Indiquée par Fallope, qui lui a donné le nom de tunique veloutée , dénomination très- Histoire de exacte, elle a éré décrite pour là première fois par Willis, ^^ découverte. comme une tunique particulière, sous le titre de tunique glanduleuse : cette découverte a été confirmée par les belles injections de Iliiysh , qui lui donna le nom à'epithelium , sans attacher à cette expression la même idée que les modernes. Plus tard, on Fa considérée comme une membrane épidermique, analogue à i'épiderme de la peau (2), susceptible d'exfoliation et de réparation. Cette membrane, à laquelle on a fait jouer un si grand rôle dans ces derniers temps ( tanquaui omnium lenia malonun ) , est devenue de nos jours l'objet d'une foule de recherches du plus grand interet.

La membrane muqueuse de l'estomac présente une sur- g ^f. eadhéface adhérente et ime surface libre. La surface adhérente est rente, unie à la membrane fibreuse à l'aide d'un tissu ceHulaire, . âche , qui lui permet un glissement facile, hdi surface libre Surface libre, présente les caractères suivans : i^ lorsque l'estomac est fortement revenu sur lui-même, elle offre des plis, dont les principaux suivent la lona'ueur de ce viscère, plis qui dimi- , isie a

^ *~ n > i L membrane ma-

nuent et s'effacent par l'effet de la distension, ainsi qu'on gueuse, peut s'en assurer sur un estomac retourné. Ces plis n'ont

(1) Ptiolan dit positivemenî; {Jnthropot., 1. îl , c. XÏI, p. 171 ) que l'eslomac, comme d'ailleurs les intestins, est composé de trois membranes, une commune éxtérienre, une nerveuse, une musculeuse, et qu'un mucus !rès-adhérent, formé par la partie la plus épaisse du chyle, la tapisse à l'intérieur. s

('2) Telle était encore l'opinion de Halier, lib. XIX, pag. iSa.

/{7^ SPLA^;cn>:oxoGJK.

cVautio usage que de permettre l'ampliation rapide de l'esto?*

mac, anipliation à laquelle la muqueuse n'aurait pu se prê'

ter, vu son peu d'extensibilité.

Ces plis sont C^s plis longitudinaux , temporaires , bien distincts des re-

snrtout longi- plis permanens que nous observerons dans d'autres parties du

ladinaux. i t . / i '^ ' i

canal alimentaire, sont surtout prononces du cote du pylore: ils sont extrêmement réguliers, tantôt droits, tantôt flexueux, et marchent parallèlement de l'orifice cardiaque Ils sont cou- vers l'orifice pylorique. Ils sont coupés plus ou moins oblipés par d'an- qaerr.ent par d'autres plis flexueux de divers ordres qui don-

tres plis obli- ^ x i r • j t . * ' 1 •

qucs. nent souvent a la face interne de 1 estomac un aspect areolaire.

11 suit de cette disposition que la dilatation de l'estomac se fait surtout perpendiculairement à son grand axe. Les ressources de la dilatation dans le sens du grand axe, sont beaucoup moins nombreuses. Parmi les replis delà membrane muqueuse, le plus important est sans contredit celui qui porte le nom de La v.-»lvnle 'valvuU pjlovique^ et qui n'est souvent que le simple souîèvepyîorîque n'est nient de la muqueuse par le sphincter musculeux. Ce repli quenx.^ ^ °^°' circulaire ne s'oppose pas plus au reflux des alimens du duodénum dans l'estomac qu'à leur passage de l'estomac dans le duodénum ; il s'efface complètement par la distension. Ce repli appartient autant au duodénum qu'à l'estomac. La moitié supérieure présente les caractères de la muqueuse gastrique; la moitié inférieure présente les caractères de la muqueuse duodénale. Les maladies respectent quelquefois cette ligne de démarcation.

Du reste , les plis de la surface interne de l'estomac sont constitués par la membrane muqueuse seule; la membrane fibreuse leur est complètement étrangère.

Indépendamment de ces plis, la muqueuse présente de pe- Sillons de la tits silloîis flexueux , contoumés , qui la divisent en petits

muqueuse gas- • i • i 1

trique. espaces OU compartimens losangiques, hexagones, polygones,

circulaires, oblongs, irréguliers.

