‹ Anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 153 sur 185 · X . . , .... ... , , le · texte numérisé non relu

X . . , .... ... , , le

après avoir laissé se solidifier une injection de suif poussée dans le corps caverneux, on prive ce corps du suif qu'il contient en le plongeant dans de l'essence de térébenthine tiède,

vemes.

74^ SPLAirCHNOLOGlE.

^ . .on verra que le corps caverneux présente une disposition

La disposi- X 1 1 i

tion spongien- spongieuse analogue à celle de la rate. On peut suivre dans se du corps j^^ plexus vcineux qui occupent la racine de la verge tous

carsrnenx est *• * a ...

analogue à cel les degrës de la transformation des veines en tissu spongieux.

le ce la rate, q^ ^^^^ d'abord des vcines qui communiquent entre elles-

latéralement, et comme par des espèces de perforations ; puis

les communications deviennent de plus en plus multipliées ;

la strneture ^^ enfin dans le corps caverneux toute trace de vaisseaux dis-

du tissu spon- fincts s'cfface , et on ne voit qu un amas de cellules qui sem-

gie-3x du corps , , , , , , . .

ca^arnenx est olcnt le résultat de communications ou anastomoses vei= veineuse. neuses. La structure du tissu spongieux du corps caverneux est donc essentiellement veineuse.

Voici quel est l'aspect de la disposition intérieure du corps caverneux , quand on l'examine sur une coupe faite perpendiculairement à la longueur de ce corps, après lui avoir fait subir préalablement le mode de préparation que nous avons Aspect d'une indiqué: 1° cellules qui représentent assez bien l'aspect de la cocpeducorps coupc d'uu corps de Vertèbre j a** lames circonscrivant les celiules, et paraissant émaner principalement de la paroi mie» rieure du corps caverneux, laquelle présente une convexité qui correspond à la gouttière du canal de l'urètre. Ces lames se portent en rayonnant comme d'un centre à toute la surface intérieure du cylindre que représente le corps caverneux. Vaisseaux. Les veines du corps caverneux sont extrême- Veines, ment volumineuses et se divisent en veines dorsales de la verge, et en veines caverneuses proprement dites; toutes passent au-dessous de la symphyse, et sont reçues dans des espèces de canaux à parois fibreuses qui les transmettent dans l'intérieur du bassin. Ces veines sont pourvues d'un grand nombre de valvules qui s'opposent à ce que les injections des troncs passent dans les branches.

hes' artères proviennent de la honteuse interne; elles pé-

Artères. iiètrent dans l'épaisseur du corps caverneux. L'injection de

ces artères n'amène la distension du corps caverneux que

Vaisseaux lorsqu'elle a passé des artères dans les veines.

lymphatiques. Lgs vaisseaux lymphatiques de ce corps sont peu connus.

ORGANES G^NITO-URINAÏRES. DE l.X VKRGE. 74 g

.Les ner/} r^ ont pas été suivis jusque dans l'intérieur du Nerf,. corps caverneux.

Ligament triangulaire ou suspenseur de la verge. Ce ligament, composé d'un tissu jaune élastique, s'étend de lasymphysepubienne au corps caverneux; il est placé de champ sur Lîgameut la ligne médiane. On dit y avoir trouvé des fibres muscu- '"P^"*^'*' laires; mais il est probable qu'on a regardé comme appartenant à ce ligament un prolongement du bulbe-caverneux connu depuis peu sous le nom de muscle de Houston. J'ai vu un ligament suspenseur qui s'étendait à la moitié inférieure de la portion sous-ombilicale de la ligne blanche.

Muscles de la verge.

Au nombre de huit, quatre de chaque côté, ce sont : Xischio'caverneuxy le bulbo-caverneux ,\e pubio-uréthral , Vischio -bulbaire»

îschio-ÈâvèMèiix.

Situe le long de la racine du corps caverneux, Vischîo- ^, eauerneux est alonge, recourbe sur lui-même , aponévrolique dans une partie de sa longueur.

