ORGANES GÉNITO-URIJN AIRES. VESSIE
par le vagin ; 4'^ la fréquence du cancer de la vessie consécutivement au cancer du col de l'utérus , etc.
Sommet. Il est dirigé en avant et en haut, revêtu par le Sommet de péritoine. De ce sommet part Youraque, espèce de cordon ^^ *^*"^d'apparence musculeuse, qui s'étend directement de la vessie à l'ombilic, dans lequel il semble s'engager.
Ce cordon adhère assez fortement au péritoine (i), qui lui forme un repli falciforme , et qu'il peut entraîner dans son déplacement. Dans un cas d'hypertrophie de la vessie, j'ai trouvé ce cordon hypertrophié lui-même, et faisant suite '^ pavait aux libres musculeuses longitudmales de la vessie, a peu près comme le ligament rond de l'utérus fait suite aux fibres de cet organe, L'ouraque est le vestige d'un canal qui existe chez le fœtus des quadrupèdes, et que plusieurs auteurs admettent chez le fœtus humain.
De gratîdes discussions se sont élevées à son sujet; les uns
o . , , I/ouraque
le disent creux, les autres plein. Ce que je puis assurer, c'est est toujoars aue ie l'ai constamment vu plein chez l'adulte et même chez P^^'" cnez la-
A J *- ^ dulte et mienie
le fœtus. Dans un cas, j'ai trouvé dans son épaisseur une pe- chez le fœtus> tite concrétion que je regrette beaucoup de n'avoir pas soumise à l'analyse chimique. Il est très-fréquent devoir l'ouraque volumineux à son origine se rétrécir après deux ou trois pouces de trajet , et aller se confondre avec le cordon qui remplace l'artère ombilicale gauche ; d'autres fois il s'éparpille dans le tissu cellulaire , et les filamens qui résultent de sa division vont les uns à l'ombilic, les autres aux cordons qui représentent les artères ombilicales.
Dans l'attitude verticale , les intestins pèsent sur le som- lesintesmet de la vessie, qu'ils refoulent en bas; d'où la nécessité de rim pèsent h\^v l'attitude horizontale et même du plan incliné , disposé de *" ^oni™^* ue
■vesàie.
(i) Il semblerait résrilter d'un fait que j'ai eu occasion d'observer, que la vessie ne serait entraîné dans l'un ou l'autre anneau qu'à la suite de l'ouraque, entraîné lui-même par le péritoine, auquel il est assez intimement uni.
7i2 SPLANCHNOLOGIE,
manière à ce que le bassin soit plus éievë que les épaules, dans certaines ope'rations chirurgicales , et en particulier dans la Uthotritie.
Surface intérieure de la vessie.
Plis on rides. Revêtue par une membrane muqueuse, comme toutes les
cavités qui communiquent à l'extérieur , la surface interne
Disposition de la vessie est remarquable, i** par des plis ou rides qui
reULuîee. s'effaccnt par la distension; 2° par la saillie réticulée des faisceaux , quelquefois très-considérables , de sa tunique musculeuse. Dans certains cas , ces faisceaux sont si volumineux qu'ils forment comme des colonnes, qui font relief à la face v«..,v i ,r. interne de la vessie, d'où le nom de vessie a colonnes. Il n'est
lonnes. pas rare de voir la muqueuse s'insinuer dans les aréoles in=
terceptées par ces colonnes et constituer des cellules, d'où le
Des trois nom de uessie à cellules. La base de la vessie présente trois
TesËie^ ouvertures : i** les orifices des deux uretères : 2^ l'orifice du
canal de l'urètre. Ces trois ouvertures occupent les angles d'un triangle équilatéral [collicula ah urtteribiis ad urethratn producta^ Haller) à surface lisse, blanche, constamment dépourvue de rides ou de colonnes. C'est le trigone çésical ou trigone de Lieutaud^ auquel on a attribué une sensibilité particulière. Le bord postérieur de ce trigone est plus ou moins saillant suivant les sujets, et formé par une hgne étendue de l'embouchure d'un uretère à l'autre; cette saillie est pro= longée en dehors par la portion d'uretère qui occupe l'épaisseur des parois de la vessie . On a dit à tort que le trigone était constitué par la sailhe de la prostate, car il existe chez les femmes comme chez les hommes. H est vrai qu'il est un peu moins proéminent chez les femmes. On appelle commu» nément bas-fond de la vessie toute la partie de la base de cet organe qui est postérieure au trigone vésical (i).