Examinée à l'œil nu, la muqueuse présente une surface molle, spongieuse, tpmenteuse) veloutée, d'où le nom de

ORG.\Nli3 UE L\ DIGESTION. îi5TO-MAC. 4; 5

membrane villeusc ou 'veloutée , sous lequel elle est encore assez généralement connue.

Une couche plus ou moins épaisse de mucosités revêt Une coachc cette membrane, et ne peut en être détachée qu'à l'aide du «le™«cusrevct

, . . , . la membrane

frottement avec un linge rude. Pour éviter les mconvemens muqueuse, de ce frottement qui altère plus ou moins le tissu delà membrane, j'ai coutume d'avoir recours à un filet d'eau qui, en même temps qu'il la débarrasse complètement du mucus, met en relief la disposition papillaire de sa surface.

Il est des estomacs qu'on peut appeler granuleux^ ou Estomacs glanduleux, car la membrane muqueuse présente l'aspect ^"^^"^ *^"^* d'une couche de granulations ; on dirait au premier abord des grains de glandes salivaires disséminées à la surface interne de l'estomacj mais cette disposition glanduleuse n'est qu'apparente et tient à l'épaisseur de la membrane muqueuse, à la disposition circulaire ou demi- circulaire des sillons qui donnent aux espèces d'îles ou de presqu'îles interceptées par eux, l'aspect sphéroïdal. Cet aspect granuleux ne s'observe presque jamais dans toute l'étendue de l'estomac; il est rare de le voir occuper la grosse tubérosité. Je l'ai trouvé limité à la grande courbure ; le plus souvent il occupe le voisinage du pylore; quelquefois cette disposition s'observe dans toute la partie de l'estomac située à droite de l'œsophage. I^es granulations sont à leur maximum de développe « ment dans l'estomac du cochon.

Une remarque sur laquelle on ne saurait trop insister, c'est la différence d'aspect que présentent la muqueuse de la d'aspect que grosse extrémité et la muqueuse de la partie d'estomac située à Présente la mu-

, . , , . . , . queuse, a droi*

droite de l'œsophage. Quelquefois la ligne de démarcation est te et à gauche établie par une limite parfaitement circulaire, disposition fort **® l'œsophage, remarquable en ce que, chez l'homme qui a un estomac unique, elle peut être considérée comme le rudimentdes estomacs multiples chez \e6 animaux; car ce qui fait surtout la pluralité des estomacs, c'est plutôt la différence de structure de la muqueuse que l'existence de com|>artimens divers ou de cavités distinctes.

47/» SPLANCHKOLOGIE.

Il ne sera pas indifférent de rapprocher da caractère pré- - cédenl la forme biiociilaire de certains estomacs dont nous avons parlé.

Voici d'ailleurs quels sont les caractères de la membrane

miî€|ueuse dans la partie œsophagienne et dans Impartie pr~

lorique de l'estomac :

„ , La première est plus ténue, plus molle, plus vasculaire et

delamuqneuse ne peut être séparée que par lambeaux. Lorsque l'estomac

ans a partie çQvj^jg,-jl; çjgg liquides après la mort, elle se convertit en une

œsophagienne T. r 7

de l'estomac, espèce de pulpe qui devient noirâtre par l'effet de l'action des acitles c^astriaues sur le sansf contenu dans les vaisseaux de l'esiomac. C'est le ramollissement pultacé^ ramollissement que je regarde comme cadavérique, et qu'on a confondu à tort avec le ranioUl s sèment gélatini forme. Caractères de ^^ secoude portion de membrane muqueuse, c'est-à-dire

la muqueuse celle qui cst située à droite de l'œsopbage, est plus épaisse,

dans la partie , , . \ 1 ^ ^ a , , ^

pyloriqne. pl''-'^^ resistante, plus biancne, eî peut être séparée des autres membranes dans toute son étendue. Les maladies respectent très-souvent cette ligne de démarcation qui existe entre la partie gauche et la partie droite de l'estomac.

