ORGANES GÉNITO-URINAIRES. MAMELLES
peu connue. On a admis pour cette structure une membrane interne faisant suite à la peau, et qui doit être du genre des muqueuses, et une membrane externe [fibreuse que je suis porté à regarder comme de nature darloïde.
Vaisseaux. Les artères (\e la mamelle viennent, i^ des Vaisseaux thoraciques , en particulier de celle qui a reçu le nom ^'^^^*'^'''^' de mammaire externe ; 2° des intercostales; 3** de la mammaire interne.
Les ueines très- développées se divisent en deux ordres : les Vemes, "unes sont sous-cutanées; les autres, profondes, accompagnent les artères. Les premières se dessinent à travers la peau,
hes, vaisseaux lymphatiques sonttrès-multipliés, et vont se\ I^mphatlrendre aux ganglions axillaires. Les anciens anatomistes avaient admis une communication directe entre le canal thoracique et les mamelles ; mais cette opinion , suggérée par l'analogie de couleur qui existe entre le chyle et Je lait, esi dénuée de tout fondement.
Nerfs. Ils viennent des intercostaux et des branches tho- Nerfe, raciques du plexus brachial.
D enveloppement. Les mamelles deviennent apparentes dès Développe, le troisième mois de la conception. Au moment de la ment, naissance, elles sont plus développées qu'elles ne le seront idans les périodes qui vont suivre, et contiennent une ceritaine quantité de liquide lactescent et visqueux. Jusqu'à î'é- " poque de la puberté, la mamelle ne diffère dans les deux i sexes que, par une largeur plus grande du mamelon , et par un volume un peu plus considérable de la glande chez les enfans du sexe féminin.
A l'époque de ia puberté, la mamelle acquiert graduel- a Fépoqa® lemerit le volume qu'elle doit conserver parla suite; son ^® *^ P'*^^^*^développement coïncide avec celui des organes génitaux. îLe plus souvent il précède, quelquefois il suit Fapparition des règles. Les mamelles participent aussi chez l'homme au développement des organes génitaux à l'époque de la pu-
8o@ SPLANCHNOLOGIE.
berté ; chez quelques sujets , ce développement est même
porté assez loin pour déterminer une sécrétion lactée. Les
Leur atro. j^gjj-jgjjgg s'atrophient dans la vieillesse: quelquefois on ne
phie dans Ja ^ . ,
vieillesse. trouve plus à la place de la glande mammaire qu un peu de tissu fibreux : chez plusieurs vieilles femmes , j'ai vu les conduits galacîophores distendus par un mucus concret, noirâtre, de consistance gélatineuse ;, qui ma permis de les suivre jusque dans leurs radicules les plus déliés*
sme^
PERITOINE
Le péritoine ( ttî^), autour; rg/v^y , je suis étendu), est une membrane séreuse qui , d'une part , tapisse les parois de l'abdomen ; d'une autre part, forme une enveloppe à la presque totalité des viscères contenus dans cette cavité.
Le péritoine, concourant à la structure de presque tous les viscères qu'il recouvre, a déjà été étudié , mais par parties, :"PP.*?f^*^'*." dans l'histoire des viscères contenus dans l'abdomen. Il s'agit description du maintenant de démontrer la continuité de ces fragmens P^'^i*»»'^®isolés ; et pour cela, nous supposerons cette membrane partir d'un point, et nous la suivrons sans interruption dans un trajet circulaire, jusqu'à ce que nous soyons revenus au point de départ.
Le péritoine est la plus vaste et la plus compliquée de tou- ^ . ., ,
*• *■ r r Ti Le péritoine
tes les membranes séreuses ; il constitue, comme elles, un sac est laplui va«» sans ouverture répondant, par sa face externe, aux parties!® ^^ ?^™"
i ^ t 7 r branes serea-
sur lesquelles il se déploie, libre ©t lisse par sa face interne, «es,
Nous adopterons pour point de départ la région ombilicale, et nous diviserons le trajet du péritoine en deux por- Sa division tions ; i® l'une supérieure, épigastrique ou sus-ombilicale;*." **^"^ ^^^^ a° l'autre inférieure ou sous-ombilicale.
