‹ Anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 166 sur 185 · MAMELLES · texte numérisé non relu

MAMELLES

Les 'mamelles ( fAccfflos d'un mot grec qui signifie chercher, parce que l'enfant y cherche le lait) sont des organes glanduleux annexes à l'appareil de la génération, destinés à la sécrétion du lait, et qui établissent, même après la naissance, des rapports intimes entre la mère et l'enfant.

Le rôle important que remphssent les mamelles, a conduit Importance les zooloMstes à rane^er dans la même classe , sous le nom de ^^^ mamelles

p . . , , *îïi zoologie^

mammifères ^ tous les animaux qui possèdent l'appareil de la lactation. Un caractère propre à cette classe , et que nous mentionnons ici , parce qu'il est intimement lié à l'existence des mamelles , c'est que tous les mammifères sont vivipares ^ c'est-à-dire, donnent naissance à des petits qui naissent libres de leurs enveloppes fœtales.

Les mamelles existent dans les deux sexes, mais rudimen- Elles exislaires et atrophiées chez l'homme, elles appartiennent essen- *^°* ^^^^ ï^®

• ,, V 1 /^ deux sexes.

tieilement a la lemme.

Nombre. Au nombre de deux dans l'espèce humaine^ qui Nombre, est unipare, elles sont généralement, chez les animaux, ï^e nombre en nombre double de celui des petits. Les exemples ^^l doub!^ ^à de mamelle triple ou quadruple, dans l'espèce humaine , *^5^"^ ^'^^ P®" sont rares, et les mamelles surnuméraires ne sont le plus souvent que de simples mamelons ou bien des masses de tissu adipeux.

Sititatlon, Elles occupent la partie antérieure et supé- Situation. rieure de la poitrine , dont l'élargissement transversal dans l'espèce humaine est si favorable au développement du sein, tandis que chez les animaux elles occupent la région abdominale.

Situées sur les côtés de la ligne médiane , au niveau de l'espace compris entre la troisième et la septième côtej placées ainsi à la hauteur des membres thoracsques, elles occupent cette région, dit Plutarque, pour que la mère puisse

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embrasser et soutenir son enfant en même temps qu'elle Tallaite.

Toltime. Volume. îludimentalres chez l'homme durant toute la vie,

et chez la femme seulement jusqu'à la puberté , elles prennent à cette époque, un accroissement qui est en rapport avec le développement de l'appareil génital. Leur volume augmente encore pendant la grossesse et surtout après l'accouchement; elles s'atrophient dans la vieillesse. Chez un certain nombre de femmes jeunes encore , le volume des mamelles Il n'est pas n'est nullement en rapport avec la stature, la force et même âvec la^^°rce ^^ bonne constitution du sujet ; et par contre , il n'est pas du sujet. rare de rencontrer des femmes grêles , phthisiques , avec des

mamelles très-volumineuses. Dans l'appréciation du volume de la mamelle, il ne faut pas confondre ce qui tient au volume de la glande elle-même avec ce qui dépend du tissu adipeux.

Il peut tenir Aussi bien les mamelles les plus volumineuses ne sont-elies ^eu *^^^^ " " P^^ toujours celles qui fournissent le plus de lait , parce que c'est souvent au tissu adipeux qu'est dû le volume exubérant qu'elles présentent, tandis que la glande elle-même est souvent peu considérable.

Presque toujours la mamelle gauche est un peu plus volumineuse que la droite.

Forme. Forme, Les mamelles représentent une demi-sphère sur-

montée par une grosse papille appelée mamelon.

La peau qui recouvre les mamelles est remarquable par sa

Aréole. finesse : autour du mamelon est une aréole ou auréole^ rosée

chez les jeunes filles, brunâtre chez la plupart dei femmes

" qui ont eu des enfahs: elle offre en outre un aspect rugueux

Glandes oti du à une multitude de glandes sébacées, lesquelles sécrètent

follicules séba- i. j < ■ /• .i> • - • ..ji^i'j

^^ une espèce decire qui prévient l action irritante de la sahvede

l'enfant. Morgagni , Winslow et Meckel assurent en avoir vu sortir du lait. Mais s'il n'y a pas eu erreur dans ces observations, il faut admettre que quelque conduit galactophoie ve-

ORGANES GENITO -URIWAIRES. MAMELLES. 79^

nait par une anomalie peu commune s'ouvrir à côté d'une de ces petites glandes.