Les pathologistes modernes ayant attaché une grande importance à l'état de la muqueuse gastrique, il est devenu d'un haut intérêt de déterminer les caractères de la mu- , [Descarac- q^^usc dansl'élat physiolog^iqiîe. Ces caractères sont déduits:

teres pnysiolo- >■ l j a x

giqaes de la 1° delà coloration de la muqueuse; 2° de sa consistance ; 3° de

muqueuse gas- ^^^ épaisseur, trique. ^

i". Couleur. Or, rien de plus difficile à résoudre que cette

question : Quelle est la couleur de la muqueuse gastrique Delà couleur , „ , 7 , /-^ t • •

de celte mu- ^^^fis l état noiyjîcil r Car i opinion soutenue avec un immense

quense dans talent ciue la muqueusc gastrique est primitivement ou conrétat normal. , . ^ rr ' i 1 ^ i t i 1

secutivement arreclee dans le plus grand nombre aes maladies, a dii faire récuser pour la solution de cette question les faits recueillis sur les individus qui ont succombé à des maladies aiguës ou chroniques et même à des lésions Iraumaliques d'une certaine dyrée. On a donc été obligé d'avoir recours aux morts accidentelles qui ont surpris

ies individus dans l'état de santé le plus ilorissant. Or, chez les individus morts accidentellemenîj chez ceux des ^^ ects dîsuppliciés, par exemple , (|iii meurent l'estomac vide, on vers de la mutrouve la muqueuse d'un blanc grisâtre avec une légère teinte ^J^^^ gastnde jaune et de rose (i). Si l'individu est mort pendant le travail de la digestion, on trouve la muqueuse d'un rouge variable depuis le rose tendre jusqu'à la coloration rouge la plus vive : sur ies cadavres dont la putréfaction est un peu avancée, on trouve une couleur rouge lie-de-vin, et souvent d'un noir de bistre, qui occupe la grosse extrémité de l'estomac et le bord libre des plis ou rides que longent ies vaisseaux : souvent encore , on rencontre des plaques et des marbrures noirâtres: ces colorations sont le résultat d'une teinture ou transsudation cadavérique.

Dans le ramollissement pultacé et noirâtre de la mem^ Comment la brane muqueuse , ce sont les acides gastriques qui produi- muqueuse desent la couleur noire. Quand l'estomac contient de ia bile, ^^"^ la muqueuse se teint en jaune ou en vert, et la teinture résiste quelquefois à la macération ia plus prolongée.

Si on frotte la muqueuse avec un linge rude, on produit, Effet dufrotpour peu que les vaisseaux contiennent du sang, un rouge ^^^^^^ *^«.^^ pointillé, qu'on a souvent pris pour un caractère de lin- jectée. flammation. Enfin, cbez les vieillards, il n'est pas rare de voir une couleur gris-ardoisée, soit par points, soit par plaques, , Co»l«"y ^J^'

cl .. .. doisee,pointu-

soit générale ; couleur qui réside dans les papilles, qui peut- lée ou générale, être atteste une irritation ancienne , mais qui est bien certainement étrangère à toute maladie éprouvée dans les derniers temps de la vie. Ces différentes colorations de l'estomac ne doivent pas être confondues avec les colora* tions ïnorbides.

(i) Chez un grand nombre d'individus morts de maladies aiguës oa chroniques, on trouve larouqueuse gastrique dans le mèwe état que chez les individus morts accidentellement : donc la muqueuse gastrique n'est pas toujours affectée, soit primitivement , soit se- s

L'ondairemcnt, dans les maladies.

47^ gPLANCHNOLOGlË.

^,. . 2*^, Épaisseur. L'épaisseur de la muqueuse «gastrique est

L épaisseur .,,. . . . ■*•

delainuqueîise cliflicile à apprécier d^une manière rigoureuse. De même que est variable, pour la membrane muscuîeuse, elle varie chez les divers indiver indi i- ^^^^"^^"^ ' dans l'inflammation chronique, cette épaisseur dus. est double, triple de l'état naturel.

2" Dans les ^^ qu'û importe de se rappeler dans la détermination

différentes par- de l'épaisscur de la muqueuse gastrique, c'est la différence ties de i'esto- , , . i • i

njac^ que présente sous ce rapport la portion œsophagienne et la

portion pylorique : la première est extrêmement ténue; la seconde a une épaisseur deux à trois^fois plus considérable.