Insertions. Il naît, i« de la lèvre interne de la tubérosité insertions ischiatique au-dessous du muscle transverse du périnée, par fixes. des fibres aponévrotiques et charnues,- a^'de la surface même de la racine du corps caverneux.

De là ses fibres se portent de dehors en dedans et se terminent brusquement, après un court trajet, aux bords et à des^''^fibrTs la face supérieure d'une aponévrose très-forte, resplendis- t^hamues, santé, fasciculée, à fibres dirigées d'arrière en avant qui re- ' couvre la racine correspondante du corps caverneux , et se i prolonge sur ce corps. Celles des fibres charnues qui se parXaTTan^ terminent aux bords de l'aponévrose constituent deux lan- guettes, guettes : une interne, qui se porte en dedans de la racine ; une externe, qui se porte en dehors de cette racine , et se prolonge beaucoup plus loin que les fibres internes jusque sur les côtés du corps caverneux. Pour voir la structure de ce muscle^

b trnctnre.

ÏLapports.

Usages.

Situation.

Insertions d'orîgine.

Direction des fibres.

Terminaison» diverses des fibres charanes.

n^O SPLANCHNOLOGIE.

il faut inciser longitudinalement Faponévrose de terminaison qui recouvre toute la face inférieure du muscle, et alors on aperçoit une couche musculaire assez épaisse en arrière, mince en avant, qui est formée en partie par les fibres d'origine, en partie par les fibres nées delà racine même du corps caverneux.

Rapports. En bas, tissu cellulaire, dartos; en haut, racine du corps caverneux sur laquelle le muscle se moule.

En dedans , bulbo-caverneux , dont l'ischio-caverneux est séparé par un espace triangulaire à base tournée en arrière.

Usages, Entièrement affecté au corps caverneux , ce muscle porte la racine de la verge en bas et en arrière. Loin de pouvoir comprimer la racine du corps caverneux par la contraction de ses fibres, il tend, au contraire, à dilater la cavité de cette racine, en écartant la paroi inférieure de la paroi supérieure, et c'est en ce sens qu'il favorise l'érection.

Bulbo-caverneux.

Beaucoup plus considérable que le précédent, siiué audevant de l'anus, le bulbo-cai'erneux est étendu le long de la face inférieure du bulbe , et de la portion spongieuse de Turèthre sur lequel il semble se mouler.

Ses fibres naissent : i° au devant du sphincter par un raphé fibreux médian qui est commun à ce muscle et aux deux bulbo-caverneux, et qui semble naître du bulbe, auquel il adhère intimement. 2° Les fibres les plus externes naissent du bord postérieur du ligament périnéal (aponévrose périnéale profonde); de cette double origine, les fibres se portent d'arrière en avant, et se terminent de la manière suivante : i** Les fibres les plus extérieures forment un plan mince appliqué sur la face inférieure du ligament périnéal, et vont s'insérer par de courtes fibres aponévrotiques à la partie interne de la racine du corps caverneux; 2*^ les fibres moyennes, plus longues, sont obliquement dirigées dé dehors en dedans? et viennent s'insérer par des fibres aponévrotiques très-distinctes immédiatement au-des-

ORGANES GKNITO-URINATRES. DE LA VERGE. nSï

vant du point de jonction des racines du corps caverneux dans l'espèce de gouttière qui existe entre le corps caverneux et .'urèthre. 3" Les fibres les plus internes, qui sont les plus longues, se portent directement d'arrière en avant, et j^„ g^re parvenues au niveau du point où la verge se courbe au- les plus întlt devant du pubis, elles s'infléchissent en dehors, se portent °'\7*^'^' '^ sur les cotes de la verge, et se terminent au niveau de sa face le ligament dorsale, en se continuant avec le ligament suspenseur, C est ''*'?""«'"''• cette dernière terminaison qui me paraît constituer le mus cle décriL par M. Houston (Dublin, hospital reports), et qui, suivant cet anatomiste, aurait pour usage de comprimer les veines dorsales du pénis chez l'homme et les autres animaux: mais il e:.t évident d'une part, que ce muscle ne peut pas comprimer les veines du pénis j d'une autre pari, ainsi que l'a fort bien indiqué M. Lenoir, que les veines dorsales de la verge sont des veines cutanées qui ne communiquent jamais avec celles du corps caverneux (i),

