ORGANES CÉNITO-TJRINAIRES. DU CANAL DE L*URÈTHRE
a été établie entre les diverses parties de la longueur du ca-
-,,,., ,,, ,.. 1 ^1 1 . Il n'offre à
ïnl de 1 urethre a 1 extérieur j seulement dans la partie ce: ,,.^j^^,-g^^ ^^^ respondante à la portion prostatique, le canal offre une cane trace de couleur blanche, tandis que dans tout le reste de son trajet tne T'rcxtéil présente une couleur violette plus ou moins foncée. rieur.
Dimensions, Le canal de l'urèthre présente au niveau de
.f, , f. . Dimensions.
la prostate une dilatation manifeste , quelqueiois assez considérable; il se rétrécit brusquement à l'origine de la Dilatation portion membraneuse et devient cylindrique jusqu'au niveau Prostatique. du gland où il présente une deuxième dilatation appelée p^^^^ ^^^^j fosse ncwiculaire^ et se termine par un orifice plus étroit que culaire. tout le reste du canal.
Pour arriver à des dimensions plus exactes et comparatives, entre les diverses portions de l'urèthre, M. Amussat , /» nation
' r ? des dimensions
a imaginé d'enlever avec précaution, sur ce conduit insufflé, du canal, toutes les couches surajoutés aux parois propres du canal, de manière à réduire celui-ci à la seule épaisseur de la membrane muqueuse , substituant ainsi à la grande inégalité d'épaisseur de ses parois, une épaisseur presque uniforme dans toute son étendue. D'après ce procédé d'évaluation auquel on pourrait adresser plus d'un reproche , M. Amussat a établi que la partie la plus étroite du canal est la portion bulbeuse et non la portion membraneuse; que le canal après s'être rétréci au niveau du bulbe, s'élargit de nouveau à la portion spongieuse, et va ensuite en se rétrécissant d'une manière uniformément progressive. Il récuse l'existence d'une dilatation au niveau de la fosse naviculaire, et attribue l'aspect dilaté que présente cette partie , à ce que le tissu du gland étant très-ferme , et intimement adhérent à la membrane de l'urèthre, ne lui permet pas un affaissement comparable à celui que subissent les autres parties du canal.
Au reste^ l'extrême dilatabilité des parois de l'urètre rend moins importante qu'on ne pourrait le penser une appréciation rigoureuse des dimensions de ce canal.
Une circonstance anatomique qui, indépendamment de
762 SPLANCHNOLOGIE.
l'extensibilité de tissu, contribue à la dilatabilité extrême du
Plis longi- ^ ^ , , . 1 T 1 • !•
tudinaux. Canal de l'urèthre, c est l'existence de plis longitudinaux que
présente la surface interne du canal, et qui s'effacent par la
distension. Ces plis ne doivent pas être confondus avec de
Faisceaux petits faisccaux longitudinaux subjacens à la muqueuse dans
longitudinaux .,iwi -, i^- . .1
^ toute 1 étendue du canal , et qui me paraissent de nature
musculeuse. Dans toute son étendue , la surface interne du
canal de l'urèthre présente une foule d'orifices obliques
conduisant dans des cavités en culs-de-sac plus ou moins
profonds. Ces sinus, dont l'ouverture est toujours dirigée en
devant , sont quelquefois assez considérables pour recevoir
l'extrémité des bougies: ils ont été très-bien décrits par
Sinus cîe Morgagiiî ; ce qui leur a valu le nom de sinus de Morgagni j
ofgagm. sous Icqucl ils sont généralement indiqués. J'en ai vu qui
avaient plus d'un pouce de longueur. Du reste, on ne voit
nulle part ces sinus aboutir à des grains glanduleux.