(1) Il n'est pas rare de voir la vessie form«»' derrière ce trigone un cul-de sac profond que j'ai vu s'insinuer entre le trigone et le lectum.
Iijgone v<
siLai.
ORGANES GÉNITO-URINAIRES. VESSIE. 7l3
On décrit généralement, depuis LieiUaud, sous le nom de luette vésicale [iwida vesicœ). un tubercule qui, né de la ^ "etteve-
^ ^ ^ ' j^ , V. V ^ ^M Mcale u existe
partie inférieure de rorifice uréthral, remplirait en partie que dans Jes cet orifice; mais ce tubercule n'existe que dans le cas de ma- ^'^^ ema a le. Jadie, et résulte du développement hypertrophique de cette partie moyenne de la' prostate que Home a appelée lobe moyen.
L'embouchure des uretères est telle qu'elle permet facile- t;e i embonment l'abord de l'urine des uretères dans la vessie , mais s'op- ^ '"^ ^^ '"^~
' 1 teres.
pose complètement au reflux de l'urine dans les uretères.
Le long trajet oblique que parcourt l'uretère, sous la mu- ., ^Z^" ^ ^ queusCj avant de s'ouvrir dans la vessie, explique cette disposition. On pourrait appeler cette muqueuse soulevée et réfléchie valçide de Vuretere,
«Du (;ol de la re, qu'on appelle aussi cy?/ vessie.
de la vessie^ est habituellement fermée et comme froncée. Il faut une certaine force pour vaincre la résistance qu'elle présente. La forme de croissant attribuée à cet orifice ne ma pas paru évidente.
Structure de la vessie.
Trois membranes, une péritonéale incomplète, une musculeuse, une muqueuse, que réunissent deux couches cellulaires; en outre des vaisseaux et des nerfs; telles sont les parties constituantes de la vessie.
Membrane péritonéale. Elle recouvre les régions postérieure, latérales, et le bas-fond de la vessie. La région anté- ^, , rieure, et la partie de la base de la vessie qui est antérieure péritonéale, au bas-fond en sont dépourvues. Ln tissu cellulaire trèslâche l'unit à la membrane musculeuse.
Membrane musculeuse. Elle est formée de faisceaux entrecroisés , dont il paraît au premier abord bien difficile de ^^ ,
' i. I- Meinbiane
déterminer la direction. Extrêmement mince et ne formant muâcaleuse. pas, à beaucoup près, un plan continu dans les vessies qui
7l4 "^ SPLANCHKOI.OGIE.
ont beaucoup de capacité; elle est continue, constituée par plusieurs couches dans les vessies petites et racornies , et peut même acquérir une épaisseur de huit à dix lignes dans certaines hypertrophies.. C'est dans des cas de cette espèce qu'on peut assez facilement déterminer la direction des fibres charnues qui paraissent former une multitude de plans. La couche la plus extérieure présente des fibres longitudinales qui semblent toutes partir du col de la vessie, et qui s'épanouissent sur toute la surface de l'organe; la couche sobjacente est formée de fibres circulaires, lesquelles sont
Direction , . / ,. . . , , ,, ,
des fibres char- "^^ uncs irreguuerement entrecroisées et les autres paralie
nues. les. Les fibres circulaires régulières dominent au bas-fond de
^. la vessie; elles font suite aux fibres annulaires du col delà
vessie. Les fibres circulaires irrégulières occupent surtout la
])aroi postérieure de cet o|gane.
Au niveau du trigone , la couche musculeuse est formée
défibres transversales, juxta-posées, parallèles, formant un- Fibres trans- ,,.^ ,,.
versales du tri- plan pariaitement régulier. Un laisceau transversal, épais,
gone. étendu entre les embouchures des uretères , a été considéré'
par G. Bell comme le muscle des uretères. La contraction
de ce faisceau, élargissant les orifices de ces conduits , est
en effet propre à favoriser l'abord de l'urine dans la
vessie.
On a appelé sphincter de la ^vessie lin anneau muscuîeux
, 'îui fait suite aux fibres circulaires du corps de la vessie . et
Du sphinc- i . , , »• / 'i
ter de la vessie, qui occupc l'orifice vésical. Le vaguc et l'incohérence des descriptions de ce sphincter prouve assez qu'il n'existe aucune disposition anatomique bien évidente au col de la vessie ; ainsi Winslow avait décrit comme sphincter vésical des fibres venues du pubis , et qui embrassent latéralement l'orifice vésical, mais ces -fibres appartiennent bien évidemment au releveur de l'anus. Ce qu'il y a de certain , c'est qu'on trouve au col vésical une couche extérieure mince formée par les fibres musculaires longitudinales de la vessie et une couche profonde très-épaisse formée par les fibi'es
ORGANES GÉNITO-URÎNAIRES. ^ÏSSir. -" 1 'ï
circuiaires de ce même organe. Les unes et les autres semblent
se continuer dans la portion prostatique du canal del'urèthre.