3^. Consistance. Les mêmes réflexions s'appliquent à la ««« •.»,„ .^ * consistance : ainsi, il existe beaucoup de variétés individuelles à cet égard. La muqueuse de la portion œsophagienne se déchire avec la plus grande facilité , tandis que la muqueuse de la portion pylorique est d'un tissu tellement serré, que le dos et même le tranchant du scalpel peuvent être promenés avec assez de force sur elle sans l'entamer. Pour peu qu'il y ait de liquides et même d'alimens dans l'estomac au moment de la mort, la muqueuse de la portion œsophagienne, macérée, s'en va en bouillie j la simple distension un peu forte, exercée sur les parois de l'estomac, les fait se fendiller; la pulpe du doigt les détruit.

Faute d'avoir assez réfléchi sur ce sujet, des hommes d'un grand mérite ont commis de graves erreurs dans l'appréciation des lésions morbides. Dans le ramollissement gélatiniforme , la muqueuse gastrique , comme d'ailleurs les autres tuniques de l'estomac, deviennent diffluentes à la manière d'une solution de gélatine. Chez beaucoup de vieillards et chez quelques adultes, j'ai trouvé la muqueuse si épaisse et si résistante, qu'on pouvait la séparer par la dissection dans toute son étendue, et l'enlever tout d'une pièce. Cet état coïncidait avec une couleur ardoisée accompagnée on non d'inflammation chronique actuelle.

4°. Papilles. Si on examine , à l'aide d'une forte loupe , sous l'eau , exposéti ^ l'action des rayons solaires , la muqueuse

0Î\GAÎVE3 DE lA DÎGE&TION. F.STCrMAÇ. 4*r.

gastrique, on voit une surface très-inégale, niamelonnëc sillonne'e de manière à présenter une disposition assez arialo • ^^' "* gués aux circonvolutions intestinales. Ces mamelons, ]jeau- Muqueuse coup plus prononcés du côté du pylore que du côté de Tœ- g^^^^fP»^ vue à

1 M 1 ' 1 1 ''la loupe,

sophage, sont cribles de trous ou plutôt de petits enfonceniens semblables aux rayons d'une ruche à mieî, enfonce- E„r mens alvéolaires bien décrits par Home, et qu'il n'admet "^«"s nhéolaiqu'au grand cul de sac, tandis que, d'après lui, les viliosités '"" occupent le reste de l'estomac.

Le fait est qu'une disposition identique s'observe; dans toute l'étendue de l'estomac. Les petits enfoncemens alvéolaires séparent les unes des autres de petites saillies c»u papil/es, dont les papilles linguales peuvent donner une excellente idée. *

Ces papilles doivent-elles être distinguées d'autres érûinences qu'on appellerait viliosités, ainsi que l'a fait Ruys[:i , qui les papilles a donné à cette muqueuse le litre de membrane mlloso- et les viliosités

jj . ^ X ■> \ ne svont qu une

papillaire !^ L examen le plus attentif ne démontre qu'u n seul seule et même ordre d'éminences {i),l8i papille, qui me paraît le caractère ''^''''''' essentiel de toutes les membranes tégumentaires , de la peau comme des membranes muqueuses , membranes té,«-Lîmentaires qu on pourrait sous ce rapport désigner toutes sous le nom de meinbranes papillaires.

Nous reviendrons ailleurs sur la structure de la napille.

oi on examine à la loupe ou au microscope simple une coupe perpendiculaire ou oblique de la muqueuse gastrique, on volt qu'elle est essentiellement constituée pur une ^^ t'iiiTvue membrane résistante , le derme muqueux, duquel s'élèvent au microscope comme sur du velours des milliers de petites éminences '''"'^'^^• fortement pressées les unes contre les autres et d'inégale hauteur,- ce sont les papilles. Ces papilles sont susceptibles d'un grand développement dans l'hypertrophie , el; alors

(i) Voyez sur ce sujet le mémoire d'Helvéîias. Hist. Aca.d. roy. des Sciences, 11720.

ïoUicules.