Yein mon- ^'^ verii-moTi tanum ou crête uréthrale. La paroi inférieure de
tanum, ou ciè- la porlion membraneuse de l'urèthre présente sur la li gne mé-
te aréthiale. 1. a^ - i ii j ' 1 j
diane une crête a laquelle on a donne le nom de veru-montanum , caput gallinaginis , crête uréthrale. Cette crête commence en avant par une extrémité très-déliée , qui porte d'avant en arrière sur la ligne médiane de la paroi infér: eure de l'urèthre , et se termine à la partie antérieure de la portion prostatique , par une extrémité renflée, sur laquelle s'ouvrent les conduits éjaculateurs par deux orifices toujours distincts. De cette même extrémité postérieure, partent de chacfue côté plusieurs plis radiés, nommés freins du veru-montanum , replis qui ont été décrits avec soin par Langenbeck , et qui vont se perdre dans l'orifice du col delà vessie. C'est sur les côtés de la crête uréthrale que viennent s'ouvrir les conduits prostatiques.
Structure du canal de Vurcthre.
Membrane muqueuse.
Une membrane muqueuse, très-fine, transparente, d'apparence épidermique, revêt tout l'intérieur du canal de l'urèthre, se continuant d'une part, avec la muqueuse vésicale, d'une
OAGANES G^ÈNITO-URINAIRES. dit CANAt DE t,'(JRETHRK. 765
autre part, avec celle qui revêt le gland. Cette même muqueuse se continue par les canaux éjaculateurs avec celle qui tapisse les canaux déférens et les vésicules séminales.
La structure delurèthre, considérée dans les tuniques extérieures à la muqueuse , n'est pas la même dans les diverses portions de ce canal.
i** Dans la portion prostatique, on retrouve les mêmes élé Stiactuie de mens que dans la structure de la vessie, qui semble en quelque tafi^^e°"^'^°^ sorte se continuer dans la gouttière que lui présente la prostate. La couche la plus profonde de la tunique musculeuse de la vessie se prolonge entre la membrane muqueuse et la prostate , tandis que les autres couches forment divers plans qui pénètrent dans l'épaisseur même du tissu de la glande.
2^ La portion membraneuse serait mieux nommée portion musculeuse du canal de l'urètre, car elle est entourée ^^^^ membra' par une couche de fibres musculaires disposées circulaire- neuse, ment. Autour de ces fibres musculaires se trouvent des veines qui forment un plexus.
3** La portion spongieuse offre le même aspect que le corps caverneux : c'est un tissu érectile, c'est-à-dire composé ,, ,
^ ^ •■• De la por-
d'une charpente fibreuse constituée par un ensemble de tion spoogimprolongemens qui s'entrecroisent sous toutes les directions, ^®' et présentent l'aspect d'une trame aréolaire : il est probable que la membrane interne des veines tapisse toutes les cellules, qui contiennent une quantité plus ou moins considérable de sang, suivant que la verge est dans l'état d'érection ou de non-érection.
Ce tissu caverneux, de même que celui de la verge, présente des fibres musculaires longitudinales très-manifestes à identité de
T, .• , 1 1 . 1-1 • la otructure du
lœii nu chez les grands ammaux , et que des observations gia^^ et du microscopiques semblent avoir démontrées chez l'homme, ^^'^e- La structure du gland est absolument la même que celle du bulbe j seulement son tissu est plus serré. Cette partie du canal de l'urèthre n'a aucune communication avec le corps ca-
7^4 SPLANCHNOLOGIE.
Le tissu '^^*''^®^^^> ï^i^^ qu'au premier aspect il semble n'en être que la spongieux du Continuation. On voit de la manière la plus évidente que le g an na au- gQjj^jy,gj mousse du corps caverneux est embrassé par la base
cane commu- ^ ^
nication avec du gland. Mais le corps caverneux et le gland n'ont point de
celui du corps • • . i • ' -i
na^^.r.^,.^ communication entre eux par leur tissu erectile; aussi ces
'-«veineux. JL '
deux corps peuvent-ils s'injecter isolément,