OVAIRES
Les oçaires , ainsi nommés à cause des petites vésicules ou œufs qu'ils recèlent dans leur épaisseur sont aux organes gé-
Les ovaires ./ i ■»- - o o
sont à la fem- nîtaux de la femme ce que les testicules sont aux organes géme ce que es jjj^j^^j^ jg l'homme : c'est-à-dire que les uns comme les autres
testicules sont ; *■ ^ ^
à l'homme. sécrètent un produit qu'on regarde à juste titre comme indispensable pour la reproduction. C'est à raison de cette analogie des ovaires avec les testicules , que les anciens leur avaient donné le nom de testicules de la femme. ( Testes muliebres, Galien. )
Les ovaires sont au nombre de deux, situés de chaque
Situation. ^ ^ / ^
côté de Tutérus, dans cette portion du ligament large qu'on appelle son aileron postérieur, en arrière de la trompe de Fallope. Ils sont maintenus dans leur position, et par les
Moyens de ligamens larges qui leur forment une espèce de mésentère , et par un ligament particulier qu'on appelle ligament de lovaire.
Leur situation présente des variétés, suivant les âges et
„ ., , , suivant l'étal de l'utérus. Dans le fœtus, ils sont placés
Vaneles de ' *■
situation. dans la région lombaire comme les testicules. Pendant la grossesse , ils s'élèvent dans l'abdomen avec le corps de
Déplacement,
Volame.
ORGANES GléNITO-URlNAIRES. DES OVAIRES. 76!$
l'utérus sur les côtés duquel ils sont appliqués. Immédiatement après l'accouchement , ils occupent les fosses iliaques , où ils restent quelquefois durant toute la vie, y étant maintenus par des adhérences accidentelles. Rien n'est plus fréquent que de les trouver renversés en arrière (r), et adhérens à la face postérieure de l'utérus.
Quelquefois enfin on rencontre l'ovaire dans des her= nies inguinales ou crurales. L'ovaire descendu dans les grandes lèvres a pu y simuler la présence d'un testicule.
Le volume des ovaires varie suivant l'âge , suivant l'état de plénitude ou de vacuité de l'utérus^ suivant l'état de santé ou de maladie. Plus volumineux proportionnellement chez le fœtus que chez l'adulte, les ovaires diminuent après la naissance, ils augmentent de volume à l'époque de la puberté, et s'atrophient dans la vieillesse. Ils acquièrent, dans les derniers temps de la grossesse, un volume quelquefois double ou triple de celui qu'ils présentent ordinairement.
Les ovaires présentent la. forme d'un ovoïde un peu aplati d'avant en arrière. Leur couleur est blanchâtre, leur surface crevassée, rugueuse, comme fendillée et souvent couverte de cicatricules noirâtres qu'on regarde, mais à tort, comme les vestiges de déchirures produites dans l'enveloppe de l'ovaire pour le passage de l'œuf fécondé.
L'ovaire, libre en avant, en arrière et en haut, est fixé : par son bord inférieur au ligament large; par son extrémité externe au pavillon de la trompe; par son extrémité interne au bord latéral correspondant de l'utérus, à quelques lignes au-dessous de l'angle supérieur de cet organe , à l'aide d'un cordon ligamenteux nommé ligament de ï ovaire^ cordon qui l'ovaire. a été long- temps regardé comme un canal {diictus ejaculcms) destiné à porter le liquide ovarique dans l'utérus. Le tissu
Figure,
Kapports,
Ligament de
(i) La situation des ovaires en arrière des trompes s'oppose à ce qu'ils se renversent en devant.
^66 SPLANCHNOLOGIE.
de ce ligament a beaucoup d'analogie avec le tissu propre de l'utérus, dont il paraît être le prolongement (i). Structure. Structure. L'ovaire est constitué , i'* par une écorce fi- Ecorce fi= breuse, dense , recouverte par le péritoine qui lui est intifibreuse. niemcnt uni , tellement qu'il est timpossible de l'en séparer 5
Tissu « on- ^** P^^ ^^'^ ^^^^^ spongieux et vasculaire, dont les mailles gjeux. semblent formées par des prolongemens très-déliés de l'enve-
loppe extérieure, et au milieu duquel sont déposées de petites Ovules ou vésicules ou œufs de Graaf. Ces vésicules ou ovules sont en vésicules. nombre variable depuis trois ou quatre jusqu'à cinquante. C'est surtout chez la femme récemment accouchée que la structure de l'ovaire apparaît dans toute son évidence. A cette époque, son tissu épanoui , et comme spongieux, m'a paru de nature dartoïde , et traversé par un grand nombre de vaisseaux. J'ai vu aussi , chez des femmes nouvellement accouchées 5 les ovaires d'un volume de douze à quinze fois plus considérable que d'ordinaire , et convertis en une poche à parois très-minces qui se déchirait avec la plus grande facilité ; l'ovaire lui-même offrait un tissu spongieux et vasculaire, diffluent, au miheu duquel se voyaient les ovules qui avaient échappé à l'altération.
Les omles ou vésicules ne sont autre chose que de petits ^.^"^^.""^^l'e tystes ou poches, variables pour le volume, à parois trèschose que des minces, transparentes , adhérentes au tissu de l'ovaire, et ï^ystes. contenant une sérosité Jimpide, incolore ou d'un jaune ci-
tron. Suivant M. Baër, les vésicules les plus superficielles, celles qui avoisinent le pavillon de la trompe, contiendraient un corps flottant, entrevu par Malpighi , et qui constituerait le germe.
Il m'est souvent arrivé de rencontrer des ovaires sans vé-
(i) Onamcjne été jusqu'à dire que le prétendu canal excréteur de l'ovaire se divisait en deux branches dont l'une s'ouvrait directement dans l'utérus, et dont l'autre longeait le bord de cet or-» gane pour venir s'ouvrir à son orifice inférieur.