DES CÔTES. I
la face interne de l'os : c'est la gouttùre des côtes qui reçoit Gouttière et protège les vaisseaux et nerfs intercostaux. Enfin, les côtes présentent une double courbure, l'une suivant les faces, Double cour. l'autre suivant les bords ; cette dernière est la courbure de bure' torsion.
Résumé des connexions. Les côtes s'articulent en arrière avec les vertèbres dorsales , en avant avec les cartilages costaux.
Conformation intérieure. A l'extérieur, les côtes représentent, il est vrai, un os long; mais leur conformation intérieure est celle des os larges. La substance comnacte l'emporte de beaucoup en quantité sur la substance spongieuse; l'une et l'autre sont tellement réparties, que ces os jouissent d'une certaine flexibilité, jointe à beaucoup de résistance. Chez les jeunes sujets , la substance compacte domine sur la substance spongieuse. Le contraire a lieu chez les vieillards et dans certaines maladies : d'où l'extrême fragilité de ces os, qui se brisent alors au moindre effort.
Développement des côtes. Les côtes doivent être rangées Epoque d'apau nombre des os qui sont les premiers à se développer. C'est en effet du quarantième au cinquantième jour de la N . conception que commence l'ossification du corps. Les côtes points. se développent par trois points osseux : un primitif, deux épiphysaires.
Le point primitif constitue seul le corps. Des deux points épiphysaires, l'un est destiné à former la tête de la côte; l'autre à former la tubérosité. Les deux points épiphysaires apparaissent de seize à vingt ans.
Les points épiphysaires se soudent avec le reste de l'os Epoque de la
va -, réunion.
vers 1 âge de vingt- cinq ans.
Ces points épiphysaires n'existent pas dans les deux côtes inférieures, qui n'ont par conséquent qu'un seul point d'ossification.
3g8 OSTÉ0L06IE.
Caractères différentiels des Côtes.
Les caractères différentiels des côtes se rapportent, i° à la longueur qui va en augmentant depuis la première jusqu'à la septième, et en diminuant depuis celle-ci jusqu'à la douzième ; a0 à la courbure qui dans les quatre premières appartient à des cercles d'un diamètre beaucoup plus petit, les côtes supérieures correspondant au sommet , les autres à la base du cône que représente la poitrine; 3° enfin, à des particularités de confoinmation qui exigent une description spéciale pour la première , la deuxième , la troisième côtes , ainsi que pour la onzième et la douzième. Courbure suî- Première côte. Elle est la moins longue et proportionnelvant les bords. lement la plus large de toutes les côtes, comme si elle était disposée pour former un couvercle incomplet à la boîte osseuse que représente le thorax. Elle est courbée suivant ses bords et nullement suivant ses faces. La courbe qu'elle décrit fait partie d'une circonférence beaucoup plus petite que celle dont les autres côtes sont des segmens. Son extrémité postérieure représente une petite tête à facette unique et convexe, supportée par un col alongé, grêle et cylindrique. La tubérosité est très - saillante : elle occupe le bord externe , et donne à la côte un aspect anguleux. L'extrémité antérieure est plus large que celle de toutes les côtes.
Des deux faces, l'une est dirigée en haut et un peu en
dehors, l'autre en bas et un peu en dedans. La face supérieure
Dépression présente deux dépressions séparées par un tubercule. La dé-
pour la veine . , . , ivi • î^i
sous-clavière. pression antérieure repond a la veine sous-claviere ; la postérieure répond à l'artère du même nom. Le tubercule qui Dépression les sépare donne attache à un muscle appelé scaiène anté-
pour l'artère jJeur.
sons-clayière.
Des deux bords, l'un est interne, concave; l'autre est externe,'convexe et dépourvu de gouttière. La première côte
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ne présente ni courbure de torsion, ni angle; aussi touche-t-elle dans toute sa longueur le plan horizontal sur lequel on la pose. La face supérieure de la côte présente en- Dépression core près de l'extrémité antérieure un enfoncement qui circulaire de paraît le résultat de la pression exercée par la clavicule que te. j'ai vue, dans certains cas, articulée immédiatement avec cet os,
Deuxième côte. Elle conserve plusieurs des caractères de la précédente; mais elle en diffère essentiellement sous le rapport de sa longueur qui est au moins double ; elle appartient à un cercle beaucoup plus grand: elle n'offre point de courbure de torsion; aussi la deuxième côte peut-elle reposer sur a deuxieme
* 1 i cote peut repo-
un plan horizontal par ses deux extrémités : l'angle est à peine ser par ses marqué. La face externe est dirigée en haut; elle présente vers t,eux extre™1
*■ p ' y- tes sur un plan
le milieu de sa longueur une éminence très-raboteuse pour horizontal. | l'insertion d'un muscle nommé grand-dentelé. La face interne regarde obliquement en bas; elle offre près de la tubérosité une très-petite gouttière.
Troisième côte. Elle diffère de la seconde par sa plus grande longueur, par la présence d'un angle, et par une courbure de torsion assez prononcée pour que ses deux extrémités ne puissent reposer en même temps sur un plan horizontal.
Les onzième et douzième côtes diffèrent de toutes les autres par les caractères suivans : i° elles représentent des arcs appartenant à une circonférence beaucoup plus grande que les arcs représentés par les autres côtes; 2* leur tête n'est pourvue que d'une seule facette articulaire qui est aplatie; 3° elles n'ont point de col proprement dit ; 4° point de tubérosité; 5° point de gouttière; 6° elles offrent une extrémité antérieure très-mince et très-aiguë.
Du reste, ces deux dernières côtes ne diffèrent entre elles que par leur inégalité de longueur : la douzième est la moins longue.
aoo ost2oloûie.
Des Cartilages costaux.
T,,. . . , Les côtes doivent en partie à leur structure leur flexibilité
L élasticité . .
des côtes est et leur élasticité; mais elles doivent surtout ces deux propriété en pan e .^s aux cartj}ages costaux gui les prolongent en avant. Il y a