‹ Anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 43 sur 185 · II . • 11 I 1 1 " consmne · texte numérisé non relu

II . • 11 I 1 1 " consmne

cale; u constitue essentiellement la charpente musculèuse la charpente des lèvres [labial^ Ghauss. );il occupe tout l'espace compris, l«vreà. d'une part, entre le bord libre de la lèvre supérieure et la g^ . base du nez; d'une autre part, entre le bord libre de la lèvre inférieure et le sillon transversal qui surmonte le menton.

Nous considérons avec Winslow le muscle orbiculaire „ ,

11 est dom-

comme composé de deux demi-orbiculaires constitués cha- posé de deux cun par une demi-zone ou demi-ceinture de faisceaux con- j *."** ' **'*^^'*" centrique^ demi-elliptiques, se terminant de chaque côté aux commissures de la bouche. Les libres qui entrent dans

. . , :i ^ Ces denx

la composition de ces deux muscles, et qui toutes sont muscles se concharnues, ne se continuent point entre elles au niveau des ^^°*îî^ ^^^^

' ^ * , les fibres da

commissures; elles s'y entrecroisent seulement, et se conti- baccinawor. nuent, celles du demi-orbiculaire supérieur avec les fibres inférieures du buccinateur, celles du demi-orbiculaire inférieur avec les fibres supérieures du buccinateur.

L'épaisseur des demi-orbiculaires est variable chez les Epaisseur vadifférens individus, surtout au niveau du bord libre des le- '^^'''*^^^- -

vres, où les faisceaux de ce muscle éprouvent une sorte Renverse-

^ ^ ment en de«

de renversement en dehors. Chez le nègre ce renversement hors des faisest très-manifeste. Il faut distinguer l'épaisseur des lèvres f-^"^ *^" ^*^^** qui dépend de cette cause de celle qui tient à la constitution scrofuleuse.

Rapports, Ces muscles sont recouverts par la peau, à la- Rapjo is : quelle ils adhèrent intimement: d'où la facilité d'agir sur ^^ ^^ ^^^ toute l'épaisseur de la lèvre, en agissant seulement sur la cutanée, peau dans l'application des moyens contentifs pour les solutions de conlinuité des lèvres.

i"^. Ces muscles recouvrent en dedans la muqueuse bue- De la face

cale; ils en sont séparés par les glandules labiales, les P''°^°"'^^ '''* . . mutjuèHSfe,

vaisseaux coronaires et un grand nombre de filets ner* veux. ,

1^8 MTOLOCm.

^ , . 3°. Leur circonférence externe reçoit tous les muscles ex-

De la cirw ^ ^ ^ »

conférence ex- trinsèques des lèvres, qui viennent se terminer au muscle

terae. labial comme à un centre commun.

De la cir- 4*» La circonférence interne circonscrit l'ouverture de îa

conférence in- bouche : ce sont les différences dans les dimensions de cette ouverture qui déterminent a 1 extérieur les variétés qu on admet dans la grandeur de la bouche. Ces variétés n'ont aucune influence sur la capacité de la cavité buccale. . , Action. Elle se rapporte à des phénomènes très-variés , et

peut être étudiée sous le rapport , i* de l'occlusion de la

porte à de» bouchc ; 2° de la préhension des aliraens par succion ; 3° du

phénomènes j^^^ ^j^g instrumcns à vent ; 4° «le l'expression facigile. Je ne

tres-vanes. * ... .

m'occuper^ ici que de l'occlusion de la bouche.

Occlusî L'occlusion de la bouche peut se faire par le simple rap-

de la bouche, prochcmcnt des mâchoires, que les lèvres suivent dans leurs

Passive^ mouvemens. Dans l'occlusion active , c'est-à-dire dans celle

Active, q^jj dépend de l'action même des orbiculaires, il peut arriver deux choses : tantôt ces muscles se bornent à appliquer fortement les lèvres contre les arcades dentaires , et leurs bords libres l'un contre l'autre; tantôt les lèvres sont déje-

Froncement ^^^^ ^" avant et fror.cées : l'ouverture buccale, qui dans deslèyres. l'état ordinaire représente une ouverture linéaire transversale, représente alors une ouverture circulaire ou plutôt lozangique,

Buccinateur.