Tunique muqueuse. Extrêmement mince et blanchâtre-
-^ ^ * xv-j 1 unique
elle présente des papilles peu développées. Les follicules sont raur£uease. tellement difficiles à y démontrer qu'on a nié leur présence. Avec un peu d'attention, on en rencontre toujours au voisi- cales. ^ nage du col de la vessie et sur le trigone vésical. J'en ai vu sur tous les points de la vessie, sous la forme de vésicules, dans certains cas de maladie.
La membrane muqueuse se moule en quelque sorte sur toutes les saillies de la membrane musculeiîse. Elle s'enfonce quelquefois entre les faisceaux musculaires, pour constituer <
des cellules dans lesquelles s'engagent souvent des calculs. On appelle messies à cellules les vessies qui présentent cette Vessie disposition. Les vessies à cellules sont presque toujours en même temps des vessies à colonnes; c'est-à-dire des vessies dans lesquelles les faisceaux musculaires, extrêmement développés, soulèvent la membrane muqueuse.
Le tissu cellulaire qui unit la membrane muqueuse à la membrane musculeuse est assez lâche , séreux et extrêmement délié.
Vaisseaux et nerfs. Les artères vésicules viennent de l'hy-
' \ 11 T^n Artères.
pogastriqne , soit directement, soit de ses branches. Elles
sont en nombre variable. Les veines forment autour du col veînes=
de la vessie un plexus très-remarquabie qui se prolonge sur
les côtés du bas-fond , pour se jeter dans la veine hypogas»
trique.
Les vaisseaux lymphatiques sont placés pour la plupart entre la tunique péritonéale et la tunique musculeuse, et lymphatiques, vont se rendre aux ganglions hypogastriques.
Les nerfs proviennent du plexus hypogas trique , qui se Nerfs. compose à la fois de nerfs, ganglionnaires et de nerfs rachidiens , d'où le caractère mixte de la vessie qui est en partie soumise et en partie soustraite à la volonté.
7îb SPLANCHNOLOGIE,
Développement.
La vessie du fœtus est remarquable par la prédominance de
Prédomi-son diamètre vertical sur ses diamètres transverses qui sont
iiance du dia- très-DCtits .* Cette disposition , jointe au défaut de dévelop-
mètre vertical *^ .,. ., . ,.
cheziefœtus. pem^t du bassin , explique pourquoi la vessie proémine tout entière au-dessus du détroit supérieur à cet âge de la vie. Le bas-fond n'existe pas. Le sommet se continue d'une manière insensible avec Touraque , qui est à cette époque de la vie beaucoup plus volumineux, et dont la vessie paraît n'être qu'un renflement. La capacité de la vessie du fœtus est proportionnellement plus considérable suivant les uns, moins considérable suivant les autres, avant qu'après la naissance.
De la vei,s!e j^^ vcssic conserve encore dans la première enfance les ca-
dans la pre- *•
niieie enfance, ractèies qu'elle offre chez le fœtus , et il résulte de ses rapports plus étendus avec les parois abdominales des conséquences importantes pour la pratique de la chirurgie. A mesure que le bassin se développe , et peut-être aussi à mesure que l'urine accumulée dilate la vessie dans ses diamètres transverse et antéro-postérieur, cet organe s'enfonce dans l'excavation et présente , à l'époque du développement complet, les caractères que nous lui avons assignés. L'ouraque h'our'aque, que nous avons vu converti chez l'adulte en est-il cieax un cordon musculeux qui se perd quelquefois avant d'arri-
chez le fœtus? >ti«i- ^ i i'i 'i ^ c ,.
ver a l ombilic , est Deaucoup plus développe chez le lœtus. On peut le suivre jusqu'au-delà de l'ombilic et même suivant quelques anatomistes, dans toute la longueur du cordon. L'ouraque est-il creux pendant la vie intra-utérine? L'analogie et quelques observations i ecueillies ciiez l'homme sembleraient le prouver. L'analogie, car chez les animaux, la cavité de l'ouraque peut être suivie jusqu'à une poche qu'on appelle allantoïde^ située entre les membranes de l'œuf; en outre , plusieurs auteurs assurent avoir fait pénétrer dans l'ouraque , et à des hauteurs variables , du mercure injecté
OAGANF.S GÉNITO-URINAÏRES. VESSIE. 7I7
dans la vessie : ainsi on dit avoir vu le mercure s'élever dans l'ouraque à un demi-pouce, un pouce, un pouce et demi, et même pénétrer dans une longueur plus ou moins considérable ducordon ombilical.