Portion inférieure ou sous-ombilicaie du péritoine, L^ portion inférieure ou sous-ombiïicale ^ que nous supposerons partir de l'ombilic , tapisse toute la portion sous-ombibcale des parois de Tabdonien. Là, elle est soulevée par , ï^^plis pour'
V 1 ' ! M- 1 11 . l'oaraque et
louraqueet les artères ombilicales, ou plutôt par les ligamens les artères om-. qui remplacent ces artères, et constitué trois replis fa! ci ~^^^^'^^^*^' formes : un médian et deux latéraux, qui convergent vers
8oa SPLANCHNOLOGIE.
l'ombiîic , où ils se terminent, mais qui se portent en diver-
Manière dont , . . i ' -^ • i j „ 1' .
le péritoine se géant vcrs la vessie : ensuite le péritoine plonge dans lexcacoœporte par yj^ti^n Ju bassin , Tccouvre le sommet , les régions latérales
rapport à Ja . , . , . .17 • »
Tessie et postérieure de la vessie , et se comporte d une manière un
peu différemte, suivant l'état de plénitude ou de vacuité de cet organe. Quand la vessie est revenue sur elle-même, le péritoine descend jusque derrière la symphyse; quand, au contraire , la vessie dilatée s'élève dans l'abdomen , le péritoine refoulé fuit devant elle , et la vessie vient répondre immédiatement à la paroi antérieure de l'abdomen ; circonstance qui la rend accessible aux moyens chirurgicaux, sans exposer à la lésion du péritoine.
De la face postérieure de la vessie, le péritoine se réfléchit sur les autres organes contenus dans le bassin, et se comporte différemment chez l'homme et chez la femme. Réflexion i"". Chez l'homme, il se réfléchit de la vessie sur le rectum, da péritoine , ^^ formant de chaque côté un repli semi-lunaire , nommé //- De la ves- gainent postérieur de la vessie , et à la partie moyenne, un tum!°' '^ ''*' cul-de-sac plus ou moins profond , qui s'étend quelquefois jusqu'à la prostate (i).
. 2^ Chez la femme, le péritoine se réfléchit de la face
De la vessie ' ^ ^ ^
sur rateras, postérieure de la vessie sur le col de l'utérus , en formant un cul-de-sac intermédiaire j en sorte que le bas-fond de la vessie se trouve , chez la femme , complètement dépourvu de péritoine. Celui-ci revêt les deux faces et le bord supérieur de l'utérus , et forme de chaque côté un large repli transver- Ligamem sal, ligcimeiis larges ^ subdivisé supérieurement en trois re-
largee. pjjg ^^^j^g considérables, ailerons du Ugamens large \ un
antérieur qui répond au hgament rond, un moyen, à la
Leurs aile- , . x i>
ron«. trompe , un postérieur a 1 ovaire.
(i) Le péritoine, qui forme le cul-dé-sac interuiédiaire à la vessie et au rectum . présente quelquefois des érailleraens assez analogues à ceux des parois abdominales chez les femmes qui ont eu beaucoup d'enfans.
Réflexion péritoine
DU PÉRITOINE. 8o3
Tout-à-fait étranger au vagin en avant, le péritoine recouvre ce conduit en arrière dans le tiers supérieur de son , étendue ; de là, il se réfléchit sur le rectum et s'y comporte de du vagin sm le la même manière dans les deux sexes. Inférieurement, il se *^^ "™' borne à revêtir la face antérieure du rectum ; mais supérieurement^ il en enveloppe toute la circonférence, excepté en Mésorectum. arrière, où il forme un repli connu sous le nom de mésorectum,
•A partir de l'excavation du bassin, le péritoine continuant Disposition sa marche ascendante , va recouvrir la paroi postérieure de pentome
' '^ *^ sur la paroi
l'abdomen: nous l'y examinerons à la partie moyenne et sur postérieure de
les côtés. " l'abdomen.