Préparation. Distendre la joue en tamponnant la cavité buccale

sur les côtés; a" faire à la peau une incision transversale qui de la

commissure s'étende jusqu'au masseter; disséquer les lambeaux;

3° pour bien voir le bord postérieur de ce muscle, renverser àe

haut en bas l'arcade zygomatique et le masseter, puis scier l'os

maxillaire au-devant de sa branche.

Situation ^^ buccinateur est le muscle propre de la joue; large,

Figure. mince , irrégulièrement quadrilatère , il s insère :

Insertions: 1°. A la fftce externe de )'arcadç alvéolaire supérieure ,

REGION LABIALE. BUCCINATEUR. 120

dans l'espace compris entre la première grosse molaire et la Auxarcades tuberosité maxillaire. , alvéolaires su-

perieares.

2°. Eu bas , à la face externe de l'arcade alvéolaire inférieure, ou plutôt à la ligne oblique externe, dans toute cettu Inférieure; portion de son étendue , qui répond aux deux dernières grosses molaires.

3"". En arrière, les fibres naissent d'une aponévrose placée A l'aponéentre le buccinateur et le constricteur supérieur du pha- ^'^^® ^"'^^^"

r^ « > I II !.. na'o - phaiyn-

rynx.Uetie aponévrose, a laquelle on a donne le nom d'apo- gienne névrose buccinato-pharyngienne, s'insère, d'une part, au sommet de l'aile interne de Tapophyse ptérygoide j d une autre part, à l'extrémité postérieure de la ligne oblique interne.

De ces diverses origines, les fibres charnues se portent Direction, toutes d'arrière en avant; les supérieures , un peu obliquement de haut en bas 5 les inférieures, obhquement de bas en haut; les moyennes, horizontalement.

De la disposition respective des fibres supérieures et in- Entrecroîseférieures, il résulte un entrecroisement au niveau de Ja ™^°^ ^ '^ <^o«îcommissure. A partir de cet entrecroisement, les fibres in- ™'*''"^^\ . ,

|,, . j ' Continuité

teneures du muscle vont se terminer dans la moitié supé- avec Imbica- Heure de Forbiculaire, eX, vice versa pour les fibres supé- ^**'^''' Heures.

Rapports, Profondément situé en arrière, où il est recou- ^""PP""^** '•

vert par la branche de la mâchoire inférieure, par le masse- De la face

ter, un peu par le temporal ; séparé de toutes ces parties par «^^«^n^'

une masse considérable de tissu adipeux , et par une boule

graisseuse quon rencontre même chez les individus les plus muscles,

maigres , le buccinateur est recouvert plus en avant par le

grand zygoniatique, par le petit zygomatique et le risorius

de Santorini, lorsqu'ils existent ; à la commissure, il est re- !"T% !* ''** , : - . , ' nal de Stenoiu

couvert par le canin et le triangulaire des lèvres. Le canal de Sténon longe ce muscle avant de le traverser; les nerfs Avec les arbuccaux, les rameaux de l'artère faciale transverse marchent *^^°* ^^ "^'■^* parallèlement a ses fibres; l'artère et la veine maxillaires ex-

fSô MTOLÔGIE.

ternes le coupent perpendiculairement à côté de la commis*

Aponévrose sure. Une aponévrose particulière, aponévrose buccale^ lui

* est intimement unie et le sépare de toutes ces parties. Le

Ra ortsde ^"^^'"^*^"'' recouvre la muqueuse de la joue, dont il est

la face profon- séparé par une couche épaisse de glandules appelées buc-

de. I

caies.

