RÉGION LABIALE. MOOVEMENS DES LEVRES. J^'J
lui sont destinés. En effet, à l'orbiculaire des lèvres, ou L'orbicnlaire sphincter de la bouche, sont opposés ,^1" les buccinateurs faît équilibre à ou dilatateurs transverses; 2"" les élévateurs de la lèvre su- ^^^^ 1«* »"**^«»' périeure, élévateurs commun et propre ; 3" les abaisseurs de la lèvre inférieure, les carrés; 4" les élévateurs de la commissure; canin, grand zygomatique, petit zygoraatique et n'sorius de Santorini, lohqu'ils existent; 5" les abaisseurs de la commissure, triangulaires.
Les lèvres remplissent un grand nombre d'usages qui Usages des
. . , 1 •!•. ' 11 .. « * 1 lèvres relative-
tous exigent une grande mobihle; elles servent, i a 1^» ment à k prépréhension des alimens, à la succion; 2° à l'articulation des tension, sons, d'où le nom de labiales^ iju'on a donné aux consonnes, a l'articu- ^,/?, w, qui sont produites spécialementpar le jeu deslèvres; lat^on des sons. 3" elles servent à modifier l'air expiré, de manière à pro- A l'action duire des vibrations d'un caractère particulier, et dont l'ensemble constitue l'action de siffler : et, sous ce point de vue, ne trouve- t-on pas, dans le jeu des lèvres, le secret du mécanisme de la glotte ; 4° l^s lèvres servent à la mastica- a la mastition, en retenant les alimens et en les repoussant incessam- <^^*»onment entre les arcades dentaires ; 5** les lèvres servent dans Au jen des
le jeu des instrumens à vent, mesurent le volume de la co- *"**'^"™^°* ^
, . . . , . . vent,
lonne d'air qui doit aller frapper le corps vibra tile, et le
mécanisme de leur action varie suivant l'espèce d'instrument. Ainsi , tantôt elles concourent à graduer la rapidité de la colonne, en graduant l'orifice par lequel s'échappe l'air, ainsi qu'on le voit dans le jeu de la flûte; tantôt elles représentent des cordes qui vibrent à l'entrée d'un instrument, et qui, par leurs degrés divers de tension, déterminent les différens tons : dans ce cas, les lèvres con-
jeu de sa physionomie se rapporte-t-il à une grimace qui est toujours la même, qui ne présente que des nuances dans son intensité, mais qui ne lui permet point d'exprimer des passions différentes, et même opposées, ainsi qu'on les voit se peindre sur la physionomie humaine.
1^8 MYOLOOIE.
stitiient elles-mêmes des corps vibratiles qui propagent leurs oscillations au corps avec lequel elles sont en contact, indépendamment de 1 effet produit dans 1 instrument par le passage d'une colonne d'air. Ce mécanisme s'observe dans le cor, la trompette, etc.
Les lèvres Examinés sous le rapport du rôle qu'ils jouent dans servent a Tex- |'expression dcs passions, les muscles de la face sont tantôt
pression des ^ .
passions. soustraits presque complètement à l'empire de la volonté, ce qui arrive quand 1 expression des passions n'est pas simulée; tantôt, au contraire, leur contraction est volontaire et calculée, ainsi qu'on l'observe chez ceux qui, par profession ou par habitude, sont exercés à simuler des impressions qu'ils n'éprouvent point. Toutefois, on doit remarquer que si Ion peut à force d'art donner à son gré à chaque passion l'expression faciale qui la traduit à l'extérieur, il y a toujours une grande différence entre cette expression factice et l'expression naturelle. Expression ^^ reste, les modes généraux d'expression faciale peu-
des passions vent se rattacher comme nuances à deux grands types, gaies ou tristes . -, , . , . . ni
savoir : l expression des passions gaies et celle des passions tristes. Les passions gaies s'expriment par l'épanouissement des traits; c'est-à-dire par leur éloignement de la ligne médiane: ainsi l'occipito-frontal, le releveur de la paupière, et surtout le grand zygomatique, sont les agens principaux de l'expression des passions gaies. L'expression des passions tristes, qui consiste au contraire dans le rapprochement et la concentration des traits vers la ligne médiane, a, pour principaux agens, le sourcilier, le triangulaire des lèvres, les élévateurs propre ei, commun delà lèvre supérieure, le muscle de la houppe du menton et le carré. La pbysio \ raison de la connexion intime qui existe entre la
nomie resnlie i i r i i r • • '• i -r
en partie de P^au de la lace et les muscles faciaux qui s identinent en l'habitude de quelque sorte avec elle par les fibres qui s'y implantent, la
contraction de . , / , i, i i •
tels ou tels contraction frecjuemment répétée d un ou de plusieurs muscles. ^^j^g muscles de la face, imprime à la peau des plis ou ride§
RÉGION TEMPORO-MAXILLAIRE. MASSETER. iSg
qui persistent même après la cessation et dans Tintervalle des contractions qui les ont déterminées. L'habitude des sensations tristes ou gaies , et de l'expression faciale qui les caractérise, imprime donc nn cachet particulier à la physionomie, et y laisse des traces en quelque sorte ineffaçables, de manière qu'avec une grande habitude d'observation on peut, jusqu'à un certain point, juger du caractère d'un individu d'après l'analyse de sa physionomie. Le système de Lavater n'a pas d'autres fondemens.