i^. A la partie moyenne ^ il se porte au devant de l'angle sacro-vertébral, puis au-devent de la colonne lombaire^ et parvenu au niveau d'une ligne oblique, étendue de la partie latérale gauche de la deuxième vertèbre lombaire à la fosse iliaque droite , il se réfléchit d'arrière en avant pour constituer le feuillet gauche du mésentère ( /wgg-or, qui est au milieu; gvTs^ov, intestins); il s'élargit immédiatement pour pouvoir répondre à toute la longueur de l'intestin grêle, tapisse sa moitié latérale gauche, son bord convexe, sa moitié latérale droite; puis se portant d'avant en arrière, s'adosse au feuillet précédemment indiqué pour constituer le ^ '
mésentère^ qui est leplus considérable des replis du péritoine , et qui est si remarquable par sa forme en manchette , sur laquelle nous avo nsappelé l'attention àusujet del'intéstin grêle.
2® A gauche, le péritoine après avoir formé le mésorectum, Mésocolou forme le mésocolon iliaque , repli considérable qui donne à iliaqne. rS iliaque du colon une très-grande mobilité. De l'S iliaque, le péritoine se prolonge sur le colon lombaire gauche, qu'il revêt en avant dans les cinq sixièmes de sa circonférence , et qu'il applique contre le rein, sans lui former de repli : en ;5orte que le rein et le colon sont en rapport immédiat. Ce- V-
Mésentère.
8o4 SPLANCHNOLOGIE.
pendant il n'est pas rare de rencontrer le colon lombaire gauche entouré dans toute sa circonférence par lepéritoine , i omb!?rr °iu*î H.^^ constitue alors en arrière un repli nommé mésocolon elle. lombaire gauche.
Sur le trajet du gros intestin , le péritoine forme le plus ordinairement de petits replis chargés de graisse , auxgraisseuses. qucls OU doune le nom d appendices graisseuses.
3" A droite^ le péritoine rencontre le cœcum,et se comporte F' ^° P*^^'*" avec lui de deux manières: tantôt il l'enveloppe en totalité, en
toine sur le . , ^
cœcum. sorte que cet intestin, libre de toutes parts, jouit d'une très-
grande mobilité; tantôt, au contraire, et c'est la disposition la Sm l'appen- ph's habituelle , le péritoine se borne à passer au-devant du
dice vermicu- cœcum et l'applique contre la fosse iliaque droite, à laquelle il adhère par un tissu cellulaire séreux assez lâche.Quant à la manière dont le péritoine se comport par rapport à l'appendice vermiculaire , tantôt il lui forme un petit mésentère ; tantôt il l'applique soit contre la face postérieure du cœcum, soit contre l'iléon , soit enfin contre la partie inférieure du mésentère. Au-dessus du cœcum , le péritoine revêt le colon lombaire droit , et présente la même disposition que du côté gauche.
Tel est le trajet de la moitié sous-ombilicale du péritoine.
Portion supérieure ou sus-ombilicale du péritoine.
La moitié supérieure ou sus-ombilicale du péritoine , sera suivie depuis l'ombilic jusqu'à la paroi postérieure de l'abdomen, au niveau du mésentère et des mésocolons lombaires, où nous avons abandonné la moitié inférieure. *
A partir delombihc, et en procédant de bas en haut , Ligament ]g péritoine tapisse la paroi abdominale antérieure .• il rensuspensenr a ^^^^^^ .^ droite la veine ombilicale , ou le cordon fibreux qui la remplace chez l'adulte , 1 enveloppe, et lui fournit un repli falciforme qui porte le nom de ligament suspenseur du foie j faux de la veine ombilicale , repli triangulaire dont le
DU PERITOINE. 8o5
soiklfnet repond à l'ombilic, et dont la base répond à la face supérieure du foie qu'elle divise en deux parties latérales nommées lobes du foie. De l'ombilic , comme d'un centre , partent donc quatre replis péritonéaux, l'un supérieur ou ascendant pour la veine ombilicale , trois descendans , un pour l'ouraque, et deux pour les artères ombilicales.
De la paroi abdominale antérieure j le péritoine se continue sur la face inférieure du diaphragme , et se comporte différemment à droite , à gauche et au milieu.