Il est anta- action. G'cst l'antagoniste le plus direct du muscle orbi- ^onisjede l'or- culaire. Lorsque les joues ne sont pas distendues, sa contraction a pour effet l'alungement transversal de l'ouverture buccale, et par conséquent la tension des lèvres et le plissement vertical de la peau de la joue, plissement qui devient permanent chez le vieillard, et qui constitue l'une de ses principales rides.

Son action Lorsque les joues sont soulevées par de l'air ou par un sur les joues corps étranger quelconque, le muscle buccinateur, de plane

soulevées dans ,i ' • i^ i i i • i • i

le jeu des ii.s- ^^ d était d abord devient couri)e , et acquiert toutes les protmniensàvent. priétés de ces derniers muscles. Ainsi le premier effet de la contraction de ses fibres est de devenir droites ou de tendre à devenir droites; les corps gazeux , liquides et solides sont expulsés brusquement lorsque le muscle orbiculaire n'y oppose aucun obstacle, ou graduellement lorsque ce muscle contracté ne cède que peu à peu. Il suit de là que le buccinateur remplit un rôle essentiel dans le jeu des instrumens à vent; d'où lui vient son nom [huccinare ^ sonner de la

^ , trompette). Dans la mastication, il remplit un usajje non

Dans la mas- ï J ^ i o ^

tication. moins important , en repoussant les substances alimentaires

entre les dents, et les chassant de l'espèce de gouttière qui existe entre les joués et les arcades alvéolaires.

Êlévateiir propre de la lèvre supérieure.

Préparation, i^ Renverser de bas en haut l'hémisphère inférieur du muscle palpcbral; 2" disséquer avec beaucoup d'attention l'extrémifé inférieure qui adhère intimement à la peau. Ce muscle ne peut être bien étudié que lorsqu'on le prépare par sa face prO" fonde.

rection.

RÉGION LABIALK. ELEVATEUR PROPRE. CANIN. iSl

V élévateur propre^ mince, quadrilatère, situé sur le Sitaat' même plan que l'élévateur commun , dont il paraît le conti- Figure, nuateur, s'étend depuis la base de l'orbite jusqu'à la peau de Insertion», îa lèvre supérieure [moyen sus-maxiUo-lahial ^ Cbanss.). - L'insertion supérieure se fait à la base de l'orbite , à la insertion ' moitié interne du bord inférieur de cette base, en debors du <Jrl>îtaire. muscle élévateur commun de l'aile du nez et de la lèvre supérieure. A partir de cette insertion , qui est quelquefois bifide, les fibres se portent, en convergeant, en bas et en dedans, et vont se terminer à la peau. L'insertion cutanée se L'insenio fait d'une manière successive, tt en quelque sorte par étac^e: cutanée se fait il est probable qu'elle se fait aux bulbes des poils comme P^^ ^*'^S«^ dans les animaux à moustaches; en sorte que ce muscle mériterait sous ce rapport le nom de moustachier, qui a été donné par quelques anatomistes au nasal-labial d'Albinus.

Rapports. Profondément situé dans ses deux tiers supé- P^apports. rieurs, ce muscle devient dans son tiers inférieur intimement P"""/^'"*^ ^^°*

,, , , , ses deux tiers

adhèrent a la peau. supérieurs;

C'est une chose digne de remarque, que de voir presque Superficiel tous les muscles de la face placés profondément à l'une de ^^"'^ »*o" t'^rs leurs insertions, tandis que par l'autre la plupart se perdent "^^*'"^°''* à la peau.

Rerouvert par le muscle orbiculaire des paupières et par Rapports -îe la peau , ce muscle recouvre les vaisseaux et nt-rfs sous-orbi- *^ ^^*=« P'otaires au moment ou ils sortent du canal sous-orbitaire ; il *"" ** répond en outre au muscle canin , dont il est séparé par une assez grande quantité de tissu adipeux, au transversal du nez , et au muscle orbiculaire des lèvres , quil sépare de la pea\i.