RÉGION TEMPORO-MAXILLAIRE.
Les muscles de cette région sont au nombre de quatre : deux de chaque côté, le masseter et le temporal.
Masseter.
Préparation, i** Faire une incision horizontale le long de l'arcade zygomatique ; 2^ une incision verticale allant tomber sur la partie moyenne de la première incision à la base de la mâchoire; 3*> disséquer les lambeaux en avant et en arrière, en ayant soin de ne pas diviser le canal de Stenon qui croise le muscle perpendiculairement; 4" pour voir la face profonde, détacher par ' deux traits de scie l'arcade zygomatique, et la renverser en dehors.
Le masseter est un muscle court, très-épais, de forme ir- situation, régulièrement quadrilatère, situé sur les parties latérales de Figure, la face.
Insertions. Il s'insère, d'une part, au bord inférieur de insertions, l'arcade zygomatique; d'une autre part, à la face externe de l'angle et de la branche de la mâchoire inférieure {zygomaio-maxiUaire ^ Ghauss.).
L'insertion supérieure ou zygomatique se fait par une aponévrose extrêmement épaisse, qui embrasse le bord an- insertion térieur du muscle^ et se compose de plusieurs plans de ^y^^"^^'^"®' fibres superposées, qui se prolongent dans une étendue assez considérable à la surface et dans l'épaisseur du muscle. De la face interne et des bords de cette aponévrose naissent
l4o MYOLOGIE.
les fibres charnues qui se dirigent un peu obliquement de Direction, haut en bas et à\want en arrière^ pour venir s'insérer, soit directement, soit par des lames aponévrotiques très-fortes, à maxillaires, l'angle de la mâchoire. Il n'est pas rare de voir un petit faisceau triangulaire se détacher en avant pour venir se fixer au Direction bord inférieur du corps de l'os. Les fibres charnues, qui propre à deux naissent de la partie postérieure de l'arcade zygomatique ,
faisceaux char- . * •iii i'
nus. constituent un faisceau court, peu considérable, presque en-
tièrement charnu , qui se porte verticalement en bas, et s'insère en arrière du précédent, à la face externe de la branche de la mâchoire. Enfin, l'arcade zygomatique étant renversée, on voit un faisceau charnu, plus petit encore, naître directement de sa face interne, et, se diriger di" arrière en avant^ pour s'insérer à la face externe de l'apophyse coronoïde, et même au tendon du muscle temporal.
Rapports Rapports. Recouvert par la peau dont le sépare une petite
lame aponévrotique , et quelquefois un prolongement du
Superficiels, peaucier ; recouvert en arrière par la glande parotide, en
haut par le palpébraî et le grand zygomatique ; croisé à
anffle droit par les divisions du nerf facial, par l'artère Profonds. ^ , , r 1 1 1 c ' 1
transverse de la race et le canal de btenon, le masseter
recouvre la branche de la mâchoire inférieure, le muscle
temporal , et le buccinateur dont il est séparé par une boule
Bord anté. graisseuse. Son bord antérieur, saillant à travers la peau , '^°^' présente en bas un rapport important avec l'artère maxil-
Postérieur. lai^e externe. C'est immédiatement au-devant de ce muscle qu'il faut la comprimer. La parotide embrasse son bord postérieur.
Action. Action, L'action de ce muscle est très-puissante. On peut
en mesurer en quelque sorte l'énergie dans la série animale d'un côté par le volume de l'arcade zygomatique, et d'un autre côté, par la saillie des lignes et des éminences que présente l'angle de la mâchoire inférieure.