Rappcris, i\ En bas, le buîbo^aveiilôux répond au dar^ tos, dont il est séparé par l'aponévrose périnéaîe superflu ''''*^"'' cielle, par une couche graisseuse très-mince, et par une aponévrose propre d'engaînement. 2*^ En haut, il est en rap port aveo la portion bulbeuse du canal de l'urèthre, que ce muscle embrasse à la manière d'une gaine contractile, sem^ blable a ix feuilles engainantes qu on remarque dans la fa= mille des graminées.

Le bord interne est continua celui du côté opposé, en sorte qu au premier abord on croirait à Texistence d'un seul muscle bulbo-caverneux.

Usages. Son insertion au côté interne du corps caverneux lui permet d'écarter la paroi inférieure de ce corps de la pa~ Usages, roi supérieure, et par conséquent, de provoquer l'abord du sang. Il contribue donc puissamment à l'érection j d'un autre

(i) Dissertation sur quelques points d'anatomie , de physiologie et de pathologie, N" 3i5, année i833.

née.

i^Sa SPLANCHNOLOGIE.

côté, parla compression qu'il exerce sur le canal de Turèthre, il peut accélérer le cours de l'urine et du sperme.

Muscle pnbio-uréthral.

ïlparaîtn'é= ^^ muscle, désigné sous le nom de muscle de Wilson^ tre qn'une dé- parce qu'il a été décrit par cet anatomiste, pourrait être rdevear , de considéré comme la continuation du releveur de l'anus. Il l'anus. s'insère à la partie médiane de l'échancrure sous- pubienne,

et descend sur les côtés, puis sur la face inférieure de la

portion membraneuse de Furètlire qu'il entoure comme dans

un anneau.

Ce muscle est situé derrière le ligament périnéal. Il peut,

dit- on , arrêter le bec de la sonde quand il se contracte

spasmodiquement.

Muscle ischio-bulbaire.

Il est bien dis- q^ pourrait décrire sous ce nom un petit muscle placé au=

tinct da trans= r ^ , . , , r . ,

verse du péri- dessous du ligament périnéal ou aponévrose périnéale pro= fonde. Plus fort que le transverse du périnée , il naît des branches ascendante du pubis et descendante de l'ischion, et vient se terminer sur les côtés du bulbe.

Ce muscle, de forme triangulaire, est séparé du pubiouréthral de Wslson par l'aponévrose périnéale profonde , qui ne permet pas de le considérer comme une dépendance du releveur de l'anus.

Du canal de l'urèllire.

Le canal de Vurèthre est le conduit excréteur de l'urine. Il sert en outre à l'excrétion du sperme chez l'homme.

La direction du canal de l'urèthre a été l'objet d'une étude toute particulière. Né du col de la vessie , ce conduit se dirige en avant et en bas. Parvenu sous la symphyse du pubis, il décrit une courbe légère à concavité supérieure, embrasse la symphyse, remonte un peu au-devant d'elle, et se place ensuite dans la gouttière que présente inférieurement le corps caverneux. A partir de ce point, sa direction est déterminée par celle delà verge, et il décrit avec elle une seconde courbure beaucoup plus prononcée que la précédente , et k

SituatioH.

JDîrection»

ORGANES GÉNITO-URïNAIRES. DU CANAL DE l'urÈTHRE. 7^3

concavité inférieure, courbure qui n'existe que dans l'état de relâchement de la verge, et qui s'efface dans l'alongement de cet organe, soit par l'érection, soit par une traction directe.

Il suit de là que , hors le temps de l'érection , le canal de Double l'urèthre décrit une courbe en 5 italique fi), c'est-à-dire deux f,®'^^^"''^ , -^^

. t 1 ureture hors

courbures distmctes, tandis que, dans l'état d'alongement, le temps de il n'en décrit qu'une seule qui est permanente. rerection.

