‹ Anatomie descriptiveChapitre 106 sur 113 · I- * •! i i' • -îi" • ' r ■'* des dents hu · texte numérisé non relu

I- * •! i i' • -îi" • ' r ■'* des dents hu

partieuher, susceptibles chin accroissement illimité. Le- „•„„.

mail de la couronne s'use sans jamais se reproduire. Tous

les faits invoqués à l'appui de cette 'reproduction sont ou LVmail s'nse «î f i'i ia . » » i sans i0 repro*

mal observes ou susceptibles d être interprètes dans un sens duire.

autre que celui de la reproduction de I émail.

I! se passe néanmoins dans l'intérieur de la dent des cltan-

gemens dignes de remarque. De nouvelles couches d'ivoire

5*8 DES DliKTS.

Sécrétîonnon sont incessamment sécrétées; la cavité de la dent se rétrécit interrompue . r •.. ' i i', ' r s 1 •■ni

de l'ivoire. et Par s ol)ilter.er- ijes dents des vieillards ne présentent

ni pulpe ni cavité dentaire.

2°. Chute des dénis. La chute des dents chez le vieillard est

l'effet du resserrement des alvéoles, lequel s'effectue par le

mécanisme suivant :

Mécanisme I^s dents, dépendance de la muqueuse buccale, ne sont

de la chute des en quelque sorte qu'accidentellement placées dans l'épaisseur

du bord alvéolaire, lequel tend sans cesse à les expulser, à

raison de la force de tonicité ou de l'élasticité dont jouit le

tissu osseux qui compose les parois alvéolaires. En un mot ,

La dent est la dent est pour l'alvéole un corps étranger, dont celle-ci tend

pour l'alvéole , . ,, ,, , . ., , , ,

un corps étrau- incessamment a se débarrasser. Cette tendance de 1 alvéole au ger« resserremen t est eî ficacemen t combattue tout le temps que la ra-

cine tend elle-même à s'accroître vers le fond de l'alvéole; mais elle s'exerce dans toute sa plénitude aussitôt que, par l'atrophie de la pulpe, la résistance a cessé. C'est alors que l'alvéole, revenant sur elle-même, expulse la dent par un mécanisme analogue à celui par lequel, durant les affections syphilitiques, les dents les plus saines extérieurement sont expulsées par le seul fait de la destruction de vitalité de la pulpe, sous l'influence du virus.

Aucune loi Du reste, aucune loi ne préside à la chute des dents chez £e J"esife j3 'e vieillard , pas plus sous le rapport de l'époque à laquelle chute des cette chute a lieu , que sous !e rapport de l'ordre suivant lequel elle s'effectue.

dents.

Caractères différentiels des dents de la première et des dents de la seconde dentition.

Les dents de la première dentition se distinguent des dents

jj>iieieijces ,

sous le rapport de' la seconde par les caractères suivans :

i°. Leur couleur, au lieu d'être d'un blanc cl ivoire ou d'un jaune clair, est d'un blanc bleuâtre ou azuré.

2°, Les incisives et les canines de lait se distinguent ton-

Différences is le rapport

Delà couleur.

DES DENTS, 54g

jours des incisives et des canines permanentes par un vo- Duvolome. lunie moindre et par la brièveté de leurs» racines.

3°. Les deux molaires de lait diffèrent des deux petites Différences molaires permanentes qui doivent les remplacer. Elles se en.t,e les mo"

lîiircs dt? l'iît" fit

rapprochent davantage des grosses molaires , dont elles se les molaires

distinguent : i° par la brièveté des dimensions verticales de (iui les renlPla- 8 r cent.

leur couronne ; 20 par le nombre des tubercules dont jcette couronne est armée : elle est quinticuspidée , et offre trois tubercules en dehors et deux en dedans.

4°. L'analyse chimique comparative des dents des deux den - Différence» titions a démontré que les dents de lait contiennent un peu *,0U!,„ 1 Jî°,m

i r devueuelana-

moins de phosphate calcaire que les dents permanentes, lyse chimique. C'est à cette quantité moindre de phosphate calcaire qu'est due l'altérabilité plus grande des dents de la première dentition.