Action. 11 élève la lèvre supérieure, en la portant un peu Action. en dehors.

Canin.

Préparation. Renversez le muscle élévateur propre de la lèvre siipj^rieure.

Insertion dans ia fosse canine.

Direction.

Insertion à lacoiumlssare.

Rapports

Superficiels.

Profonds.

Action.

l3a MTOLOGIl.

Ainsi nommé à cause de son insertion supérieure, le canin naît du milieu de la fosse canine [petit sus-maxillo- labial , Chauss. ) , par une base assez large j de là il se porte en se rétrécissant de haut en bas et un peu de dedans en dehors, et devient de plus en plus superficiel jusqu'à la commissure, où il se termine en s'unissant au grand zygomatique, et en se continuant avec le triangulaire. On voit sour vent naître de ce muscle des fibres accessoires qui vont se rendre à la peau de la commissure.

Rapports. Caché à sa partie supérieure au-dessous du muscle élévateur propre et des vaisseaux et nerfs sous-orbitaires, il devient tout-à-fait superficiel inférieurement, où il n'est plus recouvert que par la peau; il recouvre Vos maxillaire, la muqueuse buccale et le buccinaleur.

Action, il élève la commissure et la porte un peu en dedans , à raison de sa direction oblique.

§. IV. Grand et petit zygomatiques.

Situation.

Fîgnre.

Préparation, Faites à la peau de la face une incision obliquement étendue de l'os malaire à la commissure ; isolez avec soin le muscle grand zygomatique du tissu adipeux au milieu duquel il est plongé.

1° Grand zygomatique. Languette charnue, cyUndroïde, étendue de l'os malaire à la commissure. 11 naît par des Wrtioa fi^^ï'^s aponévrotiques, de toute la longueur d'un sillon malaîre. horizontal qui surmonte le bord inférieur de l'os malaire.

Direction ^^^ ^^^^^^^ charnues se rapprochent pour constituer un .faisceau qui se dirige obliquement en bas et en dedans, se rend Insertion à à la commissure, où il s'unit intimement au canin, et se la commissure, continue commc ce dernier avec le triangulaire des lèvres. Ç grand zygomato-lahial ^ Chauss.).

Rapports Rapports. Recouvert par là peau, dont il est séparé en

Superficiel., ^iaut par le muscle orbiculaire, et en bas par une assez 'grande quantité de tissu adipeux, le grand zygomatique

RÉGION LABIALE, ZÏGOMATIQUE. TRIANGULAIRE. l'53

recouvre Vos malaire, le masseter,le buccinateur, unc^rande masse de tissu adipeux, et la veine labiale.

Action, Il porte la commissure des lèvres en haut et en dehors : congénère du canin dans l'élévation de cette commissure, il est son antagoniste dans le mouvement en dehors. Quand ces deux muscles se contractent en même temps, les effets opposés se détruisent, et la commisssure est élevée directement.

2° Petit zygomatique. Ce petit muscle {petit zygomatolabial ^ Chaus. ), qui manque souvent, peut être considéré comme une dépendance de l'élévateur propre de la lèvre supérieure; il naît de l'os malaire au-dessus du grand zygomatique, se porte en bas et en dedans, gagne le bord externe du muscle élévateur propre , avec lequel il se confond. Il n'est pas rare de voir ce muscle grossi par des faisceaux détachés en dehors et en bas de la circonférence du muscle orbiculaire. Recouvert par la peau et par le muscle orbiculaire des paupières, il recouvre le canin et la veine labiale.

Action, Congénère de l'élévateur propre, il relève la lèvre supérieure , et la porte un peu en dehors.

Profonds,

Action.

Il manque souvent.

Il est nne dépendance de IVlévatearpropre.

Dii ection.

Rapports.

Action.

S- V. Triangulaire ou abaisseur de l'angle des lèvres.