Bien que la courbure de l'urèthre ne soit pas assez inflexible j g , , pour s'opposer à la pénétration d'un instrument rectiligne i'irètlire n'est dans la vessie, on aurait tort d'en conclure que le canal est^''^ ^^'^'^ '^°^' lui-même rectiligne. Il faut se rappeler que les conduits or-

. . V,, l^e cathéte-

ganiques membraneux jouissent d une souplesse qui leur lisme rectiii^ permet de prendre la direction des instrumens qu'on v fait ^"^ "^ ^"^'

, , . T j pose pas l'ab-

penétrerj mais de l'effacement, de la disparition artificielle sencedecourdes courbures à leur non-existence , il y a extrêmement loin. ^"'^' < Disons, en outre, que la courbure du canal de l'urèthre est démontrée, i* par l'impossibilité qu'une li^ne droite

. Preuves de

s'étende du col de la vessie au point de réunion du corps ia direction caverneux avec l'urèthre, en passant à plusieurs lignes au- ^^u^vî^'g»^' dessous du bord mférieur de la symphyse ; 2° par la courbure que conservent les bougies placées à demeure dans le canal de l'urèthre ; 3** enfin , par la courbure que présente le moule obtenu par l'injection dans la vessie et dans le canal de l'urèthre , d'une substance susceptible de s'y solidifier.

Dimensions ^ i*^ suivant la longueur. La longueur du canal de l'urèthre est de huit à neuf pouces ; elle est même quel- en lon'Laeuv!'* quefois au-dessous de huit. Les proportions extrêmes auxquelles est arrivé Wathely, d'après des mesures prises sur

(i) C'est cette direction du canal qui avait suggéré à J. L, Petit ridëo des sondes d'argent en S pour laisser à demeure dans la vessie.

7 $4 SPLANCHNOLOGIE.

quarante-huit sujets, sont neuf pouces six l^pes et sept pouces six lignes (i).

Dimensions ^^ Dimensîons suwant le diamètre. Elles sont difficiles à suivant le dia- apprécier : le canal de l'urèlhre a quatre lignes de diamètre,

mètre, i, > tt ' > -r - i-

d après Home , excepte a son oriiice ou on trouve une ligne de moins. 11 est surtout impossible d'apprécier les dimensions du canal à l'extérieur, à cause de l'épaisseur des parois, et surtout à cause de leur épaisseur inégale. L'extrême dilatabilité de ce canal lui permet, d'ailleurs, de recevoir des instrumens d'un calibre très-considérable , ainsi qu'on le pratique dans l'opération de la lithrotritie.

On divise le canal de l'urèthre en trois portions aussi distinctes parleur structure que par leurs rapports; ce sont la portion prostatique j la portion membraneuse et la portion ^ spongieuse.

I* Portion prostatique.

Cette partie de l'urèthre ^ qui fait suite, en quelque sorte, à la vessie et constitue l'origine de ce canal , a reçu le nom de portion prostatique, parce qu'elle se trouve comme creusée dans l'épaisseur d'un corps glanduleux nommé prostate^ dont la description doit être placée ici à raison des connexions intimes de ce corps avec le canal de l'urèthre. La prostate, corps glanduleux blanchâtre, est située autate. devant du col de la vessie qu'elle embrasse , derrière la sym-

Situation, physe dupubis , au-devant du rectum.

Figure. Elle présente la forme d'un cône dont la base est en ar-

rière, tandis que le sommet qui est tronqué regarde en avant, ^^g Son axe ou grand diamètre est horizontal, mais un peu

obliquement dirigé de haut en bas et d'arrière en avant. T^. . . Elle a sauvent chez l'homme l'apparence bilobée : mais

Ul!ipQSltlOll ' * '

bilobée. elle n'est jamais réellement double comme dans un grand

nombre d'animaux.

(i) An improved method of the treating strieture in tlie «retra, i8i6o

Page 1