Le mameloriy de Couleur rosée ou brune, rug^ueux, comme Variétés de

, y ,, , ,, -, , . forme et de

crevasse a son sommet et susceptiDie d une sorte d érection , dimensions du présente une forme et des dimensions qui varient chez les loamelon. diffërens sujets^ tantôt cylindrique, tantôt conoïde, il est quelqfiefois tellement court, que les lèvres de Fenfant ne peuvent pas l'embrasser; dans certains cas, il est même déprimé. Au centre du mamelon se voit plusieurs dépressions ou vme dépression unique dans laquelle viennent s'ouvrir les conduits galactophores par un nombre variable d'orifices.

Le mamelon présente en outre un grand nombre de folli- Follicules cuies sébacés qui se présentent sous l'aspect de tubercules, sébacés du

1 1-^1 , r . . 1 mamelon.

et qui par le produit de leur sécrétion garantissent le mamelon des gerçures que tendent à y déterminer la succion et Faction de. la salive de l'enfant.

Structure. Deux élémens entrent dans la composition de la Strncturç. mamelle; i^ le tissu même de la glande mammaire; 2*^ du tissu adipeux.

i'' Glande mammaire. Débarrassée de la graisse au mi- Gknde lieu de laquelle elle est comme plongée, la glande mammaire "la'»"^^"^^ se présente sous la forme d'une masse aplatie d'avant en arrière , plus épaisse au centre qu'à la circonférence qui est inégalement découpée, mais moins irrégulièrement circonscrite en dedans qu'en dehors. Sa base qui est plane et même légèrement concave, appuie sur le grand pectoral et quelquefois en dehors sur le grand dentelé ; une lame fibreuse continue diU fascia superjicialis la sépare de ces muscles auxquels elle n'adhère que par un tissu cellulaire séreux très-lâche; ce ^^ mobilité. qui lui permet une grande mobilité.

La face cutanée de la glande mammaire est très-iwégale, creusée d'alvéoles lesquelles sont comblées par du tissu adi ceite eknde/ peux qui masque les inégalités de cette surface.

Considérée dans son tissu propre, la glande offre une

79^ Sl»LANCHNOLOGlE.

Densité de densité plus Considérable que celle de la plupart des organes

laglandenjain. 1 j^^^^jg^^^^ Elle doit être étudiée 1*" pendant la lactation, maire. ^ -

2° en l'absence de cette fonction.

De la glande Hofs de la lactation j la glande présente l'aspect d'un tissu mammaire fibreux , très compacte, d'une couleur blanchâtre, divisé en

hors de la lac- , , • . , • • . >v

tation, lobules inegaux, que je ne puis mieux comparer qu a certai-

nes tumeurs fibreuses de l'utérus. La disposition granuleuse propre au tissu des glandes n'y existe pas d'une manière sensible. -

Pendant la Pendant la lactation^ la disposition granuleuse devient on ^ ^°'^' ne peut plus évidente. Voici ce que j'ai observé à cette époque : les grains glanduleux sont réunis en petits groupes ou lobules aplatis et superposés. De chaque petit groupe part un conduit excréteur , reconnaissable à sa couleur blanche.

Division en . . • / i i i ' - t t

lobules ou lacile a injecter, et qui résulte de la reunion d un nombre grains glaudu= ç|g radiculcs proportionnel au nombre des grains glanduleux. Ayant eu occasion de disséquer la mamelle d'une femme récemment accouchée , et chez laquelle le tissu cellulaire, qui unit les grains glanduleux, était infiltré de sérosité, les grains eux-mêmes étaient en quelque sorte disséqués par cette infiltration, et les conduits galactophores injectés par un laitcoa- Ces grains gulé jaunâtre, j'ai vu que ces grains glanduleux étaient les uns aont^ ^{^"^ , isolés et comme pédicules, les autres agglomérés en groupes réagglomérés, guliers ou irréguliers. Un de ces groupes était disposé en cercle, de tous les grains de ce cercle émanaient des conduits excréteurs, qui se dirigeaient de la circonférence au centre à la manière de rayons, et aboutissaient à un conduit excréteur com- - mun, lequel partait du point central. Un autre groupe était alongé et renflé d'espace en espace. Au centre était un conduit recevant les petites branchés provenant de chaque gra- . 1 ''^j^ *'u"" nulation. Chaque Piain pflanduleux oftrait une cavité centrale,

tivîle de cha- j. o o '

que grain glan- de laquelle OU pouvait exprimer une sorte de ver formé par la matière caséeuse coagulée. Vues au microscope simple, les parois de ces cavités offraient l'aspect spongieux de la moelle

Aspect spon- * .

gieux du tissu, de jonc, aspect que j'ai déjà signalé comme appartenant à tous les organes glanduleux.

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