Dune autre part, on a vu des enfans nouveau nés et même quelque adultes rendre les urines par l'ombilic. Mais, '
dans tous ces cas, il y avait oblitération du canal de l'urè- r ^. .• tre. J'ai déjà dit avoir rencontré une concrétion calculeuse «rinaires troudans l'épaisseur de l'ouraque , et je lis dans Haller que juUe^ Harder avait fait la même observation j aremilœ in uracho pisœ. M. Boyer dit (i) avoir disséqué la vessie d'un homme de vingt=six ans, dont l'ouraque formait un canal d'un pouce et demi de long , et contenait douze pierres urinaires de la grosseur d'un grain de millet. Une d'elles, plus grosse, ressemblait à un grain d'orge. Il s'est assuré que le conduit Observations
I , , , . P , , , contradictoi-
qui contenait ces calculs n était pas lorme par le prolonge j.es au sajet de ment de la membrane interne de la vessie à travers les au- l'ouraqae. très tuniques. D'un autre côté, un bon nombre d'observateurs (et je suis du nombre) affirment avoir rencontré l'ouraque plein chez le foetus. De nouveaux faits sont donc nécessaires pour établir ce point d'anatomie , bien qu'il soit infiniment probable que l'ouraque de l'homme se comporte comme celui des animaux avec cette différence que son oblitération serait beaucoup plus prompte.
Usages.
La vessie est destinée à servir de réservoir à l'urine ; elle est en outre le principal agent de son expulsion. Les urines Elle est le arrivent incessamment et goutte à goutte dans la vessie : elles J"f/^J^°''^^,g^ ne sauraient refluei^ dans les uretères, à raison du mécanisme pulsion de l'uque nous avons indiqué. La vessie distendue fait éprou= ver le sentiment du besoin d'uriner j et l'urine est expulsée par l'action combinée de la vessie es des muscles abdominaux. J'ai dit que la vessie était 1 agent principal de cette ex-
(i) Traité d'anatomie^ page 477 {splancJmol'ogiey
rine.
•718 SPTANCHTSrOLOGIE.
pulsion , car dans le cas de rétention tVurine par affaiblissement ou par distension excessive de la vessie , la oontrac-' tion la plus vigoureuse des muscles abdominaux ne peut rien pour cette expulsion.
capsui.es sttrrékat.es.
Situation ^^^ ccipsules surréîiciles sont des organes à usage inconnu
qui avoisinent l'extrémité supérieure des reins , et qui, comme ces derniers , sont situées en dehors du péritoine.
Cette connexion de situation entre les reins et les capsules surrénales a fait supposer une corrélation de fonctioiis qui motive , sans le justifier complètement , le rapprochement de ces deux ordres d'organes (i). La dénomination de î'eins succenturlés (Cassérius) atteste assez les rapports qu'on a cru trouver entre les reins et les capsules. Les capsu- Toutefois Cette connexion de situation , qui constitue le les sunénaies ^^^^^^ j^ ^^^ important et le plus caractéristique de leur hisguent pas les toire, n'est pas constante; et dans les cas frequens ou les rems rems dans leur ^'occupent plus leur place accoutumee , les capsules surré-
deplacement, r r a ' x ^
nales n'accompagnent pas ces organes dans leur déplacement. Ainsi , lorsque les reins sont plus élevés que de coutume , les capsules surrénales se trouvent en dedans de ces organes et répondent à la scissure rénale : lorsqu'ils occupent la région pelvienne, les capsules, qui n'ont pas éprouvé le moindre changement de situation, ne présentent plus aucune connexion avec ces organes.
T^ottiLre. Nombre, Les capsules surrénales sont au nombre de deux :
on dit en avoir vu deux de chaque côté.
Volume. Leur volume est très-variable suivantles individus:
volnme.
quelquefois elles sont si petites qu'on les distingue à peine du tissu adipeux du rein ; d'autres fois elles sont très-volumineuses. Dans un cas où les deux reins étaient très-petits, j'ai
(i)Eustachi qui les a décrits le premier, les appelait glandulœ quarenihusincuînbunt.
