ORGANES GÉNITO-URIN AIRES. MAMELLES
Tissu fibreux mammaire. Indépendamment des granula- Tissu fibreux tions , il entre encore dans le tissu de la glande une grande ™a™™aire. quantité de tissu fibreux jqui, après lui avoir formé une enveloppe complète , envoie dans son épaisseur des prolongemens plus ou moins lâches qui en réunissent les lobules. C'est à cette grande quantité de tissu fibreux que la glande mam- Hypertromaire doit sa dureté. Quelquefois le développem.ent que- P^*^ ^^ ^^
,^ ^ , , . tissu,
prouve la mamelle à 1 époque de la puberté, porte exclusivement sur le tissu fibreux, et, dans ce cas, la mamelle peut acquérir un volume monstrueux : le tissu glanduleux disparaît, et la mamelle est transformé en une masse fibreuse multilobulaire qu'on a prise quelquefois pour un lipome dégénéré, r^i^^^ ^^^^
2° Tissu adipeux. Les espèces d'alvéoles ou loges que pré- peux, sente la surface externe de la mamelle sont remplies par des masses de tissu adipeux que séparent des lamelles fibreuses étendues de la Mande mammaire à la peau. Les loges fibreuses
, . Les loges fi-
qui contiennent chacune de ces masses ne communiquent bieusesdu tispas entr'elles : circonstance qui explique la fréquence des in- ^" adipeux ne ilammations et des abcès circonscrits de la mamelle. Le déve- qnentpasentre loppement du tissu adipeux et celui de la glande mammaire ^^*^^* sont en raison inverse l'un de l'autre. C'est à ce tissu adipeux que les mamelles de quelques hommes doivent le volume considérable qu'elles présentent. Ce tissu entrerait comme élément essentiel dans la structure de la glande , d'après Haller , qui dit avoir vu plusieurs fois des conduits galactophores naître du tissu adipeux.
Des conduits galactophores. Si on divise la mamelle sur Conduits une femme morte pendant la lactation, on voit sourdre le galactophores. lait d'une multitude de points, comme à travers les pores d'une éponge ; ces points sont autant de coupes de ces conduits minces, blanchâtres, demi-transparens , canaux excréteurs de la glande mammaire, qu'on appelle conduits lactlfères ou galactophores .
Ces conduits naissent des granulations, et peut-être aussi du tissu adipeux , ainsi que le pensait Haller , se réunissent;
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successivement à la manière des veines, convergent de la ciri^escon mts ^Qj^f^j-gj^^^g ^eTS le centre, traYersent l'épaisseur de la Pflande
gaiactopnores . * l r>
se comportent pour sc réunir en un nombre indéterminé de conduits qui 1 a manière j^j^Q^^issent au centre de cette glande, au niveau de l'aréole.
des veines. ~ ■'
C'est là qu'ils sont le plus volumineux: on les voit former des
j ampoules ou dilatations considérables qui ne laissent pres-
poaies ou di- qu'aucun intervalle entre elles. Le nombre de ces ampoules
aîations, n'est pas au-dessous de vingt, suivant quelques anatomistes :
je n'en ai jamais compté plus de* dix. Elles sont inégales en
^ , , . volume. Arrivés à la base du mamelon , les canaux se rétré-
Jxetrecisse-
ment des ca- cissent ; ils sont rectilignes et marchent parallèlement pour "^^^^°'^^'*'^ s'ouvrir au sommet du mamelon par des orifices bien plus
arrivent au ma- ^ ^ '- ^ r
melon, étroits que les conduits eux-mêmes. Ainsi donc , bien qu'il
n'existe pas de réservoir proprement dit pour la glande
mammaire , on peut considérer comme tel les ampoules des
galactophères. H y a cette seule différence qu'à la place
d'un réservoir unique existent des réservoirs multiples.
Du reste, les conduits galactophores sont entourés, soit
-> dans le mamelon , soit au niveau de l'auréole , par un tissu
Tissu dar- (Jartoïdc , dont la présence explique l'état d'orgasme et d'é-
îoide du ma- , ^ i 1 i i . • n
ïDelon. rectilite dans lequel peut entrer le mamelon , amsi que 1 ex-
crétion en jet du liquide par suite de l'excitation de la mamelle. On ne rencontre dans le mamelon aucune trace du Il n'y a pas tissu cavemeux qui y a été admis par quelques anatomistes.
d« tissu érec- t 1 • i i • i
tiiedans lema- ^^^ conduits galactophorcs ne communiquent entre eux dans
meloD- aucun point de leur trajet; ni dans leur canal de terminaison,
ni dans leur ampoule , ni dans leurs racines , ainsi que le
prouvent les injections de mercure et les injections de ces
divers conduits par des matières diversement colorées. La
glande mammaire, comme d'ailleurs la plupart des glandes,
se divise en un certain nombre de départemens distincts
qui peuvent remplir leurs fonctions indépendamment les uns
des autres.
^ Absence de Les iujections montrent en outre que les conduits galac-
vaknlei, tophores sont dépourvus de valvules. Leur structure est