Préparation. Incisez verticalement la peau, à partir de la commissure jusqu'à la base de la mâchoire; disséquez ensuite en suivant la direction des fibres charnues que vous rencontrerez.

Triangulaire , comme son nom l'indique , ce muscle appartient à la région maxillaire inférieure.

Il naît par une large base : i** en dedans , du bord inférieur insertions à

de la mâchoire inférieure, à côté de la ligne médiane, et la mâchoire în-

quelquefois de cette ligne médiane elle-même; 2*» en dehors, ^*"^°''^-

de la ligne oblique externe; de là ses fibres se portent dans r^- ■ ,. j. •11 *^ Direction.

diverses directions: les plus externes , presque verticalement en haut, les internes obliquement en haut et en dehors,

l34 MYOLOGIE.

d 'mirant plus obliques qu'elles sont plus internes, en décrîfibres ^onver- vant une colirbe dont la concavité est en dedans. Toutes ces gent vers la gj^p^g gg Concentrent en un faisceau étroit et épais, qui

commissare. ^ ^ ^ *■

se termine à la roninnssure sur un plan antérieur aux fibres du buccinateur et de lorbiculaire, en se continuant manifestement avec le canin et avec le grand zygomatique réunis ( maxillo-Iahial ^ Chauss. ).

Rapports, Recouvert par la peau , à travers laquelle il se

Rapports ,.,,.. , , , ,

e ,. . , dessine tres-distinctement, ce muscle recouvre le carre, le

Snperlioels, ' '

Prof>nds. peaucier et le buccinateur. Je regarde comme une dépen- Fibres accès- daiice du muscle triangulaire des fibres décolorées qui cou-

soiresclutnaii- p^.^j ^ angfle droit les fibres du carré, et qui ont d'ailleurs la galuire. *■ ° ...

même direction que les fibres du triangulaire lui-même, en

dedans duquel elles sont situées ; ces fibres sont destinées à

la peau , comme le muscle carré.

Action. Abaisseur de l'angle des lèvres, il est antagoniste

. des muscles canin et grand zygomatique, avec lesquels il se

Abaiss6Qr

de l'angle. Continue : la continuité de ces trois muscles est si manifeste Continnité qu'ou peut les cousidérer comme constituant un seul et

du triangulaire a , i ..• i« 3„ ',,''' c

, " . même muscle , lare^e et triangulaire dans sa moitié inie-

avec le canm ' » o

et 1p grand zy- rieure, bifide supérieurement pour former le canin et le ' ^^^' grand zygomatique, étroit à sa partie moyenne, où il répond à la commissure. Les fibres internes du triangulaire font équilibre au canin, sous le rapport de l'obliquité; mais les fibres externes ne font point équilibre au grand zygomatique sous le même point de vue.

§. VI. Carré du menton ou abaisseur de la lèvre inférieure.

Prêpar>ition. Disséquez la peau qui revêt ce muscle dans une direction un peu oblique en b.is et en dehors.

Situé en dedans du précédent, carré ou plutôt lozangi- Fieure. T'^î ^^ muscle naît de la ligne oblique externe de la inàinseitionsà cboire inférieure, et se continue en grande partie avec le la ligne obli- peaucier, dont les fibres passent derrière et quelquefois à

que externe, r ' i

îuiiiai

Situation.

' RÉGION LABIALE. CAÏlRlé. HOUPPE DU MENTON. ï35

travers le trianguhîire ; de là, il se porte obliquement en Direction.' haut et en dedans, par conséquent dans une direction opposée à celle du triangulaire, et vient se terminer à la peau de la lèvre inférieure, sur un plan antérieur au demi- ^ lalèTre.^"'^" orbiculaire correspondant. Intimement uni à la peau, à laquelle il s'implante, le carré recouvre ia mâchoire infé- Rapport», rieure, le nerf et les vaisseaux mentonniers, le demi-orbi^ cuîaire inférieur des lèvres, et le muscle de la houppe du menton, avec lequel il est intimement uni. Séparé en bas du muscle du côté opposé, par la houppe du menton, il se confond avec lui supérieurement.