ORGANES GÉNTTO-URINAIRKS. CAPSULES SURRBNALKii. 719
trouve ces organes beaucoup plus considérables que tie coutume. On avait avancé que le volume des capsules était pbis considérable dans la race nègre que dans la race caucasique. J'ai eu l'occasion d'observer deux nègres, cliez lesquels elles ne dépassaient pas le volume ordinaire. Chez le fœtus , elles sont proportionnellement plus considérables que chez l'adulte. Je les ai trouvées volumineuses chez plusieurs fem-
mes très avancées en âge.
lorme.
En avants
Du reste, le volume des deux capsules surrénales n'est pas
- 1 ^' i ï A • 1 j -^ ' 1 1 Volume core-
identiquement le même; mais la droite n est pas plus voiu- paig^if jes 2 mineuse que la gauche comme le veut Eustachi • bien au capsules, contraire la gauche m'a paru généralement plus volumineuse que la droite. Leur poids est d environ un gros.
Forme. Je la comparerai avec M. Boyer à celle d'un cas= que aplati d'avant et arrière qui embrasse par une facette étroite et concave l'extrémité supérieure du rein. Les rapports de hface antérieure sont différens à'droite et à gauche,
^ droite , elle répond au foie, auquel elle adhère par un tissu cellulaire assez dense pour qu'on enlève toujours la cap- Rapports : suie en même temps que cet organe. Ce rapport de la capsule avec le foie, est bien plus constant et plus intime que celui de la même capsule avec le rein. Une petite empreinte déjà indiquée (voyez jFo/^) , creusée sur la face inférieure du foie, et située à droite de la veine-cave ascendante, est destinée cette capsule.
A gauche , la capsule est en rapport immédiat avec le pancréas^ et médiat avec la rate et la grosse extrémité de î'estomac,
La face postérieure est appliquée sur la partie la plus élevée des piliers du diaphragme, au niveau de la dixième vertèbre dorsale. Les grands nerfs splanchniques, les ganglions semi -lunaires, répondent en arrière et en dedans de ces capsules, auxquelles ils envoient des rameaux si nombreux , que Duvernoy avait considéré ces capsules comme les ganglions des nerfs rénaux.
En arrière.
Cavité,
720 SPLANCHNOLOGÏE.
Enrd eon- I>eur borcJ convexe^ mince, légèrement sinueux, regarde vexe. en dedans et en haut.
Bord COU' Leur bord concave j épais, est presque toujours sillonné cave. par une gouttière profonde.
Pro]onoe= La surface des capsules est environnée d'une couche mince racBs fibreux (]e tissu adlpcux, qu'ou ue parvient à enlever qu'avec beau=
tt vascuîaires i ^'rn 1 f s - i 1 r-i
de sa suifore. coup de dilhculte , a raison des prolongemens tibreux et vascuîaires très-multipliées que la capsule envoie au milieu de ce tissu adipeux. Des sillons vascuîaires ou non vascuîaires, plus ou moins profonds et plus ou moins étendus, surtout en avant, parcourent la surface de l'organe,
Ccwité, Les capsules surrénales contiennent-elles une cavité 5 comme la dénomination de capsule semblerait l'indiquer? La question est encore en litige. Il est certain que chez le plus grand nombre des sujets, si on divise les capsules en divers sens, on voit qu'elles sont formées de deux lames appliquées Tune contre l'autre, et liées comme par une substance gluti neuse , une sorte de pseudo - membrane foncée en cou= leur; que ces lames semblent se réfléchir en dedans d'elles» mêmes, au niveau du bord concave, pour constituer, dans l'intérieur de la capsule elle-même, une saillie qu'on a comparée à une crête de coq. La couleur de la surface externe est jaunâtre, ou plutôt conmie marbrée de grosses taches jaunes et brunes. La couleur de la surface interne, ou mieux de la surface accollée , est d'un brun marron ou couleur de ])istre , diversement nuancée , tellement que je serais tenté de comparer l'aspect de la surface interne de la capsule surrénale à celui des foyers apoplectiques. Il semble que dans l'un comme dans l'autre cas, il y ait eu du sang déposé et absorbé.
Cette surface interne est d'ailleurs inégale et comnift déchirée : l'action de racler en détache une espèce de boue jaunâtre ou couleur brun-marron. J'ai vu , de plusieurs points de cette surface, naître comme des végétations sphéroïdales, pulpeuses, dont la ronpe présentait une couleur jaunâtre marbrée de brun.
