‹ Anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 141 sur 185 · I . , p . . Disposition · texte numérisé non relu

I . , p . . Disposition

substance corticale, sans tournir aucune branche; mais là en réseau sur elle se divise et se subdivise un très grand nombre de fois ^^^ ^™^'^* ^^

r f 1 • i » la substance

pour tormer un reseau vasculaire dont les mailles, in- corticale «t de scritesles unes aux autres, sont quadrilatères et de divers ^\ f"^*^*"«^

j T 1 • 1 ' 1 1 1 tubuleuse.

ordres. Les plus considérables de ces mailles embrassent la base tout entière des pyramides. Les moins considérables traversent en divers sens l'épaisseur de cette base.

Pour bien voir cette disposition, il faut, sur un rein injecté et divisé par son bord convexe, enlever en grattant la substance tubuleuse dont le peu de cohérence rend cette ablation facile. Alors on voit que le réseau artériel et vçineux qui répond à la base de chaque cône est entouré par une gaine fibreuse très-épaisse , qui paraît une émanation de la membrane fibreuse d'enveloppe que nous avons dit pénétrer dans la scissure. Toute la substance tubuleuse ayant ainsi été enlevée, le rein réduit à la substance corticale représente une série de loges ou alvéoles bien distinctes les unes des autres , dont chacune répond à un cône de substance tubuleuse. Cette préparation est très-belle.

Mais comment se terminent les artères ? De ja convexité du

'^09. SPLANCHNOLOGIE.

Terminaison ''^^^^^ vasculaire partent des vaisseaux qui traversent la subâes artères, stance corticaîe , se contournent à la manière de vrilles , et semblent se terminer par de petites masses rouges régulièrement dispose'es le long des conduits de Ferrein. Ces petites masses rouges sont formées par la matière à injection qui a pénétré dans la cavité de chaque granulation , ainsi que le prouve Fexamen à la loupe d'une coupe du rein. Si l'artère et la veine ont été injectées sur le même rein ( et il importe que l'injection de la veine ait précédé celle de l'artère pour prévenir le mélange des deux injections). i° On verra la matière à injection delà veine circonscrite à la matière à injection de T l'artère.

La presque totalité des La presque totalité des vaisseaux est destinée à la sub-

destinée^à^Ia ^'^^'^^^ corticale : la substance tubuleuse reçoit à peine substance cor- quelques rameaux ; les vaisseaux de chaque lobule ne communiquent pas avec ceux des lobules voisins.

Quant à l'injection poussée dans l'uretère, elle n'arrive pas dans les conduits urinifères, ou du moins elle n'y pénètre que tres-incomplétement.

Développement.

Les reins présentent chez le fœtus la même disposition lûbulen°e.' *^° ^"^ ^^^^ ^^^ animaux , c'est-à-dire que leur surface est sillonnée et lobuîeuse.

Chaque lobule est formé parla substance médullaire, recouverte par une couche de substance corticaîe.

Après la naissance, les sillons s'effacent, et la surface du X, ® \*,?^' rein devient plane et lisse.

rait vers 1 âge i

de dix ans. Qq changement s'effectue dans les trois années qui suivent

la naissance; il n'est pas rare cependant de voir la disposition lobuîeuse persister jusqu'à neuf ou dix ans, el même pendant toute la vie. Lorsque le rein est le siège de maladies, et plus particulièrement lorsqu'il est distendu par l'urine accumulée dans les calices et le bassinet , la disposition lobu-

ORGANES G^NITO-TJRINAIRES. CALICES , EASSIMET, URETÈRE. 7o3

leuse reparaît. Chaque lobule est alors converti en une poche pa Jticulière bien distincte des poches voisines.

Le volume du rein est proportionnellement plus considérable chez le fœtus que chez ladulte.

Usages.

Les reins sont les organes sécréteurs de l'urine , l'urine est sécrétée par la substance corticale, et comme filtrée par la substance tubuleuse; car on trouve l'urine toute formée dans la première substance. Le mécanisme de la sécrétion de l'urinen'est pas mieux connu que celui des autres sécrétions; sa rapidité s'explique par la grande quantité de sang que reçoivent les reins.

Calices, bassinet, uretère.

Préparation, i". Enlever la graisse de la scissure; étudier la

disposition du bassinet et des calices à leur surface extérieure. 2°. Di-

. , T'ornie CV"

Viser le rein en procédant du bord convexe vers la scissure. îindrique des

Les calices sont des entonnoirs {infundibula ), ou plutôt ^^^^^^^' de petits cylindres membraneux , qui embrassent , par une de leurs extrémités , la base des mamelons , à peu près de la même manière qne la corolle d'une fleur embrasse les étamines et le pistil, et qui, par l'autre extrémité, s'abouchent avec d'autres calices pour constituer le bassinet. Leur nombre est variable comme celui des mamelons , et même plus Réunion des variable encore, puisqu'il arrive assez souvent que deux ou calices en trois

. . , ' , ,. troncs.

trois mamelons voisins s ouvrent dans le même calice. Quel que soit leur nombre, les calices se réunissent ordinairement en trois troncs, un supérieur, un moyen, un inférienr , qui correspondent aux trois grouppes de lobules en lesquels le rein peut être divisé. Ces trois troncs réunis constituent le bassinet. Les calices sont en rapport , par leur surface externe, avec une grande quantité de graisse, et avec les divisions des arleies et des veines rénales.

Bassinet, Veille poche membraneuse { pelm) ^ siluée àev' Bassinet.