Xes follicules gastriques sont difficiles à démontrer chez l'homme.

Leur disposition.

478 splanchnologie.

la disposition que je viens d'indiquer se manifeste dans tout son jour.

5^., Follicules. Les follicules de l'estomac sont, très -faciles à démontrer chez îe cochon (i) et chez le cheval : il arrive assez fréquemment chez ce dernier que des entozoaires s'introduisent dans leur cavité, et déterminent des tumeurs dures , quelquefois très-volumineuses, au centre desquelles on trouve ces animaux parasites. Mais les follicules sont très difficiles à démontrer chez l'homme, de telle sorte qu'avec beaucoup d'anatomistesj'ailong-temps douté deleur existence. Haller ne les a vus qu'une fois ou deux (2); mais chez quelques i'udividus ils sont on ne peut plus manifestes.

Ces follicules que l'épidémie cholérique a mis en évidence un si grand nombre de fois (3), n'occupent pas le tissu cellulaire ^ous-muqueiix j comme on l'a dit, mais bien lépaisseur même de la muqueuse de manière à faire relief à l'intérieur de l'estomac, et nullement à l'extérieur. Ils sont arrondis, aplatis, percés d'un trou central visible le plus souve nt à l'œil nu. Je les ai observés sur tous les points de la membrane muquieuse; ils m'ont paru, surtout très-multipiiés au voisinage de Forifice de l'œsophage, et le long de la petite co)iirbure.

Volume.

Vaisseaux et nerfs de l'estomac.

Artères. Très-volumineuses et très-multipliées, eu égard à la masse de l'estomac 5 d'où il suit que les artères concou-

(i) Chez le'coclion, ces follicules semblent n'être autre chose qu'un prolongement de la membrane muqaeusc, qu'un petit diverticule ; en sorle qu'après avoir détaché la membrane muqueuse, on peut, à l'aide d'une pression légère, renverser la petite poche ouïe follicule de telle manière que sa surface externe devienne interne.

(2} Ne que rejici debent, etsi non scmper possînt ostend.i. (Haller, tora. YI, lib. XIX, p. i^o-)

(3) Vojez Anat. pathol., avec planches, XIV® liv, pi. I.

Or.GAWKS DE LA DIGESTION. F.STOMAC. /hq

rent à îaccompîissement d'une fonction autre que la nutrition de l'organe : et cette fonction, c'est la sécrétion des sucs gastriques.

Toutes viennent du tronc cœliaque : ce sont, i» l'artère Pleralltédei coronaire stomachique ; 2° la pylorique et la gastro-épiploï- '''^"''''* que droite, branches de l'hépatique ; ô"" la gastro-épiploïque gauche et les vaisseaux courts, branches de la splénique.

Ces artères forment un cercle anastomotique au- c^cle arté. tour de l'estomac, cercle applique contre l'estomac dans ^'j^^ ^"^^^^^'O'^ l'état de distension de ce viscère , et qui en est distant dans *''^'^^' l'état de vacuité. De ce cercle artériel partent les branches qui se placent d abord entre le péritoine et la membrane musculeuse,ti&î, après un certain nombre de divisions et d'anastomoses , traversent les membranes musculeuse et fibreuse, se divisent et s'anastomosent encore un grand nombre de fois dans le tissu cellulaire lâche sous-muqueux jusqu'à ce que les vaisseaux, devenus capillaires, pénétrent la membrane muqueuse.

Les veines poTtenl le même nom, suivent la même direc- Yeine tion, et vont concourir à la formation de la veine-porte. Schmiedel (i) a vu la veine coronaire stomachique s'anastomoser avec la veine rénale; la veine pylorique communiquer avec la veine azygos , et une veine courte communiquer avec la veine phrénique.

Vaisseaux lymphatiques. Très-multipiiés , ils vont se ren- , . dre aux ganghons lymphatiques qui occupent les deux cour- lymphatiques, bures de l'estomac.

Quant aux conduits particuhers, allant directement de la rate à 1 estomac, conduits que les anciens considéraient comme le véhicule de l'atrabile, ils n'ont jamais existé que dans l'imagination de ceux qui les ont admis.