Moment du Le moment où l'aciion de ce muscle s'exerce avec le plus œujc!«. d'avantage est celui où les mâchoires sont légèrement écar-
RÉGION TEMPORO MAXILLAIRE. TEMPORAL. \ l4l
tées l'une de l'autre, parce qu'alors l'incidence du muscle sur le levier qu'il doit mouvoir, se rapproche davantage de la perpendiculaire.
La direction générale des fibres du masseter étant obli- ATantages que de haut en bas et d'avant en arrière, il en résulte cet «le l'obliquité
... I 1. . , de Taxe du
avantage pour ia trituration des alimens , savoir, que le mas- muscle.
se ter, dans sa contraction, imprime à la mâchoire un mouvement de bas en haut et d'arrière en avant. Cette même obliquite expuque le rôle que peut jouer le muscle mas- ^^^^^ ^^-^^ la seter dans le mécanisme de la luxation de l'articulation tem- l°^atîou de la
... . ri- 1 • 1" • 1 1 » roâclioire infé-
poro-maxillaire, en eiiet, le pomt d insertion du muscle a fleure, l'os maxillaire, qui est le levier, ayant lieu plus en arrière que si le muscle était dirigé verticalement, il en résulte que, pour peu que lecartement des mâchoires soit considérable, le condyle se trouve au-devant de l'axe auquel peuvent être rapportées toutes les fibres du masseter; et quand ce muscle se contracte, il augmente le mouvement de bascule, et tend à faire échapper le condyle à la partie antérieure.
Crotaphyte ou temporal.
Préparadon.UdiVCdiàe zygomatique étant sciée et renversée, enlever, I** l'aponévrose qui recouvre la région temporale; 2° le lissu graisseux qui entoure l'insertion du muscle à l'apophyse coronoïde ; 3^ pour voir les rapports de la face profonde, détacher le muscle, soit de haut en bas, en ruginant le périoste de la fosse temporale; soit de bas en haut, après avoir scié l'apophyse coronoïde à sa base.
Le crotaphyte ou temporal , ainsi nommé à cause de sa sitnaiion. situation dans la fosse temporale qu'il remplit en totalité pî^urr. ( xpcTucpoçj tempe ) , se présente sous la forme d'un muscle large , radié , représentant un triangle à base tournée en haut.
Insertions. Il s'insère, d'une part, dans toute l'étendue de la fosse temporale, ainsi quà la face interne d'une aponé-
l4« MYOLOGIE.
Insertions, vrose , nommée aponévrose temporale superficielle; dhtne
autre part., aux bords et au sommet de l'apophyse coro-
noïde (temporo-maxillalre., Cliauss.).
Insertions à Les fibres charnues naissent toutes directement, soit
la fosse tem- j^ j^ fosse temporale, soit de la face interne de Taponé-
porale. ,
A l'a '- vrose temporale, laquelle, fixée en haut à toute la longut^ur
vrose tempo- de la li^ne demi-circulaire temporale, en bas au bord supérieur de l'arcade zygomatique , est très-fortement tendue, et fournit aux fit)res charnues une insertion très-solide et très-résistante. Nées de cette double surface osseuse et aponévrotique , les fibres charnues se portent Direction en Convergeant , les antérieures obli(|uement d'avant en arconverfifente j-j^i^pe 1^3 postérieures d arrière en avant, les moyennes ver-
des fibres ^
charnues, ticalement, et constituent une masse charnue de plus en plus
épaisse, dont les fibres viennent se rendre, les unes à la face
Aponévrose externe (ce sont les moins nombreuses ), les autres à la face
de terminaison . i i t ' i ^ • •
mterne et aux bords d une aponévrose de terminaison.
Cette aponévrose, très-forte, radiée elle-même à son ori-
însertion co- gine , rassemble ses fibres pour constituer un tendon très-
ronoidienne épais, oui vient s'insérer à l'apophvse coronoïde, tendon co-
par un ten- r ' 1 r r v , , p
don. tonoldien. Le temporal, en se portant de la tosse tempo-
Kéflexion raie à l'apophyse coronoïde, éprouve une sorte de réflexion du muscle. ^^^^ j^ goutîière placée à la base de l'apophyse zygomatique. J'ai rencontré souvent un faisceau musculaire très-fort, qui, naissant de la partie inférieure de la fosse temporale et de la crête qui la borne inférieurement, venait s'insérer, par un tendon distinct, à la lèvre interne du bord antérieur de la branche maxillaire.