»704 SPLANCHNOLOGIE.

rière la veine et l'artère rénales , au niveau de l'échancrure dû bassinet*^** profonde du bord postérieur de la scissure du rein, en sor « que , vu par derrière , le bassinet déborde complètement cette scissure. Alongé dans le sens vertical , aplati d'avant en arrière, susceptible d'une grande dilatation dans le cas de rétention |d'urine ou de calculs rénaux , il se rétrécit presque immédiatement après son origine, pour prendre le nom &' uretère. Il semblerait, dans certains cas , qu'il n'existe pas de bassinet, et que l'uretère succède immédiatement aux deux ou trois troncs quirésultent de la réunion des calices.

,^ , Le bassinet n'est donc autre chose que l'origine évasée on

Uretères, , „ . . , ,

infundibuiiforme de l'uretère.

Z/re^ère^ (eu^flv, urine.) Conduits excréteurs durein, obli- Doubleure- quement étendus du bassinet au bas-fond de la vessie. Le

tère pour un , . , . ,, , ,

senl rein. P^^s souvent unique pour chaque rein, 1 uretère est quelquefois double; or un double uretère s'observe dans deux circonstances bien différentes, i° dans le cas d'unité de rein, les deux reins étant réunis en un seul: alors l'existence d'un double uretère est constante , à quelques exceptions près ; 2** dans le cas où , les deux reins existant , l'un de ces organes est divisé en deux portions distinctes. Dans cette dernière circonstance , les deux uretères se réunissent souvent en un seul , après quelques pouces de trajet. Il n'existe pas alors de bassinet proprement dit, et on peut considérer les deux uretères comme le prolongement de deux troncs de calices qui se réunissent plus tardivement que de coutume. L'uretère représente un cylindre à parois blanchâtres, minces, extensibles, d'un volume variable, depuis celui d'une

piinensions pim^tj (je corbeau jusqu'à celui d'une plume à écrire. La parue luretère. . , 1 , . 1 n • j

artie la plus retrécie de ce canal est celle qui est contenue dans

l'épaisseur des parois de la vessie. Quelquefois il présente dans divers points de sa longueur des dilatations circonscrites qui semblent supposer que le cours de l'urine a été momentanément interrompu. Ce canal est susceptible d'une dilatation

ORGANES G^TVITS^URTNAIRES, CAI.TCES. BASSINET. URCTiBES. 7o5

extrême par suite d'obstacle au cours de l'urine : je l'ai vu de la grosseur de l'intestin grêle.

Sa direction est oblique de haut en bas et de dehors en dedans, jusque sur les côte's de la base du sacrum; de là il ac l'a^'^'^''"' se porte en bas, en avant, et enfin en dedans, pour gagner la partie latérale du bas-fond de la vessie; là , il s'engage entre la membrane musculaire et la membrane muqueuse, pour s'ouvrir , après un trajet oblique de dix lignes environ , dans l'épaisseur de ceX. organe, à l'un des angles postérieurs du trigone vésical , par un orifice plus étroit que le canal , orifice de forme parabolique, dont la concavité regarde en dedans.

Rapports. A partir du bassinet jusqu'à la base du sacrum, l'uretère longe le bord antérieur du psoas; il est recouvert Rapports par le péritoine et par les vaisseaux spermatiques qui le croisent très-obliquement. En outre , l'uretère droit affecte des rapports avec la veine-cave inférieure, en dehors de la- Dans ia réquelle il est situé : au niveau de la base du sacrum, l'un et S'«" i^mbairel'autre uretères croisent l'artère et la veine iliaques primitives ; puis , l'artère et la veine iliaques externes. Dans l'excavation ^ r du bassm, applique contre les parois de cette cavité ^ et re- vation peicouvert par le péritoine , ce conduit croise successivement '"^""^l'artère ombilicale ou le cordon qui la remplace , les vaisseaux obturateurs, le canal déférent chez l'homme , la partie supérieure et latérale du vagin chez la femme. Dans la partie de son trajet qui est contenue dans l'épaisseur de la vessie, il répond médiatement au col de l'utérus, et ce rapport im- j. i portant explique pourquoi les cancers du col utérin sont si tion védcaie. souvent accompagnés de rétention d'urine. J'ai également ob= serve que les uretères de toutes les femmes mortes par suite d'accouchement, ou dans les derniers temps de la grossesse, sont remarquablement dilatés.

Surface interne, La surface interne des calices, du bassinet et de l'uretère est blanche, lisse et plissée suivant sa longueur; "'^ ^^^ '^^ les plis s'effacent par la disrension, Point de valvules ni à

teme.

Structnre.

706 SPLANCHNOLOGIE.

l'embouchure des calices dans le bassinet, ni à l'embouchure du bassinet dans l'uretère, ni dans la longueur de l'uretère. Structure, La même pour les calices, le bassinet et l'uretère : ils sont constitués par deux membranes 5 1** par une membrane interne ^ continuation de la muqueuse vésicaîe, trèsténue , offrant l'aspect d'une membrane séreuse et se réfléchissant des calices sur les mamelons ; on suppose même qu'elle se prolonge dans les conduits urinifères de la substance tubuleuse ; ù.° par une membrane externe épaisse ; on croit qu'elle est continue à la capsule fibreuse des reins, et par conséquent de nature fibreuse. D'autres Font regardée comme musculeuse : je la crois formée par un tissu analogue au dartos. Des vaisseaux artériels et veineux , probablement €t nerfs, aussi des lymphatiques et des nerfs, sont destinés aux calices ,

au bassinet et aux uretères, et ne méritent pas une description particulière.

Yai«seaii3E

Page 1