Action. Le carré abaisse la lèvre inférieure. En vertu de l'obliquité de ce muscle, chaque moitié de cette lèvre est portée en bas et en dehors, et par conséquent la lèvre est tendue transversalement.

Muscle de la houppe du menton.

Préparation. Renversez la lèvre inférieure; divisez la muqueuse dans lepoint où elle se réfléchit de la mâcîioire inférieure sur cette lèvre, pour mettre à découvert les insertions à la mâchoire inférieure. Pour découvrir l'insertion cutanée, enlevez avec beaucoup de précaution la peau qui revêt le menton. Comme les deux muscles de la houppe du menton se confondent sur la ligne médiane, pour pouvoir les séparer, vous ferez une incision verlicale d'avant en arrière au niveau de la symphyse.

Petit faisceau conoïde, qui forme en grande partie la situation, saillie du menton, le muscle de la houppe raîr de la fossette Figure. qu'on remarque de chaque côté de la symphyse au niveau Insertion sur cies dents incisives, d ou le nom d incisij injcneui\ sous le- gy^p]j^,e quel on désigne encore ce muscle; de là ses fibres se por- Épanouissetent, en s'épanouissant à la manière d'une houppe , en bas ^^"^ ^'e ^'es fi-

,. . , , bi'es.

et en avant pour s implanter à la peau. Rougre et fascicule c • ^

J- ' i & Son implan-

dans sa moitié supérieure, près de son insertion à, la ma- tatîon à ia choire inférieure , il est décoloré , entremêlé de graiss6j^P^°'

l36 MYOLOGIE.

non fascicule à sa base, qui se confond en dedans avec son congénère , et en dehors avec le carré du menton. Ses fibres

Rapports, supérieures forment en haut une concavité qui embrasse en partie la grande circonférence du muscle demi>orbiculairô inférieur.

Action. Action, Le muscle de la houppe est releveur de la peau

du menton qu'il fronce, et, par suite, releveur de la lèvre inférieure qu'il projette en avant par une sorte de mouvement de bascule. Il semble au premier abord assez singulier de trouver un releveur de la lèvre placé au-dessous d'elle.

Considérations générales sur les mouvemens des lèvres et sur les mouvemens de la face en général.

„ , , Si nous jetons un coup d'œil général sur les muscles de

Nombre de '' , , . ,

ces ujuscies. la face, nous verrons: i" qu aucune région n'est plus fa vo-

Ilgjj'-l3n. risée sous le rapport du nombre des muscles; 2* que tous

tent aux os par (^.gs musclcs , iniplantés aux os par une de leurs extrémités,

une seule de .. . ,. . i . , .,

leurs extrémi- S implantent par l autre, soit au derme, soit a d autres mustés, des; 3* que la portion cutanée de ces muscles est décolorée, Décoloration non fasciculée, et présente tous les attributs des muscles de la portion involontaires; 3° que la portion de ces mêmes muscles, qui

cutanée de ces . , .

œascles. s'insère , soit aux os, soit à d'autres fibres musculaires,

présente au contraire tous les caractères des muscles volontaires.

Tous ces muscles sont concentrés autour des ouvertures

La plupart » i /. > «i

des muscles fa- que présente la face, et par conséquent ils sont tous conciauxsontcon- gfj.jçjgups OU dilatateurs; mais fouverture de la bouche a de la bouche, ceci de particulier (i) que la plupart des muscles de la face

(i) L'homme l'emporte de beaucoup sur tous les autres animaux pour le nombre des muscles labiaux. Le singe, qui se fait remarquer dans la série animale par l'extrême mobilité de sa physionomie, ne possède, à proprement parler, pour toute la face, qii*un seol mascle qui est une dépendance do peaucier : aussi le

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