ISlerfs, Ils sont de àeuyi ordres : les uns viennent de la huitième paire, les autres viennent du plexus solaire.

Les nerfs de la huitième paire forment un plexus autour

(i) Varie t. vasomm , p. aO , n- 19.

48o SPT ANCÎÎXOÎ/ICIF^

de l'orifice œsophagien, et se distribuent : le gauche à la face

antérieure, le droit à la face postérieure de l'estomac. On

•T c ' suit ces nerfs iusque dans la membrane musculeuse, où ils

Nerfs ce- j i

rébro-rachi- paraissent se perdre ; leur section paralyse cette tunique mus- ^'^^^* culeuse. Par les nerfs delà huitième paire, Vestomac est lié à

l'œsophage, aux poumons, au pharynx, au larynx etau cœur. Par les plexus nerveux provenant du centre nerveux épiftlionnaiws^*^"' gastrique, plexus qui portent le même nom que les artères qui leur servent de support, l'estomac appartient au système des ganglions et est lié aux nombreux viscères de l'abdomen. Enfin, un tissu cellidaîre séreux très-délié unit entre elles Tissa cella- j^^ diverses tuniques de l'estomac. Il y a trois couches de tissu cellulaire libre, savoir : une première co«che entre la tunique péritonéale et la tunique niu'^^culeuse; une seconde couche entre la tunique musculeuse et la tunique fibreuse; une troisième entre la tunique fibreuse et la tunique muqueuse. Cette dernière couche est la plus considérable , elle est susceptible d'infiltration séreuse et sanguine j elle peut être le siège de phlegmons diffus. J'ai vu dernièrement ce tissu cellulaire innitré de pus dans une grande étendue. La muqueuse, d'une part, et la tunique fibreuse, d'une autre part, étaient parfaitement saines.

Béveloppement de l'estomac.

L'estomac est remarquable chez le fœtus, i" par sa di- Dîrectionver- rection verticale, direction qui est due au grand développeticale de l'esto- jj^gj^^ j^ f^j^g ^ ^i surtout à celui de son lobe gauche. Le fcetus.*^ développement morbide du lobe gaucleke du foie chez Fa-

duite imprime à l'estomac la même direction. La petitesse relative de l'estomac, le peu de volume de sa grosse tubérositc sont encore des caractères de l'estomac du fœtus. Toutefois, je dois dire que, dès le premier moment de son apparition , l'estomac se distingue par sa capacité de la partie du canal aUmen taire qui le précède et de celle qui le suit. Les changemens que subit l'estomac chez l'adulte , les varitîiés ou'il présente sous le vappnri; du volume tténueii't

ORGANES DE LA T)I0EST;K)N. ESTOMAC. /,8l

peut-être moins à des variétés coiigéniales qu'à diverses habitudes. Les différences relatives au sexe, tiennent manifestement aux pressions auxquelles l'esEomac de la femme est soumis , s«it par des corsets , soit par l'utérus chargé du produit de la conception. Enfin , je rappellerai le développement de l'anneau muscuieux du pylore et de la portion attenante de l'estomac chez les vieillards.

Usages.

L'estomac est l'organe de la chymification , c'est-à-dire de cette élaboration par laquelle les alimens sont convertis en L'estomac une pâte homogène, grisâtre, qu'on appelle chyme: il était T* ^h^^flcat donc nécessaire , pour cette transformation, que les alimens ^^on. séjournassent dans l'estomac. L'élasticité de la tunique musculeuse de l'œsophage et celle de l'anneau pylorique suffisent pour s'opposer et à leur reflux par l'œsophage et à leur passage dans le duodénum. La contraction péristaltique des fibres musculeuses de l'estomac surmonte [la résistance du pylore, lorsque l'élaboration est terminée; elle s'aide de la contraction du diaphragme et des muscles abdominaux pour réructation , la régurgitation et le vomissement.

La chymification,' phénomène chimique, ou du moins moléculaire, s'opère à l'aide des sucs gastriques mêlés aux sucs salivaires et œsophagiens. Ces sucs sont acides.

L'influence des nerfs sur la digestion a été^déterminée par des expériences ingénieuses, dont les résultats ont été diversement interprétés.

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