ÉMINENCES ET CAVITÉS DES OS
lie y ou de trochlée , lorsque les deux bords et le fond de la coulisse sont revêtus par une lame cartilagineuse.
6°. Les sillons sont des impressions superficielles, longues, très-étroites, destinées à loger des vaisseaux ou des nerfs : ex. , sillons de l'artère méningée moyenne.
y". Les rainures sont des impressions plus profondes que les sillons, anguleuses dans leur fond : telle est la rainure mastoïdienne.
8°. Véchancrure est une dépression qui occupe un bord.
Les cavités que nous venons d'examiner n'existent que sur une des faces de l'os et ne le percent point d'outre en outre. Celles qui offrent ce dernier caractère portent généralement le nom de trous.
i°. Quand l'ouverture est taillée irrégulièrement et comme déchirée, on lui donne le nom de trou déchiré.
2°. Quand l'ouverture est très-petite, inégale, elle est appelée hiatus ; quand elle est longue , étroite et ressemble à une fracture, on l'appelle fente , fissure : fente sphénoïdale, fissure glénoïdale.
3°. Si la perforation parcourt un trajet un peu étendu dans l'épaisseur de l'os, on lui donne le nom de conduit ou de canal', conduit vidien, canal carotidien.
Sillons.
Rainures.
Echancrare.
Trons.
Trou déchiré.
Hiatus.
Fente.
Conduit ou canal.
Il existe des conduits qui logent les vaisseaux destinés à la nutrition des os ; on leur donne le nom de conduits nour- Conduits
. , nourriciers.
nciers.
On les divise en trois genres.
Divisés en trois genres.
i». Conduits
lie premier genre, qui appartient exclusivement au corps des os longs et à quelques os larges, pénètre très-obliquement dans l'épaisseur de l'os : ce sont les conduits nourriciers nonrricfrs du
corps des os proprement dits. Les anatomistes ont soin de mentionner dans longs et des os
la description de chaque os leur situation, leur capacité rela- larSestive et leur direction.
Le second genre est affecté aux extrémités des os longs , I. %
aux bords ou au voisinage des bords dans les os larges , et à toute la portion inarticulaire de la surface des os courts. 2*. Conduits Ces conduits avoisinent pour la plu part les surfaces artiu tissu apou- cu[aires> Leur nombre est toujours considérable: Bichat en
gîeux. J '
a compté cent quarante sur l'extrémité tibiale du fémur , vingt sur une vertèbre, cinquante sur le calcanéum.
Le troisième genre de conduits nourriciers comprend des
3i.Conduits canaux excessivement petits , qu'on pourrait appeler conduits cap aires capillaires des os. Ils occupent en nombre indéfini la surface de tous les os indistinctement. On les aperçoit très-bien avec une forte loupe. Leur présence est encore indiquée par les gouttelettes de sang qui apparaissent à la surface d'un os dont on vient de détacher le périoste, par exemple, à la surface interne des os du crâne après la séparation de la dure-mère. Le diamètre de ces petits conduits a été évalué à un vingtième de ligne.
Trajet ulté- Le trajet ultérieur de ces conduits est le suivant : les coti-
rienr de ces ....... . . , ...
«enduits. uuits du premier genre qui appartiennent aux os longs , se divisent bientôt en deux conduits secondaires, l'un ascendant, l'autre descendant, et vont communiquer avec la cavité centrale ou médullaire des os longs. Les conduits du premier genre qui appartiennent aux os larges, sont des espèces de canaux sinueux, qui parcourent un assez long trajet dans l'épaisseur de ces os.
Les conduits du deuxième genre traversent quelquefois l'os de part en part (Ex., ceux du corps des vertèbres), et communiquent avec les cellules du tissu spongieux. Quant aux conduits du troisième genre, leur terminaison a lieu à une. profondeur plus ou moins considérable dans l'épaisseur de la substance compacte pour les os longs , et de la substance spongieuse pour les os courts.
Telles sont les formes et les dispositions générales de toutes les cavités qui s'aperçoivent à la superficie des os. Voici quels sont leurs usages :
t°. Réception de certains organes, comme dans une en-