ORGANES GÉNITO'TJRINAIRES, CAPSULES SURRÈNALRS 'JT.I
La dénomination de capsules atrabilaires , qui leur a été donnée par Bartholin , vient sans doute de cette coloration brun foncé de leur surface interne. Cet anatomiste, qui les regardait comme des petites poches ou capsules , pensait qu'elles étaient le réservoir Je ce liquide noirâtre, sanguis /z/^^r (Bartholin), succus atrahllarlus ^ atramentum glandulosum (Lecat), auquel les anciens donnaient le nom d'atrahile.
Texture. Les capstdes surrénales sont constituées par deux substances : Tune externe , corticale , jaunâtre , striée , Texiure. qui forme la presque totalité de l'épaisseur de la capsule ; l'autre, interne , centrale, qui se présente sous 1 aspect d'une ,, couche molle d'un brun marron foncé , traversée par un corticale , une grand nombre de vaisseaux. La disposition striée de la cou- ^^ che corticale, qui est si facile à observer chez les grands animaux, s'efface assez souvent chez l'homme, où la capsule semble convertie en une lamelle jaunâtre, mince, repliée sur ellemême. L'aspect lobuleux de sa surface n'est qu'une apparence et tient aux sillons vasculaires qui la parcourent. La dispo= sition granuleuse admise par la plupart des auteurs, qui ont donné aux capsules surrénales le nom de glandes , n'est pas parfaitement démontré.
Une membrane fibreuse ^ analogue à la membrane propre ^ l,.. .. du rein, revêt les capsules surrénales. fibreuse.
Les artères capsulaires sont très-nombreuses et très-volumineuses, eu égard à la petitesse de l'organe. Elles se divisent Aneres. en supérieures^ branches de la phrénique , en moyennes^ qui viennent directement de l'aorte, et en inférieures^ qui sont fournies par les rénales.
Les veines sont très-volumineuses , et se rendent immé- Veîncs diatementdans la veine-cave; c'est pour elles qu'existe surtout le sillon antérieur. On a cru qu'elles s'ouvraient directement dans la cavité de la capsule, vu la facilité avec laquelle les injections d'air ou d'un liquide quelconque poussées par ces vaisseaux distendent la capsule. Il est probable que dans ce cas il y a déchirure. Les veines de la capsule droite vont diieca, 4^
/2Î SPLANCHNOLOGIE.
tement dans la veine-cave inférieure. Les veines de la capsule gauche vont dans la veine rénale , du même côré, Yaisscaux J,es "vaîsseaux lymphatiques sont peu connus, ' P -" i^^* Les nerfs sont extrêmement multipliés. Ils viennent: jîferfs 1° directement des ganglions semi-lunaires et du plexus so
laire; 2^ des plexus rénaux, li u y a {as On cherche vainement dans les capsules surrénales le ca- .^^. / ^ ' Tial excréteur 2iùm\s par plusieurs anatomistes, et que les uns conduisaient dans le bassinet, les autres au testinule chez l'homme et à Tovaire chez la femme.
Développement.
Les capsules surrénales sont proportionelîement bien plus
Développe- développées chez le fœtus cpie chez l'adulte, et leur dévelop-
ment des cap- peu^gi^t présente cela de remarquable , c'est qu'il est en rai-
les. son inverse de celui des rems. Elles sont déjà distmcies vers
le deuxième mois de la vie intra-utérine, et surpassent alors
le rein en poids et en volume. Cette prédominance persiste
pendant tout le troisième mois, A quatre mois, les reins et
les capsules surrénales sont égaux en volume. A six mois, le
volume des capsules n'est plus que moitié de celui des reins,
A la naissance, il n'est plus que le tiers.
L'existence d'une cavité n'est pas mieux démontrée chez , le fœtus que chez l'adulte
Chez les vieillards, les capsules surrénales sont quelquefois très-volumineuses : leur couleur est constamment jaunâtre à cet âge de la vie.
Usages.
Les usages des capsules surrénales sont inconnus j nous ignorons même si nous devons les classer parmi les organes glanduleux. Le grand nombre de vaisseaux qu'elles reçoivent et qu'elles émettent, le grand nombre de nerfs qui s'y distribuent prouvent assez qu'il se passe dans ces organes autre chose que des phénomènes nutritifs. Leur anatomie pathologique, qui est encore à faire, pourra peut être jeter quelque jour sur ce point obscur de physiologie.
ORGANES
DE