Remarques généra/es. D'après la description qui a été c , . donnée des dents, on voit que ces organes ne doivent être générale. considérés que comme de grosses papilles à la fois vascuiaires et nerveuses , revêtues d'un étui calcaire non organisé, et qui se forme par une sorte de cristallisation.

Les maladies des dents ne contredisent en rien cette ma- Ceqn'onannière de voir; car , à l'exception de l'odontalgie et de l'aga- Pe>le maladies cernent, qui ont bien évidemment leur siège dans la portion pulpeuse, les autres altérations dont les dents sont suscep- Se rapporte, tibles , sont ou des lésions mécaniques, comme le clivage i\ Adesléou la fêlure des dents, leur usure, etc., ou des altérations slons U3ecam"

. , . fines.

chimiques , comme la carie sèche ou humide , ou enfin des „ . , . altérations ayant en apparence leur siège dans l'enveloppe térations chicorticale de la dent, mais qui résident ailleurs, telles sont m,clueil'incrustation des dents par le tartre, qui est le produit d'une r3/ Ad

, . . . -i ' î • «relions

sécrétion vicieuse, attribuée par quelques anâtomistes, et no- dentelle». tamment par M. Serres , à de petits follicules, dont les fonctions, avant l'éruption des dents, se rapporteraient à la 4%Adeasé-

. . t, n • i - îi-i • ^ * délions irré-

production d un iluide propre a ramollir la gencive et a pre- ^ parer sa perforation. Enfin, l'exostose et le spina-ventosa

es sécrétions acci-

leres.

53o DES DENTS.

des dents dépendent évidemment .d'une sécrétion irrégulière de l'émail et de l'ivoire. Pour ce qui est de la consolida - Consolida- tion des fractures des dents, elle s'explique parla formation de tures des dents rï°uveMes couches semblables à celles qu'on a trouvées enveloppant une balle dans l'épaisseur de la défense d'un élé- Coloration phant ; enfin , la coloration des dents par la garance ne se des dents par remarquant que dans les couches sécrétées à partir de l'u-

Ia garance. . x , v ' L

sage de cette matière colorante, elle ne saurait rien préjuger sur l'existence d'une nutrition dentaire analogue à celle des os.

Pourquoi Sous le point de vue de l'existence de deux dentitions , on

tiom " " Peut se demander quel est le but de cette évolution des dents en deux reprises. Sans entrer ici dans la discussion des causes finales , on ne saurait méconnaître que les dents de la deuxième dentition n'auraient pu être en harmonie avec le développement trop peu considérable des mâchoires du fœtus, comparées à celles de l'adulte.

Usages des Usages. i°. Les dents sont les agens immédiats de la mastication. Les incisives coupent, les canines déchirent, les molaires broient; la position de ces diverses dents semble calculée d'après la résistance qu'elles ont à surmonter.

2°. Les dents forment une espèce de chaussée qui prévient l'effusion continue de la salive au dehors.

3°. Les dents servent à l'articulation des sons , en fournissant à la langue un point d'appui dans l'articulation de certaines consonnes, que les grammairiens ont appelées dentales.

4°. Les dents peuvent fournir des caractères importans pour les classifications zoologiques. On conçoit, en effet, qu'étant dans un rapport nécessaire avec le mode d'alimentation des animaux, lequel exerce sur toute leur organisation une influence très-puissante , la forme des dents est , jusqu'à un certain point, un des caractères par lesquels s'exprime ou se résume cette organisation.

Toutefois, il faut être en garde contre les conséquences évidemment abusives que quelques philosophes se sont plu à

déduire de la disposition du système dentaire de l'homme dans ses rapports avec une alimentation exclusivement animale ou exclusivement végétale. 11 faut surtout se rappeler que l'industrie humaine doit entrer comme une donnée indispensable dans la solution de ce genre de problème.

FIN DU PREMIER VOI-iniE.

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