Rapports de B.apports. R(^couA^ert par la peau, par l'aponévrose occi-
la face superfi- ' ^ . ... , .
cieîle du mus- pito-frontale , par les muscles auriculaires antérieur et su- ^^^' périeur, par les artères , les veines et nerfs temporaux su-
perficiels; recouvert plus immédiatement par l'aponévrose T^ . r. temporale superficielle, par 1 arcade zygomatique et le mas-
De la tdce 1 ' ' - , î i '
profonde. seter, le temporal recouvre la fosse temporale, le ptery-
goïdien externe, un peu le buccinateur, l'artère maxillaire
RÉGION PTÉRYGO -MAXILLAIRE. PTÉRYGOIDIEN INTERNE. l43
interne et les vaisseaux temporaux profonds. Son épaissseur
est proportionnelle à la profondeur de la fosse temporale
et à la force de l'apophyse coronoïde.
Action. La force du muscle temporal peut être en quel- Action.
que sorte mesurée par la profondeur de la fosse temporale
et le volume de l'apophyse coronoïde, ainsi qu'on peut Moyen d'ap-
s'en convaincre en examinant ces régions du squelette chez f^'^^'J.^^'^î'J^ ^^
les animaux carnassiers, dont les muscles élévateurs de la muscle.
mâchoire jouissent de la plus grande énergie. L'usage du
temporal est, de même que celui du masseter, d'élever la
mâchoire inférieure; mais il diffère beaucoup de ce muscle
, , . . , 1 M • i"» '^f 1 Elévateur de
par le mécanisme suivant lequel il agit, lin eîtet, le mas- j^ mâchoire
seter élève la mâchoire par un mouvement direct; le tem- inférieure.
poral au contraire l'élève par un mouvement de bascule. Par «n «loa-
A^ *■ . , . , , vement de uas-
en agissant principalement sur la partie postérieure de la- cule.
pophyse coronoïde. En un mot, le temporal agit sur le
bras vertical du levier coudé que représente l'os maxillaire; Leyîer coudé
. . 111*111 représenté par
le masseter agit au contraire sur le bras horizontal au le- i^ mâchoire vier. Dans le mouvement de bascule que le temporal im- inférieure, prime à l'os maxillaire inférieur, celui-ci représente ce genre de levier coudé qui constitue un mouvement de sonnette.
RÉGION PTÉRIGO-MAXILLAIRE.
Les muscles de cette région sont au nombre de deux, et connus sous le nom de ptérygoïdieiis, que l'on divise en interne et en externe.
Ptérygoïdlen interne ou grand ptérygoïdien.
Préparation, i^. Séparer du reste de la tête la face et la partie du crâne qui est située au devant de la colonne vertébrale; a° diviser la face en deux moitiés latérales par une section antéro-poslérieure.
On peut aussi préparer ce muscle par le procédé suivant: 1** Scier la mâchoire inférieure verticalement à la réunion du
l44 MTOLOGIE.
corps et de la branche ; a® enlever Tarcade zygomatique ; 3® scier Fapophyse coronoïde à sa base; 4° scier le col du condyle, puis désarticuler le condyle.
Le ptérygoldien interne est profondément placé dans la Situation, fosse zygomatique, couché le long de la face interne de la branche de los maxillaire inférieur [tertius musculus qui in. ore latitat,\ésQ.\ey p. 11 est épais, quadrilatère et tout-à-fait semblable, par la
forme, par la direction et par la structure , au masseterj d'où le nom de masseter interne qui lui a été donné par Winslow.
Insertions, Il s'insère , cVune part^ i* dans la fosse ptérygoïde ; 2** au crochet de laile interne de l'apophyse ptéry- ' goïde; 3^ à la facette inférieure de l'apophyse pyramidale de
los palatin ; dhine autre part, à la face interne de l'angle du maxillaire inférieur.
j g . L'insertion ptérygoïdlenne se fait par une aponévrose
ptérygoïdien- tout-à-fait Semblable à celle du masseter qui se prolonge sur °** la face interne et dans l'épaisseur du muscle. Cette aponé-
vrose sert d'origine aux fibres charnues, lesquelles se diri-
Dîreclîon. ^ i i i i* / i»
gent de haut en bas , de dedans en dehors ^ et d avant en ar-
Insertion '^ jière ^ pour venir s'insérer par des lames aponévrotiques
îa mâchoire , ^ v i ^ , . . f. . .
inférieure. trcs-iortes a la mâchoire intérieure.
Ra oris- Rapports, i*' En dedans, ce muscle répond au muscle pé-
g , , ristaphylin externe, et au pharynx dont il est séparé par
un intervalle triangulaire où se voient beaucoup de tissu
cellulaire, de vaisseaux et de nerfs, et la glande maxillaire.