1° Portion gauche ou splénique. Le péritoine, après avoir lapissé la face inférieure du diaphragme jusqu'à la colonne l'-Dapen-
^ , . . toine dans îa
vertébrale , se réfléchit sur la face postérieure du pédicule région splénivasculaire de la rate , tapisse la moitié postérieure de la face 1°®" externe, interne de cet organe, son bord postéiieur, toute sa face la moitié antérieure de sa face interne, la face antérieure du pédicule vasculaire , d'où elle se prolonge sur la grosse tubérosité de l'estomac , pour se continuer avec le feuillet antérieur du grand épiploon. Les deux feuillets qui s'adossent entre eux , 1 un au devant , l autre en arrière du pédicule gastro splénisplénique , constituent l' épiploon gastro-splénique, *ï'^^-
Au-dessous de la rate, le péritoine forme un repli horizontal j une sorte de cloison qui établit une séparation entre la rate et les organes placés au-dessous.
2° Portion moyenne ou gastro-épiplolque. Au milieu, le péri- , .
toine qui a revêtu lu face inférieure du diaphragme , trou- toine dans la vant une limite dans l'extrémité cardiaque de l'œsophage, se ^^^^^^ epigasréfléchit sur la face antérieure de l'estomac , et descend dans l'abdomen au devant de l'arc du colon et des circonvolutions ^ .„
Feailkt an-
de l'intestin grêle , pour former le feuillet antérieur du tërieur du nrand épiploon. Sî^^*^ ^P^"
Après un trajet descendant plus ou moins prolongé vers la partie inférieure de l'abdomen, suivant les individus et suivant Femllet les âges, il se replie sur lui-même en arrière , et se porte de P"^^^^^*^"^' ,^;*
* ' *^ grand epi-
bas en haut pour former \e feuillet postérieur du grand épi- ploon.
8o6 SPLANCHNOLOGIE.
^/oo/i. Parvenu au bord convexe de Tare du colon , il revêt la face inférieure de cet intestin etse dirige horizontalement d'avant en arrière, pour gagner la face antérieure de la colonne vertébrale, et se continuer en se réfléchissant encore au devant de cette colonne, avec le feuillet ou droit du mésentère. Dans toute la portion horizontalement étendue de- Feuillet in- p^jj^ l'arc du colon jusqu'à la colonne vertébrale, le péri-
focoron'^Lnr. toiî^^ constitue le feuillet inférieur du mésocolon transuerse.
Terse. H suit de là que la portion de péritoine faisant suite à celle
qui a recouvert la face antérieure de festomac, forme au-des-
"Pfii*lif* "for* ■
par le SOUS de cet organe une espèce de poche, ayant une portion
mee
feuillet anté- directe oudcscendante, et une portionréfléchie ou ascendante, feumet posté- dans l'intervalle desquelles se trouvent circonscrits l'estorieur du grand j^^gç ^ \q pancréas , le duodénum et l'arc du colon. Nous epip oon. ^grrons plus tard que chacune de ces lames est tapissée intérieurement par une autre lame péritonéale , en sorte que le . grand épiploon est constitué par quatre feuillets du péritoine.
3". Du pë- ^° Portion droite ou hépatique, A droite, le péritoine se réviîoine dans la fléchit du diaphragme sur la face convexe du foie, pour çoni^g^on hépati- ^^.^^^^ ^^ ^^^,^^^ appelle le ligament coronaire du foie, lequel
se continue avec le ligament suspenseur dont la direction est perpendiculaire à la sienne.
De la face convexe du foie, le péritoine se réfléchit sur Ligament co. |g jjQfd antérieur , puis sur la face concave de cet organe, ronmre. ^uveloppe la vésicule du fiel, et quelquefois en presque tota-
Hté, mais le plus habituellement ne fait que tapisser sa face inférieure. Arrivé au sillon transverse, le péritoine se réfléchit de haut en bas au devant des vaisseaux biliaires , et à la gauche de ces vaisseaux, gagne la petite courbure de 1 estomac et se con tinue sur la face antérieure de cet organe. Dans Feuillet an- la portion de son trajet qui s'étend depuis le sillon transverse té, leur de Te- , , -^^ courbure, le péritoine constiuie \^ feuillet
piploon gas- J T. r ' *^ • ' • / A
tio hépatique, antérieur de Uepiploon gastro-hépatique on petit epiptoon, A