-. j , 2° En dehors, il répond à la branche de l'os maxillaire in-
£n dehors. ,
férieur dont le séparent en haut les nerfs dentaire et lingual,
les vaisseaux dentaires inférieurs et la lame fibreuse appelée ligament latéral interne de l'articulation. Action. Action. Ce muscle s'insérant presque perpendiculaire-
ment au levier qu'il doit mouvoir, agit avec une grande énergie. Du reste, la plupart des considérations qui ont été exposées à l'occasion du masseter, s'appliquent au muscle
RÉGION PTÉRYGO-MAXILLAIRE. PTËRYGOÏDIEN EXTERNE. l45
que nous décrivons ici , et qui est un véritable masseter interne. Le ptérygoïdien offre seulement ceci de particulier, qu'ayant son insertion fixe plus rapprochée de la ligne médiane que l'externe, il peut concourir à imprimer à la mâchoire un mouvement léger de latéralité qui favorise le broiement.
Ptérygoïdien externe.
Préparations. La double préparation indiquée pour le ptérygoïdien interne s'applique parfaitement à ce muscle.
J^e ptérygoïdien externe^ très-court j épais, conoïde, plus petit que le ptérygoïdien interne [petit ptérygoïdien^ petit ptérygo-maxillaire)^ est situé dans la fosse zygomatique, horizontalement étendu de l'aile externe de l'apophyse ptérygoïde au col du condyle de la mâchoire inférieure. Il prend ses insertions fixes ^ \^ d^ une part ^ à toute l'étendue de la face externe de l'aile externe de l'apophyse ptérygoïde, et à la facette de l'apophyse palatine qui la termine en bas; o!^ à la crête qui sépare la fosse temporale de la fosse zygomatique, et à une apophyse en forme d'épine, qui me paraît digne d'être mentionnée, et qui se voit à l'extrémité interne de cette crête. Ses insertions mobiles ont lieu , d'autre part , dans la fossette creusée en avant du col du condyle de l'os maxillaire inférieur, et à la circonférence du cartilage interarticulaire.
L'insertion supérieure ou ptérygoïdienne se fait par des aponévroses fortes et prolongées dans l'épaisseur du mus= cle. De là les fibres charnues se portent horizontalement de dedans en dehors et di avant en arrière^ forment d'abord deux corps charnus distincts , entre lesquels passe souvent l'artère maxillaire interne, convergent , se confondent, et se terminent par de petits faisceaux aponévrotiques qui constituent k sommet tronqué du cône représenté par le mus= cle, et vont s'insérer et au coi du condyle, et au cartilage interarticulaire.
Mouvement léger de latéralité.
Situation.
lasertions Fixes,
Mobiles.
loserlions ptérygoïdiennes.
Direction
des fibres.
Insertions
coudylienaes.
l46 MlfOLOGIÉ,
Rapports. Rapports. Profondément pl?cé , ce muscle répond en
dehors à la branche de la mâchoire inférieure , au muscle temporal et à l'artère maxillaire interne; en dedans, au ptérygoïdien interne; en haut, à la paroi supérieure de la fosse zygoma tique.
Action. Action. L'axe du ptérygoïdien externe étant dirigé de de-
dans en dehors et d'avant en arrière, et le point fixe étant
Moav«ment ^ l'apophvse ptérygfoïde , on conçoit que sa contraction doit
en avant #t de \r îr J t J ti ? » t.
côté, avoir pour résultat un double mouvement horizontal , savoir :
un mouvement en avant et un mouvement par lequel l'os
simiStanéc^de^ ^^^ porté du côté opposé à celui qu'occupe le ptérygoïdien
deux ptérygoï- qui agit. Lorsquc les deux ptérygoïdiens externes agissent si-
lens ester- j^yii-^nément, la mâchoire inférieure est portée directe»
ment en avant. Il résulte de l'insertion du ptérygoïdien ex-
Consé- terne au cartilage interarticulaire, que, dans les mouvemens
quences qui j^ |^ màchoire inférieure, celui-ci n'abandonne jamais le
résultent de ' •' ^
l'insertion du condyle. Ce muscle ptérygoïdien externe joue le principal ptérygoïdien ^k^^^ ^^^^ j^ déplacement du condyle , à la suite des fractures
externe an car= i- j '
tiiage interar- de son col. Le muscle ptérygoïdien externe est évidemment txcH aire. l'agent principal du broiemeiiî.